20 juillet 2025. Après un demi-siècle de déficits budgétaires croissants, la dette publique de la France dépasse aujourd'hui 3300 milliards d'euros. Le gouvernement a présenté un projet de redressement des comptes publics. Mais celui-ci ne propose pas de réformes susceptibles d'améliorer le fonctionnement de l'État et prête déjà à contestation de la part des opposants politiques sur les retraites, la suppression de deux jours fériés ou encore le blocage des dépenses...
Depuis la dissolution de l'Assemblée nationale, il y a un an, le 9 juin 2024, trois Premiers ministres se sont succédé à la tête du gouvernement. Tout cela pour aboutir le 15 juillet 2025 à l'annonce par François Bayrou d'un plan d'austérité avec l'objectif officiel de réduire de 43,8 milliards d'euros le déficit de l'État en 2026 (note).
La principale source d'économies proposée par le gouvernement (environ sept milliards d'euros) réside dans le blocage des dépenses qui ferait de 2026 une « année blanche ». Cela veut simplement dire que seraient gelés les traitements des fonctionnaires, les prestations sociales, les pensions de retraite, les prestations sociales, le barême de l'impôt sur le revenu... sans tenir compte de l'inflation. Laissons aux spécialistes le soin de débattre de la pertinence de la mesure. Reste que l'« année blanche » ne remédie en rien aux tendances de fond qui conduisent, année après année, les élus et le gouvernement à accroître les dépenses publiques bien au-delà de la croissance de la richesse nationale.
Les autres dispositions contenues dans le plan de François Bayrou ne contiennent pas non plus de réformes structurelles. Il n'y a rien qui permette de corriger durablement le déficit commercial de la France, la cause première de l'endettement public selon le Prix Nobel Joseph Stiglitz et l'économiste Yanis Varoufakis.
Rien n'est prévu pour empêcher les ministères et les collectivités locales de faire du gras en accroissant les effectifs administratifs tout en éloignant l'État de ses missions régaliennes (sécurité, justice) et en laissant dériver les services publics.
On ne voit aucune perspective de réforme du mille-feuille territorial, plus éloigné des citoyens et plus coûteux d'année en année, aucune perspective non plus de revitalisation du secteur de la santé et de celui de l'éducation : l'un et l'autre sont suradministrés et coûtent de plus en plus cher tout en perdant en efficacité, avec des soignants et des enseignants déresponsabilisés et ne sachant plus trop bien ce que l'on attend d'eux.
L'une des dispositions les plus curieuses du plan Bayrou est la suppression de deux fêtes légales, le lundi de Pâques et l'anniversaire de la Capitulation du IIIe Reich le 8 mai. Le gouvernement est convaincu en effet que le fait pour un salarié de rester plus longtemps à son poste de travail (machine, bureau, pupitre, comptoir) va accroître mécaniquement la richesse nationale. Il se propose de récupérer une partie de cette richesse « magique » via un nouvel impôt.
Le même débat avait eu lieu après la sécheresse dramatique de l'été 2003. Le gouvernement d'alors avait demandé aux salariés de travailler le lundi de Pentecôte pour participer financièrement à la solidarité envers les personnes âgées.
Je m'étais élevé contre cette sottise en signifiant que dans un bureau ou un commerce, travailler un ou deux jours de plus ne crée pas instantanément de richesse supplémentaire ; il y a création de richesse supplémentaire seulement dans le cas d'une industrie qui travaille déjà à 100% de ses capacités et a l'assurance de vendre ce qu'elle produira en sus grâce à l'allongement du temps de travail !... Les termes du débat n'ont pas changé. Et plutôt que de s'arc-bouter sur une création de richesse illusoire, la classe politique serait mieux inspirée de remettre à plat les jours chômés de manière à donner plus de flexibilité au travail et répondre aux souhaits des salariés en matière de fêtes légales.
Parmi les sources d'économies inexploitées par le gouvernement, il y a les impasses de la « transition énergétique ». Cette politique s'avère très coûteuse en termes d'importations et en subventions publiques pour un résultat mitigé qui n'a fait l'objet d'aucune évaluation sérieuse. Ainsi n'a-t-on jamais identifié les actions les plus performantes en coût par tonne de CO2 évitée et l'on commence seulement à s'interroger sur l'efficacité des programmes de rénovation énergétique : dans la majorité des cas, il semble en effet que les habitants ne réduisent pas leur consommation d'énergie après isolation de leur logement.
Le ministère Bayrou a dû se confronter à la dette publique mais aussi au débat sur le déficit des caisses de retraite. Ce débat est représentatif des blocages qui affectent la politique française. Il s'est focalisé sur l'âge minimal de cessation d'activité (64 ans aujourd'hui) en laissant de côté les dérives électoralistes des dernières décennies qui ont peu à peu déconnecté les pensions des retraités des cotisations des actifs, l'impôt venant couvrir le déficit, lequel approche les cent milliards d'euros (35% du total des pensions).
Rien ne dit que ces blocages politiques en voie de paralyser la Ve République soient corrigés par un changement du mode de scrutin aux législatives, avec l'introduction de la proportionnelle. Le mal est plus profond. Par un singulier paradoxe, il semblerait que l'État s'hypertrophie à mesure qu'il délègue ses missions à la Commission européenne, qu'il s'agisse de la monnaie bien sûr, mais aussi des politiques industrielle, commerciale, sanitaire, environnementale, énergétique, stratégique, etc. Plus l'État perd de muscle, plus il gagne en graisse.













Vos réactions à cet article
Recommander cet article
Daniel (10-08-2025 20:02:13)
Réforme structurelle oui chacun sera d’accord. À condition que ladite réforme ne le touche pas. Aucun homme providentiel ne résoudra cette équation. Un peuple qui ne veut pas faire d’effort est condamné au déclin.
Christian (10-08-2025 12:12:49)
Comme je le craignais, l'accord de Bougival sur la Nouvelle-Calédonie a déjà du plomb dans l'aile. Malgré la signature de son représentant, le FLNKS s'apprêterait à le rejeter officiellement et certains de ses membres prévoient de proclamer unilatéralement l'indépendance de la "Kanaky" le 24 septembre prochain, à l'occasion du 172e anniversaire de la prise de possession de la Nouvelle-Calédonie par la France...
On peut se demander ce qui se passera si le gouvernement, qui risque déjà d'avoir du mal à faire voter son budget, n'arrive pas à trouver la majorité nécessaire pour faire adopter les révisions constitutionnelles qu'implique le nouveau statut de la Nouvelle-Calédonie, sans oublier celui de la Corse. A moins de recourir au référendum, la chute du gouvernement deviendrait inévitable, sans parler des violences qui risqueraient de se rallumer dans les deux îles...
jean (03-08-2025 16:22:58)
Le constat est partagé, les solutions immédiates ne sont pas de fond, puisque la vie politique est archipelisee et n'a pas un but commun ! Qui et Quand prendra des mesures pour stopper l'hémorragie ? En France, en Europe, au FMI ?
Christian (26-07-2025 17:48:25)
Si le gouvernement Bayrou ne tombe pas sur la question budgétaire, il risque tout de même d'avoir du mal à faire passer deux autres projets très importants, même s'ils sont rarement évoqués par les commentateurs politiques: la création d'un État mi-souverain en Nouvelle-Calédonie (conformément à l'accord signé à Bougival le 12 juillet) et le nouveau statut d'autonomie de la Corse (qui doit être présenté au conseil des ministres le 30 juillet).
Or, ces deux projets sont vivement contestés par une bonne partie de la droite et par divers extrémistes de tous bords, alors qu'ils doivent être approuvés dans les mêmes termes par l'Assemblée nationale et le Sénat avant d'être soumis au Congrès. Il y a bien là de quoi faire tomber le gouvernement et rallumer les violences sur le terrain. A moins de soumettre directement ces projets au peuple par référendum, comme l'avait fait le général de Gaulle pour l'Algérie en 1961 et 1962, ou François Mitterrand pour la Nouvelle-Calédonie en 1988...
Jean-Luc (23-07-2025 12:20:32)
L’inflation administrative semble résulter du fait que les moyens sont devenus la fin. Les soignants finissent par passer plus de temps à justifier leur travail qu’à se consacrer à leur tâche première, soigner.
On a appliqué à la santé, le médico social … les normes de l’industrie. Alors pour simplifier on ne cesse de réformer, on réforme la réforme avant qu’elle puisse être évaluée… peut être que s’ils cessaient de s’agiter ils pourraient commencer à réfléchir avec les savoirs du terrain.
Quand on perd la finalité de la mission de l’institution on passe son temps à justifier sa fonction.
C’est curieux, les politiques ne s’intéressent pas à l’indice du bien-être, du bonheur et pourtant …
Arthur (21-07-2025 12:44:07)
"l'État s'engraisse", c'est le Mal Français... D'autres ont déjà voulu "dégraisser le mammouth" et s'y sont cassé les dents. Que faire ?
Pendant ce temps, nos élus ne parviennent pas à s'entendre pour former une majorité capable de soutenir un gouvernement pro-actif. Ils font le lit pour une dérive vers l'autoritarisme. Que faire ?
Bernard (21-07-2025 11:43:16)
C'est inattendu mais André Larané devient ultra-libéral. L'ennemi c'est l'État comme disaient Hayek, Reagan et Thatcher... Il en reprend les concepts, vocabulaire, tartes à la crème et vieilles lunes :
- "l'État fait du (mauvais) gras" mais la Santé, l'Éducation, la Justice sont étranglées depuis des décennies
- "mille-feuille territorial" mais les Collectivités territoriales n'arrivent plus à assurer leurs missions
- "transition écologie ruineuse" mais les catastrophes naturelles coûtent des milliards qui, accessoirement se répercutent sur nos primes d'assurance.
Vouloir réformer les services publics est évidemment du devoir des responsables politiques. Mais le noble mot de "Réforme" a été complètement dévoyé depuis une génération. Chacun désormais sait qu'il signifie "Restriction", "Réduction". Une véritable Réforme se fait sur des années et nécessite au départ un lourd investissement. Quel soignant, par exemple, se réjouira de nouvelles coupes budgétaires au prétexte qu'elles vont le libérer d'une sur-administration ? Il sait parfaitement que cela va l'empêcher encore plus d'exercer ce qui est son métier et sa raison d'être : soigner tous les Citoyens français.
Vaillon philippe (21-07-2025 11:39:42)
Faux de dire que l inflation est modérée. Pas en ce qui concerne les prix alimentaires, allez faire vos courses vous le constaterez. En outre affirmer que les administrations font du gras me paraît très subjectif retraite de la dgfip moins 30000 emplois en 10 ans ce discours n est pas pertinent rétablir l isf sans plafonnement est possible 5 milliards sans difficulté c est affaire de volonté politique uniquement
Bernard (21-07-2025 11:15:14)
Il paraît que la France est confrontée à une menace existentielle de la part de la Russie. Il paraît normal d'augmenter le budget de l'Armée mais on se heurte à une limite : ne pas aggraver le déficit. Il n'y a alors que 2 solutions :
- diminuer les dépenses mais les gros budgets (Santé, Éducation, Sécurité Sociale, Collectivités locales...) sont à la diète depuis des décennies.
- augmenter certains impôts. C'est un Tabou d'un genre un peu particulier : le Tabou sélectif et relatif. Pas question de toucher aux Ultra-riches (taxe Zucman) ni aux transactions financières (taxe Tobin) ni aux multinationales (exfiltration des bénéfices vers les paradis fiscaux). Mais on peut augmenter les impôts des classes moyennes et encore plus des retraités. Là le Tabou s'évapore...
Jonas (21-07-2025 09:24:32)
D'accord avec monsieur André Larané sur cet excellent article.
Il faut juste signaler que les Français qui sont au travail, travaillent beaucoup, mais hélas, ils ne sont pas nombreux. Par exemple des jeunes et certains seniors ne sont pas au travail, par rapport a nos voisins. Et c'est là tout le drame de la France et ses problèmes économiques.
Christian (21-07-2025 07:00:55)
Est-ce vraiment pour «céder aux injonctions de Donald Trump» que nos dirigeants ont décidé de porter le budget de la défense à 5% du PIB? Je n’en suis pas sûr et, quoi qu’il en soit, je pense que cette mesure est indispensable si nous voulons conserver une défense réellement indépendante qui ne soit pas à la merci des impérialismes américain, russe et autre… Je ne crois pas non plus que «ces milliards seront affectés en bonne partie à des achats d'armement américain» (tout au moins en ce qui concerne la France car la plupart de nos partenaires, eux, l'envisagent clairement).
Mano (21-07-2025 04:56:15)
Quelques bons points de vue dans cet article et en particulier les remarques sur le mille feuilles administratifs, les trop nombreux fonctionnaires, le coût de l’éolien ou du solaire alors qu’on a du nucléaire sans co2 qu’on a sacrifié au nom de pressions idéologiques écologiques…
Cependant, quelques remarques étranges : même dans une industrie qui n’est pas à 100%, c’est une bonne idée de supprimer des jours fériés. Tout dirigeant d’entreprise constate que c’est créateur de richesse ! C’est le travail qui crée de la richesse et rien d’autre. Le point de vue ci dessus est celui d’un journaliste qui n’a jamais embauché des salariés ni dirigé une entreprise. C’est surprenant de voir comme des personnes qui n’ont jamais créé de richesses peuvent devenir donneur de leçons et rester sur le mythe de la redistribution. Avant de redistribuer, il faut créer. Laissons toutes leurs chances aux entreprises pour qu’elles se développent. Supprimer le 8 mai est une bonne idée et on peut rassembler les commémorations des guerres le 11 novembre par exemple.
Enfin, je suis d’accord, Herodote devrait être plus neutre politiquement.
Je suis en revanche d’accord sur le
Fait que le nerf de la guerre doit être la diminution drastique des dépenses publiques. Nos élus sont irresponsables. Ils ont un budget et leur obsession est de le dépenser en travaux de voierie ou autre pour avoir le même l’année suivante : dans ma commune et autour, je suis sidérée par les dépenses BTP pharaoniques. Allons voir en Allemagne ou en Belgique : quand on a pas de sous, les routes attendent avant d’être refaites … En France, on les refait avant même qu’elles soient vraiment en mauvaise état au nom de précautions sécuritaires confiées à des bureaux de contrôle complètement déconnectés des réalités économiques de notre pays.
Jean-Michel Duprat (20-07-2025 19:31:28)
Coche fait un intéressant parallèle entre 1ere et 5eme République . j'entends dire, ici et là, que la 5eme est obsolète et qu'il est temps de passer à la 6eme . Soit . Mais quelle en sera la constitution ?
La 5eme République a vu sa constitution vidée de son sens au long des années et sensiblement "depuis 1974" .
Si la 6eme devait reprendre l'esprit qui a guidé celle ce 1958, et soit portée aux fonds baptismaux par des personnes courageuses et honnêtes, comme ce fut le cas à l’avènement de la 5eme, alors oui vive la 6eme ... !
Doran (20-07-2025 18:45:54)
Comme d'habitude, André Larané frappe juste avec pertinence, lucidité et surtout un très grand bon sens. Rien ne sortira de bon de ce budget qui montre clairement une totale absence de vision et par conséquent la stratégie des bouts de ficelles et des béquilles. C'est tout le logiciel politico administratif qu'il faut mettre à plat. A partir d'une vision historique et sa conséquence une stratégie globale. Qui crée la richesse ? C'est à dire la valeur ajoutée nette, les entreprises du secteur productif. Mais la désindustrialisation a fait son œuvre, baisse de l'innovation, baisse de la productivité, déficit de la balance commerciale et endettement massif. Reconstruire l' Etat dans toutes ses dimensions, rendre le monde politico administratif responsable ( pénalement) , remettre à plat la fiscalité ( quand on voit encore des partisans de la taxe Zucman , c'est à frémir devant tant de sottise), l' Etat stratège donne le LA, et fait faire . Comment expliquer un budget de l' EN à 63 Mds d'euro et la catastrophe scolaire ? Combien d'administratifs, combien de profs prolétarisés ? La santé, dito...C'est un immense travail de réorganisation d'une administration sclérosée où seule fonctionne la machine à prélever l'impôt. Tout le reste va à vau l'eau, en dépit des villages Potemkine à tous les carrefours !
GHERARDI épouse LEONARD (20-07-2025 17:59:30)
L'Europe des Banques et des multinationales sous la tutelle de l'Oncle SAM antinomique de l' Europe des Peuples à vaincu le Projet du General de Gaulle .
Dans son célèbre discours à l’Université de Strasbourg, le 22 novembre 1959, il lance : « Oui, c’est l’Europe, depuis l’Atlantique jusqu’à l’Oural, c’est l’Europe, c’est toute l’Europe, qui décidera du destin du monde ! »
La dette, c'est le revolver de la finance qui met en joue les population Mesdames, messieurs les ministres, je laisse à votre sagacité cette citation de John Adams, qui fut le deuxième président des États-Unis : « Il y a deux manières de conquérir et d'asservir une nation : l'une est par les armes, l'autre est par la dette. » Publiée dans le JO Sénat du 31/10/2024 - page 458
En s’appuyant sur des archives américaines récemment déclassifiées. Le Département d’État et la CIA tout tenter –du financement du FLN algérien puis de celui de l’OAS et des généraux qui tentèrent d’assassiner de Gaulle, jusqu’à l’appui en sous-main de mouvements anarchistes de mai 1968. Révélations stupéfiantes, une bonne partie de la classe politique française –d’Antoine Pinay à Dany Cohn-Bendit en passant par Guy Mollet, François Mitterrand et Jean-Jacques Servan-Schreiber, se laisser prendre aux arguments américains selon lesquels il n’est de sécurité possible pour la France qu’au sein d’une Europe comprenant la Grande Bretagne… unifiée sous la tutelle de l’Amérique!!!!!!
Nous avions un surnom formidable pour les Français. Nous les appelions les “amphibiens sauteurs”.
Silvia (20-07-2025 15:25:39)
Hérodot.Net est une page d'histoire. Pas de politique. André Larané a changé ça et c'est génant. S'il veut faire de politique il doit écrite pour les journaux. Désolée.
Herodote.net répond :
Mais à quoi sert l'Histoire sinon à éclairer les citoyens et les élus sur les enjeux actuels. Quand des députés s'autorisent à dire des bêtises sur le 8-Mai par exemple, n'est-il pas important de rappeler comment ce jour est devenu une fête légale?...
Bernick (20-07-2025 14:02:05)
Chacun de rappeler que la situation financière de la France en déficit depuis 50 ans est dramatique. Les propositions de Monsieur Bayrou ne semblent pas à même de redresser la situation. De plus, elles seront mises à discussion au dernier trimestre de l'année. Il y a peu de chance que les parties acceptent d'emblée les propositions. Conférer les discussions sur le régime des retraites. La maison brûle.., on ne peut plus attendre un an avant une intervention salvatrice. On a su et pu mettre en place une loi d'urgence lors de l'épidémie Covid, la situation aujourd'hui est tout aussi grave, peu on conscience des conséquences d'une hausse de nos taux d'emprunt, ou encore de l'impossibilité d'accroitre la dette externe. Pourquoi ne pas agir de même et prendre les décisions qui s'imposent dans les plus brefs délais et les appliquer avec vigueur en allant au fond des problèmes, plutôt que de s'en tenir à des propositions de réformettes qui se montreront largement insatisfaisantes. La "masse" des électeurs apprécierait.
Guerin nicolas (20-07-2025 12:17:58)
Un déficit doit toujours est considéré sous deux angles majeurs: les recettes et les dépenses. Je trouve étonnant que le premier angle ne soit aucunement évoqué dans cet article et notamment celui de la taxe Zucman. En fin j'aurais aussi aimé voir apparaître l'idée du retour d'une Etat stratège et investisseur à l'instar de celui qui à édifié notre système de santé post-2ème guerre mondiale. Ainsi nous aurions eu dans cet article les deux versants radicaux du problème du "déficit". .
Salgrev (20-07-2025 11:41:54)
Je suis convaincu que la mère de nos faiblesses est l'absence de majorité à la chambre, conduisant à des choix comme celui de ce budget. Il n'est pas destiné à régler nos problèmes, mais à être voté.
Le choix de M Bayrou comme chef de l’exécutif relève du même problème. La pusillanimité de notre chambre exclut les hommes de vision et courageux ; ils seraient laminés.
Sans une capacité raisonnable de décision, il faudra se contenter d'options molles et de dirigeants du même métal.
Alors, retour au bipartisme ou à la dictature ?
Orchidoclaste (20-07-2025 11:32:06)
Bonjour, 3 000 milliards d'euros ! N'est ce pas volontaire ? Vivre comme les États-Uniens à crédit (et en stéréo selon la chanson).
Pour le monde capitaliste, le crédit n'est-il pas le meilleur moyen de contraindre les états ?
3 000 milliards de prêts. Qui sont les préteurs, ont-ils réellement ces sommes ou est ce seulement des chiffres sur un tableau d'ordinateur ?
Le plan Marshall a t-il pris fin ? Pas de financement pour des canadairs mais pas de problèmes en Otanie pour financer de l'armement ... états-uniens.
Coche (20-07-2025 11:29:40)
La République en panne !
La France hier et aujourd’hui, les différences.
La 1ère République entonne la Marseillaise.
La 5e République chante la Marseillaise.
La 1ère République c’est Valmy, Kellerman et Dumouriez.
La 5e République c’est Waterloo face à Bruxelles et le colonel Beltram égorgé à Carcassonne.
La 1ère République c’est la Convention, la Vendée contre-révolutionnaire et les colonnes infernales du général Turreau.
La 5e République c’est le Palais Bourbon tétanisé, les banlieues, le djihad et la drogue des barbaresques refoulant les C.R.S.
La 1ère République c’est Fleurus, le général Jourdan, la fuite des canaris autrichiens et la France brisant ses chaînes.
La 5e République c’est la Présidente von der Leyen, le clone de l’Etat français et sa soumission aux magistrats étrangers de l’état de droit.
La 1ère République c’était la résistance à l'oppression et à la menace extérieure. Chénier écrit son Chant du départ et l'entrée fracassante de la République dans la symbolique et l'imaginaire collectif des Français : « La République nous appelle, / Sachons vaincre ou sachons périr. / Un Français doit vivre pour elle, / Pour elle un Français doit mourir. »
De tels accents, et le succès qu'ils remportèrent à l’époque, permettent de mesurer, aujourd’hui, le chemin de la déroute parcourue depuis 1974. Mais vaincre reste possible, même sans périr, malgré l’influence néfaste des agents de l’étranger, qui nous gouvernent aujourd'hui.