Le Second Empire (1851-1870) avec Herodote.net
 
 
 
Louis-Napoléon s'évade du fort de Ham
Miss Howard
Napoléon III
Napoléon III et le baron Haussmann
Union latine
L'impératrice Eugénie et ses suivantes à Compiègne
Inauguration du canal de Suez
Reddition de l'empereur Napoléon III à Sedan

Louis-Napoléon tente de soulever la troupe

Avec Persigny et une soixantaine de conspirateurs rassemblés à Londres, il traverse la Manche le 5 août 1840 et débarque sur une plage non loin de Boulogne. La troupe se dirige vers la caserne. Louis-Napoléon prononce un discours devant les soldats et les badauds médusés. Arrive un capitaine. La détermination des conspirateurs flanche. Le prince tire un coup de pistolet et blesse un grenadier à la mâchoire avant d'être arrêté.

Condamné cette fois à la perpétuité, Louis-Napoléon est enfermé au fort de Ham, dans la Somme. Apparemment résigné, il profite de sa douillette captivité pour compléter sa formation et beaucoup écrire. Il en parlera plus tard comme de l'« Université de Ham » !

Retour des cendres de l'Empereur

Le 15 décembre 1840, au cours d'une cérémonie populaire et grandiose, l'auguste cercueil de Napoléon 1er entre à Paris après un long voyage en mer sur la Belle-Poule depuis l'île de Sainte-Hélène où est mort l'empereur près de vingt ans plus tôt...

Louis-Napoléon Bonaparte s'évade du fort de Ham

Le 25 mai 1846, Louis-Napoléon Bonaparte fait le choix de s'évader du fort de Ham ! Il coupe sa moustache, rase sa barbe, coiffe une perruque, revêt une tenue d'ouvrier et charge une planche de sa bibliothèque sur son épaule pour éviter que les gardes ne le dévisagent. Ainsi franchit-il la porte du fort. Il rejoint des amis qui l'amènent illico à Londres.

Louis-Philippe Ier abdique

Le 24 février 1848, le roi des Français Louis-Philippe Ier abdique et part en exil au terme de trois jours d'émeutes. C'est la naissance de la IIe République - une naissance romantique à l'image de son époque.

Élection de Louis-Napoléon Bonaparte

Le 10 décembre 1848, Louis-Napoléon Bonaparte (40 ans) est élu président de la République au suffrage universel (masculin) après une violente mais courte campagne électorale. Le neveu de Napoléon 1er est porté par le prestige de son nom, le discrédit de l'Assemblée conservatrice qui anime la IIe République et ses propres options socialisantes...

Le Parti de l'Ordre remporte les législatives

Aux élections législatives du 13 mai 1848, précédées d'une intense campagne électorale, s'opposent pour la première fois deux mouvances bien définies :
- d'un côté le « Parti de l'Ordre », qui réunit tous les conservateurs (royalistes légitimistes et royalistes orléanistes, bonapartistes,...) autour d'un slogan : Ordre, Propriété Religion,
- de l'autre, la gauche républicaine qui a emprunté aux révolutionnaires d'antan le nom de « Montagne », de quoi effrayer pour de bon les modérés.

Entre ces deux extrêmes, les républicains modérés (les « hommes de 48 », tels Lamartine, Marie,...) sont laminés. Le scrutin ne leur donne qu'environ 70 sièges sur 715. Les montagnards en remportent 200 et le Parti de l'Ordre 450 ! Les conservateurs et les monarchistes, qui auraient toutes les raisons de se réjouir, s'inquiètent en fait de la poussée de l'extrême-gauche montagnarde et de sa solide implantation géographique, qui coïncide encore peu ou prou avec les départements dévoués à la gauche... La Seconde République, qui s'est disqualifiée lors des tragiques Journées de Juin 1848, va dès lors tourner le dos aux idéaux républicains...

Loi Falloux sur l'enseignement confessionnel

Le 15 mars 1850, après deux mois de vifs débats, les députés de la Seconde République votent une loi qui permet aux congrégations catholiques d'ouvrir en toute liberté un établissement secondaire avec les enseignants de leur choix. Qui plus est, elle soumet les établissements publics et les instituteurs au contrôle des autorités administratives et « morales », autrement dit religieuses.

Coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte

Le 2 décembre 1851, anniversaire du sacre de Napoléon 1er et de la bataille d'Austerlitz, Louis-Napoléon Bonaparte conduit le coup d'État qui lui permettra de passer du statut de Prince-Président à celui d'Empereur des Français...

Mort du représentant Baudin

Le 3 décembre 1851, le représentant Alphonse Baudin (40 ans) se fait tuer sur une barricade en tentant, mais en vain, de soulever le peuple de Paris quelques heures après le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte.

Député de l'Ain et médecin à Nantua, il monte sur la barricade en lançant aux ouvriers goguenards : « Vous allez voir comment on meurt pour 25 francs ! » (montant de l'indemnité journalière des parlementaires). Ses confrères s'avancent au-devant de la troupe pour dialoguer. Comme l'un d'eux, Schoelcher, est bousculé par un soldat, un émeutier, le croyant menacé, fait feu. La troupe riposte. Baudin et un autre émeutier s'écroulent, touchés à mort.

Le député Baudin  sur les barricades (Ernest Pichio, musée Carnavalet, Paris)

Constitution sur mesure pour Louis-Napoléon

Le 14 janvier 1852 est promulguée en France une nouvelle Constitution. Elle donne au Prince-Président Louis-Napoléon Bonaparte, que d'aucuns surnomment avec mépris Badinguet, des pouvoirs quasi-dictatoriaux pour une durée de... dix ans. C'est la fin de la IIe République.

Louis-Napoléon devient Napoléon III

Le 2 décembre 1852, avec l'approbation du suffrage universel, Louis-Napoléon Bonaparte est couronné empereur des Français sous le nom de Napoléon III (le deuxième du nom est supposé être le fils unique de Napoléon 1er, mort en pleine jeunesse à Vienne).

Les Lyonnais honorent la Vierge à Fourvière

La  fête de la Vierge est très populaire à Lyon depuis le 8 décembre 1852.

Ce jour-là avait été choisi pour bénir la statue de la Vierge sur le clocher de l'ancienne basilique de Fourvière. Une illumination était prévue en soirée mais elle fut annulée en raison de pluies violentes. À la faveur d'une éclaircie, les Lyonnais prirent d'eux-mêmes l'initiative d'illuminer leurs fenêtres avec des bougies.

Cette tradition s'est perpétuée jusqu'à nos jours en s'accompagnant de joyeuses virées dans les rues du vieux quartier Saint-Jean. Dans les années 2000, la mairie l'a récupérée et a transformé la fête populaire en un festival son et lumière rebaptisé de manière fort laïque : « Fête des Lumières ».

La fête des Lumières le 8 décembre sur la place des Terreaux, à Lyon (DR)

Ne confondons pas la bénédiction du 8 décembre 1852 avec le voeu des échevins (ou magistrats) en 1643. Lyon étant menacée par la peste, ils consacrèrent leur cité à la Vierge et s'engagèrent à accomplir un pèlerinage sur la colline de Fourvière le jour de sa Nativité, le 8 septembre (soit, bien sûr, neuf mois après l'Immaculée Conception). L'actuelle basilique Notre-Dame de Fourvière, à l'architecture si particulière (un éléphant renversé), fait suite à un autre voeu des Lyonnais pendant la guerre franco-prussienne de 1870. Elle a été inaugurée le 2 juin 1884.

Napoléon III épouse Eugénie de Montijo

Le 30 janvier 1853, faute d'avoir pu convaincre une famille royale de lui donner la main d'une princesse, l'empereur Napoléon III (44 ans) épouse par inclination une jeune et belle aristocrate espagnole, Eugénie de Montijo, comtesse de Teba, née à Grenade 26 ans plus tôt. Le mariage est célébré en la cathédrale Notre-Dame de Paris. Pour l'occasion, c'est l'architecte Viollet-le-Duc, à qui l'on doit les travaux de restauration de la cathédrale, qui décore somptueusement sa façade.

La France découvre la corrida

Le 21 août 1853, Bayonne est le théâtre de la première corrida « à l'espagnole » jamais organisée en France. Parmi les spectateurs figure l'épouse espagnole de Napoléon III, l'impératrice Eugénie de Montijo, à l'origine de cette initiative.

La tauromachie (du grec tauros, taureau, et machê,combat), remonte à l'Antiquité. Mais c'est seulement au XVIIIe siècle qu'elle a pris en Espagne la forme popularisée sous le nom de corrida, ou course de taureaux, avec mise à mort du taureau.

La Nouvelle-Calédonie devient française

Le 24 septembre 1853, le contre-amiral Febvrier-Despointes prend officiellement possession de la Nouvelle-Calédonie au nom de l'empereur Napoléon III. L'archipel devient français...

Alliance contre la Russie

Le 12 mars 1854, la France, l'Angleterre et le sultan ottoman concluent une alliance contre la Russie. Le traité débouchera le 27 mars suivant sur une déclaration de guerre. Ce sera le début de la guerre de Crimée.

Début de la guerre de Crimée

Le 27 mars 1854, sur un motif à première vue ridicule, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à la Russie. C'est le début de la guerre de Crimée, qui voit pour la première fois depuis 700 ans les Français et les Anglais combattre côte à côte...

Création du bagne de Cayenne

Le 30 mai 1854, une loi officialise la création du bagne de Cayenne, en Guyane. 3 000 condamnés y ont déjà été envoyés dans les deux années précédentes...

Siège de Sébastopol

Le 26 septembre 1854, Français et Anglais pour une fois alliés mettent le siège devant Sébastopol, en Crimée.

Faidherbe à la conquête du Sénégal

Le 16 décembre 1854, le colonel Faidherbe est nommé gouverneur du Sénégal. Il entreprend la conquête de la vallée du fleuve pour protéger les arrières du comptoir de Saint-Louis-du-Sénégal, où les commerçants français se plaignent des exactions des indigènes.

Première Exposition universelle en France

Le Palais de l'Industrie, vue perspective (Max Berthelin, 1854, Musée d'OrsaySitôt après la première Exposition universelle, à Londres, en 1851, le président Louis-Napoléon Bonaparte décide de damer le pion aux Anglais et lance le projet d'une Exposition à Paris.

L'architecte Victor Niel construit le Palais de l'Industrie, un bâtiment à structure métallique de 45 000 m2 entre la Seine et les Champs-Élysées (il sera détruit en 1897 et remplacé par le Grand Palais et le Petit Palais).

Inaugurée par Louis-Napoléon Bonaparte, devenu l'empereur Napoléon III, l'exposition accueille cinq millions de visiteurs jusqu'à sa fermeture le 15 novembre 1855...

Prise de Malakoff

Le 8 septembre 1855, le général de Mac-Mahon s'empare avec ses zouaves de la tour Malakoff, qui surplombe la citadelle de Sébastopol. Ce succès laisse entrevoir la fin de l'épuisante guerre de Crimée, entamée un an plus tôt...

Naissance du Prince Impérial

Le bonheur de l'empereur est à son comble avec la naissance de son fils Eugène Louis Napoléon, le 16 mars 1856, pendant le congrès de Paris qui met fin à la guerre de Crimée !

Traité de Paris, fin de la guerre de Crimée

Le 30 mars 1856, le traité de Paris met un terme à la guerre de Crimée en consacrant la défaite de la Russie face à l'Angleterre et la France. Pour l'empereur Napoléon III, neveu de l'inexpiable ennemi des Anglais, cette guerre, bien que mal engagée et mal gagnée, s'avère un succès sur la scène internationale (le premier et le dernier). Le bonheur de l'empereur est à son comble avec la naissance de son fils Eugène Louis Napoléon pendant le congrès !... Le jeune tsar Alexandre II découvre quant à lui dans l'humiliation de la défaite la nécessité de moderniser son pays.

Faidherbe chasse El-Hadj Omar du Sénégal

Le 18 juillet 1857, le colonel Louis Faidherbe, à la tête de quelques centaines de soldats français et de supplétifs sénégalais, se présente devant le fort de Médine, sur le cours supérieur du fleuve Sénégal.

À son approche, les Toucouleurs qui assiègent le fort prennent la fuite. Leur chef El-Hadj Omar, un guerrier charismatique de 60 ans, renonce à se créer un royaume sur les rives du Sénégal. Il gagne le Soudan et va y poursuivre la lutte...

Attentat d'Orsini

Le 14 janvier 1858, Felice Orsini commet un attentat contre Napoléon III devant l'opéra de la rue Le Peletier, à Paris. Il en veut à l'empereur d'entraver l'unification de l'Italie. Napoléon III en profite pour faire passer une loi de sûreté générale.
De sa prison, le terroriste supplie l'empereur d'apporter son appui à la cause italienne. Napoléon III entame des pourparlers avec Cavour, le Premier ministre du roi de Piémont-Sardaigne.

Loi de sûreté générale

Le 19 février 1858, une loi de sûreté générale marque le durcissement du régime impérial de Napoléon III suite à l'attentat d'Orsini.

Entrevue secrète de Plombières

Suite à l'attentat de Felice Orsini, l'empereur Napoléon III invite secrètement à Plombières, station thermale des Vosges, Camilo Cavour, Premier ministre du roi de Piémont-Sardaigne Victor-Emmanuel II. Lors de cette entrevue secrète, les 20 et 21 juillet 1858, les deux hommes conviennent d'une intervention militaire conjointe contre l'Autriche en vue de l'unification de l'Italie.

Occupation de Saigon par les Français

Le 18 février 1859, une flotte française remonte une rivière au sud du Viêt-nam. Les nouveaux venus, sous le commandement de l'amiral Rigault de Genouilly, occupent le site de Saigon. Ce port sert au ravitaillement de Hué, la capitale de l'empire du Viêt-nam. Pour les Vietnamiens, l'arrivée des Français est le début d'une longue parenthèse dans une Histoire deux fois millénaire...

Napoléon III risque tout à Magenta

Le 4 juin 1859, un mois après avoir déclaré la guerre à l'Autriche, l'empereur Napoléon III et son allié, le roi de Piémont-Sardaigne affrontent l'ennemi à Magenta, à l'ouest de Milan. Les alliés franco-sardes l'emportent difficilement et Napoléon III manque d'être fait prisonnier avec son état-major...

Solferino donne naissance à la Croix-Rouge

Le 24 juin 1859, les armées franco-sardes se heurtent aux armées autrichiennes à Solferino dans une mêlée sanglante et désordonnée...

La Légende des Siècles

Le 26 septembre 1859 paraît La Légende des Siècles, monument poétique de Victor Hugo. Le poète romantique s'est volontairement exilé à Guernesey pour protester contre le coup d'État de Napoléon III. Il acquiert avec cette oeuvre une stature de prophète.

Paris gagne huit arrondissements

Sous le Second Empire, sous l'impulsion du baron Haussmann, Paris prend son visage actuel. Le 1er janvier 1860, les communes des Batignolles, Montmartre, Passy, Auteuil, Grenelle, Vaugirard, Bercy... entrent dans la capitale en qualité de nouveaux arrondissements.

Pour l'occasion, toutefois, on modifie la numérotation des douze premiers arrondissements : les habitants de l'Ouest huppé ne souhaitent pas effet recevoir le numéro 13. Car, dans le langage populaire, au temps des douze arrondissements, « se marier à la mairie du 13e » (qui n'existait pas) signifiait vivre en concubinage !

Traité de libre-échange franco-britannique

Le 23 janvier 1860 est signé le traité de libre-échange franco-britannique, négocié par Michel Chevalier et Richard Cobden, avec le soutien de William Gladstone, chancelier de l'Échiquier dans le cabinet Palmerston, et l'appui de Napoléon III.

L'Europe va dès lors se vouer au libre-échange et lui rester fidèle jusqu'en 1892 en dépit de la «grande dépression européenne», qui débute vers 1873...

La France reçoit Nice et la Savoie

Le 24 mars 1860, par le traité de Turin, le comté de Nice et la Savoie reviennent à la France. Napoléon III obtient ces deux territoires en récompense de son intervention militaire contre l'Autriche, aux côtés du Piémont, et en échange de l'annexion de l'Italie centrale par le Piémont...

Référendum à Nice et en Savoie

Suite au traité de Turin, qui prévoyait la cession de la Savoie et du comté de Nice à la France, les populations concernées sont invitées à donner leur avis sur ce rattachement le 22 avril 1860.

Sans surprise, les habitants de ces provinces francophones approuvent à une écrasante majorité leur rattachement à la France. À Nice, on compte 25 743 oui, 160 non et 5 000 abstentions ; en Savoie, 235 non et une poignée d'abstentions sur 130 000 votants. Ces résultats montrent que les habitants s'étaient par avance résignés à leur sort. Un sénatus-consulte du 12 juin 1860 confirme l'incorporation des deux provinces à l'Empire français.

C'est la deuxième fois au monde qu'est mis en pratique le « droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ».

Il avait été décrété par l'Assemblée constituante 70 ans plus tôt, suite au rattachement d'Avignon et du Comtat Venaissin à la France. Ces contrées rhodaniennes avaient été cédées au Saint Siège au début du XIVe siècle. Le gouvernement révolutionnaire ayant souhaité les récupérer, il avait organisé un référendum le 12 juin 1790 et les deux tiers des électeurs s'étaient prononcés en faveur du rattachement. Il était devenu effectif le 12 septembre 1791. Le pape Pie VI avait alors protesté et frappé d'anathème (d'un mot grec qui désigne une immolation sacrée) ce principe qu'il qualifia de « droit à renverser les empires » (*).

Affrontements entre maronites et Druzes

Le 26 mai 1860, maronites et Druzes s'affrontent pour la première fois sur les pentes du mont Liban...

La bataille du pont de Palikao

En août 1860, un corps expéditionnaire de 3 000 Anglais et autant de Français débarque dans le golfe de Hobai et prend la route de Pékin, sous le commandement du général Charles Cousin-Montauban. Le 21 septembre 1860, la troupe arrive devant le pont de Pa-li-kao qui donne accès à la voie dallée menant vers la capitale chinoise.

De l'autre côté du pont manœuvrent 30 000 cavaliers tatares et un plus grande nombre encore de fantassins chinois. Ils sont commandés par un général énergique, San-ko-li-tsing, décidé à en découdre avec les « longs-nez », surnom méprisant donné aux Européens.

Les Français repoussent l'assaut de la redoutable cavalerie tatare. Une fois celle-ci hors-jeu, ils marchent sans faillir vers le pont, faisant refluer devant eux les malheureux fantassins chinois. La journée se solde par une dizaine de tués du côté européen, un millier du côté chinois. Cette victoire dans la « Seconde guerre de l'opium » vaudra à son héros, Cousin-Montauban, le titre honorifique de comte de Palikao.

Le reste n'est plus qu'une promenade et le corps expéditionnaire franco-anglais entre le 13 octobre 1860 à Pékin, d'où s'est enfui l'empereur Xianfeng.

Pékin occupé par les Occidentaux

Le 13 octobre 1860, Pékin est occupée par une expédition franco-anglaise qui veut punir l'empire chinois pour ne s'être pas soumis aux injonctions du traité de Nankin du 29 août 1842 et aux promesses de l'année précédente. Au terme de cette « Seconde guerre de l'opium », le gouvernement impérial devra une nouvelle fois s'incliner devant les exigences occidentales.

Le sac du Palais d'Été

Le 18 octobre 1860, quelques jours après l'entrée des troupes françaises et anglaises dans Pékin, lord Elgin ordonne la mise à sac et l'incendie du Palais d'Été de l'empereur de Chine, en représailles des tortures infligées à des Européens. Il faut dire que l'homme a de qui tenir. Son grand-père démonta le Parthénon en 1801.

Convention de Pékin

Le 24 octobre 1860, Français et Anglais imposent à l'empereur manchou un traité qui met fin à la « Seconde guerre de l'opium ». Par cette convention de Pékin, le gouvernement impérial accorde des indemnités aux Occidentaux, ouvre à leurs commerçants le bassin du Yangzi Jiang (autrefois appelé Fleuve bleu ou Yang-Tsé-Kiang) et à leurs missionnaires l'ensemble de l'empire. Il concède enfin un agrandissement de la colonie de Hong-Kong.

De la sorte, en usant et en abusant de la « diplomatie de la canonnière » et des « traités inégaux » de cette sorte, les Occidentaux transforment peu à peu l'Empire du Milieu en une semi-colonie, non sans susciter de violents ressentiments au sein du peuple chinois...

Libéralisation du Second Empire

Le 24 novembre 1860, le Corps législatif acquiert le droit d'adresse. C'est une première atteinte au pouvoir absolu de Napoléon III. Sous la pression de l'opinion et aussi sous l'effet de ses propres penchants politiques, l'empereur entreprend de démocratiser le régime.

Une Française accède pour la première fois au baccalauréat

Le 16 août 1861, sous le règne de Napoléon III, Julie-Victoire Daubié, une institutrice de 36 ans, militante entêtée des droits de la femme, passe avec succès le baccalauréat à Lyon. Elle est la première Française dans ce cas.

Le ministre de l'Instruction publique refuse de signer le diplôme au prétexte qu'il « ridiculiserait le ministère de l'Instruction publique » ! Son successeur Victor Duruy montrera beaucoup plus d'ouverture d'esprit en faisant voter en avril 1867 une loi imposant l'ouverture dans chaque commune de plus de 500 habitants d'une école primaire réservée aux filles...

Publication des Misérables

Le 3 avril 1862 sortent en librairie les deux premiers tomes d'un roman promis à un succès exceptionnel : Les Misérables.

L'auteur est un proscrit à barbe blanche, qui, de son exil de Guernesey, n'en finit pas de lancer des philippiques à l'encontre de l'empereur Napoléon III, alors à l'apogée de son règne.

Mais comme l'empereur lui-même, comme beaucoup de ses contemporains, comme le peintre Millet (L'Angélus, Le vanneur...), Victor Hugo se montre dans les années 1850-1860 très sensible au sort des humbles et à la condition ouvrière.

Les Misérables lui valent une popularité dans tous les pays et toutes les classes sociales. On dit que des ouvriers se cotisent pour acheter l'oeuvre et se la passer de main en main...

Bataille de Puebla

Le 5 mai 1862, la progression des armées françaises au Mexique se heurte à la résistance de Puebla, une ville fortifiée sur la route de Mexico. Cette bataille est le premier accroc dans la guerre franco-mexicaine que les courtisans de l'empereur Napoléon III ont qualifiée de « plus grande pensée du règne ». Sept mille hommes piétinent devant Puebla et sont mis en déroute par des renforts mexicains... 

Il s'agit en grande partie d'Indiens descendus des montagnes voisines. Leur victoire sur la « meilleure armée du monde » a un immense retentissement en France comme au Mexique. « Habitants de Puebla (...) vous avez raison de croire que je suis avec vous. Ce n'est pas la France qui vous fait la guerre, c'est l'empire », écrit Victor Hugo aux défenseurs de la ville, de son exil de Guernesey.

Il faut envoyer en catastrophe 28 000 hommes en renfort, sous le commandement du général Forey, pour enfin avoir raison de la résistance de la ville.

Fierté mexicaine

En souvenir de leur résistance héroïque face aux Français, les Mexicains ont fait de l'anniversaire du 5 mai 1862 un jour férié et chômé.

La France s'implante en Indochine

Le 5 juin 1862, par le traité de Saigon (aujourd'hui Hochiminh-ville), l'empereur du Vietnam Tu Duc cède la Cochinchine à la France. Il officialise ainsi la présence française en Indochine...

La Légion résiste à Camerone

Le 30 avril 1863, à Camerone, au Mexique, une poignée de légionnaires français, sous les ordres du capitaine Jean Danjou, résiste à plusieurs milliers de Mexicains...

Le Cambodge devient protectorat français

Le 11 août 1863, une convention franco-khmer établit un protectorat de l'empire français sur le Cambodge du roi Norodom 1er...

ouverture du magasin Le Printemps

La coupole du magasin Le Printemps (1908)Le 11 mai 1865 ouvre à l'orée de Paris, sur les Grands Boulevards, près de la gare Saint-Lazare, un grand magasin qui va devenir un pôle d’attraction pour le monde entier : Le Printemps

À l’origine de ce projet, on trouve un ancien vendeur de vêtements pour dames, Jules Jaluzot, qui a su investir à bon escient la dot de sa jeune épouse. Dix ans plus tôt sont apparus Le Bon Marché et les Les grands magasins du Louvre.

La même année que Le Printemps, alors que le Second Empire brille de tous ses feux, naît aussi La Samaritaine, en plein coeur de la capitale, sur les bords de la Seine.

Chefs-d’oeuvre de l’Art nouveau, le bâtiment actuel du Printemps et sa grande coupole en vitrail sont érigés en 1908. Le Printemps est aujourd’hui une étape incontournable pour toute visite de la capitale.

Naissance de l'Union latine

Le 23 décembre 1865 naît l'Union latine monétaire. La France, la Belgique, la Suisse et l'Italie fixent les parités de leurs monnaies les unes par rapport aux autres...

naissance du certificat d'études primaires

Par la circulaire du 20 août 1866, Victor Duruy, ministre de l'Instruction publique de Napoléon III, institue un certificat d'études primaires destiné aux « élèves qui auraient subi avec succès un examen portant au moins sur l'enseignement obligatoire », c'est-à-dire la lecture, l'écriture, l'orthographe, le calcul et le système métrique.

L'organisation de l'examen est laissé à la libre discrétion des conseils généraux qui administrent les départements et il faudra attendre un arrêté de Jules Ferry, ministre de l'Instruction publique sous la IIIe République, le 28 mars 1882, pour qu'enfin l'examen soit organisé sur une base nationale.

Le « certif » va très vite devenir le sésame des jeunes paysans méritants vers les emplois de la fonction publique et un moteur puissant d'ascension sociale. Il va aussi contribuer à la sanctification de l'école et de la culture classique (souci de l'orthographe et de la calligraphie, passion pour l'Histoire...). Pourtant, même après la Seconde Guerre mondiale, il ne sera octroyé qu'à la moitié de chaque classe d'âge, les instituteurs ne présentant à l'examen que leurs meilleurs éléments.

Paris inaugure une deuxième Exposition universelle

Plus fastueuse que la précédente, elle accueille onze millions de visiteurs et va se révéler rentable. De nombreuses têtes couronnées font le déplacement pour admirer les progrès de la révolution industrielle, dans les pavillons qui s'étendent des Champs-Élysées au Champ de Mars. Le coeur de l'exposition est un anneau géant qui entoure un jardin, sur le Champ de Mars, entre la Seine et l'École Militaire. Parmi ses concepteurs figure un jeune ingénieur du nom de Gustave Eiffel. Il fera plus tard parler de lui.

En marge de l'exposition, les visiteurs peuvent aussi admirer le nouveau Paris élargi en 1860 à vingt arrondissements, avec ses larges avenues, ses immeubles aux fières façades néo-classiques, ses cités ouvrières d'avant-garde et ses gares aux allures de palais.

L'exposition universelle de 1867 à Paris

Le triomphe de l'empereur Napoléon III est toutefois terni par l'annonce de la mort de Maximilien 1er, au Mexique...

Maximilien fusillé à Queretaro

Le 19 juin 1867, l'archiduc Maximilien de Habsbourg est fusillé au Cerro de las Campanas, une butte qui domine la ville de Queretaro, au Mexique, avec deux de ses généraux, par les partisans du président Juarez.

Sa dernière pensée est pour sa femme, devenue folle de chagrin : « Pauvre Charlotte », murmure-t-il avant de mourir.

Sa mort met un point final à la malencontreuse expédition du Mexique, engagée par Napoléon III.

Les chassepots font merveille à Mentana

Le 3 novembre 1867, des volontaires garibaldiens tentent de pénétrer à Rome et d'en chasser le pape Pie IX. Ils veulent remettre la ville au roi d'Italie Victor-Emmanuel II pour achever l'unité politique de la péninsule...

Inauguration du canal de Suez

Le 17 novembre 1869, le canal de Suez est inauguré en présence de l'impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, et de l'empereur d'Autriche François-Joseph.

Au terme des travaux, le canal, d'une longueur de 162 km, sur 54 mètres de largeur et 8 mètres de profondeur, traverse l'isthme de part en part.

Des villes nouvelles naissent dans le désert : Port-Saïd sur la Méditerranée (ainsi nommée en l'honneur du khédive) et Suez sur la mer Rouge, ainsi qu'Ismaïla, entre les deux...

Funérailles tumultueuses de Victor Noir

Le 12 janvier 1870, les funérailles d'Yvan Salmon, dit Victor Noir, sont suivies par 100.000 personnes...

Plébiscite en faveur de l'Empire libéral

Le 8 mai 1870, l'Empire libéral de Napoléon III sort renforcé d'un plébiscite (*) qui lui donne 7.336.000 oui contre 1.560.000 non. A Paris, toutefois, à la différence du reste du pays, une majorité républicaine se prononce contre le régime. Mais la déclaration de guerre à la Prusse, le 19 juillet 1870, et la défaite de Sedan allaient détruire les illusions de l'empereur et provoquer la chute de son régime le 4 septembre de la même année.

La dépêche d'Ems

Dans la ville d'eaux d'Ems, le 13 juillet 1870, le roi Guillaume 1er s'entretient avec l'ambassadeur de France Benedetti de la candidature d'un prince Hohenzollern à la couronne d'Espagne.

La dépêche qui relate l'entrevue est habilement caviardée par le chancelier Bismarck, assisté du chef d'état-major von Moltke et du ministre de la Guerre Roon, de façon à irriter la susceptibilité des opinions publiques. Succès total : réagissant au quart de tour au ton méprisant de la dépêche, le ministre des Affaires étrangères de Napoléon III, le duc de Gramont, conduit la France à déclarer la guerre à la Prusse.

À la tribune de l'Assemblée, le chef du gouvernement Émile Ollivier prononce des paroles malheureuses : « De ce jour commence pour les ministres mes collègues et pour moi une grande responsabilité. Nous l'acceptons d'un coeur léger... d'un coeur confiant ».

Napoléon III déclare la guerre à la Prusse

Le 19 juillet 1870, Napoléon III déclare la guerre à la Prusse. L'empereur tombe dans le piège préparé par le chancelier Bismarck, par la faute de son ministre des Affaires étrangères, le duc Adolphe de Gramont, partisan d'une politique belliciste.

La déclaration de guerre de la France conduit à l'union de toute l'Allemagne derrière la Prusse. Celle-ci aligne immédiatement 800.000 hommes, transportés en chemin de fer sur la frontière. La France 250.000 seulement, dans le plus grand désordre, faute d'avoir mené à bien la réforme du ministre Adolphe Niel, qui devait, deux ans plus tôt, généraliser le service militaire et créer une armée de seconde ligne (la garde mobile)... Un mois et demi plus tard, l'empereur est fait prisonnier à Sedan.

La charge héroïque de Reichshoffen

Le 6 août 1870, deux semaines après la déclaration de guerre de Napoléon III à la Prusse, une armée française est battue à Forbach, ce qui entraîne pour la France la perte de la Lorraine. Le même jour, le maréchal de Mac-Mahon est battu à Froeschwiller-Woerth, d'où la perte de l'Alsace.

Cette défaite importante, trois semaines à peine après le début de la guerre franco-prussienne, est occultée par deux faits d'armes héroïques autant qu'inutiles et meurtriers. Ce sont d'une part les cuirassiers et lanciers du général Michel qui tentent de rompre l'encerclement de l'armée et entrent au galop dans la grand-rue de Morsbronn où ils se font décimer par les Prussiens embusqués dans les maisons. Plus au nord, les cuirassés du général Bonnemain se lancent à corps perdu dans les houblonnières, près du village de Reichshoffen, où hommes et chevaux s'empêtrent et succombent sous le feu ennemi.

La charge des cuirassés à Reichshoffen, le 6 août 1870 (détail du tableau d'Aimé Morot, musée de Versailles)

Napoléon III est fait prisonnier à Sedan

Le 2 septembre 1870, à Sedan, l'armée française commandée par le maréchal Patrice de Mac-Mahon est obligée de se rendre aux Prussiens. Napoléon III est fait prisonnier...

Proclamation de la République

Le 4 septembre 1870, les Parisiens proclament la République (c'est la IIIe du nom). En souvenir de ce jour, de nombreuses rues de France portent le nom du « Quatre Septembre »...

Début de la Commune de Paris

Le 18 mars 1871, une émeute éclate à Paris, sur la butte Montmartre. Adolphe Thiers, chef du gouvernement provisoire de la République, renonce à la réprimer et s'enfuit à Versailles avec tous les corps constitués.

C'est l'amorce de la «Commune». Maîtres malgré eux de la capitale, les révolutionnaires et militants socialistes vont offrir à la bourgeoisie républicaine l'occasion de se débarrasser une fois pour toutes de la «question sociale». Il en coûtera 20.000 victimes....

Traité de Francfort

Le 10 mai 1871, Jules Favre et Adolphe Thiers signent au nom de la France un traité de paix avec l'Allemagne à l'hôtel du Cygne, à Francfort (Allemagne)...

Mort de Napoléon III

L'ex-empereur Napoléon III meurt le 9 janvier 1873 au château de Chislehurst, dans le Kent. des suites d'une opération...

Désireux de repartir à la conquête du pouvoir, il avait vu la nécessité de remonter à cheval et pour cela de guérir de la maladie de la pierre, des calculs rénaux qui le faisaient atrocement souffrir. Mais l'opération est risquée. Elle échoue...

L'ex-empereur repose depuis lors avec sa famille dans la nécropole du château de Chislehurst.

Mort tragique du Prince impérial

Le 1er juin 1879, le Prince impérial, fils unique de l'empereur déchu Napoléon III, meurt en Afrique australe, en combattant les Zoulous...
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1880
| 5 août 1840 : Louis-Napoléon tente de soulever la troupe
| 15 déc. 1840 : Retour des cendres de l'Empereur
| 25 mai 1846 : Louis-Napoléon Bonaparte s'évade du fort de Ham
| 24 fév. 1848 : Louis-Philippe Ier abdique
| 10 déc. 1848 : Élection de Louis-Napoléon Bonaparte
| 13 mai 1849 : Le Parti de l'Ordre remporte les législatives
| 15 mars 1850 : Loi Falloux sur l'enseignement confessionnel
| 2 déc. 1851 : Coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte
| 3 déc. 1851 : Mort du représentant Baudin
| 14 jan. 1852 : Constitution sur mesure pour Louis-Napoléon
| 2 déc. 1852 : Louis-Napoléon devient Napoléon III
| 8 déc. 1852 : Les Lyonnais honorent la Vierge à Fourvière
| 30 jan. 1853 : Napoléon III épouse Eugénie de Montijo
| 21 août 1853 : La France découvre la corrida
| 24 sep. 1853 : La Nouvelle-Calédonie devient française
| 12 mars 1854 : Alliance contre la Russie
| 27 mars 1854 : Début de la guerre de Crimée
| 30 mai 1854 : Création du bagne de Cayenne
| 26 sep. 1854 : Siège de Sébastopol
| 16 déc. 1854 : Faidherbe à la conquête du Sénégal
| 15 mai 1855 : Première Exposition universelle en France
| 8 sep. 1855 : Prise de Malakoff
| 16 mars 1856 : Naissance du Prince Impérial
| 30 mars 1856 : Traité de Paris, fin de la guerre de Crimée
| 18 juil. 1857 : Faidherbe chasse El-Hadj Omar du Sénégal
| 14 jan. 1858 : Attentat d'Orsini
| 19 fév. 1858 : Loi de sûreté générale
| 20 juil. 1858 : Entrevue secrète de Plombières
| 18 fév. 1859 : Occupation de Saigon par les Français
| 4 juin 1859 : Napoléon III risque tout à Magenta
| 24 juin 1859 : Solferino donne naissance à la Croix-Rouge
| 26 sep. 1859 : La Légende des Siècles
| 1 jan. 1860 : Paris gagne huit arrondissements
| 23 jan. 1860 : Traité de libre-échange franco-britannique
| 24 mars 1860 : La France reçoit Nice et la Savoie
| 22 avr. 1860 : Référendum à Nice et en Savoie
| 26 mai 1860 : Affrontements entre maronites et Druzes
| 21 sep. 1860 : La bataille du pont de Palikao
| 13 oct. 1860 : Pékin occupé par les Occidentaux
| 18 oct. 1860 : Le sac du Palais d'Été
| 24 oct. 1860 : Convention de Pékin
| 24 nov. 1860 : Libéralisation du Second Empire
| 16 août 1861 : Une Française accède pour la première fois au baccalauréat
| 3 avr. 1862 : Publication des Misérables
| 5 mai 1862 : Bataille de Puebla
| 5 juin 1862 : La France s'implante en Indochine
| 30 avr. 1863 : La Légion résiste à Camerone
| 11 août 1863 : Le Cambodge devient protectorat français
| 11 mai 1865 : ouverture du magasin Le Printemps
| 23 déc. 1865 : Naissance de l'Union latine
| 20 août 1866 : naissance du certificat d'études primaires
| 1 avr. 1867 : Paris inaugure une deuxième Exposition universelle
| 19 juin 1867 : Maximilien fusillé à Queretaro
| 3 nov. 1867 : Les chassepots font merveille à Mentana
| 17 nov. 1869 : Inauguration du canal de Suez
| 12 jan. 1870 : Funérailles tumultueuses de Victor Noir
| 8 mai 1870 : Plébiscite en faveur de l'Empire libéral
| 13 juil. 1870 : La dépêche d'Ems
| 19 juil. 1870 : Napoléon III déclare la guerre à la Prusse
| 6 août 1870 : La charge héroïque de Reichshoffen
| 2 sep. 1870 : Napoléon III est fait prisonnier à Sedan
| 4 sep. 1870 : Proclamation de la République
| 18 mars 1871 : Début de la Commune de Paris
| 10 mai 1871 : Traité de Francfort
| 9 jan. 1873 : Mort de Napoléon III
| 1 juin 1879 : Mort tragique du Prince impérial