Vie et mort de l’Union européenne

De Maastricht à nos jours, une régression sans fin

24 août 2025. L'Union européenne est plus présente que jamais dans nos médias avec les annonces de la présidente de la Commission et les rencontres au sommet régulièrement qualifiées d'« historiques ». Derrière les apparences, la réalité est toute autre : c'est une Europe en voie de déclassement économique, réduite à l'impuissance et délaissée par son seul allié, les États-Unis. Y pouvons-nous changer quelque chose ?...

Il y a des images plus parlantes que toutes les palabres des plateaux télé et des réseaux sociaux. En voilà deux qui nous racontent à elles seules l’histoire finale de l’Europe.

La chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989 ; photo (détail) : Eric Bouvet (DR)Les plus âgés d’entre nous se souviennent avec émotion du Mur de Berlin envahi par une foule joyeuse de jeunes Européens ; c’était il y a 36 ans, l’unification pacifique du Vieux Continent sous les auspices de la Liberté.

Et puis, ce 18 août 2025, il y a cette photo prise à la Maison Blanche (Washington) où l’on voit en premier lieu un homme à l’allure lourde et imposante d’un empereur romain. Il avance d’un pas décidé en entraînant le vassal qu’il se dispose à immoler.  Derrière, à distance respectueuse, suit une volée désordonnée de tributaires, souriant tout heureux d’être invités au spectacle.

Tout est dit ici sur le nouvel ordre mondial et la mort de l’Europe, au sens politique. Point n’est besoin de lourdes démonstrations pour le constater. Il nous suffit d’oublier les propos de nos dirigeants en complet décalage avec la réalité et de nous en tenir à l’énoncé des faits économiques, militaires et bien sûr politiques et idéologiques…

La photo qui parle

Réunion sur l'Ukraine à la Maison Blanche (Washington) le 18 août 2025

Le 18 août 2025, le président américain Donald Trump a convoqué à Washington son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky pour lui signifier ses intentions quant à la guerre qui se poursuit dans le Donbass. Les tributaires ouest-européens ont craint que leur protégé ukrainien soit sacrifié aux intérêts supérieurs de la Russie et des États-Unis. Ils ont obtenu de participer à la réunion ou du moins à sa conclusion, bien que n’ayant eux-mêmes aucun plan de sortie du conflit. À défaut de porte-parole audible, ils sont venus en nombre : Keir Starmer (Royaume-Uni), Friedrich Merz (Allemagne), Alexander Stubb (Finlande), Giorgia Meloni (Italie) et Emmanuel Macron (France), sans compter deux personnalités dépourvues de mandat politique : Mark Rutte (Otan) et Ursula von der Leyen (Commission européenne).

« It’s the economy, stupid ! » (Bill Clinton, 1992)

Le 1er janvier 1993, l'Union européenne a remplacé la Communauté économique européenne créée par le traité de Rome de 1957. Voyant dans le « doux commerce » et le libre-échange la clé de la paix et de l’harmonie universelle, les Européens ont inscrit ceux-ci dans les traités de l’Union européenne avec impossibilité pour les États membres d’y déroger, quelle que soit la conjoncture. C’est ainsi que le traité de Maastricht de 1992 a donné valeur constitutionnelle à « la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements étrangers directs, ainsi qu'à la réduction des barrières douanières et autres… » 

Prenant acte de la fin de la guerre froide, les dirigeants de la nouvelle Union européenne se sont aussi hâtés d'engranger les « dividendes de la paix ». Ils ont pris pour argent comptant la thèse du politologue américain Francis Fukuyama selon laquelle la victoire de la démocratie marquait la Fin de l'Histoire (1992). Ils ont réduit à moins de 2% la part de leur PIB consacrée à la défense et ont surtout délégué le soin de leur protection à leur grand allié américain, lequel a maintenu aux alentours de 3 à 5% la part de son PIB consacrée à la défense.

En 1994-2001, trop heureux de voir leurs principes triompher avec l’effondrement de l’Union soviétique, Américains et Européens ont voulu étendre le libre-échange au monde entier avec l’OMC (Organisation mondiale du commerce). Le 11 décembre 2001, ils sont allés jusqu'à intégrer en son sein la Chine populaire et le 1er janvier 2005, ils ont démantelé les accords Multifibres qui limitaient les exportations chinoises de textiles.

Les industriels européens et américains entreprirent dès lors de délocaliser leurs usines dans les pays à bas coût de main-d'oeuvre, en premier lieu l'immense Chine post-Mao : aux Occidentaux, les tâches de management, conception, innovation, R&D, etc. ; aux Asiatiques, les tâche de production. Apple ou encore Nike s'engagèrent dans cette voie, suivis par la plupart des grands industriels occidentaux, à l'image d'Alcatel. Son Pdg, le très brillant Serge Tchuruk, déclare le 26 juin 2001, à Londres, dans un colloque du Wall Street Journal : « Nous souhaitons être très bientôt une entreprise sans usines. » On allait ainsi vendre aux Chinois des biens d'équipement et des biens à haute valeur ajoutée tout en leur achetant des produits basiques : vêtements, électronique, etc.

Cette politique dite néolibérale (dico) allait avoir des effets ravageurs sur l'industrie européenne, victime du « libre-échangisme » inconditionnel de Bruxelles, gravé dans l’article 206 du traité de l’Union européenne.  Quant aux États-Unis, ils n'ont pas tardé à prendre la mesure de de la concurrence chinoise et de leur propre légèreté. La délocalisation massive des usines vers les pays à bas coût a conduit au désespoir les vieilles régions industrielles du Middle West. La conséquence politique en a été l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis, en 2016 et 2024. Si imparfaite qu’elle soit, la démocratie américaine a fonctionné. Donald Trump a entendu le message de ses électeurs. Il est revenu à un protectionnisme vigoureux après une parenthèse libre-échangiste qui aura duré près de quatre-vingts ans. En matière géopolitique, il s’est plié à l’égoïsme sacré de la nation et a tout bonnement abandonné l’Europe à son sort.

Les États-Unis sèment la zizanie en Europe

Le décrochage économique de l’Europe remonte à 2008. Cette année-là, le gouvernement américain surmonta plutôt bien la crise des subprimes en n'hésitant pas à prendre des mesures très directives. De leur côté, les pays européens prirent la crise de plein fouet. Dans le même temps, les Jeux Olympiques de Pékin, ouverts le 8 août 2008, marquèrent l’irruption de la Chine populaire à l’avant-scène mondiale. Peu soucieux de se spécialiser dans les produits bas de gamme selon les recommandations de l’apôtre du libre-échange David Ricardo, les Chinois commencèrent à concurrencer les Occidentaux sur les produits à haute valeur ajoutée mais personne n’y prit encore garde.

Pour l’heure, les États-Unis se payèrent le luxe d’une confrontation avec la Russie, en dépit des excellentes relations de Moscou avec Berlin et Washington. Au sommet de l’OTAN, en avril 2008 à Bucarest, devant Vladimir Poutine, invité d’honneur, les Américains proposèrent à l’Ukraine et à la Géorgie d’entrer dans l’alliance atlantique ! La perspective de troupes américaines manœuvrant dans les plaines d’Ukraine, à proximité de Stalingrad et Koursk, hauts lieux de la Seconde Guerre mondiale, était inacceptable pour le président russe comme pour ses concitoyens ; c’était se soumettre à Washington et au Pentagone et perdre de fait leur indépendance stratégique.

Cet affront fait aux Russes pouvait s’expliquer par le fait que, devenus autonomes en matière énergétique grâce au pétrole et au gaz de schiste, les États-Unis n’avaient plus besoin des ressources de la Russie en hydrocarbures. Les stratèges de la Maison Blanche voulaient en profiter pour détacher Moscou de l’Europe occidentale et rompre en particulier ses échanges fructueux avec Berlin : gaz russe contre biens d’équipement allemands. Ainsi affaibliraient-ils leur principal concurrent industriel, à savoir l’Allemagne !

Le plan de Washington fonctionna comme sur des roulettes d’autant mieux que l’Allemagne, guidée par un écologisme radical, avait sacrifié son énergie nucléaire au profit de la combinaison énergie éolienne/gaz russe, ce qui lui valut de perdre sur tous les tableaux : stratégique, économique et même écologique.

Par une singulière inconséquence, tandis que Berlin et Moscou lançaient la construction du gazoduc Nord Stream 2 en vue d’intensifier leurs échanges, la Commission européenne proposa en 2013-2014 une aide financière conséquente à l’Ukraine de manière à la détacher de la Russie et rompre des échanges millénaires entre les deux pays !

Tout cela conduisit à une confrontation de Moscou avec l’Ukraine et l’Europe et, huit ans plus tard, à une guerre brutale dans le Donbass ainsi que je le détaille dans mon essai géopolitique et historique sur Les Causes politiques de la guerre en Ukraine (mai 2024).

L’Union européenne victime de ses dogmes

Les États-Unis ont en définitive atteint leurs objectifs au-delà de leurs espérances. L’Union européenne n’est plus un concurrent pour l’industrie américaine, encore moins pour les entreprises du secteur numérique, les fameuses GAFAM : de Google à Uber et Netflix, celles-ci règnent en maître sur le Vieux Continent. Elles génèrent d’énormes transferts financiers qui ne figurent pas dans le solde commercial des États-Unis mais n’en contribuent pas moins à leur richesse. 

L'Allemagne elle-même est en 2025 sur le point d’entrer en récession. Qui plus est, son industrie automobile est menacée de disparition par la faute de la Commission européenne qui s’est mise en tête de dicter aux constructeurs leurs choix techniques en leur imposant de renoncer au moteur thermique et de passer à l’électrique d’ici 2035.

Dans le même temps, adossés au statut privilégié du dollar et au caractère incontournable de leur protection militaire, les États-Unis usent comme jamais auparavant de l'extraterritorialité de leur droit commercial pour asservir les entreprises européennes. Ils les menacent d'amendes énormes sous les prétextes les plus divers comme la corruption ou le non-respect d'un embargo. En 2003 sont frappés d'amendes de plusieurs centaines de millions de dollars, voire de plusieurs milliards, le Crédit Lyonnais et le Crédit Agricole, en 2004 UBS, en 2008 Siemens, en 2014 Alstom  et BNP Paribas... Lesdites entreprises courbent l'échine pour ne pas être écartées de la zone dollar et du marché américain.

La guerre en Ukraine a renforcé la dépendance des Européens à l’égard du Pentagone et des fabricants d’armes américains. C’est au point que l’avion de combat Rafale du Français Dassault ne trouve aucun preneur dans l’Union européenne (sauf en Grèce et en Croatie), les partenaires de la France préférant le F-35 de l’Américain Lockheed pour ne pas se mettre à dos Washington.

Cerise sur le gâteau, le président Donald Trump a fait savoir aux Européens que s’ils désiraient soutenir l’effort de guerre de l’Ukraine, ils devraient acheter aux États-Unis les armes destinées à ce pays, Washington n’ayant plus l’intention de dépenser quoi que ce soit dans cette guerre.

Ainsi que le rappelle l’historien Ludovic Tournès dans un lumineux article sur La menace américaine, les gouvernants américains se sont intéressés à l’Europe seulement lorsqu’il y allait de leur intérêt économique et stratégique, soit en 1915-1919 et en 1941-1991. Il n’y a pas de solidarité occidentale américano-européenne qui serait inscrite de toute éternité dans les gènes des Étasuniens et des Européens comme nous nous obstinons à le croire. Aussi les États européens seraient-ils bien inspirés de ne plus s’accrocher à l’OTAN comme à une bouée de sauvetage et de prendre leur autonomie stratégique.

Mais l’état actuel de l’Union européenne ne permet pas d’espérer un changement d’orientation. Les gouvernants se sont en effet rendus prisonniers des dogmes inscrits dans les traités de l’Union européenne. Ils s'empêchent d’agir en conformité avec leurs intérêts nationaux et les attentes de leurs électeurs (énergie, industrie, agriculture, immigration, etc.). Ils sont tiraillés qui plus est par des intérêts divergents. On le constate en matière d’énergie nucléaire ou d’armement comme en matière militaire. Ils en sont réduits à des rodomontades sans prise avec la réalité. Comme l'illustre la réunion du 18 août à Washington, l’Union européenne est réduite à l’impuissance. Ce n'est plus qu'une coquille vide seulement capable d’entraver la marche des États qui la constituent.

André Larané
Publié ou mis à jour le : 2026-01-10 16:50:18
Jean-Michel Duprat (02-09-2025 18:52:13)

Naissance de l'U E : Comment peut-on se montrer naïf au point de croire que les USA auraient laissé les Européens constituer une force concurrente sur des territoires qu'ils dominent depuis 1945 .
Légitimité de l'U E : Aucune puisque refusée par référendum par au moins deux pays, à ma connaissance : l'Irlande et la France .

COCHE (31-08-2025 17:10:11)

l'Union européenne est à la perception visuelle et auditive de la Présidente von der Leyen: ectoplasmique.
Malheureusement, cette présidente sème le malheur et la détresse à l'intérieur de l'Union avec l'assentiment veule des commissaires. Aucun n'ose s'opposer et quitter la table en laissant la chaise vide.
Un tout dernier exemple: Trump souhaite mettre la main sur le Groenland, possession danoise. Nos ministricules hurlent au loup mais Madame von der Leyen demeure muette et ne bouge pas. Pourtant, alors qu'elle dépense des sommes énormes à des inepties, rien ne lui interdit d'annoncer qu'elle va investir dans l'extraction des terres rares et du pétrole au profit du Danemark et des membres de l'Union. Voilà la responsabilité de l'ineffable von der Leyen et, de son soutien, Monsieur Macron, très mussolinien du menton et du verbe.

Guy (31-08-2025 13:15:16)

Pour que l’Union Européenne politique meurt encore faudrait-il qu’elle existe ! Or elle n’a jamais été. Cette union n’a jamais réellement oeuvré pour être autre chose qu’une union commerciale créée par l’énorme traumatisme de la seconde guerre mondiales ayant abouti à l’idéologie de la Paix par la prospérité du commerce. Elle n’a même pas de politique fiscale cohérente tant chaque état veut préserver jalousement son indépendance. Il tient d’ailleurs aussi dans le paradoxe que ceux qui refusent une plus grande intégration s’appuient sur les faiblesses dues au manque d’intégration !
Il aurait pu se concevoir que les déboires actuels des européens que vous soulignez dans votre article aboutissent à un titre différent, simplement « Naissance de l’Union Européenne «  ! En effet les guerres de tout genre menées par messieurs Trump et Poutine nous révèlent que notre idéologie de la Paix n’est qu’une utopie que nous n’avons pas su faire partager. Maintenant que les barbares sont à nos portes, espérons que les Européens sauront trouver les bonnes solutions pour survivre.

Louis (29-08-2025 18:04:41)

Merci pour cet article qui reflète les difficultés et faiblesses de l'U.E. Nous avons également quelques atouts heureusement !
Notre marché unique, l'euro et la facilité des échanges. N'oublions pas la paix et la stabilité entre les États membres. Nous avons aussi, je crois, une influence mondiale sur les règles du commerce, du climat et de la sécurité alimentaire. Nous nous sommes engagés, et ce n'est pas rien, dans la neutralité carbone pour 2050. Nos normes sociales restent exemplaires pour bon nombre de pays : travail, santé, égalité hommes, femmes, etc.
Je crois que tous ces points sont à ajouter à votre excellent diagnostique…
L'U.E. est un magnifique chantier humain, exemplaire pour le monde et que chacun est à même de valoriser pour la promotion de la paix.

CHRISTIAN THIOLIERE (29-08-2025 00:24:31)

J'ai espoir que cette structure idéologique, qui démontre de plus en plus à beaucoup d'européens qu'elle n'est qu'une "dictature supranationale", arrive le plus vite possible à son effondrement !!!
Que cela entraîne la fin de l'EURO, de l'OTAN, de la CDEH, de l'OMS etc. , et que nous retrouvions enfin notre souveraineté, en particulier face à cette entité hégémonique états-unienne qui se nourrie, se repaît, se renforce au détriment des autres nations, en les spoliant de leurs ressources, en les déstabilisant politiquement pour mieux les contrôler et en créant des guerres pour s'imposer en gendarme du monde !!!!

Christian (27-08-2025 08:36:37)

Je trouve que les termes de «vassaux» et de «tributaires» décrivent parfaitement la situation actuelle des dirigeants de l’Union européenne. Avant même la réunion du 18 août à Washington, la funeste entrevue du 27 juillet à Canossa-Turnberry, au cours de laquelle l’impératrice Ursula s’est humiliée devant le pape Donald, avait donné le ton. Contrairement à ce qu’ont pu dire certains politiciens et commentateurs complaisants, il ne s’agissait nullement d’un accord puisqu’il n’en existe à ma connaissance aucune version signée, mais d’une décision unilatérale des États-Unis fixant le montant des nouveaux droits de douane, ce qui revient pratiquement à la définition d’un tribut imposé à un vassal par son suzerain.

En revanche, je déplore que cet article minimise les responsabilités de la Russie dans le tragique conflit ukrainien. En envoyant des troupes en Crimée et dans le Donbass dès 2014, celle-ci a en effet violé délibérément le mémorandum de Budapest, aux termes duquel l’Ukraine avait renoncé à son arsenal nucléaire en échange de «garanties» concernant son indépendance et son intégrité territoriale. On voit bien ce que vaudront de telles «garanties» en cas de cessez-le-feu si la Russie s’oppose à la présence de troupes européennes, australiennes ou canadiennes sur le terrain, alors qu’elle n’a demandé l’autorisation de personne pour envoyer à la boucherie des milliers de malheureux soldats nord-coréens sur le front de Koursk…

hadrien1000 (26-08-2025 16:19:29)

Pessimiste hélas mais assez juste et les commentaires , dans l'ensemble vont dans ce sens ! Comme aurait dit de Gaulle "on peut sauter comme un cabri en criant Europe ... , encore faut-il peser sur le monde" . Justement s'il revenait (on peut rêver ) il aurait déclaré : Puisque vous ne voulez de la France qu'en spectatrice , débrouillez -vous sans elle . Je finis par y perdre mon latin , y compris avec mes alliés européens . Certes le président Poutine est le premier responsable mais les " Américano-Anglo-Otaniens" ont leurs responsabilités dans cette guerre .J'ai appuyé les EU dans l'affaire des fusées russes à Cuba , je ne peux approuver Odessa sur la Mer Noire port américain . Ainsi j'envisage un retrait de l'OTAN . De plus je déclare que si le président Poutine peut être considéré comme criminel de guerre ,j'en connais d'autre en Israël ,toujours sûr de lui et dominateur .La politique internationale ne peut se faire à "la corbeille de deux poids deux mesures " ! Nos amis américains feraient bien d'en tenir compte et de ne pas suivre la grande habileté de monsieur Netanyahou qui confond volontairement , critique d'Israël et antisémitisme .

Niouf (26-08-2025 07:57:39)

Est-il possible de revoir le traité de Maastricht et de proposer un référendum a tous les pays européens sur un nouveau traité dominé par les seuls états responsables, soit environ 7 états ( Allemagne, France, Italie, Espagne, l'ensemble des pays du Nord et la Pologne) a qui reviendraient de décider pour tous les autres, la conduite des affaires.

gemo10 (25-08-2025 19:25:00)

En résumé, nous avons reconstruit le Saint Empire Romain Germanique. C'est-à-dire un géant aux pieds d'argile composé d'une multitude d'états incapables de cohésion politique, économique et stratégique surtout après la guerre de 30 ans. En 1648, c'est la France qui en est sortie hégémonique pour un siècle. Aujourd'hui, surtout depuis l'extension à 27, ce sont les Etats-Unis qui le sont devenus. Diviser pour mieux régner est une devise qui fonctionne toujours.

Salgrev (25-08-2025 17:26:13)

Merci pour cet article, d’une grande actualité.
Permettez-moi quatre remarques et une question :

L’UE, au-delà même de ses statuts, n’a jamais travaillé dans l’intérêt des nations qui la composent, mais a épousé des mythes mondiaux, ignorant leur impact sur la réalité de ce qui nous profite et de ce qui nous nuit. Sans doute se pense-t-elle, comme beaucoup des pays européens, détentrice de valeurs universelles qu’elle a pour mission de répandre ?
L’un est le libre-échange dont vous parlez.
Un autre est l’émission de Co² en en faisant une valeur morale pesante, qui est assénée brutalement se révèle contre notre intérêt, comme le montre l’automobile européenne en déroute.
Une autre encore est la défense insistante des droits de l’homme, au mépris de toute autre considération, particulièrement diplomatique.

L’Euro, partout célébré, en l’absence d’unité politique et économique profonde, est à l’origine du dérapage financier grave de certains pays comme le nôtre. Sous son semblant de protection (taux bas), il a privé notre nation du signal impitoyable de dérapage financier qui est la perte de valeur de sa monnaie. La France a, dans le passé, souvent dû son redressement à cela. Et que dire de la souveraineté d’un pays sans monnaie ?

L’UE n’a pas su non plus préparer les pays européens ni les protéger. Rien n’a été fait pour assurer notre indépendance en ressources minérales ni en énergie. Elle n’a pas su construire des champions industriels européens, en particulier en informatique. Elle n’a pas préparé l’indépendance militaire de l’Europe. Elle est désarmée devant l’exil des personnes qualifiées, sans plan, sans même une compréhension réelle de ce qui se passe. J’oubliais : elle nous a inondés d’éoliennes et de panneaux solaires inutiles et coûteux ! Et sans la réaction in extremis française, elle aurait rejeté définitivement le nucléaire.

Cette construction bancale qu’est l’UE manque aussi d’un mécanisme de décisions et des moyens de les mettre en œuvre, si elles étaient prises. Ceci explique un peu, sans l’excuser, ce qui a été dit plus haut et en particulier le refuge dans les grandes idées, les grands principes, comme le libre-échangisme, les droits de l’homme, l’écologie, la protection des données, la fin des frontières, etc. Mais la vie des nations ne se contente pas de cela et, comme le dit l’article, en souffre.

Alors, après 50 ans d’échecs, qui aura le courage de reconnaître que l’UE actuelle ne fonctionne pas et que l’attente d’union des pays, encore vive, mériterait d’être mieux servie ?

Alban (25-08-2025 16:30:18)

Cher Valdese,
J'adhére tout à fait à votre point de vue : l'UE est mal en point et nous mène dans le mur et il faudrait la réformer et la fortifier. Mais c'est mission impossible comme le montre André Larané. Les traités existants empêchent toute réforme de la politique européenne et toute remise en cause de l'ouverture des frontières. Voyez le CETA et le MERCOSUR : ces traités de libre-échange nous ont été imposés malgré l'opposition d'une grande majorité des citoyens européens. Depuis le viol du référendum de 2005, nous savons qu'il est impossible de remettre en cause ces traités décidés dans notre dos. D'ailleurs, nos propres politiciens se gardent bien de les contester. Ils savent ce qu'il leur en coûterait. Ils préfèrent discutailler sur la suppression de deux jours fériés ! C'est pourquoi l'UE nous mènera dans le mur en dépit de tout.

Valdese (25-08-2025 15:54:37)

J'adhère pleinement à ce que disent JJ et Alain Frouté. Affablir l'Europe ou la déconstruire ne ferait que faire le jeu de Trump et de Poutine. Il faut au contraire la réformer peut-être et la fortifier certainement.

jmk011 (25-08-2025 11:51:28)

Bravo et merci M. Larané pour cet exposé à la fois brillant et bien résumé sur l’UE et sa vassalisation grandissante vis à vis des USA. L’élection de Trump démontre parfaitement le fait que les Américains ont bien compris les bienfaits du protectionnisme par rapport à la concurrence « libre et non faussée » que pratique l’UE contre vents et marées. Cette pseudo Union, dirigée de fait par une Allemagne qui n’a rien compris aux changements récents et nécessaires de l’Economie, connaît une récession encore plus forte que la France, c’est dire. Une véritable Union à la fois politique et économique entre l’Europe et la nouvelle Russie, proposée par Poutine à la fin des années 2000 et rejetée avec dédain par des Européens déjà vassaux des USA, aurait pu être un véritable concurrent d’une Amérique affaiblie par les crises des années 2000 et surtout 2008, tout en conservant une alliance face à la montée de la Chine et d’autres pays comme l’Inde.
Cette situation a fortement déçu le Président russe, qui a fini par s’allier à des pays très peu démocratiques mais de plus en plus puissants politiquement et économiquement. Cette nouvelle alliance russo chinoise face à l’adversaire US a non seulement rebattu les cartes sur les plans économique et géopolitique, mais a de surplus contribué à l’affaiblissement de l’UE sur les mêmes plans. La montée en puissance des BRICS, rejoints progressivement par d’autres pays essentiellement africains et asiatiques mais aussi européens (cf la Hongrie de V. Orban), contribue à ce mouvement qui menace non seulement l’Europe mais les USA eux-mêmes, favorisant une multi latéralisation du monde à la place de l’uni latéralisation qui régnait en maître au profit des seuls USA depuis l’implosion de l’URSS au début des années 90.

Bergès (25-08-2025 06:37:54)

Une triste "histoire Belge" et un piège à loup "US" ! Frexit à court terme ?

Philippe MARQUETTE (25-08-2025 03:35:21)

Le général de Gaulle avait une expression pour désigner l'ONU « le Machin ô combien inutile et même dangereux », cela peut l'appliquer au monstre bureaucratique corrompu que constitue l'Union Européenne.
Cette entité ressemble à l'URSS sans le Goulag, certes, mais compte-tenu de vouloir célébrer un nombre important de mariages entre les carpes et les lapins, on finit par tomber dans les mêmes travers. Le système est bien établi, la corruption est bien là, les ponctions sur les économies finiront par provoquer l'effondrement de cette hydre.

TARAR (25-08-2025 02:00:16)

Le sort de l'Europe a été, a mon avis, pensé par les États-Unis au lendemain de la révolution industrielle. Tous les accords qui ont été conclu depuis cette date (economiques, militaires et politiques) ont été faits pour affaiblir la vieille Europe. La perte des atouts coloniaux, les 2 guerres mondiales et les difficultés a se restructurer ont permis une montée en puissance americaine qui a etabli sa suprématie sur le vieux continent le rendant dépendant dans presque tous les secteurs.
L''Europe n'a pas senti le danger car elle pensait qu'avec l'aide des américains elle allait être en sécurité le temps qu'elle se restructure. Mais voilà, les États-Unis unis ont poursuivi leur hégémonie et ont dévoilé leur politique "America First" ( qui fait partie en fait de leur culture).
Le discours américain montre une perception de la décadence morale de l'Europe, un fossé idéologique, et une vision de l'Europe comme un compétiteur plutôt qu'un partenaire .
stratégique essentiel.
L'Europe possède encore de très nombreux atouts qui ne sont pas exploités faute de divergences ( nationalistes et europeennes) qui
reportent leur exploitation.
L'Europe, forte de son marché et de son modèle, peut renforcer son influence en imposant ses normes (environnementales, sociales, etc.) au-delà de ses frontières grâce à sa puissance normative.
doit renforcer son unité politique et stratégique, développer une autonomie de défense en consolidant ses capacités militaires, stimuler son économie par l'innovation et l'investissement dans la recherche, et faire émerger un projet commun affirmant ses valeurs pour mieux peser sur la scène internationale.

Bertrand (24-08-2025 21:36:18)

L'UE, c'est l'Autriche-Hongrie en 1914.

Bernard 15 (24-08-2025 20:50:46)

C'est incroyable de lire que certaines personnes souhaitent encore plus d'UE. Comme s'ils ne voyaient pas la destruction de notre pays que cela engendre. Mais il est vrai qu'il n'est pire aveugle qui ne veut voir ! A moins qu'ils soient masochistes !

Cochin (24-08-2025 19:25:29)

L’Union n’existe pas. Elle n’a jamais existé que dans les textes, et les traités, léonins pour les nations plus que millénaires qui constituent l’espace occidental européen, sont une cause profonde de son inexistence. Les circonstances actuelles renouvellent fortement l’idée de l’Europe des nations et supposent que celles-ci s’entendent ce qui n’est guère possible à 27, mais de nouveau à 6, oui ! Enfin l’espace géopolitique de L’Europe couvre les territoires de Brest à l’Oural. Pas de l’administration bruxelloise au bureau ovale !

Doran (24-08-2025 19:12:23)

Je trouve André Larané, trop gentil . Il n'y a pas une orientation qu'elle soit économique ou politique qui trouverait sa légitimité dans le bien fondé de ses résultats . Deux condamnations sans appel de cette Europe là. Les décisions désastreuses en matière énergétique, en matière commerciale, en matière industrielle. Pas besoin de détailler, à moins d'être aveugle et sourd ! Pour nous français, Bruxelles et l' Allemagne nous ont contraint à détruire notre mix énergétique , notre plus bel atout, en exigeant de démanteler EDF et notre industrie nucléaire, avec bien sûr, l'accord et la soumission des plus hautes autorités françaises. Les décisions politiques migratoires, anti russes répondent à une autre logique, l'objectif de construire un Etat Fédéral en détruisant les identités nationales, quitte à déclencher une guerre qui effectivement signerait la fin des nations européennes, incapables de se défendre. Pour les extrémistes de l' UE, enfin ils auraient réussi à faire table rase pour instaurer leur Pouvoir ! Folie furieuse, folie absolue , folie tout court. Continuer de provoquer la Russie et faire, en sorte d'entrainer les Etats Unis dans une conflagration que eux seuls peuvent affronter . C'est cela, aujourd'hui , l' UE. Ne parlons pas de l'effet délétère de l' euro sur l'économie française qui depuis 2002 survit grâce aux excédents allemands et donc à la signature de l' Allemagne sans prendre conscience de nos faiblesses structurelles. Le déficit du commerce extérieur n'a fait que croitre et embellir ( en juillet 2025 - 45 Mds d'euro ) et particulièrement vis à vis des concurrents européens, jouissant de la même monnaie . Elle est pas belle la vie avec Ursula, Christine et Emmanuel !!!!

Michel (24-08-2025 18:52:28)

Non,l’UE n’est pas morte, elle est seulement mal en point pour le moment. Si elle ne réagit pas fortement au plus vite sous les coups de boutoir étasunien, quitte à se réorienter sur un périmètre plus réduit mais efficace, elle va continuer à se désagréger…

Louis Bisson (24-08-2025 18:49:55)

La mort de l’UE est une image comme celle de la mort de Dieu chez Nietzsche. Mais le constat amer de M. Larané est hélas une réalité. En 1914 le PIB des États Unis était équivalent à celui de l’Allemagne, l’Angleterre et la France , les trois puissances dominantes de l’Europe et pratiquement du monde grâce à l’exploitation des colonies et à l’échange inégal qui en résultait. En 2024, le PIB des États Unis est à lui seul 2,5 fois supérieur à celui des trois précédents et il faut prendre en compte pour illustrer le décrochage européen l’importance des BRICS qui représentent un tiers du PIB mondial alors qu’ils étaient pratiquement inexistants en 1914. Alors, à la mort de l’UE n’en déplaise à certains de nos amis, nous substituerons, si cela semble moins polémique les termes de déclassement ou de dépérissement. Poursuivre la politique de laisser passer et du laisser faire ordo libéral ne nous conduira qu’au suicide collectif. Seuls les États Nations à l’échelle de l’histoire ont affranchis les peuples de la tutelle ou de la domination étrangère.Bien fraternellement

Bernard (24-08-2025 18:40:51)

L’Union européenne avait suscité un immense espoir, renouvelé avec la chute du Mur de Berlin en 1989, puis par celle de l’URSS deux ans plus tard. L’UE, c’était la paix, la démocratie et la croissance, avec en prime la perspective d’une indépendance stratégique vis-à-vis des Etats-Unis. En 1999, la création de l’Euro – pourtant voué à l’échec dès le départ selon les analystes les plus lucides (cf. les travaux de Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie) – venait parachever des lendemains qui allaient chanter.

Vingt-cinq ans plus tard, le carrosse s’est transformé en potiron : la paix ? L’UE est au bord de la confrontation avec son voisin russe, les libertés publiques et privées ? Elles sont attaquées de toutes parts, au point que l'UE apparait à beaucoup aujourd’hui comme un réduit totalitaire (cf. le discours du 15 février 2025 de J.D. Vance, Vice-Président des Etats Unis, à Munich), la croissance ? L’UE est devenu une zone de stagnation durable. Quant à l’indépendance vis-à-vis des Etats-Unis, notamment sur le plan énergétique, la guerre d’Ukraine en a sonné le glas.

Bref, sur tous les plans, l’échec est total.

En outre, ses structures sont tellement cadenassées que toute réforme de l’intérieur semble impossible, comme l’ont montré les dernières élections européennes et la reconduction d’Ursula Von Der Leyen à la tête de la Commission malgré son bilan accablant.

Alors, il ne faut plus s’étonner si de plus en plus de voix commencent à exiger de sortir de ce conglomérat des pays aux intérêts divergents, comme le montrent par exemple les discussions interminables sur le Mercosur. Que va-t-il se passer si l’Euro éclate, notamment pour la France, avec ses 3 500 milliards de dettes, dont 1 500 milliards (500 millions par jour !) durant les seuls quinquennats Macron ? Va-t-on vers la création de deux zones Euro, une autour de l’Allemagne, avec un Euro fort, et une autre, avec un Euro faible, pour l’UE du Sud, lourdement endettée ? Ou l’UE va-t-elle carrément exploser, remplacée par de simples accords entre Etats, comme le Royaume-Uni en a montré le chemin non sans un certain succès comme on l’a constaté lors des négociations avec les Etats Unis à l’issue desquels il a obtenu de meilleures conditions que l’UE ?

COCHE (24-08-2025 18:33:33)

Pourquoi voudriez-vous que l'Union Européenne puisse réfléchir et agir promptement comme une Nation ? Sans détenir la VERITE, permettez-moi de conseiller la lecture de deux livres éclairants : "EUROPA" de Georges-Henri Soutou et "J'ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu" de Philippe de Villiers. Au départ, il s'agissait au Troisième Reich d'organiser la vassalité des pays conquis ( projet de Walter Halstein accepté par Hitler ). Passé 1945, Walter Halstein + Jean Monnet ( l'homme de Roosevelt) + Robert Schuman offriront leurs services aux USA sous la supervision d'Allen Dulles ( ex. OSS à Berne et CIA Langley). Walter Halstein repris ainsi du service au profit des USA. La vassalisation des Etats européens signifiait la mort programmée des Nations européennes et de la française en particulier( souhait de Roosevelt). Par la suite, depuis le Président Valéry Giscard d' Estaing, tous les présidents de France signèrent les yeux fermés, avec leurs homologues, tous les traités les emprisonnant dans des contraintes juridiques et économiques qui organisent l'anémie et l'impuissance des vingt-sept membres. En bonne réflexion, l'unique moyen de la délivrance reviendrait à agir comme les Anglo-Saxons : oublier tous les traités signés et tout reprendre à zéro dans l'optique de se donner les moyens et les pouvoirs de décisions INDEPENDANTS.
Quant à l'Ukraine, elle fait corps avec la Russie depuis le nuit des temps. Poutine est brutal mais, dans le cas présent, il n'est pas dans son tort. Soros soutient la "société civile ukrainienne" depuis 1990 . En 2013,les manifestations débutent à Maidan sous Barack Obama (2009-2017), puis Trump (2017-2021), puis Biden (2021-2025). Tous ces présidents laissèrent pourrir la situation en espérant amener l'Ukraine dans l'OTAN. Un détail historique, l'Ukraine dans l'Union Européenne c'est le retour au Generalplan Ost hitlérien en mai 1942( voir carte page 328 - EUROPA-) ! Comprenez-vous maintenant l'espoir de Madame von der Leyen ?

SORINI (24-08-2025 18:23:19)

Vous avez raison sur toute la ligne M. Larané, il n'y a pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, l'U.E. s'effondrera dans un grand fracas puisque le petits coqs menés par Macron ne veulent pas la réformer ...

deruby (24-08-2025 18:21:12)

Certes, l'Europe s'enfonce sur le plan économique. Mais est-ce le pire des périls qui la menace ? Les problèmes d'ordre civilisationnel et sociétal me semblent bien plus graves encore. Voyageant un peu et depuis longtemps, je ne reconnais plus des pays voisins où il faisait bon vivre : Allemagne, Belgique, Espagne, ...
Quant à la France, no comment. Ou plutôt, tant qu'elle restera sans opposition sous le diktat permanent de l'illuminé fasciné par sa propre personne qui la préside, il n'y a rien à espérer. En serons-nous, français et européens, enfin débarrassés en 2027 ?
Le risque n'étant pas mince non plus d'avoir un clone comme successeur.
L'Europe Fédérale qui ne dit pas son nom a définitivement échoué. Faisons clairement le choix d'une Europe des Nations et l'horizon pourrait s'éclaircir.

Pierrick HAMON (24-08-2025 18:21:11)

Excellente analyse qui nous change de la doxa aveugle entendue un peu partout sur les plateaux TV comme dans les médias. Certains des aspects de Maastricht furent plus positifs (reconnaissance des collectivités territoriales, ...). C'est plus l'application qui en a été fait qui pose pb. Je partage.

Yves Blanc (24-08-2025 18:04:25)

Et si cette organisation ne s'était pas étendue au-delà des six membres réunis au départ, aurait-elle su mieux se développer économiquement, socialement, militairement ... et être devenir un acteur imposant dans le monde géopolitique ?
La dispersion et la dilution des forces a-elle été aussi une cause de son affaiblissement ?

Nanasse47 (24-08-2025 18:01:54)

Cette UE prend des allures de technocratie en lutte contre les intérêts des peuples qui la compose. Elle est trop inféodée aux USA qui la considère comme leur chasse gardée/ paillasson et l'oblige à suivre une géopolitique contre ses intérêts (cf les sanctions contre la Russie qui nuisent aux économies des nations qui la compose et sont pratiquement sans effets). La perte de souveraineté des nations est dramatique et les décisions importantes leur échappent: Posture guerrières selon la ligne de l'Otan, contrats covid opaques, traités de commerce discutables pour la France, marché européen de l'électricité qui plombe notre économie, le développement des énergies vertes alors que nous sommes le pays le plus décarbonné, etc... Cette UE devait apporter la paix, la prospérité, le plein emploi etc... et nous nous retrouvons en voie de tiers mondialisation. Chaque nation doit retrouver sa souveraineté et reprendre son destin en main en se rapprochant des Brics ?.

Bernard BELPAIRE (24-08-2025 17:58:34)

Le seul espoir pour l'UE est de se fédérer, il faudra pour cela minimiser nos nationalismes et nos ambitions de se dominer les uns les autres.
Je ne pense pas que les membres fondateurs de l'UE se reconnaissent dans ce qu'elle est devenue.

Alain Frouté (24-08-2025 17:54:35)

Je souscris totalement au jugement de JJ.
Cet article est inspiré du pire défaitisme que l'on ait jamais ressenti dans la longue construction de l'Europe et la difficile conduite des affaires et des intérêts européens. Il est en outre en plein contre sens avec la vigoureuse et spectaculaire mobilisation des plus grands leaders actuels de l'Europe ... avec en tête l'Anglais du Brexit au côté du Français !

Meunier (24-08-2025 17:42:26)

Cet article est du poil à gratter. Sans être exhaustif, je retiens que si Poutine se comporte en criminel de guerre en Ukraine, c'est la faute de l'Occident, plus précisément de L'Otan. C'est le discours des Russes, et en France, de Marine Le Pen, de Mélenchon, de Zemmour...
Dans le concert des grandes puissances, USA,Chine, Inde, Brésil, la France seule n'a pas la bonne dimension.

Hugo (24-08-2025 17:37:58)

Si, à Washington, la France aurait obtenu au moins quelque chose : que Donald Trump intercède auprès de Candace Owens pour qu'elle mette un bémol à son enquête dont bruissent les chancelleries et dont on parle partout dans le monde, sauf en France. Pour le reste...

Jeanclement (24-08-2025 17:36:19)

C'est un remarquable article. Si l'UE n'est pas encore morte, son évolution montre bien dans quelle funeste direction nous allons. Pas question d'aller vers une "fédération" qui n'entrainerait que des blocages dans les états membres. Il faut revenir à une Europe des nations dans laquelle ces dernières ne délégueraient en rien leur souveraineté.

Liger (24-08-2025 17:18:45)

Il n'existe pas de peuple ni de nation européens : conçue par MM. Monnet et Schumann comme une photocopie agrandie de la France, l'UE ne saurait être un État et la vaine et néfaste obstination des hiérarques de cette entité à vouloir détruire les nations et les États-membres suscite une colère et un rejet croissant des peuples ; les européistes hurlent et assimilent le sain réflexe du souverainisme à une " régression nationaliste " (pour ne pas dire " facho "). Aucune nation dans le monde est disposée à se suicider ni à se laisser asservir par une bande de prébendiers non élus au nom d'un traité (de Lisbonne) frauduleusement imposé (en contradiction avec le rejet clair et massif de la soi-disant " constitution européenne " par le peuple français lors du référendum de 2005) ni à perdre son identité, que ce soient, les Étasuniens, les Russes, les Coréens, les Brésiliens ou les Chinois. Le rêve dément du " petit financier à la solde des États-Unis " (Jean Monnet ainsi qualifié en 1943 par le général De Gaulle qui avait bien cerné le personnage, ce rêve tourne au cauchemar au sein duquel l'Allemagne cherche à détruire le secteur électronucléaire français alors que la plupart des États-membres de l'UE totalement otanisés se préparent, sous la férule de Mme von der Leyen, eurocrate non élue, à gaspiller 100 milliards d'euros (NOTRE argent !) pour acheter des armes aux États-Unis pour entretenir vainement une guerre perdue par l'Ukraine...

JJ (24-08-2025 16:44:40)

Non, L'Union n'est pas morte, oui elle est fragile du fait de l'aveuglement des petits états qui la compose et qui se croient grands, bien secondés par quelques historiens a ce que je lis...
Triste et tristes sirs

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