L'esclavage en Occident

La traite atlantique pire que la Shoah ?

26 avril 2026. À New York, le 17 mars 2026, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté la résolution A/80/L.48 « portant qualification de la traite des Africains réduits en esclavage et de l’esclavage racialisé des Africains de plus grave crime contre l’humanité » [plus « grave » donc que l’extermination de six millions de Juifs entre 1941 et 1945]...

Présenté par le Ghana, le texte a été approuvée à une écrasante majorité par les représentants de 123 États. Trois se sont prononcés contre (États-Unis, Argentine et Israël) et 52 se sont abstenus (essentiellement les pays européens, le Japon et la Corée).

Cette résolution est un tissu d’allégations fumeuses et de contresens grossiers. Par sa prétention à graver dans le droit une réécriture de l’Histoire, elle reflète un basculement majeur dans la liberté de penser par rapport aux acquis occidentaux des précédents siècles.

Les charmes surannés du « roman national »

Aussi loin que l’on remonte dans le temps, jamais les représentants des États occidentaux ou de la puissance publique ne se sont substitués aux scientifiques et aux penseurs pour dire le vrai et le faux, encore moins pour l’imposer aux citoyens et aux législateurs.

Le « roman national » que les beaux esprits vouent aujourd’hui aux gémonies fut l’œuvre des universitaires de la IIIe République qui aspiraient à donner aux jeunes générations des modèles de vie et les remplir de confiance dans l’avenir de leur pays.

Pour Augustine Fouillée, autrice du Tour de la France de deux enfants (1877) sous le pseudonyme G. Bruno, ou pour notre « instituteur national » Ernest Lavisse, cela valait mieux que d’entretenir les enfants dans la détestation de leur aïeux et la peur de l’avenir ! Ces militants de gauche, laïcs et républicains, s’évertuaient à minimiser la place de l’Église et de la monarchie dans la construction de la France. Si leur Histoire était édulcorée, au moins n’était-elle pas fausse.

Le plus important est que cette présentation de l’Histoire à l’adresse du grand public et des enfants résultait de la libre volonté des éditeurs, des pédagogues et des auteurs. Aucun homme politique ni aucun magistrat ne s’est immiscé dans leurs choix. Nous n’en sommes plus là, en France comme dans le reste de l’Occident et du monde...

Adieu à la liberté de penser

Le basculement est survenu à la fin du XXe siècle et, comme souvent au cours du précédent millénaire, c’est la France qui s’est affichée en pionnière !

Le 13 juillet 1990, l’État a promulgué avec les meilleures intentions du monde ce qui est sans doute la première loi mémorielle de notre Histoire. C’est une loi portée par le député communiste Jean-Claude Gayssot. Elle envoie devant les tribunaux les gens désaxés ou stupides qui nient la réalité du génocide juif et, de façon plus grave, tout historien qui examinerait d'un œil critique des phénomènes que la loi française aurait qualifiés de « crimes contre l'humanité ».

L'historienne Madeleine Rebérioux, présidente de la Ligue des Droits de l'Homme, a dénoncé ce texte avec une singulière prescience : « Il confie à la loi ce qui est de l'ordre du normatif et au juge chargé de son application la charge de dire la vérité en histoire alors que la vérité historique récuse toute autorité officielle » (Le Monde, 21 mai 1996).

De fait, la loi Gayssot a ouvert la boîte de Pandore…

Très vite, on est entré dans la « concurrence mémorielle » en vertu de l’idée nouvelle et non démontrée que la réminiscence des actions coupables commises par les ancêtres de tels et tels citoyens était nécessaire à la concorde nationale.  Ce prétendu « devoir de mémoire » est l’exacte antithèse d’un principe qui, lui, remonte à l’Antiquité, et qui est la « loi de l’oubli », plus connu sous le nom d’amnistie (dico). En d’autres termes, selon ce sage principe, les enfants ne sauraient être tenus pour responsables des crimes de leurs pères (note).

Prétextant le « devoir de mémoire », la loi Taubira de 2001 a franchi un nouveau seuil dans la maltraitance de l’Histoire. Il ne s’est plus agi de seulement protéger une vérité historique (la Shoah) contre les « négationnistes » (dico) mais tout bonnement de réécrire l’Histoire et d’inscrire dans la loi une « vérité » alternative.

Cette loi, portée par la députée guyanaise Christiane Taubira, a été votée en première lecture à l’unanimité des députés le 18 février 1999 et adoptée le 10 mai 1981. Elle a inscrit dans le droit « la reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité », à l'égal de la Shoah et des autres génocides du XXe siècle. Rien à dire là-dessus : chacun convient aujourd’hui, dans l’Occident chrétien, que l’esclavage est une mauvaise chose, comme la guerre, la torture, le viol, etc.

Le problème vient du périmètre d’intervention de la loi. Avec une précision maniaque, elle s’en tient à seulement condamner les pratiques passées des Occidentaux en absolvant par omission toutes les autres, passées et actuelles (esclavage pour dettes en Asie du Sud, marchés d’esclaves au Moyen-Orient, permanence de l’esclavage traditionnel dans le Sahel, etc.) :
Article 1er :
La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l'océan Indien d'une part, et l'esclavage d'autre part, perpétrés à partir du XVe siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l'océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l'humanité.

Pour justifier ce grand écart, la députée s’est appliquée à décrire l’esclavage occidental. Faute de sources historiques qui valident ses propos, elle s’est fondée sur sa seule imagination en alignant des poncifs invraisemblables contredits par les travaux des historiens.

Extrait de l’intervention de Christiane Taubira à la tribune de l’Assemblée nationale :
« Il n’existe pas de comptabilité qui mesure l’horreur de la traite négrière et l’abomination de l’esclavage. Les cahiers des navigateurs, trafiqués, ne témoignent pas de l’ampleur des razzias, de la souffrance des enfants épuisés et effarés, du désarroi désespéré des femmes, du bouleversement accablé des hommes.
Ils font silence sur la commotion qui les étourdit dans la maison des esclaves de Gorée. Ils ignorent l’effroi de l’entassement à fond de cale. Ils gomment les râles d’esclaves jetés, lestés, par-dessus bord. Ils renient les viols d’adolescentes affolées. Ils biffent les marchandages sur les marchés aux bestiaux. Ils dissimulent les assassinats protégés par le Code noir. Invisibles, anonymes, sans filiation ni descendance, les esclaves ne comptent pas. Seules valent les recettes. Pas de statistiques, pas de preuves, pas de préjudice, pas de réparations. Les non-dits de l’épouvante qui accompagna la déportation la plus massive et la plus longue de l’histoire des hommes sommeillèrent, un siècle et demi durant, sous la plus pesante charge de silence. »

Ces propos et cette loi qu’aucun député ne s’est risqué à contredire sont ainsi devenus vérité officielle en France et dans le monde.

Quelques mois plus tard, à Durban (Afrique du Sud), la Conférence mondiale des Nations Unies « contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance » a reconnu à son tour la traite et l’esclavage occidental (et eux seuls) comme étant un crime contre l’humanité (31 août-8 septembre 2001).

Nous en arrivons ainsi à la résolution onusienne du 17 mars 2026. Le texte mérite d’être lu car c’est un condensé de toutes les falsifications possibles sur l’esclavage en général et la traite atlantique en particulier, duquel il apparaîtrait que l’esclavage est une invention occidentale née il y a cinq siècles et ignorée partout ailleurs.

Les rédacteurs rendent toutefois grâce aux Occidentaux d’avoir condamné ces pratiques avec « la Convention relative à l’esclavage, adoptée par la Société des Nations en 1926, et prenant note de la définition de l’esclavage au paragraphe 1 de l’article premier de la Convention, selon laquelle il s’agit de « l’état ou de la condition d’un individu sur lequel s’exercent les attributs du droit de propriété ou certains d’entre eux ».

Notons pour sourire l’évocation du « Kouroukan Fouga (Charte du Mandén) de 1235, qui a établi, en son article 5, que toute personne a droit à la vie et à la préservation de son intégrité physique, et a consacré la primauté de la vie sur la propriété » (page 4/8). Pour rappel, cette Charte du Mandén (Mali) vient d’intellectuels africains qui ont cru pouvoir reconstituer la première déclaration des droits humains (non écrite) en faisant état de récits oraux qui se seraient transmis de génération en génération pendant huit siècles !

Nous ne sommes plus ici dans le gentil « roman national » à vocation pédagogique mais dans une œuvre de propagande grossière et particulièrement malvenue de la part de gouvernants qui feraient mieux de se pencher sur le sort actuel de leurs concitoyens, en combattant comme il convient la corruption, les malversations et les violences.

Regrettons que les représentants des dernières démocraties de la planète n’aient pas eu le courage d’afficher leur désaccord avec cette résolution. Regrettons qu’ils ne l’aient pas condamnée de manière argumentée.

Par leur lâcheté et leur mutisme, ils ouvrent la voie à de nouvelles falsifications de l’Histoire. Plus gravement encore, craignons qu’en France même, certains extrémistes n’en viennent à appliquer la loi Gayssot aux travaux des historiens sur l’esclavage ou encore la colonisation.  

Cela voudrait dire que la contestation des allégations contenues dans la loi Taubira ou la résolution onusienne pourrait se traduire par des sanctions pénales. C’en serait fini de mille ans de difficile apprentissage de la liberté de penser.

André Larané
Publié ou mis à jour le : 2026-04-26 08:42:38
Jake Holman (10-05-2026 12:57:18)

Bonjour,

Pour répondre à l'une des intervenantes, il ne s'agit pas tant de savoir s'il est juste, s'il est dur, ou pas, de faire repentance. Il n'est pas très pertinent non plus d'invoquer un contexte de blessures individuelles et de l'appliquer directement sur des faits planétaires.
D'une manière générale, toute tentative de jouer sur la culpabilité est de prime abord suspecte. On n'arrive à rien de probant en voulant pointer du doigt autrui. Au-delà de l'évidence et de l'obligation de dénoncer la traite de bois d'ébène comme absolument et réellement honteuse, il n'est ni moral ni pertinent de faire supporter la charge de la culpabilité sur les générations nées après les faits. Cela peut même être pervers car une bonne intention peut facilement se transformer en quelque chose de plus vicieux, en l'occurence ôter toute possibilité de défense morale auxdites générations en leur inculquant de gré ou de force une idéologie de la repentance, du demander pardon et du battage de coulpe.
Encore une fois, ces démarches ont intrinsèquement quelque chose d'éminemment suspect, sous-tendance ud'n esprit revanchard.
Enfin, que ce soit la loi Taubira ou les discours faisant de l'homme blanc le pire des démons, on peut parler d'indignation (une manifestation très à la mode, je suis indigné donc je suis forcément quelqu'un de bien) très sélective.
Il a vraiment fallu attendre ces dernières années pour qu'enfin on ose évoquer l'esclavagisme issu du monde musulman. Les chiffres sont assez parlants et, comme les Africains, les Européens ont largement eux aussi été victimes dudit esclavage.
Etait-il aussi brutal que l'esclavage dit "transatlantique"? Si l'on en est à se tirer la bourre quant à celui qui aura le plus massacré, humilié, exploité, je prédis des courses de fond étendues sur plusieurs fois l'équateur.
Il est évident par ailleurs que voter une résolution pour désigner un crime particulier comme le pire de toute l'Histoire n'a aucun sens. C'est même d'une stupidité atterrante si l'on oublie que toute aberration est bonne à prendre si on poursuit un ordre du jour occulete sur le long terme.
Bref, cette résolution consternante est un nouveau coup porté à l'image d'une organisation multilatérale qui les cumule.

Laurent (10-05-2026 12:18:48)

Il est inacceptable de comparer la Shoah — le génocide systématique des Juifs, des Tziganes, des homosexuels, des malades mentaux et d’autres groupes pendant la Seconde Guerre mondiale — à la mort de militaires ou de prisonniers de guerre. Ces derniers, aussi tragiques soient-elles, relèvent des conséquences directes de la guerre, alors que la Shoah était une entreprise d’extermination planifiée, fondée sur l’idéologie raciste et l’élimination de populations entières pour ce qu’elles étaient.
Une telle comparaison relève soit d’une méconnaissance historique grave, soit d’une mauvaise foi délibérée. La spécificité du génocide réside précisément dans sa volonté d’anéantir des êtres humains en raison de leur identité, et non en raison de leur statut de combattant ou de prisonnier.

Laurent (10-05-2026 12:08:44)

La loi Gayssot a été appliquée exclusivement contre des négationnistes francs - Faurisson, Dieudonné, etc. - et non contre des chercheurs travaillant de bonne foi. Aucun historien sérieux n’a été condamné pour avoir examiné la période de façon critique.

Jonas (10-05-2026 09:40:25)

Je suis toujours outré d'entendre parler que de la "traite Atlantique " en oubliant la " traite orientale". Je me permets ici de rappeler la Déclaration de Tozeur de mai 2009.
" Nous réunis sur le continent africain au colloque de Tozeur ( 1er et 3 mai 2009) autour d'un thème longuement mis à l'ombre dans l'histoire du monde arabe , l'esclavage des Noirs, dans un pays , la Tunisie qui s'est préoccupée dès le milieu du XIXe siècle de la question pour aboutir à son abolition en 1846 , et en résonance avec notre revendication persistante avant et depuis la déclaration de 1998 sur les non-dits de nos histoires et ratifiée pat l'ONU , nous déclarons à notre tour :
- de condamner cet épisode dramatique de notre histoire , dont les plaies et blessures ne sont pas encore définitivement guéries, comme une ignominie de l'histoire;
-que cette trace reconnue et acceptée soit présente dans notre mémoire, dans nos livres d'histoire , portée dans la conscience de notre jeunesse pour une meilleure pensée du monde;
-que la construction de notre identité s'affirme en revenant aux sources de notre diversité inscrite aussi dans les souffrances de l'homme noir d'où sont sortis arts, métissages er libertés."
Edouard Glissant , Philosophe, poète et écrivain . Martinique
Salah Trabelsi , historien . France
Abdelhamid Larguéche , historien . Tunisie.
Ils ont rappelé que du VIIeme au XXeme siècle , la " traite orientale" ( pays arabes) aurait déporté , au bout du compte 17 millions d'esclaves Noirs . Est-ce le trafic en volume le plus important du commerce négrier ?
La " traite Atlantique" ( Europe) , celle qui concerne la déportation des Noirs en Amérique , la plus connue aussi par sa planification et sa logistique pré-industrielle , aura déporté 15 millions de personnes .
Les traites internes à l'Afrique pré-coloniale quant à elles seraient responsables du déplacement forcé de 14 millions d'esclaves.
Ces chiffres on les retrouvent dans " Esclavages en Terre d'Islam " de Malek Chebel ( Ed. Fayard, 2007. Je rappelle aussi , le livre d'Olivier Pétré-Grenouilleau " Les traites négrières " Ed;Gallimard. 2005. Et celui de Tidiane N'Diaye " Le génocide voilé " Ed.Gallimard 2008
Donc abordons tous les esclavages et également les premiers pays qui les ont abolis .

Béatrice (02-05-2026 18:13:57)

Il me semble assez juste vis à vis des persécutés de faire oeuvre de repentance, ne serait-ce que pour qu'ils se sentent reconnus dans leurs blessures passées. Est-ce si dur que cela à faire ? on le dirait au vu des commentaires... pour moi, travaillant la généalogie je sais combien les blessures se transmettent tant qu'elles ne sont pas reconues et réparées...

Alain211 (29-04-2026 17:37:54)

Il ne faut pas oublier que Mme TAUBIRA n'a pas l'âme française. Elle était indépendantiste avant que lui soit proposé scandaleusement un ministère régalien (ce qui ne se refuse pas quand on manque d'honneur dans ses convictions profondes). Elle revient progressivement à ses anciennes amours qui heureusement ne caractérisent pas la majorité des guyannais qui aiment la France et réciproquement.

Jacques MAESTRE (27-04-2026 09:59:54)

Contrairement à ce qui est écrit au début de cet article, il y a eu au moins deux lois occidentales par lesquelles les pouvoirs publics se sont arrogé le droit de dire le vrai, se substituant aux scientifiques et aux penseurs. Il s'agit de deux lois espagnoles. La première, celle du 26 décembre 2007, impulsée par le gouvernement socialiste de José Luis Riodrigues Zapatero, dite Loi de mémoire historique; la seconde, celle du 21 octobre 2022, impulsée par le gouvernement socialiste et de coalition de gauche de Pedro Sanchez, dite loi de mémoire démocratique.
Ces deux lois s'attachent avec raison à décrire, condamner et tenter de réparer les violences commises par les "nationaux" pendant la guerre civile, puis par la dictature franquiste. Mais elle omet, volontairement, de décrire, condamner et tenter de réparer les violences commises par les "républicains" pendant la durée de la République et pendant la guerre civile.

Alain29 (27-04-2026 09:45:08)

"Les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit" Cet article 1er de la la Déclaration universelle de 1789 n'est il pas suffisant ? En 10 mots tout est dit. Bien sûr que l'esclavage est inacceptable ! Et sous toutes ses formes ! Et partout dans le monde ! Et par tous ! La loi, fut-elle mémorielle, est normative : peut-on normer l'esclavage ? Cette manie de vouloir légiférer sur tout est dangereuse. Elle expose au risque d'un effet contraire, celui d'exclure tout ce qui n'est pas précisément écrit, un comble !

Jacques Groleau (27-04-2026 00:08:47)

Un texte scandaleux : il omet la "traite arabo-musulmane" (oui, il n'y a pas de descendants, les hommes étant émasculés ou castrés après capture... moyennant 75% de décès), et bien sûr les esclavages de l'Antiquité gréco-romaine, des Empires d'extrême-orient et tant d'autres !

Jean-Michel Duprat (26-04-2026 22:55:05)

Bien entendu, il est plus facile de légiférer contre tel ou tel crime de l'Histoire, elle n'en manque hélas pas. Légiférer avec la délicatesse et le discernement d'un éléphant faisant l'inventaire d'un magasin de porcelaine . Cela porte un nom c'est l'argumentaire d'autorité, hors du quel il est interdit de penser, de réfléchir . Belle idée de la liberté .
Et nos " gouvernants qui feraient mieux de se pencher sur le sort actuel de leurs concitoyens, en combattant comme il convient la corruption, les malversations et les violences", ont trouvé là un moyen idéal de se donner bonne conscience. Qui présente l'avantage, entre-autres, de ne pas manger de pain ... du moins celui des prétendues élites qui nous dirigent .

Kourdane (26-04-2026 19:43:22)

TAUBIRA ministre a organisé la falsification de l’histoire de la traite humaine en la centrant sur le commerce triangulaire. Elle a volontairement exclu de cette loi inique les trafiquants d’esclaves intra africains qui capturaient et Convoyaient vers les ports tout comme les trafiquants arabo musulmans vers ALGER, MARAKECH, Tunis, le CAIRE avec pour destination CONSTANTINOPLE DAMAS BAGDAD. Et le commerce vers L ‘EST de l’océan indien . Et pour terminer nulle assertion quant aux captures sur les côtes septentrionales de la Méditerranée….la France, l’Italie ….

jmpoux33 (26-04-2026 19:21:35)

Au risque de me répéter, en plus des 6 millions de juifs de la Shoah, il ne faudrait pas oublier les 3,3 millions de prisonniers de guerre soviétiques, les 1,8 millions de polonais non juifs, les 500 mille Roms et tziganes, les 310 mille Serbes, les 300 mille handicapés et les autres groupes (opposants, homosexuels, Témoins de Jéhovah, etc.), qui ont été exterminés dans les camps nazis.

kari32 (26-04-2026 16:04:43)

Merci, cher Monsieur Larané.
Sur tous les continents depuis la haute Antiquité, tous les empires, toutes les puissances, toutes les « grandes » sociétés ont eu recours à l’esclavage.
Si les pyramides d’Égypte furent construites par des ouvriers rémunérés (au jour le jour, en blé et en bière), l’esclavage y existait aussi, surtout alimenté par les captures guerrières.
Si à son apogée, l’empire romain comptait environ 80 millions d’habitants un quart d’entre eux, 20 millions de gens, étaient des esclaves. (On estime que la traite négrière triangulaire atlantique a concerné 15 millions de personnes.)
Avant la colonisation de l’Amérique du Nord, l’esclavage était un fondement de la société comanche et de nombreuses autres. Pareil chez les précolombiens dans les Amériques centrale et du Sud.
En Chine, l’esclavage n’a « disparu officiellement » qu’en 1909. Pendant des milliers d’années, un maître put posséder jusqu’à plusieurs milliers d’esclaves. Certaines sources en évaluent encore trois ou quatre millions actuellement.
Dans l’Inde actuelle (Rions un instant : « la plus grande démocratie du monde » !), plus de dix millions de gens crèvent aujourd’hui encore dans ce statut, entre autres pour dettes, sous l’œil indifférent des Autorités.
N’oublions pas nos amis scandinaves ! La société viking reposait en partie sur le commerce des peaux mais surtout sur celui des esclaves qu’ils allaient capturer en Europe (de l’Irlande à l’Italie en passant par la France et l’Espagne) et même en Afrique du Nord. Les Vikings de l’Est, les Varègues, traversaient l’Europe par les fleuves d’Ukraine pour vendre leurs captifs sur les marchés les plus lucratifs, à Constantinople et à Bagdad. (Leur efficacité militaire a mené à la création de la Garde varangienne, une unité d'élite dévouée à la protection de l'empereur byzantin.)
***
Quant à la flamboyante Madame Taubira à la parole si élégante, lorsqu’elle évoque « l’ampleur des razzias », elle omet de dire qu’elles étaient perpétrées au sein du continent par d’autres noirs (pardon, des personnes en situation de mélanodermie !). Capturés et aussitôt enchaînés, ils étaient contraints de gagner ainsi à pied les comptoirs côtiers atlantiques où ils étaient VENDUS tout enchaînés aux navires négriers.
À l’est du continent régnait le vaste réseau de la traite orientale (ou traite arabo-musulmane). Là, c’étaient souvent des mahométans qui procédaient à ces captures et vendaient ensuite leurs prisonniers aux trafiquants qui les achetaient dans les ports de l’Est africain, d’Alexandrie à Zanzibar et pour les revendre soit en Mésopotamie soit en Inde.
Tant à l’Ouest qu’à l’Est de l’Afrique, des chiffres de l’ordre de quinze millions de victimes sont cités.
Curieusement, la littérature historique de langue française semble n’avoir jamais abordé l’ensemble du sujet.
Parce que cela risquerait d’égratigner certains récits nationaux ?

Pedro69 (26-04-2026 15:45:05)

Condamner des faits datant des XV è au XIX è siècles en fonction d'un loi de 2026, n'est-il pas contraire au principe fondamental de la non rétroactivité de la loi ?
L'ONU n'a-t-elle pas atteint la fin de son existence comme la SDN en 1939 ?

belpaire (26-04-2026 14:55:52)

Je voudrais que ce soit clair, je n'ai aucune excuse sur les exactions et crimes contre l'humanité dont la France c'est rendue coupable durant cette période jusqu'à la colonisation.
Mais je souhaiterais que d'autres nations battent leur coulpe à ce sujet. Certaines hélas continuent ignominieusement de pratiquer l'esclavage et la colonisation sous support religieux fallacieux.
Je vous cite 2 livres, il y en a d'autres à ce sujet;
L'esclavage en terre d'islam: de Malek Chebel: édition Pluriel.
Et celui un peu moins connu;
Le génocide voilé: de Tidiane N'Diaye: édition Folio.
Bien à vous,

Alshaase (26-04-2026 14:55:35)

Eh oui ! Nos démocraties sont molles : on accepte tout pour surtout éviter des vagues .
Nous serions donc les seuls à avoir eu recours à l’esclavage ( en oubliant au passage la collaboration de certains potentats africains)
Les seuls à avoir colonisé : les premiers ne sont ils pas les phéniciens et les grecs . Tous les empires antiques ont suivi . Perses, romains .. Les conquêtes arabes ont suivi . Russie et Chine , par exemple, colonisent toujours
Et nombre d’autres sujets « histotico-societaux » !!
Un des problèmes : chez nous l’expression est libre , même erronée ou falsifiée, chez nos amis russes, chinois , toutes les dictatures politiques ou intellectuelles.. il n’y a qu’une vérité
Ne faudrait il pas au moins obliger un vrai débat chez nous ouvert aux spécialistes et pas aux seuls politiciens

Alshaase (26-04-2026 14:52:50)

Eh oui ! Nos démocraties sont molles : on accepte tout pour surtout éviter des vagues .
Nous serions donc les seuls à avoir eu recours à l’esclavage ( en oubliant au passage la collaboration de certains potentats africains)
Les seuls à avoir colonisé : les premiers ne sont ils pas les phéniciens et les grecs . Tous les empires antiques ont suivi . Perses, romains .. Les conquêtes arabes ont suivi . Russie et Chine , par exemple, colonisent toujours
Et nombre d’autres sujets « histotico-societaux » !!
Un des problèmes : chez nous l’expression est libre , même erronée ou falsifiée, chez nos amis russes, chinois , toutes les dictatures politiques ou intellectuelles.. il n’y a qu’une vérité


Le Grand Prévôt (26-04-2026 13:44:36)

J'ai toujours trouvé que la condamnation des actes effectués par nos lointains aïeux était totalement stupide et irrecevable car ils répondent à la civilisation de leur époque.
Dans ces conditions, pourquoi ne pas condamner les gens qui ont utilisé la peine de mort avant qu'elle soit supprimée ?

Ugo (26-04-2026 13:06:57)

Sur le plan de la durée (11 siècles), la traite est essentiellement un phénomène arabo-musulman.
Et on ne voit guère de résolutions de l'ONU à ce sujet.
Un oubli, sans doute.

COCHE (26-04-2026 12:10:08)

Le député communiste Jean-Claude Gayssot n'a pas réfléchi au-delà de la question juive. Comme s'il s'agissait de l'unique ethnocide, massacre de masse dans l'histoire de l'humanité. Ce que les Allemands accomplirent industriellement, bien des conquérants depuis l'Antiquité le réalisèrent physiquement au fil de leurs glaives. Mais, si les récits épiques des uns ou les commentaires des autres nous les relatent, nous ne les percevons pas comme celui du XXe siècle, largement comptabilisé, filmé, découvert de visu. En ouvrant la boîte de Pandore, Monsieur Gayssot a offert à des non-européens, surtout africains , de prendre une revanche politique face à laquelle nos représentants politiques qui, par idéologie perverse, n'offrent aucune résistance, par honte d'eux-mêmes jusqu'au reniement. Si la traite des Noirs par les Occidentaux est considérée comme un crime contre l'humanité, il faut logiquement exiger la rétroactivité afin d'impliquer tous les peuples qui le pratiquèrent et le pratiquent encore au XXIe siècle. Madame Taubira par sa loi a porté un coup bas à la France et elle devrait être jugée en diffamation.
Quant à l'ONU, il n'exprime plus que les voix de la diversité antagoniste à l'Occident et à l'Europe couarde, en particulier.

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