L'Histoire bafouée

Un wokisme peut en cacher un autre

9 juillet 2025. Les universités occidentales ont été gangrénées dans les deux dernières décennies par le wokisme, une démarche militante qui attribue aux Européens tous les péchés du monde. Sa vacuité intellectuelle et scientifique a été mise en évidence dans un ouvrage savant, Face à l'obscurantisme woke (PUF, avril 2025). Ses excès ont aussi suscité aux États-Unis de violentes réactions politiques. Craignons qu'elles ne débouchent en sens inverse sur d'autres excès, aux États-Unis mais aussi en France...

Au tournant de l'An 2000, en France comme en Europe, la gauche a enterré la mythique « lutte des classes » et l'a remplacée par « la convergence des luttes contre les discriminations », tout droit venues des États-Unis... Rien de nouveau sous le soleil. 130 ans plus tôt, Léon Gambetta avait de la même façon enterré la « question sociale », proclamant : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi ! ».

Ce nouveau champ de bataille, qualifié de woke (« éveillé ») est paré de revendications généreuses ainsi que le rappelait l'intellectuel Pap Ndiaye en 2021 : combat contre le racisme, dénonciation des violences sexuelles, égalité femmes-hommes, lutte contre le réchauffement climatique. Autant de causes propres à séduire une jeunesse urbaine en quête d'idéal mais dévoyées par leur enfermement dans une idéologie univoque.

Au lieu de nourrir la curiosité des chercheurs et de s'inscrire dans l'universalisme propre à la culture française, ces causes sont devenues, dans la sphère politique et, plus gravement, dans certains milieux universitaires, des armes visant à mettre en accusation la France et les autres nations occidentales. L'objectif affiché est de « déconstruire » ces nations, leur Histoire et leurs moeurs ainsi que les connaissances acquises au cours des derniers millénaires, dans l'espoir de « lendemains qui chantent », sans domination d'aucune sorte...

Parmi les manifestations anecdotiques du wokisme, relevons l'emploi de l'écriture inclusive jusque sur les affiches de la mairie de Paris (« Les Parisien.ne.s sont fièr.e.s »). Elle est née dans quelques cerveaux malades de l'idée que la langue française avait été construite dans l'intention de nuire aux femmes et elle s'est imposée dans les milieux  « éclairés » (université, administrations, publicité) au détriment de la clarté et sans qu'il ait été démontré que cela fasse avancer l'égalité entre les sexes en France et dans le monde.

Parmi les manifestations les plus contestables du wokisme, soulignons la dénonciation du « racisme systémique » de l'État français et du « patriarcat occidental » ; il s'agit de contresens absolus car il n'y a guère dans l'Histoire humaine de société moins raciste et moins patriarcale que la société française !

Mais le plus grave, sans doute, demeure l'emprise de la « théorie du genre » sur des adolescents fragiles en crise pubertaire, qui les conduit à se soumettre à des traitements hormonaux, chirurgicaux et pharmaceutiques pour le restant de leur vie sans être assurés que ces traitements pourront être indéfiniment poursuivis et financés dans le cadre de sociétés en voie d'appauvrissement. Cela dans l'illusion de changer le sexe inscrit dans leur ADN...

Le culte de l'ignorance

Ces aberrations reflètent le vide intellectuel du wokisme, lequel est savamment démonté dans un livre paru en avril 2025 : Face à l’obscurantisme woke (PUF, 22 €, 460 pages). Cet ouvrage collectif, dirigé par trois professeurs, Emmanuelle Hénin, Xavier-Laurent Salvador et Pierre Vermeren, rassemble les travaux d'une vingtaine de chercheurs et essayistes, chacun traitant du wokisme dans son domaine de compétence.

Le livre a suscité une flambée de polémiques dès avant sa parution du seul fait de son titre. Son contenu est d'un intérêt variable comme il en va dans un ouvrage écrit à plusieurs mains. Soulignons que les auteurs s'en tiennent pour l'essentiel à la critique du wokisme en milieu universitaire et à son emprise sur les étudiants et les doctorants.

Dans l'introduction, Emmanuelle Hénin, professeur de littérature comparée (Sorbonne), assimile le wokisme universitaire à un « obscurantisme » par le fait qu'il développe « une série de pseudo-sciences, fondées sur des postulats militants au mépris de l'objectivité et parfois de la raison [...] : les mathématiques queer, la linguistique des plantes, l'écopoétique... » Cet obscurantisme est totalitaire « parce qu'il regarde tous les phénomènes humains à travers une grille militante qui les violente en les réduisant de force à des enjeux de pouvoir et à un manichéisme militant. Ratatinée par ce rouleau compresseur idéologique, la réalité se résume à quelques mots d'ordre : hétéro-patriarcat, racisme systémique, culture du viol, décoloniser, queeriser, sans oublier l'intersectionnalité, ce nouveau fil à couper le beurre ».

Emmanuelle Hénin enfonce le clou : « Obscurément conscient de produire des pseudo-savoirs et n'osant se fier à ses simili-arguments pour convaincre les récalcitrants, ce courant ignorantiste impose ses vues par le terrorisme intellectuel. Tout l'édifice repose en effet sur quelques pétitions de principe et dogme jamais interrogés : la fluidité du genre, le racisme de la police, le colonialisme et le sexisme systémiques. Ainsi, affirmer la réalité biologique des sexes est devenu une entreprise héroïque ou suicidaire... ».

Notons le récit éclairant du philosophe Peter Boghossian, rapporté par Samuel Fitoussi, sur la manière dont une idée ubuesque a pu acquérir une légitimité scientifique.

Interpellés il y a quinze ou vingt ans par l'épidémie d'obésité qui frappait les classes populaires étasuniennes, une poignée d'universitaires se sont proposés d'y remédier... Non pas en dénonçant l'industrie agro-alimentaire et pharmaceutique à l'origine de cette épidémie et qui en tire profit de toutes les manières possibles. Mais en dénonçant d'une façon très woke  les discriminations basées sur le poids dans les sociétés occidentales !

S'étant convaincus que « notre perception négative de l'obésité est une construction sociale », sans considération des risques du surpoids pour la santé, ils ont lancé une revue dite scientifique, Fat Studies, avec conseil d'administration, processus de soumission et comité de lecture et des articles pompeux tels que « Vers une pédagogie du gras : remise en question du discours sur l'obésité dans l'enseignement supérieur ».

Après quoi des spécialisations académiques sur les Fat Studies sont créées dans les universités, l'une après l'autre. Les étudiants qui ont besoin d'acquérir des points pour accéder au diplôme final se soumettent à la doxa et amplifient le mouvement. Ainsi une réflexion de café du commerce s'est-elle vue transformée en savoir scientifique incontestable, interdisciplinaire et intersectionnel.

Ce qui vaut pour les Fat Studies vaut aussi pour les Decolonial studies ou encore  les Gender studies qui contestent l'idée que l'espèce humaine serait sexuée à l'image de toutes les autres espèces vivantes. Écrasé par le poids de son obscurantisme, le wokisme passera-t-il comme avant lui le maoïsme et le trotskisme post-soixante-huitards ? Nathalie Heinich en doute du fait d'un phénomène inédit : les réseaux sociaux dont elle dénonce les ravages décivilisateurs et qui « sont pour beaucoup dans la diffusion extraordinairement rapide et massive de l'idéologie woke ».

Effet boomerang

Par ses excès, le wokisme suscite en sens opposé des propos tout aussi excessifs : il semblerait qu'aux États-Unis, pour mieux se démarquer de leurs adversaires, certaines sommités de droite en viennent à contester par exemple la théorie de l'évolution de Charles Darwin ou, plus gravement, à réhabilité des thèses sur les inégalités raciales. En matière géopolitique, le conflit israélo-palestinien est instrumentalisé par les deux camps. À ceux qui soutiennent le Hamas partisan de l'éradication d'Israël font face ceux qui soutiennent Benyamin Nétanyahou quoi qu'il fasse...

En France comme en Espagne ou en Belgique, le wokisme pourrait aussi nourrir le vote de la droite dure comme il a nourri aux États-Unis le vote Donald Trump et en Argentine le vote Javier Milei. C'est la crainte exprimée par le dessinateur Riss. Dans son éditorial du 2 juin 2021 (Charlie Hebdo, N° 1506), il dénonçait avec justesse cette mouvance : « Le délire fasciste de la "cancel culture" ne semble pas avoir de limite. Si on devait suivre cette logique fanatique, il faudrait aussi débaptiser la capitale américaine, puisque George Washington possédait des esclaves (...).
La génération qui s'engouffre dans la "cancel culture" est pathétique car elle démontre son impuissance à écrire sa propre histoire. Incapable de se projeter dans l'avenir, sa seule contribution consiste à se tourner vers le passé et à le démonter. Ou plutôt le déconstruire. C'est le mot à la mode depuis quelques années : "déconstruire". »

De manière prémonitoire, le dessinateur ajoutait dans le même éditorial de 2021 : « On peut se demander si la séduction qu'exerce Marine Le Pen sur les jeunes, et même sur des électeurs de gauche, ne trouve pas son explication dans un rejet de cette injonction d'adhérer systématiquement aux idées dites progressistes, sans qu'aucun débat ni aucune critique ne soient possibles. La popularité grandissante de Marine Le Pen n'est pas due uniquement aux questions d'immigration et d'insécurité. Elle est aussi probablement alimentée par le ras-le-bol d'un progressisme primaire et simpliste qui n'a rien à voir avec le progrès, mais davantage avec le sectarisme. Le paradoxe est que le parti extrémiste de Marine Le Pen va se présenter en rempart contre un autre extrémisme qui, cette fois, ne vient pas de la droite, mais d'une gauche pseudo-progressiste. Cette gauche qui veut déconstruire l'Histoire est en train d'en construire une autre qui va peut-être porter au pouvoir un parti de droite radicale. À vouloir déboulonner les statues de Colbert et de Jean Ribault, les néoprogressistes dressent un piédestal à l'extrême droite, sans même s'en rendre compte ».

Publié ou mis à jour le : 2025-08-06 08:15:30
Thierry Foucart (16-07-2025 16:03:00)

@ clairette
Merci de votre conseil, que je vais suivre. Je ne suis pas biologiste, mais statisticien. Je n'ai pas tout compris de l'essai de Milo,, et ai écouté aussi son passage sur France Culture (Guillaume Erner) , très positif. J'ai été très surpris de lire, pour la première fois, une critique des tests statistiques mathématiquement fondée dans cet essai.

KOURDANE (15-07-2025 00:49:54)

Avant hier en déplacement, j.ai pu me rendre compte de l.inculture d.un trentenaire woke pourtant universitaire.
Le wokisme se développe car comme le disait un DG de TF1 : …il travaille pour rendre le cerveau disponible ….celui qui est prêt à tout accepter car il a perdu tout sens critique

clairette (12-07-2025 14:52:32)

J'ai apprécié l'article de Monsieur LARANE qui présente de façon plutôt objective la problématique du wokisme et surtout de ce qu'il est devenu ! En revanche un lecteur recommande la lecture du livre de Daniel MILO "la survie des médiocres" qui imagine combattre la théorie darwiniste de l'évolution !! Amis lecteurs avant de vous plonger dans cet ouvrage consultez la tribune rédigée par 140 biologistes pour dénoncer les absurdités contenues dans cet ouvrage. Vous pouvez aussi consulter le site https://www.youtube.com/watch?v=CuyJAbj1gvg pour vous faire une idée su sujet !!!

Marie (11-07-2025 09:03:15)

J'ai choisi de m'abonner à et redoutes car véritablement c'est un livre d'histoire permanent. Une réflexion permanente par contre sur le vocisme je suis. Je voulais vous très déçu de cet article. Très tranché. Oui, les luttes de classe qui existe toujours en fait ont été peut-être remplacés par la lutte contre les discriminations. Parce que personne à ce jour n'a réussi à faire en sorte qu'il n'y ait plus de lutte de classe. Alors on va à l'essentiel, c'est-à-dire à la vie de tous les jours mais peut-être que cela n'intervient pas chez certains

Philippe MARQUETTE (11-07-2025 08:47:33)

En effet, « Face à l’obscurantisme woke » est intéressant, lire aussi « La religion woke » de Jean-François Braunstein, abondamment cité dans le livre.
Je trouve l’article de tonalité « irénique ».
Mais être anti-woke est synonyme de facho, qualificatif que j’assume pleinement.
La cerise sur le gâteau étant l’éloge de l’article de Charlie Hebdo (qui lit encore ce torchon ?) qui se termine par un message angoissé par la possible accession au pouvoir d’un parti extrémiste.
Désolé, mais je ne suis pas Charlie, c’est là mon moindre défaut.

Thierry Foucart (11-07-2025 08:43:12)

La contestation de Darwin n'est pas de droite ni de gauche ni "wokiste". C'est une démarche scientifique critique, argumentée, qui ne consiste pas à adhérer à des théories religieuses ou autres. Lisez l'ouvrage La survie des médiocres de Daniel S. Milo (NRF Gallimard, 2023).

Lemaitre Gildas (11-07-2025 00:43:44)

L’écriture inclusive est un marqueur. Celui qui s’exprime ainsi est un « éveillé », un adepte du catégorisme, un woke, dont la caricature est sur ce bijou québecois : https://youtu.be/nT4742bLiF8
Le wokisme, qui j’appellerais le « vigilisme » peut se définir par des exemples caricaturaux :
Celui qui considère qu’il faudrait renommer le Montenegro parce que le nom de ce pays contient le mot nègre !
Révélateur : Certains voudraient interdire à un blanc de traduire un livre écrit par un noir et lycée de Versailles !
Plus sérieux et plus dangereux, l’ultra-radicalisme illustré par certains étudiants manipulateurs et manipulés de l’Université Evergreen (État de Washington) : https://youtu.be/u54cAvqLRpA

Jean-Michel Duprat (10-07-2025 21:42:02)

Le meilleur remède contre le wokisme c'est le bon sens. Comme chacun sait le bon sens est la chose du monde la mieux partagée. Il est curieux cependant de constater que ce partage n'affecte pas ceux qui, dans nos sociétés, ont charge de faire l'opinion. Je veux parler de la Presse, des Médias et ceux dont ils sont le porte-parole nos dirigeants. On peut légitimement se demander si nous n'assistons pas à une vaste entreprise de déconstruction. Poser la question c'est y répondre. Citoyens à vos bulletins ! Mais ce n'est pas tout, vérifions que les résultats correspondent bien à nos attentes. Et insurgeons-nous si, par exemple, un traité de constitution européenne mis à la porte est remplacé par un "traité de Lisbonne" qui entre par la fenêtre .

André (10-07-2025 18:04:46)

Il faut inviter les tenants d'un wokisme de principe à voyager dans nos pays d'origine pour que cela leur vienne de réaliser ce qu'il leur couterait de propager ne serait ce que l'homosexualité par exemple.

Arnaud (10-07-2025 17:09:01)

Dommage que votre article censé déconstruire rationnellement l'idéologie woke lui donne, à titre certes anecdotique certes, et sans doute involontaire ou inconscient - satané inconscient - une des plus puissantes justification qu'elle recherche - et vous la lui donnez sur un plateau, ou une scène, en vous insurgeant de principe contre le fait de confier à un acteur noir un rôle de personnage historiquement ou supposément blanc. Et pire encore, un commentaire précédent le mien vous le fait remarquer, et vous lui répondez avec un contre argument raciste à l'envers : "que dirait-on si on faisait jouer Othello (personnage censé être un maure ou un turc) à un acteur au physique de Viking ? Vous oubliez pourtant qu'Orson Welles a excellemment incarné Othello, et en plus maquillé pour avoir un teint mauresque ou oriental, et personne n'y a a encore vu du blackface, même a posteriori. Car c'est l'intention théâtrale/artistique qui compte dans ce domaine, c'est sur pièces, au casting ou de visu, qu'on sait s'il y a eu discrimination négative ou positive, qu'on sait différencier une intention théâtrale d'une opération raciste de blackface.
Les oeuvres de l'esprit universelles doivent pouvoir être adaptées et reinterprétées dans de multiples contextes, vouloir réserver les rôles à des acteurs qui leur ressemblent en raison de caractéristiques physiques innées ou de leur position sociale, ou le fait par pure provocation/dénigrément de vouloir faire exactement l'inverse, pour des raisons de pure apparence superficielles, c'est cela qui est raciste, ou discriminatoire.
Et c'est malheureusement bien un fait établi que la dscrimination raciale ou xénophobe est lourdement présente dans le théâtre et le cinéma dans notre pays, c'est du petit lait pour les wokistes ! Beaucoup d'acteurs le dénoncent régulièrement. Combattre le wokisme c'est bien mais encore faut -il d'abord combattre les préjugés racistes, surtout quand ils sont masqués derrière du progressisme.
Sinon sur l'évolution historique des 20-25 dernières années et cette montée du politiquement correct depuis renommé en woke et autre cancel culture, vous ne voyez que la moitié du spectre. Certes il est juste de rappeler la principale évolution à gauche, le passage de la question sociale à la question raciale et du genre. Mais vous oubliez totalement que la mutation se fait aussi à droite, le passage de la droite nationale et conservatrice à la droite identitariste, pseudo-nationaliste et en fait suprémaciste aliénée à Tel Aviv. Cette double mutation étant à l'oeuvre dans de nombreux pays occidentaux, et avant tout dans l'occident anglo-américain vétéro-testamentaire. Et enfin, le point commun, ou le liant qui permet cela, car une évolution idéologique se déroulant sur l'ensemble du spectre politique dans tous les pays occidentaux à peu près sur la même période et formant une "pattern" géopolitique internationale et à l'échelle nationale dans tout l'occident vs le "Sud global", n'a rien d'un hasard !

Jonas (10-07-2025 16:52:35)

La population mondiale représente 8,1 milliards d'habitants , celle de la France 67,8 millions d'habitants soit 0,84% de la population mondiale. La France 1/ 193 pays dans le monde

Or le wokisme ne sévit pas en Chine , 1,41 milliard d'habitants , en Inde , 1, 44 milliard d'habitants , en Indonésie, 282 millions /h-- Pakistan, 247 millions /h-- Nigéria, 229 millions /h-- Russie , 144 millions /h etc

Le wokisme n'existe que dans les pays démocratiques où les citoyens sont libres, comme les opinions . Je serai surpris , que le wokisme , puisse prendre racine dans les pays Africains , en Asie ou dans le monde musulman, avec ses 1500 millions d'habitants ou il tolérerai le mariage pour tous , le genre , l'homosexualité ou sa mise en cause pour son passé esclavagiste pendant des siècles. Comme la colonisation des beaucoup de pays. C'est parce que les pays occidentaux sont tolérants que ce genre d'inepties existent.

Pablo (10-07-2025 14:42:19)

Pas besoin d'être woke pour ne pas croire au darwinisme. Nous descendons tous d'une même famille comme le montre l'ADN.

Esperanza (10-07-2025 14:21:30)

Martin Luther King avec des tresses blondes ? Encore une preuve du racisme systémique caractéristique des Occidentaux.

alain29 (10-07-2025 13:43:39)

Résumé accessible à tout béotien en la matière. Il ne reste plus qu'à lire le bouquin. Une petite remarque : si l'on admet que le wokisme est né aux USA, il ne s'agit pas d'attribuer tous les péchés du monde seulement aux Européens mais peut être plus globalement aux "Occidentaux" ?

cepavrai (10-07-2025 13:36:03)

Il est difficile d'argumenter contre le wokisme, sans riquer de tomber dans l'excès inverse (je ne dis pas que c'est le cas de cet article!) je veux dire que le wokisme a de multiples têtes comme l'Hydre de Lerne et qu'il faut être Héraclès pour la combattre victorieusement. Nul ne peut prétendre trancher toutes les têtes d'un seul coup! La force principale du wokisme est sa perfidie (double langage) : qui, défendant des valeurs universalistes, humanistes, etc., pourrait ne pas être opposé aux pratiques et aux théories esclavagistes, racistes etc., et le voici enfermé (enferré) dans une position que semble partager, apparemment avec raison, le wokisme. Mais en ce semblant d'accord avec la raison est le B.A BA du sophisme :il faut prendre l'autre à son propre jeu. Si Washington par exemple a possédé des esclaves il faut se poser la question : "pourquoi?", ce ne sera pas une idéologie qui y répondra mais plus sûrement (peut-être) l'histoire économique des USA. Et cette réponse ne pourra se faire qu'au prix d'un travail d'Hercule.

Emmanuel de Chambost (10-07-2025 12:17:52)

Je ne vois pas en quoi attribuer des rôles de personnages historiquement blancs à des acteurs noirs participe en quoi que ce soit au wokisme. Ou alors, je n'ai rien compris au théâtre. André Larané, vous maintenez ?

Herodote.net répond :
Notre article ne fait pas référence au théâtre mais au cinéma et à des séries télévisées à vocation pédagogique (et historique) dans lesquelles Cléopâtre et Ann Boleyn ont pu être représentées par des femmes noires...

Respectez l'orthographe et la bienséance. Les commentaires sont affichés après validation mais n'engagent que leurs auteurs.

Actualités de l'Histoire

Histoire & multimédia

Nos livres d'Histoire

Récits et synthèses

Jouer et apprendre

Frise des personnages