L'énigme de la puissance américaine

Indestructible Amérique ?

10 août 2025. Le président américain réforme à la hache l'État fédéral avec « Une Grande et magnifique loi » selon ses propres termes (One Big, beautiful Act). Dans le même temps, il admoneste les chefs de guerre Nétanyahou et Poutine. Il impose également à ses vassaux européens des droits de douane exorbitants sur leurs produits manufacturés. Et ne voilà-t-il pas qu'il amène deux ennemis irréductibles, l'Arménie et l'Azerbaïdjan, à signer un traité de paix ! Quel crédit accorder à ce retour en force de l'Amérique ?...

Le président Donald Trump présente le 2 avril 2025 les droits de douane qu'il projette d'imposer aux différents partenaires de son paysVoilà un homme, Donald Trump, qui, ayant hérité des affaires paternelles, s'est vu condamné à plusieurs reprises pour discrimination raciale, malversations financières et violences sexuelles. Il n'en devint pas moins président des États-Unis une première fois en 2017, quoiqu'avec une minorité de voix. Il regagna la Maison Blanche en 2025, cette fois avec une avance confortable en nombre de voix.

À l'âge canonique de 79 ans, il bouscule depuis lors à un rythme d'enfer tous les codes de la politique, des finances et de la diplomatie dans l'incrédulité générale. Malgré cela, les représentants de (presque) toutes les grandes nations lui font allégeance en vassaux respectueux ou en adversaires soumis. Quel scénariste, quel romancier eut osé inventer pareille histoire ? C'est pourtant celle, bien réelle, que nous vivons par médias interposés.

L'Histoire est ici indispensable pour comprendre cette histoire « pleine de bruit et de fureur ». Tournons-nous comme nous l'avons fait vers l'autre impérialisme anglo-saxon : l'Angleterre de Victoria ! Pendant un siècle, de 1814 à 1914, le Royaume-Uni a dominé le monde comme aucun autre État avant lui. Étonnamment, nous retrouvons dans cette domination tous les ingrédients qui font aujourd'hui la puissance de l'Amérique et notre étonnement devant Donald Trump : domination des réseaux de communication, innovation industrielle, puissance financière... Nous retrouvons aussi les mêmes travers : grandes inégalités de revenus, violence sociale, discrimination raciale, ratés de la démocratie, arrogance impériale, brutalité dans les relations diplomatiques, revendications territoriales, faiblesses militaires !

Comme l'Angleterre du XIXe siècle, les États-Unis sont portés par une démographie dynamique. Leur population croît plus vite que la moyenne mondiale alors que les autres pays avancés voient la leur décroître rapidement. Ici mieux que jamais, le passé éclaire le présent et nous permet de saisir les motivations profondes de la politique américaine, en particulier le retour au protectionnisme.

Biden bouscule le libre-échange, Trump l'achève

En fondant en 1994 l'Organisation mondiale du commerce (OMC), les libéraux américains se sont ralliés au libre-échange comme leurs homologues anglais en 1860 avec le traité franco-britannique. Américains et Européens ont alors fait le choix de délocaliser leurs usines dans les pays à bas salaires : Mexique, Pologne... et bien sûr Chine. En bons disciples de David Ricardo, apôtre du libre-échange, ils avaient l'espoir de conserver la meilleure part de la valeur ajoutée de leurs produits, celle qui est contenue dans le marketing et la R&D.

C'était oublier (comme Ricardo) que leurs sous-traitants en viendraient plus ou moins vite à copier leur savoir-faire, voire à les surpasser. C'est ce que l'on voit aujourd'hui avec l'Inde, devenue un partenaire incontournable dans l'industrie pharmaceutique, Taiwan, acteur incontournable dans les semiconducteurs et surtout la Chine, leader dans la plupart des secteurs manufacturiers... Les Chinois sont même en passe de rattraper les Américains dans l'espace, les Allemands dans l'automobile et les Français dans le luxe, un comble !

Aux États-Unis, il s'en est suivi le déclin accéléré des grandes régions industrielles du Middle West. Ce déclin a beaucoup contribué à l'ascension politique de Donald Trump. Habile à gagner le coeur des déshérités, il a promis à ceux-ci un retour à l'Âge d'or de l'après-guerre (MAGA, Make America great again) et aussi un arrêt de l'immigration illégale qui compromet leurs emplois et menace leur statut et leur mode de vie.

Ses opposants démocrates ont préféré jouer la carte du « progrès » en s'adressant aux citadins de la côte Ouest et de la côte Est, adonnés aux richesses immatérielles qui composent la vraie puissance de l'Amérique moderne : Hollywood domine plus que jamais nos écrans et façonne notre imaginaire. Les géants du numérique, tous américains (Microsoft, Google, Amazon, Paypal, etc.) tiennent en sujétion toute la planète et en particulier l'Europe. Seules la Chine et la Russie ont fait en sorte de s'en exempter en développant leurs propres acteurs du numérique.

Sonnés par la première élection de Donald Trump en novembre 2016, les démocrates ont néanmoins compris le risque d'abandonner sur le bord de la route leurs concitoyens affectés par la désindustrialisation. C'est ainsi le président Joe Biden qui a sonné la fin de la troisième mondialisation (après celles de 1786-1792 et 1860-1892), avec l'Inflation Reduction Act du 16 août 2022. Dès le 15 septembre 2021, il a aussi montré le peu de cas qu'il faisait du droit commercial et de l'OMC en torpillant en toute illégalité le contrat naval entre la France et l'Australie

Son rival et successeur Donald Trump n'a fait en somme que précipiter le retour au protectionnisme. En prélevant des droits de douane exorbitants sur les importations de biens manufacturés, le président fait coup double et même triple : il assure à l'État fédéral un supplément de recettes fiscales et peut dès lors réduire ou supprimer des impôts impopulaires ; il incite les entrepreneurs américains et étrangers à transférer leurs productions sur le sol américain ; enfin, cerise sur le gâteau, en faisant chuter le cours du dollar, ses annonces font bondir les profits financiers des entreprises américaines installées à l'étranger, de McDonald's à Google, car les profits de ces entreprises sont réalisés en monnaie locale puis convertis en dollars pour être transférés aux États-Unis. 

La Chine réussira-t-elle là où ont échoué l'URSS... et le Japon ?

Dans les années 1960, des économistes libéraux (Raymond Barre par exemple) exprimaient leur admiration devant les taux de croissance économique affichés par l'URSS et voyaient le moment où celle-ci en viendrait à dépasser les États-Unis !... Dans les années 1980, les prospectivistes s'extasiaient sur les performances du Japon, dont le décollage en trombe avait débuté avec les Jeux Olympiques de Tokyo (1964) ; ils envisageaient là aussi le jour où il allait dépasser les États-Unis ! Cet élan s'est brisé net en 1989 sous l'effet de la récession démographique et l'Empire du Soleil levant est dès lors entré dans une stagnation interminable.

Le scénario s'est renouvelé avec la Chine populaire, au firmament de la gloire lors des JO de Pékin (2008). Jusqu'à ces dernières années, la Chine paraissait vouée à dominer le XXIe siècle par sa puissance industrielle. Mais la baisse accélérée de sa population a rendu ces perspectives caduques. Les projections des démographes de l'ONU n'excluent pas que la population chinoise soit dépassée en nombre à la fin du siècle, en 2100, par celle du... Nigeria !

On peut se demander dans ces conditions si les craintes des gouvernants américains à l'égard de Pékin sont fondées : avec une population appelée à vieillir et diminuer très vite, la Chine de Xi Jinping est condamnée à une stagnation durable comme avant elle le Japon des « décennies perdues » (1989-...). Il n'y a pas d'exemple en effet dans l'Histoire de société prospère et dynamique avec une population vieillissante et en diminution.

Le bel avenir de l'Amérique (?)

Aussi soudain que celui du Japon, le recul relatif de la Chine est illustré par un fait inouï : l'année 2023 a vu le Mexique lui ravir sa place de premier partenaire commercial des États-Unis, qu'elle détenait depuis plus de 20 ans ! Cette année-là, Pékin a vendu 430 milliards de dollars de biens et services aux États-Unis (110 milliards de moins qu'en 2022) contre 480 milliards pour le Mexique.

Ne croyons pas pour autant que les Mexicains, nouveaux « Jaguars de l'Amérique », aient remplacé les « Tigres de l'Asie ». Simplement, les industriels étasuniens ont multiplié les investissements au sud du Rio Grande pour tirer parti d'une main-d'oeuvre bon marché, travailleuse et docile. Dénommées en espagnol maquiladoras, les usines de montage et d'assemblage ont ainsi poussé comme des champignons après la pluie autour de villes mexicaines comme Monterrey mais aussi dans l'isthme centre-américain. Elles approvisionnent les États-Unis en vêtements, pièces automobiles et composants électroniques bon marché. Dans la comptabilité nationale, ces importations contribuent au déficit commercial de Washington mais il ne s'agit que d'une illusion d'optique puisqu'elles accroissent en fait la richesse des multinationales de Wall Street et le bien-être des Américains.

Les relations entre les États-Unis et l'Europe donnent lieu à une autre illusion d'optique. Le déficit commercial de Washington avec l'Union européenne (biens et services) reste très élevé mais il n'inclut pas les transferts financiers tirés des services en ligne (tous américains), lesquels ne figurent pas dans le solde commercial mais dans les transactions courantes. Avec Uber, Airbnb, Amazon, Paypal, etc., c'est jusqu'à 15% à 25% du chiffre d'affaires des VTC, commerçants en ligne, hôtels, etc. qui sont ainsi ponctionnés et remontent vers les sièges américains. Cette forme de tribut ou de prédation a été rendue possible par le laissez-faire des pouvoirs publics et l'indifférence des citoyens européens face à l'établissement de ces monopoles.

Autrement dit, le déficit commercial étasunien n'est pas forcément une manifestation de faiblesse ou de déclin. Il signifie que les États-Unis n'ont plus autant besoin que par le passé de produire des biens manufacturés sur leur sol. Il leur suffit d'avoir une poignée d'ingénieurs talentueux (indiens, chinois... ou sud-africains comme Elon Musk) pour innover dans tous les domaines et concevoir de puissants services en ligne... Il leur importe d'avoir aussi de solides juristes et politiciens qui vont imposer le monopole de ces services chez leurs « partenaires ».

On peut se demander dans ces conditions pourquoi Donald Trump met autant d'acharnement à réduire le déficit commercial étasunien, de l'ordre de 800 milliards de dollars en 2023 (3% du PIB), au risque de réveiller l'inflation. Sans doute agit-il ainsi parce qu'il se sait le plus fort et veut en profiter pour contrer tout autre rival potentiel avant qu'il ne soit trop tard.

Publié ou mis à jour le : 2026-01-25 10:16:28
Christian (21-08-2025 10:54:51)

Quatre-vingts ans après la création de l’ONU (qui se donnait pour objectif principal de «maintenir la paix et la sécurité internationales»), certaines puissances, grandes et moins grandes, ne tentent même plus de dissimuler leur volonté d’annexer tout ou partie de leurs voisins, tout en se livrant à des crimes de guerre, voire à des crimes contre l’humanité (bombardements et massacres de populations civiles, déportations d’enfants)…

C’est évidemment le cas de la Russie, qui tente de faire valider l’annexion illégale de la Crimée et de quatre autres régions ukrainiennes, en violation du mémorandum de Budapest par lequel l’Ukraine avait renoncé en 1994 à son arsenal nucléaire en contrepartie de la garantie de ses frontières. On peut supposer que la Russie n'aurait pas osé attaquer l’Ukraine si celle-ci avait gardé quelques armes nucléaires de côté…

C’est aussi le cas d’Israël, qui, en réponse à la monstrueuse agression du Hamas, se livre à des opérations de représailles disproportionnées, tout en préparant probablement l’expulsion de la quasi-totalité des habitants de Gaza et l’annexion de pans entiers de la Cisjordanie…

Mais de telles agressions sont peut-être envisagées également par les États-Unis et par la Chine, même si leurs dirigeants ne sont pas (ou pas encore) passés à l’acte. La Chine rêve évidemment de récupérer, de gré ou de force, l’île de Taïwan, qui est peut-être juridiquement chinoise mais qui bénéficie d’un gouvernement démocratiquement élu peu compatible avec l’idéologie du parti communiste au pouvoir à Pékin. Quant aux États-Unis, qui n’hésitent pas à envisager l’annexion du Canada et du Groenland, ils sont en train de déployer des navires de guerre au large du Venezuela, qui menace lui-même régulièrement d’envahir le Guyana voisin…

Donnat (20-08-2025 12:47:41)

Quel scénariste, quel romancier eut osé inventer pareille histoire ?
L'écrivain Sinclair Lewis (Prix Nobel 1930 de littérature) dans son roman d'anticipation « Impossible ici » (« it can't happen here ») paru en 1935. A lire absolument si vous voulez connaître la suite des aventures trumpiennes !

Christian (17-08-2025 06:14:46)

Passons sur le fait que le le roi des dealers de la Maison Blanche prétend souhaiter la paix en Ukraine tout en faisant semblant de ne pas voir qui est le véritable agresseur. En revanche, il ne fait guère pression sur Israël, qui a certes été agressé par le Hamas mais dont les représailles s'accompagnent de crimes de guerre (voire de crimes contre l'humanité) qui valent bien ceux auxquels se livre le maître du Kremlin (bombardements et massacres, annexions illégales dont on réclame la reconnaissance internationale, déplacements forcés de civils palestiniens, déportations d'enfants ukrainiens)...

Aux dernières nouvelles, les jurés du prix Nobel de la Paix doivent s'arracher les cheveux pour essayer de trouver la formule d'un prix Nobel à géométrie variable ("encouragement" pour l'Arménie et l’Azerbaïdjan, "peut mieux faire" pour le Congo et le Rwanda, "à confirmer" pour l'Ukraine et l'Iran, "hors sujet" pour l'Inde et le Pakistan, "non traité" pour la Palestine et le Soudan). On pourrait l'appeler le "prix Nobel deux poids deux mesures"...

JM KAËS (16-08-2025 12:23:19)

Merci pour cet excellent article.
J’y ajouterai pour ma part une réflexion négative : certes la prospérité US, qui se fait essentiellement sur le dos des « amis » européens et notamment allemands, profite avant tout à un certain nombre de privilégiés richissimes mais au détriment du reste de la population et notamment des classes moyennes qui elles s’appauvrissent peu à peu.
Jusqu’à quand et jusqu’à quel point ces classes moyennes vont elles supporter une telle situation ? Les élections prochaines de moyen mandat vont peut-être y apporter une réponse. En tout cas Trump joue avec le feu et gagne provisoirement, y compris dans sa relation avec Poutine, jusqu’à quand ?

Christian (16-08-2025 06:25:08)

A l’issue de sa rencontre avec Donald Trump à Anchorage, Vladimir Poutine a déclaré que si Trump avait été président en 2022, il n’y aurait pas eu de guerre. C’est curieux, je croyais qu’il n’y avait pas de guerre en Ukraine, mais seulement une «opération militaire spéciale». On nous aurait donc menti, une fois de plus…

Et puis, le camarade Vladimir a une fâcheuse tendance à diminuer les immenses mérites de Donald. Si l’on considère que celui-ci a entamé sa carrière politique en 1987 et s’il avait été élu président dès 1988, il aurait sûrement empêché la guerre du Koweït, la guerre de Bosnie, le génocide au Rwanda, les deux guerres de Tchétchénie, la guerre du Kosovo, les attentats du 11 septembre, la guerre d’Irak, la guerre de Géorgie et la crise des «subprimes»…

Coche (13-08-2025 16:32:55)

J'ignore si c'est encore possible mais la France pourrait-elle, à nouveau, se trouver un Colbert parmi ses diplômés ? Dans le colbertisme, il existe assurément l'une ou l'autre recette économique à remettre au goût du jour. Tout est volonté politique et, même sans l'immigration de qualité médiocre, sa population actuelle vaut plus que celle de la France au 17e siècle.

Christian (12-08-2025 07:38:18)

L’une des différences notables entre l’Angleterre de Victoria et l’Amérique de Donald, c’est que ce dernier a évité jusqu’à présent de recourir à la guerre, exception faite de quelques bombardements limités en marge du récent conflit entre Israël et l’Iran.

En revanche, tout comme l’Angleterre de Victoria, il n’hésite pas à trahir et à menacer ses alliés les plus fidèles (Canada, Danemark, Union européenne, Ukraine), à l’exception notable d’Israël. N’oublions pas que c’est lui (et non Biden) qui a préparé l’abandon de l’Afghanistan en signant l’accord de Doha avec les talibans en février 2020.

De même, l’Angleterre n’avait pas hésité en 1890 à lancer un ultimatum au Portugal pour le contraindre à retirer ses troupes des territoires situés entre l’Angola et le Mozambique. Ceci avait entraîné par contrecoup le renforcement du mouvement républicain et débouché en 1910 sur la chute de la monarchie portugaise, qui était pourtant la fidèle alliée de l’Angleterre depuis plus de cinq siècles…

Marc (11-08-2025 19:04:22)

Bien vu les transferts financiers hors balance commerciale. Toutefois, nombre de sociétés US préfèrent ne pas remonter leurs bénéfices aux USA et les laisser dans des pays où l’IS est plus bas (comme en Irlande).

Bernard (11-08-2025 16:23:41)

Le déclin de l'Occident conjugué au maintien d'une Amérique forte fait apparaître de plus en plus clairement un phénomène peu commenté : l'Occident (au sens strict : USA, UE, Royaume-Uni, Canada, Australie, et Nouvelle-Zélande) devient un appendice du monde anglo-saxon. Et cela est significatif dans tous les domaines :
1/ c'est surtout vrai pour les surfaces : 92% de l’Occident (29 millions de km2 sur 33) est anglo-saxon.
2/ démographie : sur un peu plus de 900 millions d’habitants, les pays anglo-saxons en représentent d’ores et déjà la moitié (UE : 450, USA : 340, RU : 70, Canada : 41, Australie : 27, Nouvelle- Zélande : 5) :
3/ l’UE, soit les occidentaux non anglo-saxons, représente à peine 30% (17 000 mds $) du PIB de l’Occident (58 000 mds $ en 2024) : Etats-Unis 33 000 mds, UE : 17 000 mds, RU : 3 644 mds, Canada : 2 241 mds, Australie : 1 752mds, Nouvelle-Zélande : 260 mds¤ = 57 897 mds $.
On notera que le PIB de l’UE, qui dépassait celui des Etats-Unis en 2000, n’en représente plus que la moitié aujourd’hui, résultat auquel une désindustrialisation, une bureaucratisation et une immigration forcenées – sans parler du désastre de l’Euro - ne sont probablement pas étrangères, diagnostic conforté par la mauvaise performance du Canada qui a suivi globalement la même politique au cours de cette période.
Si l’on ajoute à cela le caractère falot de la gouvernance européenne, ce qui se passe de ce côté-ci de l’Atlantique a donc de moins en moins d’importance.
Rien d’étonnant donc à ce que Donald Trump tienne désormais les Européens pour quantité négligeable.

Dupont (11-08-2025 09:53:00)

Bon article. Seul bémol : Trump ne me semble pas vraiment avoir admonesté Poutine dont il emprunte complaisamment le narratif.

Maud (11-08-2025 00:56:01)

Article très intéressant qui sur de nombreux points rejoignent les analyses de Todd que vous appréciez et citez souvent en référence. Un point d'accord sur la transformation de l'ADN des USA qui s'éloigne de l'Europe par une émigration non européenne faisant perdre l'encadrement de la nation par les principes Wasps. Là vous voyez la persistance de son hégémonie par une augmentation de sa population et sa domination grâce au numérique, Todd voit lui depuis maintenant 20 ans (La fin de l'Empire) un lent déclin qu'il confirme dans son dernier ouvrage. Un débat sur vos points de convergence et de divergence serait le bienvenu et passionnant. Est-ce possible ?

dupouy (10-08-2025 23:13:52)

Magnifique analyse, qui démontre egalement que le « nouveau Monde « qui nous attend
ressemble de plus en plus à une dystopie ……

Olivier 93 (10-08-2025 23:07:45)

Quand on regarde l’état de l’Angleterre actuelle, on se dit que la période victorienne est bien lointaine… mais la comparaison reste pertinente et n’oublions pas que la France s’est très bien accommodée de la place de challenger jusqu’à la défaite de Sedan. Mais qui sera alors le futur challenger des USA si ce n’est la Chine, l’Inde ?

Olivier 93 (10-08-2025 23:07:28)

Quand on regarde l’état de l’Angleterre actuelle, on se dit que la période victorienne est bien lointaine… mais la comparaison reste pertinente et n’oublions pas que la France s’est très bien accommodée de la place de challenger jusqu’à la défaite de Sedan. Mais qui sera alors le futur challenger des USA si ce n’est la Chine, l’Inde ?

HClemencon (10-08-2025 18:48:01)

Intéressante réflexion.

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