Les Révolutions avec Herodote.net
 
 
 

Mort de Louis XV

Le 10 mai 1774, le roi Louis XV, surnommé dans sa jeunesse le Bien-Aimé, meurt à 64 ans au milieu de l'opprobre générale, après avoir régné plus d'un demi-siècle.Ses deux fils l'ayant précédé dans la mort, c'est à son petit-fils de 20 ans, le duc de Berry, que revient le trône sous le nom de Louis XVI.

Le nouveau roi de France est le troisième fils du Dauphin Louis et de Marie-Josèphe de Saxe. C'est un garçon cultivé et intelligent mais doux et maladivement timide. La mort prématurée de ses deux aînés en a fait l'héritier de la couronne sans y avoir été préparé. Sa vie conjugale ne lui apporte guère de satisfaction depuis son mariage avec l'archiduchesse Marie-Antoinette, quatre ans plus tôt.

Le renvoi de Turgot

Le 12 mai 1776, le roi Louis XVI renvoie son ministre réformateur, Anne Turgot, sous la pression de la Cour et des privilégiés.

À son entrée au gouvernement, deux ans plus tôt, cet économiste brillant et généreux a découvert la situation catastrophique des finances publiques.

Pour éviter la banqueroute, il taille dans les dépenses de la Maison du roi et engage des réformes audacieuses pour faire rentrer les impôts et libérer l'économie des entraves administratives...

Louis XVI traite avec les insurgés américains

Le 6 février 1778, le comte de Vergennes, ministre des affaires étrangères de Louis XVI, signe un traité de commerce avec Benjamin Franklin, qui représente à Paris les Insurgents des Treize Colonies anglaises d'Amérique. Ce traité consacre la reconnaissance par la France des nouveaux États-Unis d'Amérique et leur ouvre les ports du pays. Un deuxième traité, signé le même jour, promet aux Américains une aide de la France dans la lutte contre la couronne anglaise.

L'Espagne et la Hollande, qui ont aussi une revanche à prendre sur l'Angleterre, apportent également leur soutien aux Patriotes de George Washington. Grâce à la flotte française, aux volontaires de La Fayette et au corps expéditionnaire de Rochambeau, les insurgés se trouveront en situation de vaincre l'Angleterre.

Première montgolfière (sans passager)

Le 4 juin 1783 s'envole la première montgolfière (sans passager à bord). À Annonay, près de leur papeterie, les frères Montgolfier réussissent pour la première fois à faire voler un objet fabriqué de main d'homme. L'heure des vols habités est proche.

Montgolfier lâche un ballon à air chaud

Le 19 septembre 1783, Étienne de Montgolfier organise l'envol d'un ballon à air chaud à Versailles, en présence du roi Louis XVI et devant une foule considérable. Il va renouveler l'expérience le 21 novembre de la même année avec cette fois des passagers humains.

Premier voyage en montgolfière

Le 21 novembre 1783, Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes s'envolent à bord d'une montgolfière...

L'Affaire du collier de la Reine

Le 25 janvier 1785, le prince-cardinal de Rohan reçoit une somptueuse rivière de diamants qu'il destine à la reine Marie-Antoinette. Mais le fringant cardinal se laisse gruger par des escrocs de haut vol.

Le scandale va retomber sur la reine de France bien malgré elle et ruiner sa réputation de femme honnête...

Voyage sans retour pour Lapérouse

Le 1er août 1785, deux frégates baptisées La Boussole et L'Astrolabe appareillent de Brest pour un voyage d'exploration de quatre ans autour du globe sous le commandement du comte Jean-François de Galaup de Lapérouse (ou La Pérouse). Celui-ci a reçu son commandement du maréchal de Castries, ministre de la Marine de Louis XVI, et du chevalier de Fleurieu, directeur des ports et arsenaux.

L'épopée s'achèvera tragiquement sur l'îlot de Vanikoro...

Première ascension du Mont Blanc

Les 7 et 8 août 1786,  Jacques Balmat (24 ans) et le médecin Michel Paccard (29 ans) entreprennent la première ascension du Mont Blanc. Les deux hommes mettront deux jours à réaliser l'ascension, inventant sans le savoir une discipline promise à un prodigieux succès : l'alpinisme...

L'abbé Grégoire fonde la « Société des Amis des Noirs »

Le 19 février 1788, l'abbé Henri Grégoire fonde avec quelques nobles libéraux, comme les marquis de Mirabeau, de Lafayette et de Condorcet, la « Société des Amis des Noirs ». Elle prône l'abolition de l'esclavage dans les colonies.

Lamoignon réforme la justice

Le 8 mai 1788, sous le règne de Louis XVI, le garde des sceaux Chrétien-François II de Lamoignon et le contrôleur général des finances Étienne Charles Loménie de Brienne tentent une ambitieuse tentative de réforme de la justice.

À leur initiative, le Parlement se réunit en séance plénière en présence du roi. Au cours de ce lit de justice, Louis XVI enlève aux parlementaires leur droit de remontrance et confie le droit d'enregistrement à une cour plénière. Il rapproche aussi la justice des plaignants en créant 47 tribunaux dits de grands bailliages et abolit la question préalable (la torture).

Cette réforme trop tardive ne sauvera pas la monarchie. Elle n'en témoigne pas moins de l'esprit libéral des membres du gouvernement.

Journée des tuiles à Grenoble

Le 7 juin 1788, les habitants de Grenoble, dans les Alpes, défient les troupes du roi. Juchés sur les toits de leurs maisons, ils jettent des tuiles du toit de leurs maisons sur les soldats qui avaient reçu l'ordre de disperser les parlementaires de la province...

Manifestation sanglante devant la manufacture Réveillon

Paris, 27 et 28 avril 1789. Dans le faubourg Saint-Antoine, à l’ombre de la Bastille, des ouvriers et des désoeuvrés investissent la fabrique de papiers peints Réveillon et la mettent au pillage. La troupe intervient et réprime la manifestation dans le sang. Une semaine plus tard, les états généraux se réunissent à Versailles. La Révolution française commence...

Ouverture des états généraux

Le 5 mai 1789, le roi Louis XVI ouvre les états généraux à Versailles en compagnie de son ministre Jacques Necker...

Les états généraux deviennent Assemblée nationale

Le 17 juin 1789, à Versailles, le tiers état et quelques représentants du clergé aux état généraux se proclament Assemblée nationale sur une suggestion de l'abbé Sieyès et décident d'élaborer une Constitution pour la France...

Le serment du jeu de paume

Le 20 juin 1789, les députés des états généraux, après s'être proclamés Assemblée nationale, se retrouvent dans une salle de Versailles, au Jeu de Paume, où ils jurent sous la présidence de Bailly, « de ne jamais se séparer et de se rassembler partout où les circonstances l'exigeraient, jusqu'à ce que la constitution du royaume fût établie et affermie par des fondements solides ».

Épopée révolutionnaire

Le peintre Louis David a réalisé une composition dramatique autour de cet événement. On voit ci-dessus, au centre, l'abbé Grégoire réunir par les épaules le moine chartreux Dom Gerle, élu de Riom, et le pasteur protestant Rabaut-Saint-Étienne. Derrière le trio, Bailly, président de l'Assemblée, lit le texte du serment...

Le serment du jeu de Paume, le 20 juin 1789 (Jacques-Louis David, huile sur toile, 65 x 88 cm, Paris, musée Carnavalet)
 

Voir la première esquisse du Serment du Jeu de Paume

Renvoi de Necker

Le 11 juillet 1789, le roi Louis XVI renvoie Necker. Son ministre s'est acquis une grande popularité payée de quelques distributions de secours aux Parisiens et son renvoi provoque dans la capitale un début d'agitation qui mènera à la prise de la Bastille.

La prise de la Bastille

Le 14 juillet 1789, la Bastille est prise d'assaut par des Parisiens. Sous le commandement de deux officiers, Élie et Hulin, les émeutiers s'emparent de la prison et massacrent le gouverneur de Launay.

Le prévôt des marchands, de Flesselles, compte aussi parmi les victimes de cette première journée révolutionnaire. Deux jours plus tard, l'entrepreneur Palloy se voit confier la démolition de la vieille forteresse cependant que l'astronome et député Bailly devient maire de la Commune insurrectionnelle de Paris...

Abolition des droits féodaux

Dans la nuit du 4 août 1789, les députés de l'Assemblée nationale constituante, dans un bel élan d'unanimité, proclament l'abolition des droits féodaux...

Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen

La « Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen » est adoptée par l'Assemblée Constituante du 20 au 26 août 1789...

Naissance de la droite et de la gauche

Le 11 septembre 1789, les députés de l'Assemblée constituante, réunis pour délibérer sur le droit de veto accordé au roi Louis XVI, se répartissent spontanément de part et d'autre du président : à droite, aux places d'honneur, s'installent les « monarchiens » guidés par Jean-Joseph Mounier. Ils sont partisans d'un veto absolu qui permettrait au roi de rejeter définitivement toute loi. À gauche s'installent les opposants qui préfèrent un simple veto suspensif (ils auront finalement gain de cause).

Cette répartition s'enracine lorsqu'à partir d'octobre 1789, les députés délibèrent dans la salle du Manège des Tuileries. Les uns hostiles à la Révolution ou soucieux de la contenir, s'assoient sur le côté droit de la salle, par rapport au président de l'Assemblée (ce côté réputé honorable est dit le « côté de la reine »). Les autres plus ou moins favorables à la Révolution, s'assoient à la gauche du président (le « côté du Palais-Royal »). Ils se disent « patriotes » et qualifient leurs opposants d'« aristocrates ».

De cette répartition des députés français par affinités datent les clivages entre une droite et une gauche (l'une réputée conservatrice, l'autre révolutionnaire ou réformiste) qui rythment aujourd'hui encore la vie politique dans toutes les démocraties.

Les Parisiennes vont chercher le roi à Versailles

Le 5 octobre 1789, à Paris, quelques milliers de femmes mécontentes de la cherté de la vie et de la disette se rendent à Versailles auprès du roi Louis XVI. Des chômeurs sont de la partie ainsi que d'anciens combattants de la Bastille. Chacun brandit une arme improvisée, fourche ou pique. L'Assemblée est envahie et une délégation de femmes se rend auprès du roi. Celui-ci les écoute et promet de ravitailler Paris. Mais le lendemain, les grilles du château sont forcées et la foule se rue vers les appartements de la reine. Celle-ci s'enfuit et échappe de peu au massacre, mais plusieurs de ses gardes du corps sont tués. Le roi n'ose pas s'opposer par la force à la sédition et accepte de regagner Paris avec les émeutiers...

Les biens du clergé nationalisés

Le 10 octobre 1789, sur une proposition de Talleyrand, évêque d'Autun, l'Assemblée constituante décide de nationaliser les biens de l'Église de France.

Par cet expédient, elle compte remédier à la crise financière qui étrangle le royaume. En contrepartie de cette sécularisation de leurs biens, les ecclésiastiques reçoivent l'assurance d'être rémunérés par l'État....

Première « Fédération »

Le 29 novembre 1789, près de Valence, 12.000 gardes nationaux et les représentants des villages environnants célèbrent la première « Fédération ». C'est l'époque bénie de la première Révolution, avant que les contraintes financières, le sectarisme religieux et les égoïsmes des uns et des autres n'engagent le pays dans la voie de la Terreur et de la guerre.

Les Français découvrent la guillotine

Le 1er décembre 1789, le député Joseph Guillotin, docteur de son état, suggère à la tribune de l'Assemblée constituante que soit introduite l'égalité de tous les citoyens devant le juge.

« Les délits du même genre seront punis par le même genre de peine, quels que soient le rang et l'état du coupable, écrit-il dans son projet de loi. Dans tous les cas où la loi prononcera la peine de mort, le supplice sera le même (décapitation), et l'exécution se fera par un simple mécanisme ».

Sa proposition va déboucher sur une machine qui connaîtra très vite une immense notoriété : la guillotine...

Premiers assignats

Le 14 décembre 1789, deux mois après avoir nationalisé les biens du clergé français, l'Assemblée constituante crée les premiers assignats. Il s'agit dans un premier temps de bons échangeables contre une fraction des biens nationalisés. Du fait du laxisme des dirigeants politiques, ils vont se transformer rapidement en « monnaie de singe » (sans aucune valeur).

La France est divisée en 83 départements

Le 15 janvier 1790, l'Assemblée constituante établit la carte des départements et fixe leur nombre à 83. Les limites et le chef-lieu de ces nouvelles circonscriptions coïncident le plus souvent avec les anciens pays gaulois et les comtés carolingiens d'où leur succès immédiat. Aujourd'hui, il est devenu de bon ton de revendiquer la suppression de ces départements, jugés trop petits bien qu'analogues en taille aux cantons suisses et aux shires anglais...

Robespierre président du Club des Jacobins

Le 31 mars 1790, Maximilien de Robespierre est élu président du Club des Jacobins. Il sort de l'anonymat des 1139 députés de l'Assemblée Constituante.

Une Constitution civile pour le clergé

Le 12 juillet 1790, à Paris, l'Assemblée constituante vote la Constitution civile du clergé. Ce décret va causer la ruine de la Révolution démocratique inaugurée un an plus tôt...

Fête de la Fédération, Fête nationale

Le 14 juillet 1790, la Fête de la Fédération commémore le premier anniversaire de la prise de la Bastille. Les représentants des 83 départements fraternisent sur le Champ de Mars...

Depuis une loi du 6 juillet 1880, l'anniversaire de ces deux jours, est aujourd'hui en France fête nationale.

Une justice démocratique... et sans lendemain

À Paris, par le décret du 16 août 1790, les députés de l'Assemblée constituante abolissent la justice coûteuse et compliquée de l'Ancien Régime, avec ses parlements, ses tribunaux de bailliages,... Au nom du principe de séparation des pouvoirs popularisé par Montesquieu, ils instituent des magistrats élus par les citoyens actifs.

- Chaque canton a un juge de paix élu pour deux ans.
-Chaque district un tribunal de première instance et chaque département un tribunal criminel. Dans ce dernier, un jury d'accusation de 8 membres décide s'il y a lieu de poursuivre l'accusé et un jury de jugement de 12 membres décide de la peine à appliquer.
Les juges de district siègent aussi dans les tribunaux criminels. Ils sont élus pour 6 ans et obligatoirement choisis parmi les hommes de loi.
- Dans la capitale, un tribunal de cassation veille à la conformité des jugements.

Les députés prévoient par ailleurs d'uniformiser les peines pour tous les citoyens, sans distinction de classe sociale (c'est ainsi que la mort est pour tous les condamnés donnée par la guillotine).

Cette justice démocratique, efficace et peu coûteuse révélera de grandes qualités pendant les quelques mois que durera l'Assemblée législative. Elle disparaîtra avec cette dernière.

Le clergé français astreint au serment

Le 27 novembre 1790, le clergé est astreint à prêter serment sur la Constitution civile. La Révolution connaît son premier dérapage.

Le décret d'Allarde abolit les corporations

Le 2 mars 1791, un décret de l'Assemblée constituante française abolit les corporations au nom de la liberté d'entreprendre : « À compter du 1er avril prochain, il sera libre à toute personne de faire tel négoce ou d'exercer telle profession, art ou métier qu'elle trouvera bon », écrit le baron Pierre d'Allarde, rapporteur du décret.

Dans un souci de cohérence, la loi Le Chapelier interdit par ailleurs le 14 juin 1791 la reconstitution de toute association professionnelle tant de patrons que de salariés.

Mirabeau inaugure le Panthéon

Le 5 avril 1791, l'Assemblée nationale constituante décerne à Mirabeau, trois jours après sa mort, l'honneur d'être inhumé en l'église Sainte Geneviève, transformée pour l'occasion en Panthéon des gloires nationales. Le vibriant orateur en sera exclu le 21 septembre 1794, après qu'auront été découvertes les preuves de sa duplicité et de sa collaboration avec le roi Louis XVI dans une « armoire de fer », au palais des Tuileries.

Le Chapelier interdit les associations professionnelles

Le 14 juin 1791, dans un souci de cohérence avec le décret d'Allarde qui proclame la liberté d'entreprendre et interdit les corporations, l'Assemblée constituante française interdit la reconstitution de toute association professionnelle tant de patrons que de salariés. L'article second de la loi du député Isaac Le Chapelier énonce : « Les citoyens d'un même état ou profession, les entrepreneurs, ceux qui ont boutique ouverte ne pourront, lorsqu'ils se trouveront ensemble, se nommer ni présidents, ni secrétaires, ni syndics, tenir des registres, prendre des arrêtés ou délibération, former des règlements sur leurs prétendus intérêts communs ».

Cette loi révolutionnaire est bienvenue à l'origine car elle met fin aux dérives corporatistes de l'Ancien Régime : protection des nantis, entraves à l'épanouissement professionnel des ouvriers et compagnons. Mais au XIXe siècle, par un effet pervers, elle entravera la création de syndicats. Elle sera pour cette raison abolie sous la IIIe République, le 21 mars 1884.

La fuite à Varennes

Dans la nuit du 20 au 21 juin 1791, le roi Louis XVI, la reine Marie-Antoinette et leurs deux enfants, Madame Élisabeth, la soeur du roi, et la gouvernante des enfants s'enfuient de Paris avec la complicité du comte suédois Axel de Fersen.
La famille royale projette de rejoindre le quartier général du marquis de Bouillé, à Montmédy, près du Luxembourg. Elle sera reconnue à Sainte-Ménehould et arrêtée à Varennes-en-Argonne...

Fusillade du Champ de Mars

Le 17 juillet 1791, une fusillade se produit sur le Champ de Mars, à Paris, à l'initiative de La Fayette et Bailly, sur ordre de l'assemblée constituante...

Les esclaves de Saint-Domingue s'insurgent

Dans la nuit du 22 au 23 août 1791 éclate une violente insurrection à Saint-Domingue, colonie française des Antilles. Esclaves noirs et affranchis revendiquent la liberté et l'égalité des droits avec les citoyens blancs. C'est le début d'une longue et meurtrière guerre qui mènera à l'indépendance de l'île ; la plus grande révolte servile de l'Histoire... et la seule qui ait réussi.

Mémoire de la traite

En 1998, en souvenir de la révolte de Saint-Domingue, l'Unesco (Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la Culture) a fait du 23 août la « Journée Internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition »... Cette célébration reste toutefois ignorée en France, bien que celle-ci ait été au centre de l'événement car le gouvernement français a préféré instauré trois ans plus tard une journée proprement nationale à la date du 10 mai, cette date ayant été choisie simplement parce qu'elle rappelle la date de promulgation de ladite loi, dite loi Taubira, le 10 mai 2001 !

Assemblée législative

Le 1er octobre 1791 se tient la première séance de l'Assemblée législative. Elle inaugure une monarchie constitutionnelle relativement démocratique sur la base de la Constitution rédigée par l'Assemblée nationale élue en 1789...

Décret contre les prêtres réfractaires

Le 29 novembre 1791, la Législative prend un décret contre les prêtres réfractaires qui refusent la Constitution civile du clergé, votée un an plus tôt. La Révolution démocratique et quasi-unanime des débuts tourne à la guerre civile.

Les Girondins prennent la tête de la Révolution

Le 23 mars 1792, après s'être séparé de ses ministres du club des Feuillants, tous favorables à la monarchie constitutionnelle, le roi Louis XVI appelle au gouvernement des amis du député de la Gironde Brissot, que l'on appelle Brissotins et qui seront plus tard connus sous le nom de Girondins. Ardents révolutionnaires, ils participent aussi au Club des Jacobins. À l'Assemblée Législative, ils plaident pour la guerre contre l'Autriche. Le roi, pour des raisons opposées, est aussi favorable à la guerre. C'est ainsi qu'il nomme Roland à l'Intérieur, Clavière aux Finances, Dumouriez aux Relations extérieures, Duranthon à la Justice et Servan à la Guerre.

La France déclare la guerre à l'Autriche

Le 20 avril 1792, le roi Louis XVI déclare officiellement la guerre au « roi de Bohême et de Hongrie », en fait l'archiduc d'Autriche François II de Habsbourg. C'est l'aboutissement d'une crise internationale en germe depuis plusieurs mois... et le début d'une longue série de guerres entre la France et le reste de l'Europe qui vont bouleverser la carte du continent...

Rouget de Lisle chante la Marseillaise

Le 25 avril 1792, à Strasbourg, dans le salon du baron de Dietrich, maire de la ville et ami de Lafayette, l'effervescence est à son comble...

Le roi boit à la santé du peuple

Le 20 juin 1792, le roi Louis XVI fait front à la première« journée révolutionnaire » conduite par les sans-culotte...

Le « baiser Lamourette »

Le 7 juillet 1792, les gouvernants français sont aux abois. L'ennemi est aux frontières et, à l'Assemblée Législative, à Paris, les représentants de la Nation se déchirent entre Feuillants, Fayettistes, Brissotins, Montagnards...

C'est alors que le député Antoine-Adrien Lamourette, évêque constitutionnel de Lyon, monte à la tribune et en appelle à la réconciliation par un discours si émouvant que tous ses collègues tombent dans les bras les uns des autres. Ils réclament la publication de l'appel de Lamourette. Une délégation conduite par Lamourette va même au palais des Tuileries chercher le roi Louis XVI. Celui-ci se rend à l'Assemblée et, attendri, la félicite pour son esprit de fraternité.

Mais dès le lendemain, au club des Jacobins, refuge des sans-culottes et des révolutionnaires les plus endurcis, Jacques Billaud-Varenne remet les pendules à l'heure : « À voir certains membres se jeter dans les bras d'autres membres, il me semble voir Néron embrassant Britannicus et Charles IX tendant la main à Coligny ». En définitive, le brave Lamourette meurt sur l'échafaud dix-huit mois plus tard, le 11 janvier 1794.

Le manifeste de Brunswick

Le 25 juillet 1792, à Coblence, sur les bords du Rhin, le duc de Brunswick (ou Braunschweig), qui commande l'armée prussienne, promet par un manifeste de « livrer Paris à une exécution militaire et à une subversion totale » si « la famille royale subissait le moindre outrage ».

Trois mois plus tôt, le gouvernement français, avec l'accord de Louis XVI, a déclaré la guerre aux Autrichiens, lesquels se sont rapprochés des Prussiens en vue d'envahir la France. Contrairement à ses attentes, le duc de Brunswick constate que son manifeste, loin d'effrayer les Français, a provoqué un sursaut patriotique...

Chute de la monarchie

Au matin du 10 août 1792, une « commune insurrectionnelle » s'installe à l'Hôtel de ville de Paris, sous la présidence de Pétion. Par ailleurs, une foule de sans-culottes et de fédérés se rassemble aux abords du palais des Tuileries à l'initiative des meneurs Santerre et Westermann.

La résidence royale est défendue par 900 gardes suisses et quelques centaines de gardes nationaux, sous le commandement du marquis de Mandat. Danton le fait convoquer à l'Assemblée. Il est arrêté puis sommairement exécuté. Les troupes passent sous le commandement de La Chesnaye.

La foule donne l'assaut aux Tuileries. La monarchie capétienne s'écroule après 800 ans d'existence. Le roi Louis XVI et sa famille prennent le chemin de la prison du Temple...

Massacres de Septembre

Les 2 et 3 septembre 1792, à l'instigation de meneurs comme le journaliste Jean-Paul Marat qui agitent la crainte des complots et celle, bien réelle, de l'invasion, des dizaines de sans-culottes envahissent les prisons parisiennes. À l'Abbaye, la Force, la Conciergerie, Bicêtre, ils massacrent les prisonniers prétendument contre-révolutionnaires. Au total un millier de victimes : aristocrates, prêtres réfractaires mais aussi droit commun et citoyens ordinaires...

Vol des joyaux de la Couronne

Dans la nuit du 16 au 17 septembre 1792, à Paris, une patrouille de police arrête une poignée de malandrins devant le Garde-Meuble national où sont exposés le mobilier et les joyaux de la Couronne, à l'angle de la place de la Concorde et de la rue Saint-Florentin (l'actuel Hôtel de la Marine).

Elle découvre sur eux quelques mauvais diamants. Une enquête rapide montre alors que d'autres joyaux autrement plus précieux, les Joyaux de la Couronne, ont été posément dérobés dans les jours précédents. Parmi eux de fameux diamants : le « Grand Diamant Bleu », le « Régent » ou « Pitt » qui sera retrouvé plus tard, le « Sancy », le « Miroir du Portugal ».

C'est ainsi qu'éclate l'affaire du « Vol du Garde-Meuble » dans une capitale enfiévrée par la chute de la monarchie et les massacres de Septembre. Dix sept seconds couteaux sont rapidement jugés et cinq exécutés sous l'inculpation de menées contre-révolutionnaires.

Mais très vite des rumeurs courent sur les commanditaires du vol et l'on suspecte rien moins que les ministres girondins d'y avoir trempé. Parmi eux le ministre de l'Intérieur Roland et le ministre de la Justice Danton qui aurait fait remettre quelques joyaux au duc de Brunswick, commandant des troupes d'invasion prussiennes, pour le convaincre de se retirer. La victoire française de Valmy en serait la conséquence mais tout cela n'est qu'hypothèse...

Droit au divorce et interdiction des voeux perpétuels

Avant de se séparer et laisser la place à la 1ère République française, l'Assemblée législative vote le 20 septembre 1792 une loi qui, tout à la fois, autorise le divorce et interdit les vœux perpétuels (la possibilité d'entrer au couvent). Pour les révolutionnaires, en effet, la Liberté exige qu'aucun engagement ne soit irrévocable !

Dans le même temps, les officiers municipaux se voient confier la tenue des registres d'état-civil (naissances, mariages et décès). Cette fonction capitale, dévolue aux curés depuis l'ordonnance de Villers-Cotterêts, va ajouter au prestige des conseils municipaux institués par la loi du 14 décembre 1789.

Notons qu'un an plus tôt avait déjà été institué le mariage civil.

Modeste canonnade à Valmy

Le 20 septembre 1792, devant le moulin de Valmy, la Révolution française est sauvée in extremis de l'invasion étrangère.

Les généraux Dumouriez et Kellermann, aux côtés desquels se tient le duc de Chartres (futur Louis-Philippe 1er), font reculer les Prussiens du duc de Brunswick, lequel est en compagnie du poète Goethe...

Ouverture de la Convention

Le 21 septembre 1792, la Convention succède à la Législative et met fin à la première expérience de monarchie constitutionnelle. La nouvelle assemblée décrète l'abolition de la royauté en France. L'événement survient sous les bons auspices de la victoire de Valmy, la veille, le 20 septembre 1792, face aux troupes prussiennes. Le lendemain 22 septembre 1792, les députés décident, sur une proposition de Danton, que les actes publics seront désormais datés de « l'An 1 de la République ». C'est de cette manière « furtive », selon le mot de Robespierre, que la France se découvre en République !

Avènement de la République française

Le 22 septembre 1792, six semaines après l'incarcération du roi Louis XVI et deux jours après la victoire de Valmy, les députés de la nouvelle assemblée de la Convention décident, sur une proposition de Danton, que les actes publics seront désormais datés de « l'An 1 de la République ».

C'est de cette manière « furtive », selon le mot de Robespierre, que la France se découvre en République.

Sous l'Ancien Régime, le mot République était synonyme d'État (que celui-ci ait ou non un souverain à sa tête). À la fin du XVIIIe siècle, il commence à se confondre avec un régime non monarchique (que celui-ci soit ou non démocratique).

Jemmapes

Le 6 novembre 1792, les volontaires de l'armée française battent les soldats autrichiens à Jemmapes, près de Mons, en Belgique...

Louis XVI devant la Convention

Le 11 décembre 1792, Louis Capet, anciennement Louis XVI, comparaît devant la Convention. L'assemblée nationale s'est constituée en tribunal. Elle siège dans la salle du Manège, aux Tuileries.

Exécution de Louis XVI

En ce 21 janvier, on peut commémorer la mort du roi Louis XVI, guillotiné en place publique à Paris en 1793 à 38 ans.

Louis XVI est exécuté le dimanche 21 janvier 1793 sur la place de la Révolution (précédemment place Louis XV, aujourd'hui place de la Concorde).

Dans les rues de la capitale, la garde nationale est sur le qui-vive et défile en armes. Les tambours battent partout la générale...

La Convention lève 300 000 hommes

Le 24 février 1793, l'assemblée de la Convention décide de lever 300 000 hommes pour faire face à la première coalition européenne contre la France révolutionnaire. Trois jours plus tôt, elle a instauré l'amagalme des volontaires et des troupes de ligne régulières issues des armées royales. De fait, la République ne réussira à recruter que la moitié des effectifs souhaités et elle devra recourir le 10 mars à la levée en masse autoritaire, ce qui aura entre autres conséquences de pousser les Vendéens à la révolte.

Création du Tribunal révolutionnaire

Le dimanche 10 mars 1793, à Paris, l'assemblée révolutionnaire de la Convention décrète la levée en masse de 300 000 hommes pour protéger les frontières. Cette mesure entraîne aussitôt le soulèvement des paysans de Vendée.

Le soir même, l'assemblée institue un Tribunal criminel extraordinaire, plus tard appelé Tribunal révolutionnaire, pour « juger sans appel et sans recours les conspirateurs et les contre-révolutionnaires »...

Soulèvement des Vendéens et massacre de Machecoul

Le dimanche 10 mars 1793, l'assemblée de la Convention recourt à la levée en masse autoritaire de 300 000 hommes dans tout le pays, pour suppléer aux insuffisances des engagements volontaires après sa proclamation du 24 février précédent sur la « patrie en danger ». La levée en masse entraîne dès le lendemain le soulèvement des paysans vendéens qui, jusque-là indifférents à l'agitation parisienne, ne supportent pas qu'on leur demande de verser leur sang pour une cause qu'ils exècrent.

Le 11 mars 1793, à Machecoul, en Loire-Inférieure (aujourd'hui Loire-Atlantique), des paysans exaspérés par la conscription militaire massacrent plusieurs gardes nationaux ainsi que quelques bourgeois, connus pour leurs sympathies républicaines, et le curé assermenté (il a approuvé la Constitution civile du clergé). C'est le début des guerres de Vendée...

Salm-Salm rattachée à la France

Le 17 mars 1793, la petite principauté de Salm-Salm, située à l'ouest de l'Alsace, entre Schirmeck et Senones, sa capitale, est rattachée à la France à la demande de la population, empêchée de se ravitailler autrement qu'à travers le territoire français. Le prince de Salm possédait à Paris un hôtel particulier qui abrite aujourd'hui le musée de la Légion d'honneur.

Bataille de Neerwinden

Le 18 mars 1793, les Français subissent une demi-défaite à Neerwinden (Belgique). Par leur politique de conquête, les révolutionnaires ont dressé tous les Européens contre eux. Ils perdent ainsi le bénéfice de leurs victoires antérieures. Le général Dumouriez, l'ancien vainqueur de Valmy, déserte pour échapper à des sanctions. La France est à nouveau menacée d'invasion. À Paris, Robespierre renforce la Terreur.

Création du Comité de Salut public

Le 6 avril 1793, confrontée aux périls extérieur (coalition européenne) et intérieur (guerre de Vendée), la Convention crée un Comité de Salut public destiné à superviser le gouvernement et prendre des mesures d'urgence appropriées à la situation...

Mise en accusation de la Gironde

Le 31 mai 1793, à l'appel de Robespierre, des sans-culottes parisiens guidés par Varlet et Roux encerclent la Convention et réclament la mise en accusation des députés de la Gironde qui gouvernent le pays. Ils leur reprochent leur incapacité à faire face à l'invasion étrangère et les soupçonnent de préparer le retour de la monarchie. 3 jours plus tard, les chefs girondins, au nombre de 22, seront arrêtés et envoyés à la guillotine. À la faveur de ce coup d'État parisien, les députés de la Montagne prendront le pouvoir et installeront la Grande Terreur.

Arrestation des Girondins

Le 2 juin 1793, 80.000 Parisiens en colère assiègent l'Assemblée. Le sans-culotte Hanriot, à la tête de la garde nationale, menace les députés de la Convention.

Il réclame la destitution et l'arrestation des députés girondins, que l'on appelle ainsi parce que plusieurs sont originaires du département de la Gironde...

Assassinat de Marat

Le 13 juillet 1793, Charlotte Corday poignarde le tribun révolutionnaire Jean-Paul Marat dans sa baignoire où il soignait un eczéma généralisé (forme de lèpre)...

Plan de destruction de la Vendée

Le 1er août 1793, un décret de la Convention ordonne la destruction et l'incendie de la Vendée en état d'insurrection. La mise en oeuvre de ce plan est confiée au général François Westermann...

Extrait du décret de la convention nationale du 1er août 1793 :
Article premier : « le ministre de la guerre donnera sur-le-champ les ordres nécessaire pour que la garnison de Mayence soit transportée en poste dans la Vendée ; Il sera envoyé par le ministre de la guerre des matières combustibles de toute espèce, pour incendier les bois, les taillis et les genêts... Les femmes, les enfants et les vieillards, seront conduits dans l'intérieur ; il sera pourvu à leur subsistance et à leur sûreté, avec tous les égards dus à l'humanité... Les biens des rebelles de la Vendée sont déclarés appartenir à la république » (ADV, 52J4).

« La Terreur à l'ordre du jour »

Le 5 septembre 1793, la Convention met « la Terreur à l'ordre du jour ». À l'appel de Barère, porte-parole du Comité de Salut public, elle décide de prendre toutes les mesures de circonstance propres à sauver la Révolution française...

Loi des suspects

Le 17 septembre 1793, à la veille d'instaurer la Grande Terreur, la Convention vote la loi des suspects. Elle permet l'arrestation de ceux qui « n'ayant rien fait contre la Liberté, n'ont rien fait pour elle ». Autant dire que tout le monde est menacé. La loi sera abrogée après la chute de Robespierre, le 9 thermidor an II.

Loi du « maximum général »

Le 29 septembre 1793, en pleine Terreur, les députés de la Convention votent la loi du « maximum général » qui bloque les salaires et les prix, pour donner satisfaction aux sans-culottes qui s'indignent des pénuries et proclament haut et fort : « Guerre aux accapareurs ». La loi impose un prix maximum pour les produits de première nécessité, variable selon les régions et en général supérieur d'un tiers aux prix courants de 1790. Le maximum des salaires est quant à lui de moitié supérieur au niveau moyen de 1790.

C'est la première fois qu'un gouvernement intervient de la sorte sur le marché. Mais cette première forme d'économie administrée se solde par une impopularité sans précédent. Instantanément, les greniers et les magasins se vident de leurs marchandises. Chacun achète tout ce qu'il peut pendant qu'il est temps et les paysans dissimulent leurs récoltes plutôt que de les vendre à vil prix. Le gouvernement tente de réagir en appliquant des peines très dures aux contrevenants, y compris la prison et la guillotine.

« Le gouvernement de la France sera révolutionnaire jusqu'à la paix »

Le 10 octobre 1793, à l'instigation de Saint-Just (27 ans), la Convention proclame dans un décret : « Le gouvernement de la France sera révolutionnaire jusqu'à la paix ». Ce décret fait suite à la proclamation du 5 septembre qui a mis « la Terreur à l'ordre du jour » et à la loi des suspects du 17 septembre.

Exécution de Marie-Antoinette

La reine Marie-Antoinette est guillotinée le 16 octobre 1793, dix mois après Louis XVI.

Le procès expéditif de la reine (38 ans) n'est justifié par aucune raison politique mais il est provoqué par une intensification de la Terreur, sous l'effet d'attaques tant extérieures qu'intérieures contre le pouvoir parisien...

Les Vendéens sont défaits à Cholet

Le 17 octobre 1793, les insurgés Vendéens sont défaits à Cholet par les « Bleus »...

Naissance de la baguette de pain

Les origines de la traditionnelle baguette de pain, symbole de l'identité française, remontent à la Révolution, avec les premières réglementations sur le pain. Le 15 novembre 1793 (26 brumaire An II selon le calendrier républicain), un décret de la Convention stipule que tous les Français doivent manger le même pain : « La richesse et la pauvreté devant également disparaître du régime de l'égalité, il ne sera plus composé un pain de fleur de farine pour le riche et un pain de son pour le pauvre. Tous les boulangers seront tenus, sous peine d'incarcération, de faire une seule sorte de pain : Le Pain Égalité »...

Ouverture du musée du Louvre

Le 18 novembre 1793 ouvre officiellement le musée du Louvre, dans l'ancien palais de la monarchie.

Le 10 août précédent, pour fêter le premier anniversaire de la chute de la royauté, l'assemblée révolutionnaire de la Convention avait décidé la création d'un « Museum de la République » où seraient mis à disposition du peuple collections royales et oeuvres d'art confisquées aux émigrés et aux églises.

Richard Fremder nous raconte l'histoire du musée depuis ses origines...

Naissance du calendrier révolutionnaire

Le 24 novembre 1793 paraît le nouveau calendrier républicain ou « calendrier des Français », une création originale du poète et révolutionnaire Fabre d'Églantine, qui s'est fait connaître avant la Révolution en composant l'immortel « tube » : « Il pleut, il pleut,bergère... ».

Les semaines sont portées à dix jours (primidi, duodi, tridi, quartidi, quintidi, sextidi, septidi, octidi, nonidi et décadi) et prennent le nom de décades. Quant aux mois, ils ont chacun 30 jours. Dotés de belles sonorités, leurs noms évoquent les quatre saisons : vendémiaire, brumaire, frimaire, nivôse, pluviôse, ventôse, germinal, floréal, prairial, messidor, thermidor, fructidor. Pour s'aligner sur un cycle solaire, ces douze mois sont complétés par cinq ou six jours consacrés à des fêtes patriotiques, les « sanculottides ». Le principe n'est pas à proprement parler nouveau. Il était déjà employé par les pharaons !...

Fin du siège de Toulon

Le 18 décembre 1793, Anglais et Espagnols se retirent de Toulon. Leur défaite met en lumière le talent d'un jeune officier d'artillerie, le capitaine Napoléon Bonaparte...

La Convention abolit l'esclavage

Le 16 pluviôse an II (4 février 1794), à l'instigation de l'abbé Henri Grégoire, la Convention vote l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises (ou ce qu'il en reste).

Cette mesure méritante, imposée par les circonstances plus que voulue, sera abrogée dès la fin de la Révolution...

Trois couleurs pour la France

Le 15 février 1794, la Convention nationale « décrète qu'à compter du 1er prairial an II (20 mai 1794), le pavillon sera formé des trois couleurs nationales disposées en trois bandes égales posées verticalement,... » pour mettre fin à la fantaisie des couleurs dans la Marine française, sujette à confusion dans les combats.

Ces règles destinées aux pavillons des navires s'appliquent dans la foulée à l'ensemble des drapeaux de la Nation.C'est la naissance du drapeau tricolore...

Les Hébertistes guillotinés

Le 24 mars 1794, les Hébertistes montent à l'échafaud.

Danton et Desmoulins guillotinés

Le 17 Germinal An II (5 avril 1794), Danton et Camille Desmoulins sont guillotinés avec quelques autres partisans. Robespierre reste pour quelques mois seul maître à Paris. Il se laisse aller à des excès de pouvoir. La Grande Terreur se profile.

Le Vengeur livre son dernier combat

Le 1er juin 1794, au plus fort de la Révolution, une escadre française livre un combat désespéré à la flotte anglaise, au large de Brest...

La fête de l'Être suprême

Maximilien de Robespierre, chef du Comité de Salut public, conduit le 8 juin 1794 (20 prairial An II) la première fête en l'honneur de l'Être suprême...

La Grande Terreur

Le 10 juin 1794, à Paris, la loi du 22 prairial An II réduit les procès révolutionnaires à de simples formalités. C'est le début de la « Grande Terreur » qui entraînera la mort sur l'échafaud de milliers de simples suspects, jusqu'à la mort du premier responsable de cette loi, Maximilien de Robespierre, le 10 thermidor suivant (28 juillet 1794)...

La Révolution est sauvée à Fleurus

Le 8 messidor an II (26 juin 1794), les Français remportent une bataille décisive sur les Autrichiens à Fleurus, en Belgique, entre Charleroi et Namur...

Inauguration du télégraphe optique

Le 16 juillet 1794 est inauguré le télégraphe optique entre Paris et Lille. Inventé par Claude Chappe, il permet d'acheminer en quelques dizaines de minutes des messages entre les deux villes grâce à une quinzaine de stations-relais.

Arrestation de Robespierre

Le 9 thermidor an II (27 juillet 1794 selon le calendrier grégorien) marque la fin de la dictature de Maximilien de Robespierre sur la France révolutionnaire...

Exécution de Robespierre

Le 28 juillet 1794 (10 thermidor an II), Maximilien Robespierre monte à l'échafaud. Saint-Just, Couthon et Robespierre jeune, son frère, partagent son sort.

Création de la future École Polytechnique

Le 28 septembre 1794, soit deux mois après la chute de Robespierre, le Comité de Salut public décide, à l'initiative de Lazare Carnot, de créer une École centrale des travaux publics, afin de fournir aux armées de la République française les cadres scientifiques dont elles ont besoin pour faire face à leurs ennemis.

L'école est installée au Palais Bourbon, aujourd'hui siège de l'Assemblée nationale. Sa mise en place est confiée à un collectif de savants dirigé par le mathématicien Gaspard Monge. Elle sera rebaptisée École polytechnique l'année suivante puis, en 1804, transformée par Napoléon 1er en école militaire, avec un général à sa tête, pour former les officiers d’artillerie et du génie.

la bataille du Texel

À l'aube du 21 janvier 1795, en mer de Frise, se déroule une bataille comme l'Histoire n'en a jamais connu ni avant ni après. Profitant d'un hiver glacial qui a gelé la mer, un escadron de hussards de l'armée française monte à l'assaut de la flotte hollandaise. Combat unique dans les annales...

La liberté des cultes est rétablie

Le 21 février 1795, un décret de la Convention du 3 ventôse an III rétablit la liberté des cultes. En mettant fin à une longue période d'intolérance inaugurée par la Constitution civile du clergé votée le 12 juillet 1790, les députés espèrent réconcilier les Français avec la Révolution ou ce qu'il en reste.

Adoption du système métrique

Le 7 avril 1795, la Convention adopte le rapport du député Prieur de la Côte d'Or qui officialise le système métrique. Elle propose une unité de mesure universelle destinée à remplacer les unités locales.

La nouvelle unité, le mètre (du grec metron, mesure) est définie comme étant la dix millionnième partie du quart d'un méridien terrestre. C'est une révolution (mondiale) dans la Révolution (française) !

Louis XVII meurt au Temple

Le 8 juin 1795, Louis XVII meurt à la prison du Temple, à Paris, dans l'anonymat et la détresse...

Débarquement de Quiberon

Le 21 juillet 1795, le général Lazare Hoche rejette à la mer des émigrés royalistes qui avaient tenté un débarquement sur la presqu'île de Quiberon, avec le soutien de la flotte anglaise.

Bonaparte devient le « général Vendémiaire »

Le 5 octobre 1795, ou 13 Vendémiaire An IV, le général Napoléon Bonaparte fait une entrée remarquée dans les affaires politiques de la France...

La Convention cède la place au Directoire

Le 26 octobre 1795, la Convention cède la place au Directoire...

Les planches à assignats au bûcher

Le 19 février 1796 (30 pluviôse an IV), on brûle les planches à assignats en place Vendôme.

Napoléon épouse Joséphine de Beauharnais

Le 9 mars 1796, sous le Directoire, le général Napoléon Bonaparte (26 ans) épouse sans formalités, devant un officier d'état-civil, Marie-Josèphe-Rose de Tascher de La Pagerie (32 ans), veuve du vicomte Alexandre de Beauharnais... Quelques jours plus tard, il prend le commandement de l'armée d'Italie. Son prodigieux destin se met en marche.

Bataille d'Arcole

Le 15 novembre 1796, le général Bonaparte, à peine âgé de 27 ans, remporte une brillante victoire sur les Autrichiens du général Avinczy à Arcole, dans le Vénétie.

Son armée d'Italie ayant franchi l'Adige, elle tente mais en vain de franchir l'un de ses affluents, l'Alpone, à Arcole. N'en pouvant plus après trois jours de combats indécis, Bonaparte s'engage sur le pont sous la mitraille et plante un drapeau en son milieu. Mais ses soldats tardent à bouger et lui-même doit reculer, protégé par les grenadiers du général Lannes. Comme un Autrichien le met en joue, son aide de camp Jean-Baptiste Muiron le couvre de son corps et se fait tuer à sa place...

Bonaparte tombe dans le marais. Il se serait alors écrié : « Soldats, en avant pour sauver le général ». Ses grenadiers se lancent en avant. La victoire est à la France. L'opération a été facilitée par une ruse du général Belliard qui a ordonné aux tambours d'aller faire diversion sur les arrières des Autrichiens ! L'un de ces tambours, André Estienne, sera plus tard honoré par la Légion d'Honneur et une statue dans son village du Vaucluse. Une célèbre toile du baron Gros, au Louvre, montre le général Bonaparte à Arcole, sous un jour flatteur comme il se doit. 

Bonaparte l'emporte à Rivoli grâce à Masséna

Nous sommes à l'hiver 1797. Engagé en Italie contre les Autrichiens, le général Bonaparte tarde à emporter la décision. Il manque d'effectifs et le siège de la citadelle de Mantoue, qui verrouille la route de Vienne, traîne en longueur depuis six mois. Et voilà que les Autrichiens du général Alvinczy descendent en quatre colonnes des Alpes pour débloquer la citadelle. Voyant cela, Bonaparte ordonne à Masséna et Ney de concentrer leurs divisions près du lac de Garde, à Rivoli, en soutien à un autre général de l'armée d'Italie, Joubert. L'affrontement se produit le 14 janvier 1797, près de Rivoli.

Les Français, inférieurs en nombre mais bien coordonnés, tiennent les Autrichiens en respect. À la mi-journée, Masséna débouche avec ses troupes sur le champ de bataille au terme d'une longue marche. L'« enfant chéri de la victoire », comme le surnommera Bonaparte, décide de la victoire. Mantoue, réduite à la famine, capitule le 2 février. La route de Vienne est ouverte aux Français. Il ne reste plus aux Autrichiens qu'à solliciter la paix. Le traité est signé à Campoformio le 18 octobre de la même année.

Avignon cédé à la France

Le 19 février 1797, le général Bonaparte et le pape Pie VI concluent le traité de Tolentino (province de Macerata). Par ce traité, le pape confirme la cession à la République française de ses enclaves du Vaucluse (Avignon et le Comtat-Venaissin),  déjà réunies à la France depuis le 12 septembre 1791. Il cède par ailleurs à la République cisalpine les légations de Bologne, Ferrare et Romagne.

Les « Pâques véronaises »

Victorieux des Autrichiens, le général Bonaparte veut qu'ils reconnaissent l'annexion par la France de la rive gauche du Rhin et surtout de la Belgique, naguère en leur possession. Mais il faut pour cela leur offrir une contrepartie. Pourquoi pas la République de Venise, un État oligarchique encore opulent mais sur le déclin ?

Le problème est que Venise s'est jusque-là prudemment tenue à l'écart des coalitions contre la France et rien ne saurait justifier sa disparition en tant qu'État souverain. Qu'à cela ne tienne ! Le général Landrieu, un agent secret au service de Bonaparte, produit un faux appel du Grand Conseil de Venise à l'adresse des habitants de Vérone pour qu'ils se soulèvent contre la garnison française établie dans la ville. Le soulèvement ne se produit que trop bien le 17 avril 1797 (27 germinal an V) et 400 soldats français qui étaient soignés dans l'hôpital local sont massacrés par la populace. Un peu plus tard, un navire de guerre français côtoie par provocation la cité de Venise. Il se fait bombarder et son capitaine est tué.  C'en est assez pour que Bonaparte adresse un ultimatum à la Sérénissime République et occupe son territoire. Il peut dès lors la livrer sur un plateau à ses interlocuteurs autrichiens et signer avec eux le traité de Campoformio. Ainsi prend fin brutalement l'histoire plus que millénaire d'une république marchande sans équivalent dans le monde. Le massacre de Vérone sera qualifié par les propagandistes français de « Pâques véronaises » en référence aux « Vêpres siciliennes » de 1282.

Fin de la « Conjuration des Égaux »

Le 26 mai 1797, la mort sur la guillotine de Gracchus Babeuf et d'un acolyte, Darthé, met fin à la « Conjuration des Égaux »...

Coup d'État de Fructidor

Le 4 septembre 1797 (18 fructidor An V), le Directoire, présidé par Larevellière, organise un coup d'État contre les royalistes, redevenus majoritaires à l'Assemblée, avec le concours d'un général de Bonaparte, Pierre Augereau...

Mort de Lazare Hoche

Le 19 septembre 1797, le général Lazare Hoche, qui commande l'armée de Sambre et Meuse, meurt de maladie en Allemagne tandis que monte en Italie la gloire de son rival Napoléon Bonaparte. À 29 ans, Hoche laisse le souvenir d'un révolutionnaire loyal et compétent. Il sut se montrer humain aussi bien qu'impitoyable comme le montra son comportement pendant la pacification de la Vendée.

Le traité de Campoformio

Le 18 octobre 1797, le général Bonaparte, victorieux en Italie, impose aux Autrichiens le traité de Campoformio...

Réunion de Mulhouse à la France

Le 28 janvier 1798, les bourgeois de Mulhouse votent la réunion de leur République à la France. La réunion devient effective le 1er mars sous le gouvernement du Directoire.

Coup d'État du 22 floréal

Le 11 mai 1798 a lieu le coup d'État dit du 22 floréal An VI. Les Directeurs, qui possèdent le pouvoir exécutif, cassent les élections aux deux assemblées, élections trop favorables à leurs yeux aux Jacobins. Pour mettre un terme à ce type de conflit, certains Directeurs en viennent à souhaiter une dictature militaire. Napoléon Bonaparte sera leur homme.

Bataille des Pyramides

Le 21 juillet 1798, Napoléon Bonaparte défait les Mamelouks au pied des Pyramides...

Nelson coule la flotte française à Aboukir

Le 1er août 1798, l'amiral anglais Horatio Nelson surprend en rade d'Aboukir, dans le delta du Nil, la flotte française qui a transporté en Égypte le corps expéditionnaire du général Napoléon Bonaparte...

Fondation de l'Institut d'Égypte

Le 22 août 1798, le général Bonaparte fonde au Caire l'Institut d'Égypte, sur le modèle de l'Institut de France. Les savants et les artistes, peintres et graveurs qui accompagnent son expédition militaire en deviennent les membres actifs, de même que le général lui-même.

Sous la direction de Vivant Denon, ils se mettent au travail pour sortir l'antique civilisation pharaonique de son mystère. Bonaparte aura à coeur de monter en épingle leurs travaux et leurs compte-rendus pour mieux faire oublier à l'opinion métropolitaine le fiasco militaire de son expédition. Ainsi se développe l'égyptologie, qui trouvera en Jean-François Champollion un martyr.

Naissance du service militaire

Le 19 fructidor An VI (5 septembre 1798), sous le Directoire, Jean-Baptiste Jourdan, à l'assemblée des Cinq-Cents et ancien vainqueur de Fleurus, fait voter une loi qui institue la conscription et le service militaire obligatoire. L'article premier de la loi Jourdan énonce : « Tout Français est soldat et se doit à la défense de la patrie »...

Ramel crée l'impôt sur les portes et fenêtres

Dominique Ramel, dit Ramel de Nogaret, député de l'Aude et ministre des Finances du Directoire, remet à plat le système fiscal hérité de la Révolution...

A Zurich, Masséna sauve la France de l'invasion

Le 26 septembre 1799, le général André Masséna, commandant de l'armée française d'Helvétie, remporte une victoire décisive sur les armées russe et autrichienne à Zurich ou plus précisément à Dietikon, une localité voisine.

La France échappe à l'invasion et le gouvernement du Directoire est provisoirement sauvé...

Bonaparte débarque à Fréjus

Le 8 octobre 1799, le général Napoléon Bonaparte débarque à Fréjus après une campagne hasardeuse en Égypte...

le coup d'État de Brumaire

Le 9 novembre 1799 (18 Brumaire An VII), par un coup d'État, Napoléon Bonaparte prend le pouvoir et inaugure le Consulat avec un gouvernement constitué d'un Premier Consul (lui-même, dictateur de fait) et de deux Consuls : Cambacérès et Lebrun.

En quelques mois, voire quelques semaines, Bonaparte va bouleverser la donne. Il met fin à l'instabilité chronique et clôt pour de bon la Révolution tout en parachevant son oeuvre. «J'assume tout, de Clovis au Comité de Salut public», aurait-il déclaré en 1799...

Constitution de l'An VIII

Le 24 décembre 1799 est publiée la Constitution de l'An VIII qui officialise la naissance du Consulat, issu du coup d'État du 18 Brumaire. Les royalistes et autres opposants, excellents journalistes, savent lire les constitutions. Ils voient immédiatement que celle-ci annonce la dictature de fait de Napoléon Bonaparte. Ils voient aussi que le régime, en tant qu'héritier de la Révolution, est consubstantiel à la guerre. Non seulement il est contraint à la guerre mais celle-ci lui apparaît indispensable comme dérivatif aux crises intérieures...

Naissance de la Banque de France

Le 18 janvier 1800, le Premier Consul Napoléon Bonaparte crée par décret la Banque de France et lui donne le droit d'imprimer - avec modération - du papier-monnaie...

La Banque de France en activité

Le 13 février 1800, la Banque de France entre en fonctionnement. Par son intermédiaire, la France renoue en douceur avec le papier-monnaie.

Bonaparte victorieux de justesse à Marengo

Le 14 juin 1800, Napoléon Bonaparte bat de justesse les Autrichiens du général Melas à Marengo, grâce à l'intervention de de François-Étienne Kellerman et surtout de Louis Desaix, qui meurt dans la mêlée.

Le même jour, par une fatale coïncidence, le général Jean-Baptiste Kléber est assassiné au Caire. Sa mort laisse présager la déroute de l'armée d'Égypte que Bonaparte avait abandonnée quelques mois auparavant pour se saisir du pouvoir à Paris...

Mort du « Premier Grenadier de la République »

Le 27 juin 1800, Théophile de La Tour d'Auvergne, « Premier Grenadier de la République », est frappé à mort par un uhlan autrichien...

Les Autrichiens battus à Hohenlinden

Le 3 décembre 1800, les Autrichiens sont défaits à Hohenlinden, en Bavière, par l'armée du Rhin, sous le commandement de Moreau. Fort de sa victoire inattendue, le général poursuit son chemin vers Vienne. Pris de panique à la perspective de perdre sa capitale, l'empereur François II se résigne à négocier contre l'avis de ses alliés anglais. C'est la fin de la deuxième coalition...

L'attentat de la rue Saint-Nicaise

Le soir du 24 décembre 1800, le Premier Consul Napoléon Bonaparte est visé par une «machine infernale» dans la rue Saint-Nicaise, à Paris, en se rendant à l'opéra. Il est miraculeusement épargné par l'explosion. Joseph Fouché, ministre de la Police générale, ouvre l'enquête...

Paix de Lunéville

Le 9 février 1801, la République française signe à Lunéville un traité de paix avec l'Autriche...

Bonaparte et Pie VII signent le Concordat

Le 15 juillet 1801, Napoléon Bonaparte et Pie VII signent le Concordat et mettent fin à dix ans de guerres civiles et religieuses.

L'armée d'Égypte se rend aux Anglais

Le 31 août 1801, à Alexandrie, les Anglais reçoivent la reddition du général Menou et de ce qui reste de l'expédition française d'Égypte...

Le décret Chaptal met en place les musées français

À la demande du Premier Consul Napoléon Bonaparte, le ministre de l'Intérieur Jean-Antoine Chaptal publie un arrêté le 13 fructidor an IX (31 août 1801) en vue d'instituer quinze musées dans autant de grandes villes françaises.

Du fait de la nationalisation des biens du clergé et des émigrés, ainsi que des rapines des armées révolutionnaires à travers l'Europe, le gouvernement de la République est débordé par des oeuvres d'art dont il ne sait que faire. Le musée du Louvre, de création récente, ne peut toutes les recevoir.

Chaptal propose de les répartir entre chacune des villes concernées des lots tels que « chaque collection présente une suite intéressante de tableaux de tous les maîtres, de tous les genres, de toutes les écoles ». Le 1er septembre 1801, paraît un autre décret qui impose aux villes de préparer à leurs frais « une galerie convenable » pour recevoir lesdites œuvres. Ainsi vont naître les musées des beaux-arts de Lyon, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Genève (annexé à la France)...

Conclusion de l'expédition d'Égypte

Le 1er octobre 1801, à Londres, un accord franco-anglais met un terme à la piteuse expédition d'Égypte, conduite d'abord par Bonaparte puis confiée à Kléber et enfin à Menou.

Mariage de Louis Bonaparte et Hortense de Beauharnais

Le 4 janvier 1802 a lieu le mariage de Louis Bonaparte et Hortense de Beauharnais.

Souhaité par le Premier Consul Napoléon Bonaparte, le mariage entre son frère Louis et la fille de Joséphine, sa femme, sera très malheureux. De cette union naîtra néanmoins Charles Louis Napoléon Bonaparte qui deviendra empereur sous le nom de Napoléon III le 2 décembre 1852.

Traité de paix d'Amiens

Le 25 mars 1802, Cornwallis et Joseph Bonaparte, représentant respectivement l'Angleterre et la France, signent à Amiens un traité de paix qui met un point final à la deuxième coalition européenne contre la France. Le retour de la paix hisse Napoléon Bonaparte au sommet de la popularité...

Concordat et paix religieuse en France

Le 8 avril 1802, le Corps législatif de la République française adopte et promulgue le Concordat signé le 15 juillet de l'année précédente par Napoléon Bonaparte, Premier Consul, et le pape Pie VII...

Chateaubriand publie le Génie du christianisme

Le 14 avril 1802 sort en librairie Génie du christianisme ou beautés de la religion chrétienne. Son auteur est le vicomte François-René de Chateaubriand, un écrivain romantique de 34 ans rendu célèbre par ses oeuvres Atala et René. Le livre est une apologie de la religion et survient opportunément quatre jours après la promulgation de la loi du 24 germinal an X qui rétablit officiellement le culte catholique en France, conformément au Concordat signé par le pape Pie VII et le Premier Consul Napoléon Bonaparte.

« Le dernier cri de l'innocence et du désespoir »

Le 10 mai 1802, le métis Louis Delgrès (36 ans) adresse « à l'univers entier le dernier cri de l'innocence et du désespoir ». En affichant cette proclamation sur les murs de Basse-Terre, en Guadeloupe, il revendique le devoir d'insurrection et lance un appel à la fraternité, par-dessus les barrières de races.

Quelques jours plus tard, dans l'habitation Danglemont, à Matouba, dans les hauteurs de Basse-Terre (Guadeloupe), il se fait sauter avec ses hommes pour échapper à la cruauté du corps expéditionnaire du général Antoine Richepance (on écrit aussi Richepanse) et de Magloire Pelage. Son ami Joseph Ignace et beaucoup d'autres insurgés dont la mulâtresse Solitude sont tués ou exécutés...

Journée du souvenir de l'esclavage

Le gouvernement français a institué en 2001 une Journée commémorative du souvenir de l'esclavage et de son abolition et, par une curieuse démarche, l'a raccrochée au 10 mai 2001, vote de la loi Taubira établissant cette journée !...

Qu'il me soit permis de suggérer de la raccrocher plutôt au 10 mai 1802, lorsque le métis Louis Delgrès (36 ans) adressa « à l'univers entier le dernier cri de l'innocence et du désespoir ».

Ce brillant officier de la Révolution, fervent républicain et bonapartiste convaincu, se fit sauter avec ses hommes le 28 mai suivant, pour ne pas tomber entre les mains du général Richepance, lequel avait outrepassé les ordres de Paris en rétablissant l'esclavage sur l'île.

J'émets le vœu que les pouvoirs publics érigent Louis Delgrès au rang de héros français, au même titre que Louise Michel, Jeanne d'Arc et Honoré d'Estienne d'Orves. Autant de héros dans lesquels pourraient se reconnaître tous les petits Français sans considération de couleur ou d'origine.

Création de la Légion d'honneur

Le 19 mai 1802, le Premier Consul Napoléon Bonaparte publie un décret qui porte création de l'Ordre national de la Légion d'honneur. Les premiers dignitaires en seront le comte de Lacépède, un naturaliste (civil), qui sera nommé Grand Chancelier, et le général Dejean (militaire), Grand Trésorier...

Bonaparte légalise l'esclavage

Le 20 mai 1802, le Premier Consul Napoléon Bonaparte rétablit l'esclavage dans les colonies qui restent à la France...

Bonaparte Premier Consul à vie

Le 2 août 1802, la Constitution de l'An X désigne Napoléon Bonaparte comme Premier Consul à vie. C'est une étape vers l'Empire.

Naissance du franc Germinal

Le 27 mars 1803, par la loi du 7 Germinal an XI, le Premier Consul Napoléon Bonaparte définit la nouvelle pièce de 1 Franc...

Bonaparte cède la Louisiane

Le 3 mai 1803, le Premier Consul Napoléon Bonaparte, qui a besoin d'argent pour reprendre la guerre contre l'Angleterre, cède les immenses territoires de la Louisiane aux États-Unis d'Amérique pour 80 millions de francs (15 millions de dollars)...

Haïti chasse les Français

Le 18 novembre 1803, à Haïti, les débris de l'armée française capitulent devant les indépendantistes. L'île devient le premier État noir indépendant...

Haïti devient indépendant

Le dimanche 1er janvier 1804, l'île de Saint-Domingue devient indépendante au terme d'une longue et meurtrière guerre de libération. L'ancienne colonie française devient le premier État noir des Temps modernes et le deuxième État indépendant des Amériques (après les États-Unis). Elle adopte pour l'occasion le nom que lui donnaient les Indiens Taïnos avant l'arrivée de Christophe Colomb : Haïti...

Arrestation de Cadoudal

Le 9 mars 1804, le comploteur royaliste Georges Cadoudal (32 ans) est arrêté à Paris, rue Monsieur le Prince, par la police du Premier Consul Napoléon Bonaparte, après avoir tué deux des agents qui tentaient de l'interpeller. Le Premier Consul tire parti de l'arrestation de Georges Cadoudal pour faire exécuter le duc d'Enghien sous prétexte de complicité. Les royalistes n'osant plus se manifester, Napoléon peut se faire lui-même couronner empereur ! « Nous voulions faire un roi, nous avons fait un empereur », dit justement Cadoudal dans sa prison.

Exécution du duc d'Enghien

Le 21 mars 1804, le Premier Consul Napoléon Bonaparte fait exécuter le jeune duc d'Enghien, prince de sang royal et dernier descendant de la lignée prestigieuse des Condé...

Bonaparte promulgue le Code Civil

Quelques heures après avoir fait exécuter le duc d'Enghien, le Premier Consul Napoléon Bonaparte promulgue le Code Civil.

Formation de la Garde impériale

La Garde consulaire, corps d'élite de deux mille soldats « qui se seront distingués sur le champ de bataille », est rebaptisée Garde impériale le 10 mai 1804, avant même que le Premier Consul ne soit désigné Empereur des Français sous le nom de Napoléon par le Sénat.

Cette Vieille Garde, constituée d'impressionnants grenadiers de grande taille avec bonnets à poil, sera ensuite complétée par une Moyenne Garde puis, après 1812, par une Jeune Garde. Les effectifs totaux atteignent 25 000 en 1809 et 40 000 en 1812. En raison même de ses qualités, l'Empereur la réserve pour les coups d'éclat et parfois, comme à Borodino, sur la Moskowa, s'attire le reproche de trop l'économiser.

NB : après la chute de l'Empire, on désigna les anciens grognards de la Garde par l'expression empathique : « un vieux de la vieille » [sous-entendu : de la vieille Garde]. L'expression désigne aujourd'hui de façon amusée une personne revenue de tout.

La Constitution de l'an XII institue l'Empire

Par le sénatus-consulte du 18 mai 1804, le Sénat français déclare : « Article premier. Le gouvernement de la République est confié à un empereur, qui prend le titre d'Empereur des Français... » Ce texte curieux, aussi appelé « Constitution de l'An XII », établit l'Empire français sans abolir formellement la République !...

Des maréchaux pour la gloire de l'Empire

Le 19 mai 1804, au lendemain d'un sénatus-consulte qui a établi l'Empire et promulgué la Constitution de l'An XII, Napoléon 1er, empereur d'un jour, porte à la nouvelle dignité de maréchal dix-huit de ses fidèles. Cette première promotion est donc composée de quatorze généraux : Berthier, Murat, Moncey, Jourdan, Masséna, Augereau, Bernadotte, Soult, Brune, Lannes, Mortier, Ney, Davout, Bessières. À ces généraux, s'ajoutent, en raison de leurs services rendus, quatre maréchaux honoraires dits « sénateurs ayant le titre de maréchaux del'Empire » : Kellermann, Lefebvre, Pérignon, Sérurier...

Sacre de Napoléon 1er

Le 2 décembre 1804, Napoléon Bonaparte est sacré empereur des Français. Général de la Révolution française, il reconstitue à son profit l'Empire de Charlemagne !...

Napoléon Ier distribue les Aigles

Le 5 décembre 1804, trois jours après son couronnement à Notre-Dame, l'empereur Napoléon Ier distribue les Aigles à la Grande Armée. Cette cérémonie met en avant les fondements militaires de la nouvelle dynastie. La survie de celle-ci est liée aux succès militaires. Les premiers revers entraîneront son effondrement.

Le métier jacquard à l'honneur

Le 12 avril 1805, Napoléon Ier, de passage à Lyon, se fait présenter le métier à tisser inventé par Joseph Jacquard (35 ans).

Fils d'un maître-fabricant de la soie, celui-ci a repris les recherches de Vaucanson sur les cartes perforées et mis au point un mécanisme qui sélectionne les fils de chaîne à partir d'un programme préétabli. De la sorte, le métier à tisser peut être manoeuvré par un seul ouvrier sans qu'il ait besoin de se faire assister par des « tireurs de lacs ». Cet ouvrier peut dès lors tisser 15 cm par jour au lieu de 2 à 3 par jour à 8 ou 10 personnes selon la manière traditionnelle.

L'inventeur est couvert d'honneurs. Mais son métier, en augmentant la productivité des ateliers, va conduire les négociants, les  « soyeux », à réduire la rémunération des artisans, les « canuts ». Ils ne recevront bientôt plus que l'équivalent d'un franc par jour, soit le prix d'un kilogramme de pain. Réduits au désespoir, les canuts se révolteront en 1831 et à nouveau en 1834, s'en prenant notamment aux métiers Jacquard qu'ils jetteront en nombre dans le Rhône.

Naissance de la Grande Armée

Rassemblée à Boulogne et initialement destinée par Napoléon Ier à envahir l'Angleterre, l’armée des côtes de l’Océan prend le nom de « Grande Armée » le 11 fructidor an XIII (29 août 1805) pour se distinguer de la « petite armée » qui opère au même moment en Italie. Sont alors formés sept corps d’armée (les « sept torrents ») sous le commandement de Bernadotte, Davout, Soult, Ney, Lannes, Marmont et Augereau. Leur objectif est de gagner à marches forcées le Rhin, à la rencontre des Autrichiens. Les soldats parcourent 40 km par jour avec un barda de 40 kg sur le dos. Pas étonnant qu'ils en viennent à se qualifier de « grognards ». S'ensuivent les victoires d'Ulm et d'Austerlitz.

En octobre 1808, cette Grande Armée cesse officiellement d’exister. Napoléon commande alors une armée d’Espagne, puis une armée d’Allemagne. Une seconde Grande Armée est constituée en 1811 en prévision de la campagne de Pologne, qui débouchera sur la tragique campagne de Russie. L’état-major général est placé sous le commandement du fidèle maréchal Alexandre Berthier tandis que la Maison de l’Empereur est confiée au grand écuyer le général de Caulaincourt.

Batailles de Michelsberg et Ulm

Le 15 octobre 1805, les armées de Napoléon prennent d'assaut le village bavarois de Michelsberg...

Napoléon victorieux des Autrichiens à Ulm

Le 20 octobre 1805, cinq jours après la prise du village bavarois de Michelsberg par la Grande Armée, Napoléon 1er reçoit la capitulation de l'armée autrichienne du général Karl Mack retranchée dans la ville voisine d'Ulm.

Cette capitulation ne manque pas de surprendre les observateurs car le général autrichien avait tous les atouts pour affronter les Français avec succès avant que ceux-ci ne le prennent au piège dans la ville. Il semble qu'il ait été trompé par les informations communiquées par un espion alsacien à la solde de l'empereur, Charles Schulmeister...

Nelson triomphe à Trafalgar

Le 21 octobre 1805, l'amiral anglais Horatio Nelson livre sa dernière bataille au large du cap Trafalgar, non loin de Cadix. Il détruit la flotte franco-espagnole qui lui fait face. Lui-même meurt à l'issue de la bataille. Dans le camp adverse, l'amiral de Villeneuve est capturé et l'amiral espagnol Gravina tué...

Napoléon Ier entre à Vienne

Le 14 novembre 1805, fort de sa victoire sur la troisième coalition à Ulm, Napoléon Ier fait son entrée à Vienne à la tête de la Grande Armée. L'empereur des Français est au faîte de sa gloire et peut jouir de son triomphe dans la capitale de l'empire autrichien désertée par l'empereur François II de Habsbourg.

Napoléon triomphe au soleil d'Austerlitz

Le 2 décembre 1805, un an tout juste après son sacre, Napoléon 1er remporte à Austerlitz sa victoire la plus éclatante...

Traité de Presbourg

Le 26 décembre 1805, à Presbourg (aujourd'hui Bratislava, capitale de la Slovaquie), l'empereur d'Autriche François Ier tire les conséquences de l'écrasement de son armée à Austerlitz. Il signe avec Napoléon Ier un traité de paix par lequel il renonce à la Vénétie, tandis que la Bavière, alliée de Napoléon, lui enlève le Tyrol. Par un article secret, François Ier renonce à son titre d'empereur du Saint Empire romain germanique. Sa décision va être rendue officielle, dans l'indifférence générale sept mois plus tard.

Napoléon 1er fonde l'Université

Le 10 mai 1806, une loi de Napoléon 1er Napoléon 1er jette les bases de l'Université : « Il sera formé, sous le nom d'Université impériale, un corps chargé exclusivement de l'enseignement et de l'éducation publics dans tout l'Empire ».

L'Université apparaît d'emblée comme un corps enseignant investi d'un monopole, organisé et hiérarchisé à la manière d'un ordre religieux. L'écrivain Louis de Fontanes en est nommé grand maître en 1808. Rallié à Louis XVIII en 1815, il sera fait marquis.

La Prusse s'incline à Iéna

Le 14 octobre 1806, les Prussiens sont battus à Iéna et Auerstaedt, en Saxe, par les armées napoléoniennes...

Napoléon Ier entre à Berlin

Le 27 octobre 1806, suite à ses victoires de Iéna et Auerstaedt, l'empereur Napoléon Ier entre à Berlin, capitale de la Prusse. C'est là qu'il va signer le décret instaurant le Blocus continental. La quatrième coalition, qui réunit l'Angleterre, la Russie et la Prusse, va définitivement s'effondrer l'année suivante après la défaite du tsar à Friedland et la conclusion du traité de Tilsit.

Décret de Berlin sur le « Blocus continental »

Le 21 novembre 1806, par un décret signé à Berlin, Napoléon Ier organise le « Blocus continental » contre l'Angleterre en  interdisant à tous les pays européens de commercer avec elle...

Du sang dans la neige à Eylau

Le 8 février 1807, Napoléon Ier bat les Russes à Eylau. Une victoire aussi sanglante qu'inutile...

Bataille de Friedland

Le 14 juin 1807, quatre mois après l'inutile et sanglante bataille d'Eylau, l'empereur Napoléon 1er bat les Russes à Friedland. Le tsar est obligé de négocier la paix. Celle-ci, très provisoire, sera signée à Tilsit, sur un radeau au milieu du Niémen.

Le traité de Tilsit

Le 7 juillet 1807, le tsar Alexandre 1er et l'empereur Napoléon 1er signent un traité secret à Tilsit, une petite ville fortifiée de Prusse-orientale (on écrit aussi Tilsitt)...

Napoléon 1er crée la Cour des Comptes

Le 16 septembre 1807, l'empereur Napoléon 1er crée la Cour des Comptes. Cette administration remplace la Chambre des Comptes de l'Ancien Régime.

Prise de Lisbonne par Andoche Junot

Après une victoire sur les Portugais à Abrantès, le général Andoche Junot entre à Lisbonne le 30 novembre 1807 à la tête d'une armée française...

Napoléon Ier institue les consistoires israélites

Le 17 mars 1808, Napoléon Ier institue par décret treize consistoires régionaux en vue de gérer les synagogues et les organisations israélites (les consistoires régionaux seront ramenés à sept à la chute de l'Empire en 1815). Ces consistoires sont supervisés par un Consistoire central de France, qui réunit trois grands rabbins et deux laïcs. Il est assimilable au Grand Sanhédrin, un tribunal religieux selon la tradition hébraïque...

Les Espagnols contre Napoléon

Le 2 mai 1808, les Madrilènes se soulèvent contre les troupes françaises d'occupation de Murat. C'est le début d'une impitoyable guerre d'usure dont témoignent les magnifiques chef-d'oeuvre de Goya. Selon la propre expression de Napoléon 1er, la guerre d'Espagne aura été pour lui comme un « ulcère » jamais guéri...

Reddition de Bailén

Le 19 juillet 1808, à Bailén (ou Baylen), en Andalousie, à l'entrée des défilés de la Sierra Morena, 18 000 soldats français aux ordres du général Dupont, sont assaillis par près de 30 000 Espagnols et capitulent trois jours plus tard, le 22 juillet 1808. L'Europe est subjuguée ; elle découvre que quelques poignées de paysans déterminés peuvent mettre en échec les armées napoléoniennes, invaincues jusque là. C'est la première défaite de l'Empire français...

Napoléon et Alexandre au congrès d'Erfurt

Du 27 septembre au 14 octobre 1808 se réunit un prestigieux congrès à Erfurt, en Thuringe, à l'initiative de Napoléon 1er. Presque tous les souverains allemands y sont présents, ainsi que le tsar de Russie Alexandre 1er. Le roi de Prusse et l'empereur d'Autriche brillent par leur absence. Les fêtes s'enchaînent. Talma et la Comédie-Française jouent devant un «parterre de rois»...

Napoléon victorieux à Eckmühl

Le 22 avril 1809, à Eckmühl, Napoléon 1er et Davout empêchent les Autrichiens de l'archiduc Charles d'entrer en Bavière. Mais l'Empereur est ensuite blessé au pied lors du siège de Ratisbonne. Enfin, le 13 mai, il peut pénétrer à Vienne mais c'est pour s'apercevoir que l'empereur François II et son frère Charles ont abandonné la ville et traversé le Danube en coupant les ponts derrière eux. Il les vaincra enfin à Wagram...

L'archiduc Charles frôle la victoire à Essling

Le 22 mai 1809, aux abords d'Essling et Aspern, au bord du Danube, une partie de la Grande Armée, sous les ordres de Masséna, est écrasée par les Autrichiens. Le maréchal Lannes est blessé à mort. Napoléon 1er et le reste de la Grande Armée, momentanément bloqués au milieu du fleuve, sur l'île de Lobau, prendront leur revanche à Wagram, sept semaines plus tard.

Napoléon victorieux de justesse à Wagram

Le 6 juillet 1809, à Wagram, sur un plateau qui domine le Danube et la plaine du Marchfeld, Napoléon 1er vainc l'archiduc Charles, frère de l'empereur d'Autriche.

La veille, MacDonald, Davout et Bernadotte ont bousculé les Autrichiens sans pouvoir les vaincre. Les artilleurs d'Oudinot emportent la décision en les écrasant sous un orage de boulets avant que MadDonald et ses fantassins ne montent à la charge...

Paix de Schönbrunn

Le 14 octobre 1809, Napoléon 1er et l'empereur d'Autriche François 1er signent la paix de Vienne ou « paix de Schönbrunn » qui met fin à la cinquième coalition européenne. Il fait suite à la bataille de Wagram. Le traité se solde par la cession de Salzbourg, de Berchtesgaden et du district de l'Inn à la Bavière alliée de la France ; de Cracovie et de Lubin au grand-duché de Varsovie, réminiscence de l'ancienne Pologne ; de Parnopol à la Russie ; de Trieste et de la côte dalmate à la France. L'Autriche doit également verser une indemnité de 85 millions de francs et s'engage à limiter ses forces armées à 150.000 hommes.

Divorce de Napoléon et Joséphine

Le 15 décembre 1809, Napoléon Ier divorce de Joséphine de Beauharnais pour raison d'État, son épouse ne pouvant lui donner un héritier. Sans attendre, l'Empereur se met en quête d'une princesse jeune et surtout féconde. Ce sera Marie-Louise d'Autriche (18 ans), qu'il épousera quatre mois plus tard.

Le divorce de Joséphine et Napoléon (Henri-Frédéric Schopin, XIXe siècle, musée de la Malmaison)

Prise de Séville par les Français

Le 1er février 1810, une armée française sous les ordres de Soult entre à Séville. Elle tente de s'emparer de la junte qui refuse de se soumettre à Joseph Bonaparte, roi d'Espagne par la volonté de son frère, Napoléon Ier. Mais la junte, qui réclame le retour des Bourbons prisonniers en France, parvient à s'enfuir à Cadix, ultime foyer de la résistance espagnole.

Marie-Louise et Napoléon unis devant Dieu

Le lundi 2 avril 1810, l'empereur Napoléon 1er (40 ans) épouse l'archiduchesse d'Autriche Marie-Louise (18 ans). Elle n'est autre que la fille de l'empereur d'Autriche François 1er et la petite-nièce de la reine Marie-Antoinette, guillotinée par les révolutionnaires français...

Naissance de l'Aiglon

Le 20 mars 1811 naît François Charles Joseph Bonaparte. Son père n'est autre que l'empereur Napoléon 1er et sa mère Marie-Louise d'Autriche...

Une médaille en sucre pour Delessert

Le 2 janvier 1812, le banquier Benjamin Delessert accueille Napoléon 1er dans sa fabrique de Passy où il produit du sucre de betterave...

Début de la campagne de Russie

Le 24 juin 1812 débute la campagne de Russie. La Grande Armée de l'empereur Napoléon 1er traverse le Niémen et envahit l'empire du tsar Alexandre 1er. Avec près de 700.000 hommes, dont une moitié seulement de Français, cette Grande Armée mérite d'être appelée aussi l'armée des Vingt nations. Sa puissance ne l'empêchera pas d'être vaincue par l'hiver russe et par la résistance opiniâtre des partisans russes et des soldats du vieux général Koutouzov...

La bataille de Borodino ou de la Moskova

Le 7 septembre 1812, sur les bords de la Moskova, près du village de Borodino, à 150 kilomètres de Moscou, la Grande Armée de Napoléon 1er trouve en face d'elle l'armée russe au grand complet.

Il va en résulter une meurtrière et indécise bataille, dont chaque belligérant revendiquera la victoire. Baptisée Borodino par les Russes, elle est plus connue sous le nom de Moskova par les Français, ce nom rappelant la proximité de Moscou, l'ancienne capitale russe...

L'incendie de Moscou

Le 15 septembre 1812, un incendie détruit Moscou. La Grande Armée de Napoléon 1er était entrée la veille en vainqueur dans l'ancienne capitale de toutes les Russies, désertée par le tsar et sa cour...

Décret « de Moscou »

Napoléon Ier réorganise la Comédie-Française par un décret supposé signé à Moscou, le 12 octobre 1812.

En bon communiquant, l'Empereur a voulu ainsi signifier qu'il pouvait garder la tête froide dans une ville en feu à des milliers de kilomètres des Tuileries. Mais l'historien Jean Tulard a montré que le décret a été en fait rédigé à Paris au retour de Russie et sciemment antidaté !

Toujours est-il que la Comédie-Française s'en trouve profondément transformée.

La troupe a été créée en 1680 par une ordonnance du roi Louis XIV prescrivant la fusion des Anciens Compagnons de Molière et des Grands comédiens de l'Hôtel de Bourgogne, deux troupes rivales de l'époque. Par cette ordonnance, la Comédie-Française obtient le monopole du répertoire français, concurrent du théâtre italien alors en vogue.

Napoléon Ier la transforme en une association de comédiens d'une trentaine de sociétaires cooptés, avec mission de sauvegarder l'héritage dramatique français et de l'enrichir avec de nouveaux chefs-d'oeuvre. La célèbre troupe a aujourd'hui plus de 2600 pièces à son répertoire et en joue chaque année une soixantaine.

Conspiration de Malet

Le 22 octobre 1812, profitant de ce que Napoléon 1er est embourbé avec son armée dans les plaines russes, le général de Malet tente de renverser le gouvernement impérial...

Le passage de la Bérézina

Le 26 novembre 1812, la Grande Armée de Napoléon 1er arrive au bord de la Bérézina. Survient l'épisode le plus dramatique de la retraite de Russie.

Tandis que les Cosaques harcèlent les troupes démunies de tout, les pontonniers du général Eblé aménagent un passage sur la rivière gelée. La plupart y laissent leur vie. Pendant 3 jours, ce qui reste de la Grande Armée, entrée en Russie cinq mois plus tôt, va franchir les ponts improvisés...

Wellington franchit les Pyrénées

Le 8 octobre 1813, le général anglais Arthur Wellesley, futur duc de Wellington, traverse les Pyrénées avec son armée et envahit la France de Napoléon 1er. Il a chassé les Français du Portugal et les a battus à Vitoria, dans le Pays Basque. Il les oblige enfin à quitter l'Espagne et s'apprête à battre le maréchal Soult aux portes de Toulouse. Mais c'est dix-huit mois plus tard, à Waterloo, que Wellington connaîtra son plus grand succès en battant la dernière armée de Napoléon 1er.

La « bataille des Nations »

Le 16 octobre 1813 commence la « bataille des Nations », près de Leipzig, au coeur de l'Allemagne...

Traité de Valençay

Le 11 décembre 1813, le roi d'Espagne Ferdinand VII, interné au château de Valençay par la volonté de Napoléon 1er, se voit proposer par l'ambassadeur de ce dernier la restitution de son royaume.

Ferdinand, que son peuple surnomme «Le Désiré», signe le traité de Valençay et peut rentrer à Madrid après 5 ans d'exil, heureux bénéficiaire de la résistance populaire à l'occupant.

bataille de Brienne-le-château

Après la retraite de Russie et la bataille de Leipzig, Napoléon 1er doit faire face à l'invasion de la France par les armées de la sixième coalition. Retrouvant la virtuosité de ses jeunes années, l'Empereur, avec des forces bien moins nombreuses, vole de l'une à l'autre.

Gourgaud et Napoléon à Brienne-le-Château, le 29 janvier 1814, sous la menace d'un Cosaque (Robert-Alexander Hilingford, 1891)Il arrête l'armée de Silésie, commandée par le général prussien Blücher, à Brienne-le-château, en Champagne, le 29 janvier 1814, près de l'école militaire où il a suivi ses études !

Il lui livre encore bataille à Montmirail le 11 février et à Château-Thierry le 12. Il bat ensuite l'armée de Bohême, avec l'Autrichien Schwarzenberg, à Montereau le 18 février !

La campagne de France semble bien engagée...

Bataille de Champaubert

La « campagne des Cinq-Jours » (9-14 février 1814) est le moment culminant de la campagne de France. Elle débute à Champaubert, au sud de la Marne. Bien que les troupes d'invasion russes, prussiennes et autrichiennes soient deux fois plus nombreuses que sa propre armée, Napoléon 1er arrive ici à attaquer en ayant la supériorité numérique.

Ayant observé en effet que l'armée de Blücher s'étire dangereusement et laisse son centre affaibli, il lance le maréchal Marmont (6 000 hommes) contre le général russe Olufsiev (4 500 hommes). Les pertes françaises sont étonnamment faibles (300) alors que celles des Russes atteignent 50% de leur effectif. Près de Champaubert, un lieu-dit s’intitule toujours le champ des Cosaques pour rappeler le lieu d’inhumation sommaire des victimes de la bataille (*).

Le Sénat appelle au trône Louis XVIII

Le 6 avril 1814, le jour même où, à Fontainebleau, Napoléon 1er se résigne à abdiquer sans conditions, le Sénat, réuni à Paris, appelle au trône le frère du roi guillotiné, le comte de Provence devenu Louis XVIII (59 ans). C'est le « retour des lys » ! Louis XVIII, qui se fait appeler le Désiré(!), quitte sans attendre sa retraite anglaise de Hartwell et débarque à Calais. En route vers Paris, il publie le 2 mai à Saint-Ouen une déclaration dans laquelle il promet un gouvernement représentatif et le respect des acquis de la Révolution. Soulagement chez les Français de tous bords, désireux de retrouver enfin la paix.

Napoléon fait ses adieux à la Garde

Devant l'escalier d'honneur du château de Fontainebleau, ou « escalier en fer à cheval », le 20 avril 1814, L'ex-empereur Napoléon Ier fait solennellement ses adieux à un détachement de la Garde et baise son drapeau ! Deux semaines plus tôt, l'empereur s'est résigné à abdiquer sans conditions sous la pression de ses maréchaux cependant que les sénateurs avaient proclamé sa déchéance. Les Alliés, qui l'ont vaincu, lui ont concédé le 11 avril la souveraineté sur l'île d'Elbe, un îlot italien à la latitude de la Corse !

Louis XVIII entre à Paris

Le 3 mai 1814, tandis que Napoléon 1er arrive à l'île d'Elbe, le comte de Provence fait son entrée à Paris.

Acclamé par une population avide de paix, le frère de Louis restaure l'ancienne monarchie. Il avait pris le titre de Louis XVIII après la mort du malheureux Louis XVII à la prison du Temple mais il avait dû patienter en exil, dans l'humiliation et la gêne avant d'accéder au trône. Le 7 septembre 1800, le Premier Consul Bonaparte l'avait mis en garde : « Vous ne devez pas souhaiter votre retour en France. Il vous faudrait marcher sur cinq cent mille cadavres ».

Premier traité de Paris entre les Alliés et la France

Le 30 mai 1814, deux mois après leur entrée en vainqueurs dans la capitale française, les Alliés signent un traité de paix avec le gouvernement du roi Louis XVIII, lequel a remplacé Napoléon 1er à la tête de l'État.

Le traité est relativement modéré, les Alliés ayant toujours proclamé qu'ils combattaient Napoléon l'usurpateur et non le peuple français !..

Napoléon quitte l'île d'Elbe

Le 26 février 1815, Napoléon Ier quitte l'île d'Elbe en catimini avec quelques compagnons d'infortune. Dédaignant la souveraineté de l'île, pourtant concédée par ses vainqueurs, il projette rien moins que de restaurer l'Empire français. Son entreprise réussira à la barbe des gouvernants européens, réunis en Congrès en Vienne pour remodeler l'Europe. Il ne faudra que Cent jours avant que Napoléon Ier rende définitivement les armes. Les royalistes et les réactionnaires de tout poil prendront alors leur revanche.

Napoléon débarque à Golfe-Juan, début des Cent-Jours

Le 1er mars 1815, Napoléon débarque à Golfe-Juan avec 900 grenadiers, en provenance de l'île d'Elbe...

La fuite piteuse de Louis XVIII

Le 19 mars 1815, le roi Louis XVIII quitte piteusement Paris pour l'exil, laissant le champ libre à l'ex-Empereur Napoléon 1er, de retour de l'île d'Elbe...

Crépuscule à Waterloo

L'épopée napoléonienne s'achève le 18 juin 1815 à Waterloo, à quelques kilomètres au sud de Bruxelles...

Seconde abdication de Napoléon Ier

Seconde abdication de Napoléon Ier (22 juin 1815)Au soir de Waterloo, Napoléon Ier prend à cheval la route de Paris. Épuisé, il arrive le 21 juin au palais de l’Élysée, où l’attend sa deuxième défaite. Sous la pression des deux Chambres, il abdique dès le lendemain en faveur de son fils le roi de Rome, âgé de 5 ans.

Il propose alors de redevenir simple général pour protéger la France de l’invasion, mais le gouvernement provisoire s’y refuse et son représentant Joseph Fouché lui suggère de quitter Paris pour Rochefort, un port de l'Atlantique, en l'entretenant dans l'espoir d'une fuite aux États-Unis. L'ancien ministre de la Police de l'Empereur veut surtout qu'il libère la place au plus vite...

Traité de Paris et fin de l'Empire

Le traité de Paris du 20 novembre 1815 sanctionne le retour de Napoléon de l'île d'Elbe et sa défaite à Waterloo...

Échouage de la Méduse

Le 2 juillet 1816, la frégate La Méduse s'échoue sur un banc de sable au large de l'actuelle Mauritanie, avec 395 marins et soldats à son bord.

Ce fait divers tragique va bouleverser la France et engendrer un chef-d'oeuvre de l'art romantique...

Assassinat du duc de Berry

Le soir du 13 février 1820, sur les marches de l'Opéra de Paris, un ouvrier cordonnier dénommé Louvel assassine le duc de Berry, ultime héritier du trône...

Ampère découvre l'électromagnétisme

Le 18 septembre 1820, le physicien lyonnais André-Marie Ampère publie une première explication concernant l'électromagnétisme, un phénomène observé quelques mois plus tôt par le physicien danois Oersted.

Mort de Napoléon Ier à Sainte-Hélène

Le 5 mai 1821, Napoléon Ier s'éteint à Sainte-Hélène...

Les Quatre Sergents de La Rochelle

Le 21 septembre 1822, sous le règne du vieux Louis XVIII, l'exécution des Quatre Sergents de La Rochelle, coupables d'avoir comploté contre le régime de la Restauration, émeut les foules et l'opinion romantique...

Champollion déchiffre les hiéroglyphes

Le 27 septembre 1822, Jean-François Champollion, qui a fait à l'archéologie le sacrifice de sa santé et de sa jeunesse, perce le secret des hiéroglyphes.

Grâce aux inscriptions trilingues de la pierre de Rosette, il devance son rival anglais Thomas Young...

La prise du Trocadéro

Le 31 août 1823, un corps expéditionnaire français s'empare du fort du Trocadéro, qui commande l'entrée du port de Cadix, en Andalousie, en vue de mettre fin à une expérience libérale.

L'opération est menée à l'initiative du vicomte François de Chateaubriand, qui a délaissé le métier d'écrivain pour devenir ministre des Affaires étrangères de Louis XVIII...

Mort du « Roi-fauteuil »

Perclus de goutte, obèse et incapable de marcher, le vieux roi Louis XVIII, qui se surnomme lui-même le « Roi-fauteuil », meurt d'une gangrène infectieuse à près de 69 ans, le 16 septembre 1824, sans avoir réussi à réconcilier la Révolution et l'Ancien Régime.

L'intronisation de son frère, le comte d'Artois (61 ans), sous le nom de Charles X, et son sacre anachronique à Reims, semblent assurer le complet triomphe des ultraroyalistes, désireux de restaurer l'Ancien Régime et d'effacer 1789. Le comte d'Artois lui-même avait pris le chemin de l'exil dès le lendemain de la prise de la Bastille.

La loi du Sacrilège

Le 20 avril 1825, le roi Charles X fait voter une loi sur le Sacrilège en croyant de la sorte « re-christianiser la France ». Le texte condamne à mort, avec amende honorable (obligation de se repentir en public avant l'exécution) toute personne qui aurait en public profané des hosties ou les vases les contenant ! C'est du jamais vu. Cette loi, qui assimile le sacrilège à un parricide, est promulguée malgré les critiques, y compris chez les « ultra-royalistes » (Chateaubriand, Molé, Broglie...). Mais elle ne sera jamais appliquée et le successeur de Charles X l'abrogera sans attendre, le 11 octobre 1830.

De fait, le sacrilège (profanation d'objets sacrés) pas plus que le blasphème (insultes adressées à Dieu et à ses saints) n'ont jamais été formellement réprimées par l'Église et la monarchie au Moyen Âge. C'est seulement à partir du XVIe siècle, avec l'émergence des États nationaux, que les gouvernants ont vu l'intérêt d'instrumentaliser ces délits d'ordre religieux à des fins personnelles ou politiques. Ainsi avec la condamnation du malheureux chevalier de la Barre en 1766...

Sacre de Charles X

Le 29 mai 1825, le roi de France Charles X se fait sacrer à Reims en grande pompe, tentant de ressusciter un rite que les vicissitudes de la Révolution avaient rendu obsolète et que son frère Louis XVIII avait judicieusement évité. L'apparat anachronique de la cérémonie retourne l'opinion contre le roi.

Avec le dernier frère du malheureux Louis XVI, les « ultra-royalistes » prennent officiellement le pouvoir et tentent d'enrayer la marche vers une monarchie parlementaire. Leurs outrances seront fatales à la dynastie des Bourbons.

La France impose une indemnité à Haïti

Le 11 juillet 1825, sous la menace d'une escadre de 14 vaisseaux et 500 canons, le président haïtien Jean-Pierre Boyer se résigne à signer un traité avec le roi de France Charles X. Celui-ci reconnaît l'indépendance de l'ancienne colonie française en échange d'une indemnité de 150 millions de francs-or qui sera plus tard ramenée à 90 millions. Cette indemnité est officiellement destinée à indemniser les planteurs dépossédés de leurs terres. Les Haïtiens vont l'acquitter par échéances jusqu'en 1888 !

Prenant prétexte de cette indemnité dans laquelle ils voient une forme de protectorat de la France sur Haïti, les États-Unis et les jeunes États latino-américains refusent de reconnaître la république noire (ils ne s'y résoudront qu'en 1862, sous la présidence d'Abraham Lincoln).

Beaucoup plus tard, le président Aristide va tenter d'expliquer le retard de Haïti par le poids de cette indemnité. Une assertion très exagérée selon l'historien Frédéric Régent. Il n'est que de se rappeler que la France a payé en 1815 sept cents millions de francs-or aux Alliés qui ont abattu l'empire napoléonien.

Premiers omnibus à Nantes

Le 10 août 1826, Stéphane Baudry fonde à Nantes la première compagnie d'omnibus du monde...

Le coup d'éventail du dey d'Alger

Le 30 avril 1827, à Alger, le dey Hussein soufflette de son éventail le consul de France, un affairiste du nom de Deval qui avait refusé avec insolence de s'engager sur le remboursement d'un prêt. C'est le prétexte à une tension entre les deux pays qui débouche trois ans plus tard sur la conquête de l'Algérie.

La bataille de Navarin

Le 20 octobre 1827, dans la rade du port grec de Navarin, la flotte turco-égyptienne est attaquée sans préavis et détruite par une escadre anglo-franco-russe sous le commandement de l'amiral de Rigny...

René Caillié entre à Tombouctou

Le 20 avril 1828, l'explorateur René Caillé (29 ans) entre à Tombouctou, une ville sainte des bords du Niger...

La « bataille d'Hernani »

Le 25 février 1830 se déroule à la Comédie française, à Paris la plus fameuse bataille qu'aient jamais livrée des hommes de plume et des artistes ! Elle reste connue sous le nom de « bataille d'Hernani », du nom d'une pièce de Victor Hugo que l'on jouait ce soir-là pour la première fois...

Les Français débarquent en Algérie

Le 14 juin 1830, les troupes françaises débarquent sur la plage de Sidi Ferruch, à 25 km d'Alger...

Prise d'Alger

Le 5 juillet 1830, le maréchal Bourmont s'empare d'Alger avec un corps expéditionnaire de 35.000 hommes. L'expédition était prévue pour ne pas durer...

Louis-Philippe d'Orléans régent

Le 30 juillet 1830, suite à la Révolution des Trois Glorieuses qui a chassé du trône son cousin Charles X, le duc Louis-Philippe d'Orléans devient lieutenant général du royaume, c'est-à-dire régent. Il lui revient de gouverner le pays pendant la minorité de l'héritier légitime, le petit comte de Chambord, petit-fils de Charles X.

Mais le régent, cédant à la pression des bourgeois libéraux, choisit très vite de garder la couronne pour lui-même. Il monte sur le trône sous le nom de Louis-Philippe 1er. Ce faisant sans s'en rendre compte, il ruine le principe de légitimité qui fondait la monarchie. Il sera le dernier roi de l'Histoire de France.

Les Chambres déclarent Louis-Philippe 1er « roi des Français »

Le 7 août 1830, tandis que s'apaise dans les rues de Paris la Révolution des « Trois Glorieuses », la Chambre des pairs et la Chambre des députés se réunissent malgré l'ordonnance de dissolution dont les a gratifiées le roi Charles X. Les parlementaires, habilement manoeuvrés par Talleyrand, Thiers et le banquier Laffitte, écartent la perspective d'une République. Ils écartent de même le remplacement du roi par son petit-fils le duc de Bordeaux (10 ans) sous la régence du duc Philippe d'Orléans. Ce dernier se laisse convaincre d'accepter la couronne. C'est ainsi que les parlementaires, constatant la vacance du trône, décernent au duc d'Orléans le titre de « roi des Français » sous le nom de Louis-Philippe 1er.

Deux jours plus tard, en guise de sacre, le roi prête serment sur la Charte constitutionnelle au Palais-Bourbon. De cette trahison familiale va résulter une solide inimitié entre les royalistes « légitimistes », partisans du duc de Bordeaux, et les « orléanistes ».

Le crime mystérieux de Saint-Leu

Le 27 août 1830, au château de Saint-Leu, un valet découvre Monseigneur le duc de Bourbon-Condé pendu à l'espagnolette de la fenêtre de sa chambre...

Création de la Légion étrangère

Suite à la dissolution du régiment de Hohenlohe le 5 janvier 1831, le roi Louis-Philippe Ier reprend la tradition des régiments étrangers attachés à la monarchie (Suisses, Irlandais, Hongrois, Polonais...). Il fonde la Légion étrangère par la loi du 9 mars 1831 en vue d'encadrer les recrues étrangères, à commencer par les mercenaires suisses. Il renoue ce faisant avec la tradition des régiments étrangers attachés aux rois de France...

Publication de Notre-Dame de Paris

Notre-Dame de Paris sort en librairie le 16 mars 1831...

Révolte des canuts de Lyon

Le 22 novembre 1831 éclate sur la colline de la Croix-Rousse, au nord de Lyon, la révolte des canuts. Les insurgés prennent pour emblème le drapeau noir et la devise : «Vivre en travaillant ou mourir en combattant». Ils s'emparent de Lyon.

Le Président du Conseil de Louis-Philippe 1er, Casimir Perier, rétablit l'ordre sans effusion de sang...

Révélation de George Sand

Le 2 mai 1832, la critique littéraire salue la sortie à Paris d'un roman intitulé Indiana. Tiré à 750 exemplaires, il fait la critique de la vie bourgeoise. Son auteur est un inconnu du nom de George Sand...

Frédéric Ozanam fonde la Conférence de Charité

FIssu d'une famille bourgeoise de la région lyonnaise, Frédéric Ozanam, 20 ans, étudiant en droit à la Sorbonne, fonde le 23 avril 1833, avec cinq amis, près de l'église Saint-Sulpice, à Paris, la première Conférence de Charité pour venir en aide aux pauvres, victimes collatérales de la révolution industrielle. C'est le début de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, association spirituelle à vocation caritative, qui regroupe aujourd'hui 700.000 hommes et femmes dans 141 pays.

Le jeune homme, devenu professeur d'histoire à la Sorbonne, va continuer de militer toute sa vie pour une Église sociale. Disciple de Lamennais et Lacordaire, il plaide pour une réconciliation entre l’Église et son époque.

En 1848, il adhère aux idées républicaines parce qu’il y voit la solution à la question sociale. «C’est dans le peuple, écrit-il dans un célèbre discours, que je vois assez de restes de foi et de moralité pour sauver une société dont les hautes classes sont perdues».

D'une santé fragile, Frédéric Ozanam meurt à 40 ans. Il a été béatifié par le pape Jean-Paul II le 22 août 1997.

Guizot instaure un enseignement primaire public

Le 28 juin 1833, au début du règne de Louis-Philippe 1er, le ministre de l'Instruction publique François Guizot fait voter une loi instaurant en France un enseignement primaire public. Chaque commune doit, dans les six ans qui suivent, devenir propriétaire d'un local d'école, loger et entretenir un ou plusieurs instituteurs et instruire tous les enfants en échange d'une rétribution mensuelle des familles...

Abd el-Kader s'allie avec l'envahisseur français

Le 26 février 1834, le général Desmichels signe un traité par lequel il reconnaît l'autorité de l'émir Abd el-Kader sur la région d'Oran. Désireux qu'il pacifie la région, il l'aide à constituer son armée : 2.000 cavaliers, 8.000 fantassins avec fusils modernes à baïonnette, 250 artilleurs.

Les Français, embarrassés par la prise d'Alger, n'ont aucune envie de s'aventurer dans l'arrière-pays ni de soumettre celui-ci. Ils y seront contraints par la révolte d'Abd el-Kader...

Seconde insurrection des canuts

À Lyon, le 9 avril 1834, les ouvriers de la soie, les canuts, se soulèvent après que des meneurs ont été traduits en justice pour avoir dénoncé des baisses de salaires et fait grève. Le ministre de l'Intérieur Adolphe Thiers laisse les manifestants ériger des barricades puis fait donner la troupe. Celle-ci va méthodiquement reconquérir la ville.

On comptera environ 600 morts et 10 000 arrestations au cours de la « Sanglante semaine » du 9 au 15 avril 1834. Autrement plus féroce que lors de la première révolte des canuts (1831), cette répression est un prélude à la « Semaine sanglante » de 1871 par laquelle le même Thiers mettra un terme à la Commune de Paris.

Paroles d'un croyant

Le 30 avril 1834 paraît à Paris Paroles d'un croyant. L'auteur, le prêtre Félicité de Lamennais, en appelle à l'insurrection contre l'injustice au nom de l'Évangile. Il est immédiatement condamné par le Saint-Siège.

Les Français s'installent en Algérie

Le roi des Français Louis-Philippe 1er institue le 22 juillet 1834 un gouvernement général pour les « possessions françaises du nord de l'Afrique », sans plus de précision. Les Français, qui comptent sur Abd el-Kader pour pacifier l'arrière-pays, l'aident à constituer son armée : 2.000 cavaliers, 8.000 fantassins avec fusils modernes à baïonnette, 250 artilleurs,...

La démocratie en Amérique

Le 23 janvier 1835, un jeune inconnu, Alexis de Tocqueville, publie le premier tome de La démocratie en Amérique. L'ouvrage recueille un immense succès. En lointain héritier de Montesquieu, Tocqueville apporte une vision révolutionnaire de l'histoire longue.

Attentat de Fieschi

Le 28 juillet 1835, le conspirateur républicain Giuseppe Fieschi tente d'assassiner le roi Louis-Philippe Ier alors qu'il se rend à la Bastille pour commémorer la révolution des Trois Glorieuses (1830).

Sa machine infernale n'atteint pas le roi mais fait 18 morts dans le cortège royal, dont le maréchal Mortier. Le roi promulgue peu après les lois de septembre ou « lois scélérates » sur les actes de rébellion et la liberté de la presse. La « monarchie de Juillet » évolue vers l'autoritarisme et l'impopularité.

Érection de l'obélisque de la Concorde

Le 25 octobre 1836, est érigé à Paris, sur la place de la Concorde, un obélisque en provenance du temple pharaonique de Louqsor (Égypte) et vieux d'environ 4.000 ans (on peut le considérer comme « le plus ancien monument de Paris »)...

Abd el-Kader et Bugeaud signent le traité de la Tafna

Le 30 mai 1837, le général Thomas Bugeaud impose à l'émir Abd el-Kader le traité de la Tafna. C'est la seule fois de leur vie que les deux ennemis auront eu l'occasion de se rencontrer...

Le palais de Versailles retrouve sa splendeur

Le palais de Versailles retrouve sa splendeur le 10 juin 1837. Ce jour-là, à l'occasion du mariage du prince héritier Ferdinand-Philippe d'Orléans, le roi Louis-Philippe 1er inaugure en son sein un Musée de l'Histoire de France. Au fronton des deux ailes du palais est gravée la formule : «À toutes les gloires de la France».

Le «roi-bourgeois» a formulé le projet de ce musée quatre ans plus tôt, dans un esprit d'oecuménisme, afin de rassembler les Français de toutes tendances politiques autour de leur Histoire commune...

La guerre de la pâtisserie

Le 4 septembre 1838, le saccage à Mexico d'une pâtisserie tenue par un Français entraîne une guerre entre la France de Louis-Philippe et le tout jeune Mexique. Cette «guerre de la pâtisserie» se soldera par la destruction du port de Veracruz. À cette occasion s'illustreront le prince de Joinville, François d'Orléans, et le général Antonio López de Santa Anna.

La France fait don de la photo au monde !

Le 19 août 1839, devant les Académies des sciences et des beaux-arts, François Arago, savant et homme politique, informe que l'État français a acheté le daguerréotype, une invention de Louis Daguerre à l'origine de la photographie, afin d'« en doterlibéralement le monde entier » !

Découverte de la terre Adélie

Le 19 janvier 1840, Dumont d'Urville aborde une terre inconnue de l'Antarctique. Par une touchante attention, il donne à cette terre et à ses habitants le prénom de sa femme, Adélie...

Retour des cendres de l'Empereur

Le 15 décembre 1840, au cours d'une cérémonie populaire et grandiose, l'auguste cercueil de Napoléon 1er entre à Paris après un long voyage en mer sur la Belle-Poule depuis l'île de Sainte-Hélène où est mort l'empereur près de vingt ans plus tôt...

Limitation législative du travail des enfants

Le 22 mars 1841, une loi limite en France, pour la première fois, le travail des enfants employés dans les manufactures, usines ou ateliers. La loi est promulguée par Louis-Philippe, roi des Français, le maréchal Jean-de-Dieu Soult (73 ans) étant président du Conseil. Elle s'inspire d'une loi similaire promulguée en Angleterre huit ans plus tôt, en 1833.
L'article 2 énonce :
Les enfants devront, pour être admis, avoir au moins huit ans.
De huit à douze ans, ils ne pourront être employés au travail effectif plus de huit heures sur vingt-quatre, divisées par un repos.
De douze à seize ans, ils ne pourront être employés au travail effectif plus de douze heures sur vingt-quatre, divisées par des repos.
Ce travail ne pourra avoir lieu que de cinq heures du matin à neuf heures du soir.

Mayotte sous protection française

Le sultan Andriantsouli qui règne sur Mayotte, se place sous le protectorat de la France par le traité du 25 avril 1841 signé avec le commandant Pierre Passot. Il reçoit en contrepartie une indemnité de 1000 piastres ! C'est ainsi que Mayotte entre dans le giron de la France.

De proche en proche, l'ensemble de l'archipel des Comores (Mayotte, Anjouan, Grande Comore et Mohéli) devient colonie française...

Traité de Grand-Bassam en Côte d'Ivoire

Le 10 février 1842, l'amiral Bouet-Willaumez signe un traité avec le roi de Bassam, un modeste royaume du littoral africain. Premier pas vers la colonisation de la Côte d'Ivoire...

Prise de la smala d'Abd el-Kader

Le 16 mai 1843, un escadron de 500 hommes commandé par le duc d'Aumale enlève la smala d'Abd el-Kader...

Bugeaud maréchal de France

Tandis que l'émir Abd el-Kader se réfugie au Maroc avec ses derniers fidèles, le général Bugeaud (59 ans) est fait Maréchal de France en récompense de ses succès dans la soumission de l'Algérie.

Sa casquette est légendaire : une nuit, surpris par une attaque ennemie, il serait sorti de sa tente sabre au clair et encore coiffé de son bonnet de nuit en guise de casquette !

Drame familial à Villequier

Le 4 septembre 1843, en villégiature à Villequier, sur la Seine, Léopoldine Hugo, fille de Victor Hugo, monte dans un canot avec son mari Charles Vacquerie...

Première ligne de télégraphe

Le 24 mai 1844 est inaugurée la première ligne de télégraphe du monde, entre Washington et Baltimore. Le télégraphe a été inventé sept ans auparavant par Samuel F. B. Morse.

Bataille d'Isly

Le 14 août 1844, le maréchal Thomas Bugeaud bat les troupes marocaines du sultan Abd al-Rahman III sur l'oued Isly.

Enfumage des grottes du Dahra

Pendant la conquête de l'Algérie par la France, environ sept cent ressortissants de la tribu des Ouled Riah périssent les 18 et 19 juin 1845 dans l'« enfumade » des grottes du Dahra.

Le colonel Pélissier avait proposé une reddition honorable aux combattants et à leurs familles qui s'étaient réfugiés dans ces grottes. Devant leur refus, et considérant qu'il ne pouvait prendre le risque de les laisser aller, il avait enfumé les grottes en espérant de la sorte les en faire sortir et les capturer. Refusant obstinément de se rendre, hommes, femmes et enfants finissent presque tous asphyxiés. Un précédent avait déjà eu lieu un an plus tôt, le 11 juin 1844, à l'initiative du général Cavaignac, contre des ressortissants de la tribu des Sbéhas...

Interpellé à la Chambre des Pairs, le général Bugeaud, commandant du corps expéditionnaire d'Algérie, assume la responsabilité de ce crime de guerre en faisant valoir la nécessité d'être inflexible : « Et moi, je considère que le respect des règles humanitaires fera que la guerre en Afrique risque de se prolonger indéfiniment » !

La France impose à la Chine un traité de tolérance

Le 20 février 1846, la France de Louis-Philippe 1er impose à la Chine de l'empereur Daoguang un édit de tolérance en faveur du christianisme.

L'édit concédé par le vieil empereur Daoguang autorise la pratique de la religion dans les principaux ports et interdit toute forme de persécution. Il ordonne même la reconstruction des vieilles églises détruites lors des persécutions précédentes...

Évasion de Louis-Napoléon

Le 25 mai 1846, le prince Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon 1er, s'évade du fort de Ham, déguisé en ouvrier avec une solive sur l'épaule, après six ans de captivité pour cause de complot contre l'État. Deux ans plus tard, le révolutionnaire sera le premier président de la République française et cinq ans plus tard, il restaurera à son profit le titre d'empereur et règnera sous le nom de Napoléon III !

Bou-Maza se rend au colonel de Saint-Arnaud

En 1844, tandis qu'Abd el-Kader éprouve défaite sur défaite, les paysans du massif du Dahra, à l'est de Mostaganem et d'Oran, se soulèvent à l'appel d'un Berbère surnommé « Bou Maza » (l'homme à la chèvre). La réaction de l'armée française ne se fait pas attendre. Des « colonnes infernales » ravagent la contrée jusqu'à la reddition de « Bou Maza » le 13 avril 1847.

Assassinat de la duchesse de Choiseul-Praslin

Dans la nuit du 17 au 18 août 1847, la duchesse de Choiseul-Praslin, fille unique du célèbre général de l'Empire Bastien Sébastiani, est assassinée dans son hôtel particulier du faubourg Saint-Honoré, à Paris.

L'enquête s'oriente très vite vers son mari, un pair de France qui bénéficie du privilège de l'inviolabilité...

Abd el-Kader se rend au général Lamoricière

Le 23 décembre 1847, l'émir Abd el-Kader se rend au général Lamoricière. C'est la fin de toute résistance organisée à la conquête de l'Algérie par la France.

Insurrection républicaine à Paris

Le 22 février 1848, lassée par le règne débonnaire du roi des Français, Louis-Philippe 1er, ennuyeux à force de paix et de prospérité, l'opposition se soulève et, au terme de trois jours d'émeute, impose un régime républicain (la Seconde République).

Conduite par des républicains modérés : Lamartine, Ledru-Rollin, Arago, Dupont de l'Eure, Marie,... la « Révolution de Février » met ainsi fin à la « Monarchie de Juillet » (parce que née en juillet 1830). Le poète Lamartine repousse le drapeau rouge des manifestants populaires et promeut le drapeau tricolore.

Louis-Philippe Ier abdique

Le 24 février 1848, le roi des Français Louis-Philippe Ier abdique et part en exil au terme de trois jours d'émeutes. C'est la naissance de la IIe République - une naissance romantique à l'image de son époque.

Ouverture des Ateliers nationaux

Le 27 février 1848, à l'initiative de Louis Blanc, le  gouvernement provisoire de la IIe République prend la décision d'ouvrir des Ateliers nationaux pour donner du travail aux chômeurs, à Paris et en province...

La France limite la journée de travail

Le 2 mars 1848, un décret du jeune gouvernement de la IIe République réduit d'une heure la journée de travail parce que, selon ses termes, « un travail manuel trop prolongé non seulement ruine la santé mais en l'empêchant de cultiver son intelligence porte atteinte à la dignité de l'homme ». La journée de travail tombe à... dix heures à Paris et à onze en province (serait-ce que le travail est plus éprouvant à Paris qu'ailleurs ?).

Mais en avril 1848 est élue à l'Assemblée une majorité de députés issue de la bourgeoisie de province. Elle considère d'un mauvais oeil les réformes sociales et ne craint pas de massacrer les manifestants ouvriers lors des journées dramatiques de juin. Quarante ans plus tard va s'amplifier dans le monde industrialisé la revendication des « trois huit », soit huit heures par jour pour le travail, huit pour les loisirs et autant pour le sommeil.

Élections à l'Assemblée constituante

Le 23 avril 1848 ont lieu les élections des députés à l'Assemblée constituante de la IIe République. À cette occasion, les Français votent pour la première fois au suffrage universel : c'est la mort du suffrage censitaire (du mot cens qui désignait le montant minimal d'impôt à partir duquel un homme adulte avait le droit de voter). Avec le suffrage universel, le droit de vote n'est plus soumis à des conditions de revenu... mais seulement de sexe ou de statut (les femmes en sont encore privées, ainsi que les militaires, pour des motifs de neutralité). Le suffrage universel amène à l'Assemblée une majorité conservatrice, les paysans ayant massivement voté pour les notables locaux. Cette modération apaise les réticences de la bourgeoisie à l'égard du suffrage universel.

Abolition de l'esclavage en France

Le 27 avril 1848, les décrets d'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises sont publiés à l'initiative de Victori Schoelcher et François Arago, ministres de la IIe République. Sont concernés les Antilles, la Réunion et Saint-Louis du Sénégal...

Insurrection ouvrière à Paris

À Paris, le 23 juin 1848, au point du jour, une foule s'ébranle sur la place de la Bastille, au pied de la colonne de Juillet. Guidé par un dénommé Pujol, au cri de : « La Liberté ou la Mort », elle commence de dresser des barricades. Il va s'ensuivre trois jours de violents combats avec la troupe. Au terme de ces émeutes de la faim provoquées par la fermeture des Ateliers nationaux et le licenciement de 120.000 ouvriers, 5.000 insurgés seront tués, dont beaucoup fusillés sans jugement. 25.000 seront arrêtés, 11.000 condamnés à la prison ou à la déportation en Algérie.

Mémoires d'Outre-tombe

Le 21 octobre 1848 commencent à paraître les Mémoires d'Outre-tombe. Conformément à la volonté de l'auteur, le vicomte François-René de Chateaubriand, l'oeuvre est publiée dès l'année de sa mort. Rédigée dans une prose magnifique, elle constitue le testament de l'époque romantique.

Élection de Louis-Napoléon Bonaparte

Le 10 décembre 1848, Louis-Napoléon Bonaparte (40 ans) est élu président de la République au suffrage universel (masculin) après une violente mais courte campagne électorale. Le neveu de Napoléon 1er est porté par le prestige de son nom, le discrédit de l'Assemblée conservatrice qui anime la IIe République et ses propres options socialisantes...

Histoire de France
de 1774 à 1815
1774
1779
1784
1789
1794
1799
1804
1809
1814
1819
1824
1829
1834
1839
1844
| 1 mai 1774 : Mort de Louis XV
| 12 mai 1776 : Le renvoi de Turgot
| 6 fév. 1778 : Louis XVI traite avec les insurgés américains
| 4 juin 1783 : Première montgolfière (sans passager)
| 19 sep. 1783 : Montgolfier lâche un ballon à air chaud
| 21 nov. 1783 : Premier voyage en montgolfière
| 25 jan. 1785 : L'Affaire du collier de la Reine
| 1 août 1785 : Voyage sans retour pour Lapérouse
| 8 août 1786 : Première ascension du Mont Blanc
| 19 fév. 1788 : L'abbé Grégoire fonde la « Société des Amis des Noirs »
| 8 mai 1788 : Lamoignon réforme la justice
| 7 juin 1788 : Journée des tuiles à Grenoble
| 27 avr. 1789 : Manifestation sanglante devant la manufacture Réveillon
| 5 mai 1789 : Ouverture des états généraux
| 17 juin 1789 : Les états généraux deviennent Assemblée nationale
| 2 juin 1789 : Le serment du jeu de paume
| 11 juil. 1789 : Renvoi de Necker
| 14 juil. 1789 : La prise de la Bastille
| 4 août 1789 : Abolition des droits féodaux
| 26 août 1789 : Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen
| 11 sep. 1789 : Naissance de la droite et de la gauche
| 5 oct. 1789 : Les Parisiennes vont chercher le roi à Versailles
| 1 oct. 1789 : Les biens du clergé nationalisés
| 29 nov. 1789 : Première « Fédération »
| 1 déc. 1789 : Les Français découvrent la guillotine
| 14 déc. 1789 : Premiers assignats
| 15 jan. 1790 : La France est divisée en 83 départements
| 31 mars 1790 : Robespierre président du Club des Jacobins
| 12 juil. 1790 : Une Constitution civile pour le clergé
| 14 juil. 1790 : Fête de la Fédération, Fête nationale
| 16 août 1790 : Une justice démocratique... et sans lendemain
| 27 nov. 1790 : Le clergé français astreint au serment
| 2 mars 1791 : Le décret d'Allarde abolit les corporations
| 5 avr. 1791 : Mirabeau inaugure le Panthéon
| 14 juin 1791 : Le Chapelier interdit les associations professionnelles
| 21 juin 1791 : La fuite à Varennes
| 17 juil. 1791 : Fusillade du Champ de Mars
| 23 août 1791 : Les esclaves de Saint-Domingue s'insurgent
| 1 oct. 1791 : Assemblée législative
| 29 nov. 1791 : Décret contre les prêtres réfractaires
| 23 mars 1792 : Les Girondins prennent la tête de la Révolution
| 2 avr. 1792 : La France déclare la guerre à l'Autriche
| 25 avr. 1792 : Rouget de Lisle chante la Marseillaise
| 2 juin 1792 : Le roi boit à la santé du peuple
| 7 juil. 1792 : Le « baiser Lamourette »
| 25 juil. 1792 : Le manifeste de Brunswick
| 1 août 1792 : Chute de la monarchie
| 2 sep. 1792 : Massacres de Septembre
| 17 sep. 1792 : Vol des joyaux de la Couronne
| 2 sep. 1792 : Droit au divorce et interdiction des voeux perpétuels
| 2 sep. 1792 : Modeste canonnade à Valmy
| 21 sep. 1792 : Ouverture de la Convention
| 22 sep. 1792 : Avènement de la République française
| 6 nov. 1792 : Jemmapes
| 11 déc. 1792 : Louis XVI devant la Convention
| 21 jan. 1793 : Exécution de Louis XVI
| 24 fév. 1793 : La Convention lève 300 000 hommes
| 1 mars 1793 : Création du Tribunal révolutionnaire
| 11 mars 1793 : Soulèvement des Vendéens et massacre de Machecoul
| 17 mars 1793 : Salm-Salm rattachée à la France
| 18 mars 1793 : Bataille de Neerwinden
| 6 avr. 1793 : Création du Comité de Salut public
| 31 mai 1793 : Mise en accusation de la Gironde
| 2 juin 1793 : Arrestation des Girondins
| 13 juil. 1793 : Assassinat de Marat
| 1 août 1793 : Plan de destruction de la Vendée
| 5 sep. 1793 : « La Terreur à l'ordre du jour »
| 17 sep. 1793 : Loi des suspects
| 29 sep. 1793 : Loi du « maximum général »
| 1 oct. 1793 : « Le gouvernement de la France sera révolutionnaire jusqu'à la paix »
| 16 oct. 1793 : Exécution de Marie-Antoinette
| 17 oct. 1793 : Les Vendéens sont défaits à Cholet
| 15 nov. 1793 : Naissance de la baguette de pain
| 18 nov. 1793 : Ouverture du musée du Louvre
| 24 nov. 1793 : Naissance du calendrier révolutionnaire
| 18 déc. 1793 : Fin du siège de Toulon
| 4 fév. 1794 : La Convention abolit l'esclavage
| 15 fév. 1794 : Trois couleurs pour la France
| 24 mars 1794 : Les Hébertistes guillotinés
| 5 avr. 1794 : Danton et Desmoulins guillotinés
| 1 juin 1794 : Le Vengeur livre son dernier combat
| 8 juin 1794 : La fête de l'Être suprême
| 1 juin 1794 : La Grande Terreur
| 26 juin 1794 : La Révolution est sauvée à Fleurus
| 16 juil. 1794 : Inauguration du télégraphe optique
| 27 juil. 1794 : Arrestation de Robespierre
| 28 juil. 1794 : Exécution de Robespierre
| 28 sep. 1794 : Création de la future École Polytechnique
| 21 jan. 1795 : la bataille du Texel
| 21 fév. 1795 : La liberté des cultes est rétablie
| 7 avr. 1795 : Adoption du système métrique
| 8 juin 1795 : Louis XVII meurt au Temple
| 21 juil. 1795 : Débarquement de Quiberon
| 5 oct. 1795 : Bonaparte devient le « général Vendémiaire »
| 26 oct. 1795 : La Convention cède la place au Directoire
| 19 fév. 1796 : Les planches à assignats au bûcher
| 9 mars 1796 : Napoléon épouse Joséphine de Beauharnais
| 15 nov. 1796 : Bataille d'Arcole
| 14 jan. 1797 : Bonaparte l'emporte à Rivoli grâce à Masséna
| 19 fév. 1797 : Avignon cédé à la France
| 17 avr. 1797 : Les « Pâques véronaises »
| 26 mai 1797 : Fin de la « Conjuration des Égaux »
| 4 sep. 1797 : Coup d'État de Fructidor
| 19 sep. 1797 : Mort de Lazare Hoche
| 18 oct. 1797 : Le traité de Campoformio
| 28 jan. 1798 : Réunion de Mulhouse à la France
| 11 mai 1798 : Coup d'État du 22 floréal
| 21 juil. 1798 : Bataille des Pyramides
| 1 août 1798 : Nelson coule la flotte française à Aboukir
| 22 août 1798 : Fondation de l'Institut d'Égypte
| 5 sep. 1798 : Naissance du service militaire
| 24 nov. 1798 : Ramel crée l'impôt sur les portes et fenêtres
| 26 sep. 1799 : A Zurich, Masséna sauve la France de l'invasion
| 8 oct. 1799 : Bonaparte débarque à Fréjus
| 9 nov. 1799 : le coup d'État de Brumaire
| 24 déc. 1799 : Constitution de l'An VIII
| 18 jan. 1800 : Naissance de la Banque de France
| 13 fév. 1800 : La Banque de France en activité
| 14 juin 1800 : Bonaparte victorieux de justesse à Marengo
| 27 juin 1800 : Mort du « Premier Grenadier de la République »
| 3 déc. 1800 : Les Autrichiens battus à Hohenlinden
| 24 déc. 1800 : L'attentat de la rue Saint-Nicaise
| 9 fév. 1801 : Paix de Lunéville
| 15 juil. 1801 : Bonaparte et Pie VII signent le Concordat
| 31 août 1801 : L'armée d'Égypte se rend aux Anglais
| 31 août 1801 : Le décret Chaptal met en place les musées français
| 1 oct. 1801 : Conclusion de l'expédition d'Égypte
| 4 jan. 1802 : Mariage de Louis Bonaparte et Hortense de Beauharnais
| 25 mars 1802 : Traité de paix d'Amiens
| 8 avr. 1802 : Concordat et paix religieuse en France
| 14 avr. 1802 : Chateaubriand publie le Génie du christianisme
| 1 mai 1802 : « Le dernier cri de l'innocence et du désespoir »
| 19 mai 1802 : Création de la Légion d'honneur
| 2 mai 1802 : Bonaparte légalise l'esclavage
| 2 août 1802 : Bonaparte Premier Consul à vie
| 27 mars 1803 : Naissance du franc Germinal
| 3 mai 1803 : Bonaparte cède la Louisiane
| 18 nov. 1803 : Haïti chasse les Français
| 1 jan. 1804 : Haïti devient indépendant
| 9 mars 1804 : Arrestation de Cadoudal
| 21 mars 1804 : Exécution du duc d'Enghien
| 1 mai 1804 : Formation de la Garde impériale
| 18 mai 1804 : La Constitution de l'an XII institue l'Empire
| 19 mai 1804 : Des maréchaux pour la gloire de l'Empire
| 2 déc. 1804 : Sacre de Napoléon 1er
| 5 déc. 1804 : Napoléon Ier distribue les Aigles
| 12 avr. 1805 : Le métier jacquard à l'honneur
| 29 août 1805 : Naissance de la Grande Armée
| 15 oct. 1805 : Batailles de Michelsberg et Ulm
| 2 oct. 1805 : Napoléon victorieux des Autrichiens à Ulm
| 21 oct. 1805 : Nelson triomphe à Trafalgar
| 14 nov. 1805 : Napoléon Ier entre à Vienne
| 2 déc. 1805 : Napoléon triomphe au soleil d'Austerlitz
| 26 déc. 1805 : Traité de Presbourg
| 1 mai 1806 : Napoléon 1er fonde l'Université
| 14 oct. 1806 : La Prusse s'incline à Iéna
| 27 oct. 1806 : Napoléon Ier entre à Berlin
| 21 nov. 1806 : Décret de Berlin sur le « Blocus continental »
| 8 fév. 1807 : Du sang dans la neige à Eylau
| 14 juin 1807 : Bataille de Friedland
| 7 juil. 1807 : Le traité de Tilsit
| 16 sep. 1807 : Napoléon 1er crée la Cour des Comptes
| 3 nov. 1807 : Prise de Lisbonne par Andoche Junot
| 17 mars 1808 : Napoléon Ier institue les consistoires israélites
| 2 mai 1808 : Les Espagnols contre Napoléon
| 19 juil. 1808 : Reddition de Bailén
| 27 sep. 1808 : Napoléon et Alexandre au congrès d'Erfurt
| 22 avr. 1809 : Napoléon victorieux à Eckmühl
| 22 mai 1809 : L'archiduc Charles frôle la victoire à Essling
| 6 juil. 1809 : Napoléon victorieux de justesse à Wagram
| 14 oct. 1809 : Paix de Schönbrunn
| 15 déc. 1809 : Divorce de Napoléon et Joséphine
| 1 fév. 1810 : Prise de Séville par les Français
| 2 avr. 1810 : Marie-Louise et Napoléon unis devant Dieu
| 2 mars 1811 : Naissance de l'Aiglon
| 2 jan. 1812 : Une médaille en sucre pour Delessert
| 24 juin 1812 : Début de la campagne de Russie
| 7 sep. 1812 : La bataille de Borodino ou de la Moskova
| 15 sep. 1812 : L'incendie de Moscou
| 12 oct. 1812 : Décret « de Moscou »
| 22 oct. 1812 : Conspiration de Malet
| 26 nov. 1812 : Le passage de la Bérézina
| 8 oct. 1813 : Wellington franchit les Pyrénées
| 16 oct. 1813 : La « bataille des Nations »
| 11 déc. 1813 : Traité de Valençay
| 29 jan. 1814 : bataille de Brienne-le-château
| 1 fév. 1814 : Bataille de Champaubert
| 6 avr. 1814 : Le Sénat appelle au trône Louis XVIII
| 2 avr. 1814 : Napoléon fait ses adieux à la Garde
| 3 mai 1814 : Louis XVIII entre à Paris
| 3 mai 1814 : Premier traité de Paris entre les Alliés et la France
| 26 fév. 1815 : Napoléon quitte l'île d'Elbe
| 1 mars 1815 : Napoléon débarque à Golfe-Juan, début des Cent-Jours
| 19 mars 1815 : La fuite piteuse de Louis XVIII
| 18 juin 1815 : Crépuscule à Waterloo
| 22 juin 1815 : Seconde abdication de Napoléon Ier
| 2 nov. 1815 : Traité de Paris et fin de l'Empire
| 2 juil. 1816 : Échouage de la Méduse
| 13 fév. 1820 : Assassinat du duc de Berry
| 18 sep. 1820 : Ampère découvre l'électromagnétisme
| 5 mai 1821 : Mort de Napoléon Ier à Sainte-Hélène
| 21 sep. 1822 : Les Quatre Sergents de La Rochelle
| 27 sep. 1822 : Champollion déchiffre les hiéroglyphes
| 31 août 1823 : La prise du Trocadéro
| 16 sep. 1824 : Mort du « Roi-fauteuil »
| 2 avr. 1825 : La loi du Sacrilège
| 29 mai 1825 : Sacre de Charles X
| 11 juil. 1825 : La France impose une indemnité à Haïti
| 1 août 1826 : Premiers omnibus à Nantes
| 3 avr. 1827 : Le coup d'éventail du dey d'Alger
| 2 oct. 1827 : La bataille de Navarin
| 2 avr. 1828 : René Caillié entre à Tombouctou
| 25 fév. 1830 : La « bataille d'Hernani »
| 14 juin 1830 : Les Français débarquent en Algérie
| 5 juil. 1830 : Prise d'Alger
| 3 juil. 1830 : Louis-Philippe d'Orléans régent
| 7 août 1830 : Les Chambres déclarent Louis-Philippe 1er « roi des Français »
| 27 août 1830 : Le crime mystérieux de Saint-Leu
| 9 mars 1831 : Création de la Légion étrangère
| 16 mars 1831 : Publication de Notre-Dame de Paris
| 22 nov. 1831 : Révolte des canuts de Lyon
| 2 mai 1832 : Révélation de George Sand
| 23 avr. 1833 : Frédéric Ozanam fonde la Conférence de Charité
| 28 juin 1833 : Guizot instaure un enseignement primaire public
| 26 fév. 1834 : Abd el-Kader s'allie avec l'envahisseur français
| 9 avr. 1834 : Seconde insurrection des canuts
| 3 avr. 1834 : Paroles d'un croyant
| 22 juil. 1834 : Les Français s'installent en Algérie
| 23 jan. 1835 : La démocratie en Amérique
| 28 juil. 1835 : Attentat de Fieschi
| 25 oct. 1836 : Érection de l'obélisque de la Concorde
| 3 mai 1837 : Abd el-Kader et Bugeaud signent le traité de la Tafna
| 1 juin 1837 : Le palais de Versailles retrouve sa splendeur
| 4 sep. 1838 : La guerre de la pâtisserie
| 19 août 1839 : La France fait don de la photo au monde !
| 2 jan. 1840 : Découverte de la terre Adélie
| 15 déc. 1840 : Retour des cendres de l'Empereur
| 22 mars 1841 : Limitation législative du travail des enfants
| 25 avr. 1841 : Mayotte sous protection française
| 1 fév. 1842 : Traité de Grand-Bassam en Côte d'Ivoire
| 16 mai 1843 : Prise de la smala d'Abd el-Kader
| 31 juil. 1843 : Bugeaud maréchal de France
| 4 sep. 1843 : Drame familial à Villequier
| 24 mai 1844 : Première ligne de télégraphe
| 14 août 1844 : Bataille d'Isly
| 19 juin 1845 : Enfumage des grottes du Dahra
| 2 fév. 1846 : La France impose à la Chine un traité de tolérance
| 25 mai 1846 : Évasion de Louis-Napoléon
| 13 avr. 1847 : Bou-Maza se rend au colonel de Saint-Arnaud
| 17 août 1847 : Assassinat de la duchesse de Choiseul-Praslin
| 23 déc. 1847 : Abd el-Kader se rend au général Lamoricière
| 22 fév. 1848 : Insurrection républicaine à Paris
| 24 fév. 1848 : Louis-Philippe Ier abdique
| 27 fév. 1848 : Ouverture des Ateliers nationaux
| 2 mars 1848 : La France limite la journée de travail
| 23 avr. 1848 : Élections à l'Assemblée constituante
| 27 avr. 1848 : Abolition de l'esclavage en France
| 23 juin 1848 : Insurrection ouvrière à Paris
| 21 oct. 1848 : Mémoires d'Outre-tombe
| 1 déc. 1848 : Élection de Louis-Napoléon Bonaparte