4 mars 2026. Les frappes aériennes déclenchées par les États-Unis et Israël sur l'Iran font oublier l'autre grande guerre du moment, qui se poursuit dans le Donbass depuis quatre ans, voire onze ans. La guerre contre l'Iran est susceptible de grandes répercussions au Moyen-Orient, mais elle pourrait aussi indirectement avoir des effets décisifs sur la guerre en Ukraine et, paradoxalement, renforcer le camp russe (accroissement des recettes pétrolières, rapprochement de la Chine et de l'Inde)...
Quatre ans ! La guerre en Ukraine, déclenchée par l’agression du 24 février 2022, a déjà duré plus longtemps que la Grande Guerre Patriotique livrée par l’URSS au IIIe Reich (21 juin 1941-8 mai 1945) et la guerre entre les empires allemand et russe (3 août 1914-3 mars 1918).
Son bilan humain est très lourd, heureusement très en-deçà des deux précédentes guerres.
• La Russie (146 millions d’habitants au début du conflit) compterait environ 300 000 tués.
• L’Ukraine (42 millions d’habitants au début du conflit) en déplorerait 100 000 à 140 000, à quoi s’ajoutent plusieurs milliers de civils.
Il faut encore compter avec les blessés et les mutilés, au nombre d’environ deux millions dans les deux camps réunis (source).
Au regard de sa population, l’Ukraine paie le tribut de loin le plus élevé d’autant que s’ajoutent aux pertes liées aux combats les dommages matériels et le départ en exil de beaucoup de femmes, filles et enfants de combattants. Six millions de personnes environ ont fui le pays. Il n’est pas sûr qu’elles reviennent en Ukraine après avoir refait leur vie dans un pays d’accueil autrement plus sûr et prospère...
Toute la rive gauche du Dniepr est à reconstruire sans compter de nombreux quartiers de Kiev et Kharkov. Pour ne rien arranger, l’Ukraine souffre encore d’une corruption importante dans les cercles dirigeants, jusque dans l’entourage du président Volodymyr Zelensky. Enfin, le jour où les combats s’arrêteront, une fracture est à craindre au sein de la société et jusqu’au sein des familles entre les hommes qui se sont engagés et ceux, apparemment nombreux, qui ont préféré se cacher pour échapper à la conscription.
Côté russe, la situation ne paraît guère plus brillante : le pays s’enfonce dans une économie de guerre de type nord-coréen. Le régime se brutalise et exige des sacrifices toujours plus grands de la population. Celle-ci semble pour l’heure s’y résigner avec le sentiment que tout vaut mieux qu’une défaite, laquelle signifierait l’effondrement et la désintégration de la « Mère Russie » ; un scénario à la libyenne mais à la puissance dix.
Tout ça pour ça
L’autre grande différence entre ce conflit et les deux précédents tient à la stabilité du front. En quatre ans, l’armée russe a seulement réussi à grignoter quelques pouces. Rien à voir avec la guerre de mouvement de 41-45 ni même avec la guerre de 14-18, qui s’est traduite par un effondrement du front russe.
Le président Vladimir Poutine, qui a pris l’initiative de l’agression, était loin d’imaginer pareil scénario. Le 24 février 2022, il n’avait engagé que 120 000 hommes et comptait sur une promenade militaire jusqu’à Kiev. Le président américain Joe Biden n’avait d’ailleurs pas attendu pour offrir une exfiltration à son homologue ukrainien. Le retournement est venu de celui-ci. Il méritera de rester dans l’Histoire avec ce mot fameux : « J’ai besoin de munitions, pas d’un taxi ».
La résistance héroïque et désespérée des Ukrainiens prend de court toutes les parties. Les gouvernants européens, qui se félicitaient d’avoir désarmé avec méthode pendant trois décennies, se réveillent avec la gueule de bois. Ils font aussitôt ce qu’ils savent faire de mieux : des déclarations lyriques et des promesses de dons.
Chacun oublie sa part de responsabilité dans l’enchaînement de causes qui a conduit à l’inéluctabilité de l’agression. L’essai historique que j’ai publié en mai 2024 sur Les Causes politiques de la guerre en Ukraine demeure de ce point de vue d’une frappante actualité.
Il éclaire les ressorts qui ont conduit à la guerre et, par voie de conséquence, dessine ses issues plus ou moins probables dont celle qui paraît s’imposer aujourd’hui : une guerre d’attrition de longue durée, épuisante pour la Russie, létale pour l’Ukraine et définitivement ruineuse pour l’Europe.
Une ruse de l’Histoire, et quelle ruse !
Se pourrait-il que nous échappions à ce scénario sombre ? Il y a un an, Donald Trump, à peine arrivé à la Maison Blanche, promit à tout va de mettre fin à la guerre en Ukraine en vingt-quatre heures. Il entama des discussions avec son homologue russe avant de constater qu’il avait trouvé plus roublard que lui ! Vladimir Poutine ne voulait pas d’un cessez-le-feu avant d’avoir atteint tous ses objectifs : l’intégrité du Donbass et pourquoi pas ? le port d’Odessa.
Avec un instinct quasi-animal, Donald Trump semble avoir changé de stratégie en troquant le poker pour le billard afin d’obliger le président russe à se montrer plus arrangeant !
Le premier coup fut pour le dictateur vénézuélien Nicolas Maduro, enlevé au saut du lit comme un vulgaire malfrat le 3 janvier 2026. Le Kremlin perdait avec lui son meilleur allié sur le continent américain.
Voilà maintenant la République islamique d’Iran frappée à la tête et de quelle façon ! Le Guide Suprême et ses principaux lieutenants tués d’un coup par une frappe aérienne le 1er mars 2026. Vu du Kremlin, les bombes qui explosent sur Téhéran constituent une nouvelle défaite de revers.
Sans qu’il y paraisse et sans qu’il y puisse quelque chose, Vladimir Poutine a vu sa stature internationale se dégrader très vite avec la perte de quatre, voire cinq alliés :
• Arménie : en septembre 2023, le dictateur de l’Azerbaïdjan profita de ce que les Russes étaient occupés en Ukraine pour liquider l’enclave arménienne du haut-Karabagh. Du coup, l’Arménie comprit qu’elle ne pouvait plus compter sur la Russie pour la protéger. Elle doit désormais s’en remettre à la bonne volonté de ses voisins et ennemis turcs et azéris.
• Syrie : en décembre 2024, le dictateur Bachar el-Assad est renversé par une rébellion islamiste de la mouvance al-Qaida. C’en est fini d’une alliance de soixante-dix ans entre Damas et Moscou, même si la Russie conserve deux bases militaires à Khmeimim et Tartous.
• Yémen : en 2015, l’Arabie saoudite et ses alliés occidentaux ont engagé la guerre contre les Houthis et leurs protecteurs iraniens ; dix ans plus tard, les Houthis ont dû convenir d’une pause avec les Américains et renoncer à la protection iranienne et russe.
• Venezuela : l’enlèvement de Maduro en janvier 2026 est aussi de nature à contrarier Moscou. C’est avant tout un coup dur pour Cuba, qui perd un partenaire vital par ses livraisons d’hydrocarbures et pourrait bien à son tour sombrer.
• Iran : la guerre livrée à la République islamique par Donald Trump est un coup très dur pour Moscou, tant du fait de leurs échanges (armements, nucléaire…) que de leurs relations diplomatiques.
L’issue de la guerre aérienne livrée par les États-Unis et Israël à l’Iran demeure incertaine et rien ne dit qu’elle aboutisse de façon rapide et sans trop de mal au renversement du régime islamique.
Qui plus est, en entraînant une flambée des cours du pétrole, cette guerre pourrait offrir un supplément de rentrées financières bienvenu à la Russie et l'encourager à poursuivre et intensifier ses propres efforts de guerre. La fermeture du détroit d'Ormuz, si elle dure, pourrait également rendre la Chine et l'Inde plus dépendante des hydrocarbures et donc renforcer la position diplomatique de Vladimir Poutine...
Mais si les Américains ne s’enlisent pas dans le conflit et ramènent à la normale les marchés pétroliers, ils auront fait la démonstration qu’une alliance avec le Kremlin ne vaut pas tripette. Dans ce cas, on peut penser que la Chine et l'Inde verront moins d'utilité à leur alliance avec la Russie. Le président russe éprouvera assez vite le poids de la solitude, avec tout au plus deux alliés sûrs, l’autocrate biélorusse et le dictateur nord-coréen (note). Peut-être songera-t-il alors à arrêter pour de bon les hostilités en Ukraine ? Il est permis de rêver.













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Christian (18-04-2026 12:37:01)
A la suite d’une bataille extrêmement coûteuse en vies humaines, on attribue à Pyrrhus, roi d’Épire, la phrase «Encore une bataille comme celle-là et nous sommes perdus»... Le Pyrrhus de la Maison Blanche pourrait reprendre cette phrase à son compte puisqu’il serait sur le point de conclure avec l’Iran un accord nucléaire ressemblant comme un frère à celui qui avait été conclu en 2015 et qu’il avait déchiré de ses propres mains en 2018…
Malheureusement, cette nouvelle «victoire à la Pyrrhus» (si elle se confirme) aura été acquise au prix de milliers de morts, victimes des bombardements en Iran, en Israël, au Liban et dans les pays du Golfe, auxquels il faut ajouter les dizaines de milliers de manifestants iraniens massacrés alors que le grand stratège de Washington avait promis de leur venir en aide…
Christian (16-04-2026 17:50:20)
L’inextricable question d’Orient (dont les origines remontent au traité de Kutchuk-Kaïnardji de 1774 et aux accords Sykes-Picot de 1916) a débouché le 28 février dernier sur une nouvelle guerre qui affecte directement une bonne douzaine de pays et risque de plonger le monde entier dans un choc énergétique plus grave que ceux de 1973, 1979 et 2022 réunis.
En résumé, les États-Unis et Israël ont décidé de bombarder l’Iran qui a répliqué en bombardant les pays du Golfe et en bloquant le détroit d’Ormuz. Le Hezbollah a lancé une série d’attaques contre Israël qui a riposté en envahissant le Liban. Les États-Unis ont déclaré qu’ils n’avaient pas besoin du détroit d’Ormuz avant d’annoncer qu’ils voulaient quand même le débloquer en le bloquant à leur tour.
Pour tout simplifier, s’ajoute maintenant à cet imbroglio une polémique publique entre le pape Léon XIV et l’empereur Donald Ier (querelle qui n’est sans rappeler celles qui ont opposé pendant plusieurs siècles les papes de Rome aux empereurs du Saint Empire romain germanique), sans oublier les conflits sanglants qui se poursuivent en Ukraine, au Soudan, au Congo et en Birmanie…
Christian (09-04-2026 07:15:03)
Il y a plus de cinquante ans, lorsque les Anglais ont accordé l’indépendance aux émirats du golfe Persique, le shah d’Iran a fait occuper par ses troupes, le 30 novembre 1971, l’île d'Abou Moussa (revendiquée par l’émirat de Charjah) et les îles de la Petite Tomb et de la Grande Tomb (revendiquées par l’émirat de Ras el-Khaïmah).
Ces îles, situées à l’entrée du détroit d’Ormuz, sont toujours occupées par l’Iran et revendiquées par les Émirats arabes unis. A l’époque (en 1971 donc), un journaliste dont j’ai malheureusement oublié le nom avait écrit que ce détroit d’Ormuz serait peut-être un jour le point de départ de la troisième guerre mondiale…
Christian (02-04-2026 14:49:34)
Dans son discours du 1er avril, le grand historien de la Maison Blanche a expliqué que sa «petite excursion» en Iran ne durait «que» depuis 32 jours, alors que l’implication des États-Unis avait duré bien davantage, que ce soit dans la première guerre mondiale (1 an, 7 mois et 5 jours), dans la seconde guerre mondiale (3 ans, 8 mois et 25 jours), en Corée (3 ans, 1 mois et 2 jours), au Vietnam (19 ans, 5 mois et 29 jours) ou en Irak (8 ans, 8 mois et 28 jours). Ce n’est sûrement pas lui qui a fait ces calculs, mais je vous laisse le soin de les vérifier…
En revanche, le nouvel Alexandre le Grand s’est bien gardé de rappeler que son lointain prédécesseur avait mis sept ans à conquérir la Perse (entre 334 et 327 avant JC si l’on tient compte des satrapies orientales). Il est vrai que le véritable Alexandre n’avait pas pour objectif de ramener la Perse «à l’âge de pierre». Bien au contraire, il refusa de considérer les Perses comme des vaincus et voulut traiter ses nouveaux sujets comme les anciens, ainsi qu’en témoignent les noces de Suse où dix mille de ses soldats épousèrent des femmes indigènes tandis que lui-même s’unissait à la fille de Darius.
Christian (31-03-2026 06:55:50)
Le grand stratège de Washington a menacé hier de s'en prendre aux puits de pétrole, aux infrastructures électriques et, pire encore, aux usines de dessalement qui fournissent une bonne partie de l'eau potable en Iran. On peut imaginer que, dans ce cas, les Iraniens riposteraient en bombardant les usines de dessalement de l'Arabie saoudite et des autres pays du Golfe, avec le risque de priver d'eau des millions de personnes des deux côtés. On se rapproche à grands pas d'un véritable génocide...
Christian (29-03-2026 08:40:53)
Sauf le respect que je lui dois, je crois que le mage de la Maison Blanche commence à débloquer sérieusement. Au cours d’une conférence à Miami, il a parlé du détroit d’Ormuz en le surnommant «détroit de Trump». Il a expliqué ensuite que certains diront qu’il avait dit cela «par accident» et de poursuivre : «Avec moi, il n’y a pas d’accidents, pas beaucoup. S’il y en avait, on aurait un énorme scandale». Comprendre qui pourra…
Au cours de la même conférence, il a parlé du prince héritier d’Arabie Saoudite en expliquant que celui-ci lui avait dit : «Il y a un an, vous étiez un pays mort. Maintenant vous êtes le pays le plus important au monde». Et le grand orateur d’ajouter dans le style élégant qu’il affectionne: «Il ne pensait pas que ça allait arriver, il ne pensait pas qu’il devrait me lécher les bottes (traduction édulcorée)… Il pensait qu’il avait affaire à un autre président américain raté, avec un pays en déclin, mais maintenant il doit être gentil avec moi»…
Je ne sais pas si de tels propos contribueront à améliorer les relations entre les États-Unis et les pays arabes, mais, fort heureusement pour lui, le mage de la Maison Blanche s’est trouvé un nouvel allié en la personne du général ougandais Muhoozi Kainerugaba, qui est aussi le fils du président Museveni et qui vient déclarer qu’avec une seule brigade de son armée, «la prise de Téhéran ne devrait pas prendre plus de deux semaines»…
De l’Ukraine à l’Ouganda et de Chypre au Pakistan, ça commence quand même à ressembler à une petite guerre mondiale…
Christian (25-03-2026 07:50:13)
Souvent Donald varie, bien fol est qui s'y fie (épisode 1014)... Alors que la guerre continue de plus belle sur tous les fronts, les Américains affirment toujours qu'ils l'ont gagnée mais seraient en train de négocier un cessez-le-feu avec l'Iran. Par contre, les Israéliens n'ont pas l'air décidés à s'arrêter et annoncent leur intention d'occuper le Sud-Liban jusqu'au fleuve Litani - occupation que certains rêvent même de transformer en annexion...
Christian (21-03-2026 21:01:16)
De la mer Rouge à la mer Caspienne et de Chypre à Diego Garcia (à quatre mille kilomètres de l’Iran), le conflit ne cesse de s’élargir, sans parler du double choc énergétique pétrolier et gazier qui risque de toucher toutes les parties du monde. Fort heureusement, le mage de la Maison Blanche et son acolyte israélien sont là pour nous rassurer en nous expliquant que l’Iran est «décimé» et que ses forces sont détruites à 100%...
Après avoir traité ses alliés (si on peut encore parler d’alliés) de lâches, le mage de la Maison Blanche recommence à s’en prendre à l’Ukraine, qui vient pourtant de déployer des unités spécialisées aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite, au Qatar, au ?Koweït et en Jordanie, pour les aider à lutter contre les drones iraniens. Au lieu de remercier le président ukrainien pour cette contribution à la défense des pays du Golfe, le Nostradamus de Washington le critique en expliquant qu’il est «plus difficile à gérer» (sic) que le président russe qui «n’a pas peur de l’Europe» (re-sic)… Avec le nouveau Cagliostro, les proverbes traditionnels sont mis sens dessus dessous: les amis de mes amis ne sont plus mes amis, mais les ennemis de mes amis peuvent devenir mes amis…
Christian (20-03-2026 11:56:26)
Le mage de la Maison Blanche a réponse à tout, c’est même à ça qu’on le reconnaît. Interrogé par un journaliste qui lui demandait pourquoi il n’avait pas prévenu ses alliés avant d’attaquer l’Iran, il a expliqué qu’il avait voulu jouer l’effet de surprise en citant comme exemple l’attaque-surprise lancée par le Japon contre la base américaine de Pearl Harbor le 7 décembre 1941 (date que la plupart des Américains considèrent comme l’une des plus sombres de leur histoire et certainement pas comme un modèle à imiter). La plus surprise a sans doute été la première ministre du Japon, qui était présente à ce moment-là dans le bureau ovale…
Christian (19-03-2026 10:06:55)
Souvent Donald varie, bien fol est qui s’y fie (épisode 997)… Après avoir déclaré la guerre à l’Iran sans consulter ses alliés (sauf Nétanyahou, évidemment), le mage de la Maison Blanche leur a demandé de l’aider à débloquer le détroit d’Ormuz. Il explique maintenant qu’il n’a pas besoin de cette aide mais qu’il veut seulement tester leur loyauté : «Je le fais non pas parce que nous en avons besoin, mais parce que je veux voir comment ils réagissent» (sic).
Cerise sur le cheesecake, il ajoute: «Depuis quarante ans, nous vous protégeons et vous ne voulez pas vous impliquer dans quelque chose de très mineur» (re-sic). De quelle protection parle-t-il, alors que depuis sa réélection, il a quasiment abandonné l’Ukraine qui aide pourtant les pays du Golfe à lutter contre les drones iraniens, sans compter qu’il a menacé à plusieurs reprises d’annexer le Groenland et le Canada. Et comment ose-t-il qualifier la situation actuelle de «très mineure» alors que les bombardements israélo-américains ont déjà fait plusieurs centaines de morts en Iran et au Liban, sans compter qu’ils sont peut-être en train de déclencher un nouveau choc pétrolier et une crise économique mondiale?
Lincoln, Roosevelt, réveillez-vous! Ils sont devenus fous!
Christian (17-03-2026 20:04:25)
Plus fort que le mage du Kremlin, le mage de la Maison Blanche a déclaré lors d’une conférence de presse encore plus farfelue que les précédentes qu’il «savait depuis longtemps que le détroit d’Ormuz deviendrait une arme». Dans ces conditions, on peut se demander pourquoi il n’a pas consulté ses alliés avant de déclarer la guerre à l’Iran, ce qui aurait peut-être permis de prendre les dispositions préventives nécessaires pour empêcher le blocage de ce détroit.
Poursuivant ses prévisions rétroactives, il a expliqué avoir prédit que Ben Laden détruirait le World Trade Center un an avant que cela ne se produise, ajoutant cette précision utile que Ben Laden «était un méchant» (sic) et qu’il «valait mieux l’arrêter» (re-sic). Il assure même avoir donné cette information dans un livre qu’il aurait écrit lui-même (?) et invite ses auditeurs à «aller vérifier».
On pourrait encore lui accorder le bénéfice du doute s’il ne s’était pas lourdement trompé dans ses prévisions quand il annonçait la fin de la guerre d’Ukraine en 24 ou 48 heures, sans compter qu’il n’est pas non plus en mesure de nous fournir la date exacte du retour de la paix en Iran et au Liban…
COCHE (15-03-2026 16:37:55)
On peut rêver. Avant la catastrophique Union Européenne "fédérale", il existait le projet d'une Union Européenne confédérale. Une Europe confédérale permettrait de construire une Confédération de l'Atlantique à Vladivostok. Cette confédération aurait le poids suffisant pour équilibrer le Monde géopolitique tel qu'il se dessine actuellement. Monsieur Poutine n'est pas éternel, la Russie n'est plus communiste et les milliardaires russes ne sont pas plus gourmands que ceux de chez nous. La Russie de Michel Strogoff offre l'extension territoriale et les pays de l'Europe occidentale et centrale possèdent les ingénieurs. l'Union Européenne actuelle court vers l'abîme et la faillite. Mettons fin à l'OTAN et proposons le "deal" aux Russes.
Christian (15-03-2026 06:55:33)
Le potentat de la Maison Blanche déclare que les États-Unis «ont vaincu et complètement anéanti l’Iran» (sic), mais il demande maintenant à ses alliés de l’aider à débloquer le détroit d’Ormuz alors qu’il n’avait pas jugé utile de les consulter avant de déclencher la guerre…
Il ressemble à ces alpinistes imprudents qui s’aventurent hors des domaines skiables et qui nécessitent le déploiement des services de secours publics en cas d’accident ou à ces expatriés installés dans les pays du Golfe pour des raisons fiscales et qui reprochent maintenant à la France de ne pas en faire assez pour les rapatrier.
Christian (14-03-2026 08:18:13)
Le manque d’empathie et l’indifférence glaçante dont fait preuve le potentat de la Maison Blanche à l’égard des conséquences humaines et politiques de la guerre qu’il a déclenchée contre l’Iran prend des proportions inquiétantes qui sont de nature à faire douter de sa santé mentale.
On l’avait déjà vu, la semaine dernière, arborer l’une de ces ridicules casquettes blanches lors du rapatriement des soldats américains morts au combat, avec ce mépris des convenances et ce côté infantile qui le caractérise.
Hier, dans le style oral relâché et décousu qu’il affectionne, il a déclaré «possible» que la Russie «aide un petit peu» l’Iran, tout en laissant entendre qu’il n’y trouvait rien à redire. Voici ses propos exacts, qui perdent sans doute beaucoup à la traduction: «Je pense qu’il est possible qu’il les aide un peu, oui, j’imagine… Il pense probablement que nous aidons l’Ukraine… Ils le font et nous le faisons» (fin de citation)…
En résumé, rien n’a d’importance aux yeux du nouvel empereur des États-Unis. Il promet d’aider les manifestants iraniens puis déclare deux jours plus tard que les massacres ont cessé. Si le prix du pétrole augmente trop, il affirme que la fin de la guerre est imminente, avant de minimiser la hausse des prix quelques jours plus tard. Il lève partiellement les sanctions contre la Russie tout en reconnaissant qu’elle aide l’Iran. Après lui le déluge…
Christian (10-03-2026 06:55:22)
Maintenant que les sites pétroliers sont de plus en plus bombardés et que les prix du pétrole atteignent des sommets, le potentat de la Maison Blanche annonce que la guerre va bientôt se terminer alors qu’il n'a pratiquement atteint aucun de ses objectifs... Par contre, rien n'a l'air de pouvoir arrêter son ami israélien et son copain russe dans leurs ambitions démesurées...
Christian (08-03-2026 08:44:44)
En complément à mon précédent message, je me dois de citer le message très digne que l'épouse de l’aviateur disparu aurait adressé au premier ministre Nétanyahou: "Notre désir de savoir ce qui est arrivé à Ron s’arrête dès lors qu’il met en danger des soldats... À nos yeux, le caractère sacré de la vie passe avant l’obligation de ramener les restes d’un soldat pour l'enterrer"...
Christian (08-03-2026 08:30:25)
Alors que la guerre continue de faire rage au Moyen-Orient, les forces spéciales israéliennes ont monté une opération pour tenter de retrouver les restes d’un aviateur israélien capturé au Liban en 1986. Cette opération a complètement échoué, le corps de l’aviateur n'a pas été retrouvé, aucun soldat israélien n'a été tué mais on déplore la mort de 41 personnes parmi la population libanaise.
Bilan inacceptable et déséquilibré d'une opération absurde: 41 morts libanais pour essayer de retrouver le corps d'un aviateur israélien disparu voici plus de quarante ans, sans compter les milliers de morts sans sépulture et de disparus victimes de toutes les guerres qui ont ensanglanté cette région... Je peux comprendre jusqu'à un certain point que la récupération de tous les soldats israéliens, morts ou vivants, soit considérée comme un objectif national et/ou religieux important, mais cette affaire démontre que le fanatisme israélien n'a parfois rien à envier au fanatisme chiite du Hamas ou du Hezbollah, avec cette différence que ces derniers vont parfois jusqu'au suicide en entraînant leurs ennemis dans la mort...
Nguyen Trai (07-03-2026 18:41:35)
Un petit rajout….le peu que je sais de l’économie Russe montre qu’elle est très loin d.un effondrement…la croissance est comparable à la Française, 1%, le chômage est minime, moins de 5%, pour 7% en France et incroyable..le rouble recommence à s’apprécier……etc….par ailleurs ce qui se passe en Iran pourrait être très profitable à la Russie, la Chine se rapprochant très fortement de Moscou et de ses richesses énergétiques. Quelques précisions, les sanctions ont très peu touché l.economie populaire….simplement les plus riches payent 30% de plus leurs Audi ou Mercedes et les pièces de rechange..,..attention à la propagande…..
Nguyen Trai (07-03-2026 18:34:02)
Un petit rajout….le peu que je sais de l’économie Russe montre qu’elle est très loin d.un effondrement…la croissance est comparable à la Française, 1%, le chômage est minime, moins de 5%, pour 7% en France et incroyable..le rouble recommence à s’apprécier……etc….par ailleurs ce qui se passe en Iran pourrait être très profitable à la Russie, la Chine se rapprochant très fortement de Moscou et de ses richesses énergétiques. Quelques précisions, les sanctions ont très peu touché l.economie populaire….simplement les plus riches payent 30% de plus leurs Audi ou Mercedes et les pièces de rechange..,..attention à la propagande…..
Nguyen Trai (07-03-2026 18:26:41)
Est ce que vous êtes certain de vos chiffres sur les pertes Russes et Ukrainiennes…..quand on voit les derniers chiffres du nombre de corps russes remis à la Russie, 48, et le nombre remis de corps remis aux ukrainiens, 1000…..on a un gros doute…. N.oublions pas que cette guerre, plus que toute autre, est une guerre de la communication ….et le nombre de morts est un secret.
Fran (05-03-2026 17:20:54)
JM KAËS, je partage entièrement ce que vous dites. Et cela fait quelque temps que je prends mes distance avec la "politique" d'Hérodote-net, privilégiant le côté "histoire" qu'il n'aurait jamais dû quitter.
Herodote.net répond :
Merci pour votre réaction. Nous publions chaque semaine dans nos lettres un ou deux éditoriaux et dans le même temps, nous présentons une à deux dizaines de synthèses historiques parmi les vingt mille de notre média, non compris les nouvelles créations.
L'expérience montre que nos lecteurs lisent en premier lieu nos éditoriaux proches de l'actualité, sans partager nécessairement (et heureusement) nos analyses...
Patrick SEREYS (05-03-2026 11:43:14)
Je rajoute que Wikipédia n'est absolument pas une source fiable.
Patrick SEREYS (05-03-2026 11:41:11)
Bonjour,
Le nombre de morts ukrainiens que vous citez est sous-évalué. Il est d'environ 800000. Quand au prétendu isolement de Vladimir Poutine, c'est une théorie occidentale complètement fausse. Les BRICS et l'ensemble des pays non occidentaux n'ont soutiennent la Russie. N'oublions pas que la guerre en Ukraine est la conséquence du coup d'état perpétré en Ukraine en 2014, coup d'état organisé par les Etats-Unis et les ultra nationalistes ukrainiens, dont une partie de ceux-ci sont des néonazis. Lors de la chute de l'Urss il a été promis à M. Gorbatchev que l'Otan ne s'étendrait pas vers l'Est. Bien sûr les occidentaux n'ont pas tenu cette promesse. La Russie a réagi en mars 2022 après que ses propositions d'accords de sécurité en Europe aient été plusieurs fois refusés par mes Européens et les Etats-Unis. La guerre en Ukraine a commencé en 2014 après le coup d'état, les dirigeants Ukrainiens bombardant la population russophone du Sonbass jusqu'en 2022 causant environ 15000 morts. En février 2022 l'armée ukrainienne a intensifié ses frappes contre le Donbass et tenté d'écraser les séparatistes, entrainant l'intervention de la Russie pour protéger la population russophone du Donbass.
JM KAËS (04-03-2026 17:33:50)
Très déçu par cet article. Chiffres fantaisistes : selon les Ukrainiens eux-mêmes, l’armée ukrainienne aurait perdu 760.000 hommes au combat, bien au-dessus des chiffres que vous donnez. Les Russes, d’où sortez-vous le nombre de 300.000 morts ? Pas un mot non plus des dizaines de milliers de morts (civils essentiellement) massacrés par les neonazis ukrainiens de 2014 à 2022, ni des 20% de territoires du Donbass se revendiquant russes dont une grande partie a été récupérée par l’armée russe. Si vous aussi vous mettez à l’infox des médias officiels occidentaux et notamment français, je ne comprends plus votre vision de l’Histoire.