Ukraine, Gaza, Iran

Occidentaux et Russes enterrent le droit international

29 juin 2025. Les agressions dont sont victimes aujourd’hui l’Ukraine, Gaza et l’Iran sont communément dénoncées comme contraires au « droit international », soit qu’elles ont été déclenchées sous des prétextes indémontrables (Ukraine, Iran), soit qu’elles sont hors de proportion avec l’événement qui les a motivées (Gaza).

Venant après l’invasion de l’Irak en 2003 et le bombardement de la Serbie en 1999 par les États-Unis, ces agressions attestent de la fin du « droit de la guerre et de la paix ». Ce concept est né il y a mille ans au cœur de la chrétienté médiévale et s’est élargi à la planète en 1945, avec la création de l’ONU et la garantie des États-Unis d’Amérique…

C’est le 24 février 2022 que le président russe Vladimir Poutine a attaqué l’Ukraine, dans l'espoir de renverser le gouvernement de Kiev, sécuriser le Donbass et garantir le retour de la Crimée à la Russie. Les Occidentaux s'en scandalisèrent, oublieux de leur propre invasion de l’Irak en 2003.

L’année suivante, à la suite du pogrom commis par le Hamas le 7 octobre 2023, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a tapissé de bombes le territoire de Gaza (deux millions d’habitants sur 360 km2) sans rencontrer d’opposition de son allié américain... ni de ses voisins arabes.

Enfin, le vendredi 13 juin 2025, Israël a procédé à des frappes violentes contre des installations du programme nucléaire iranien afin de les détruire avant que Téhéran ne soit en mesure de lancer une bombe atomique sur l’État hébreu. Dix jours plus tard, sans en référer au Congrès américain, le président Donald Trump a apporté son concours à Tsahal en bombardant à son tour les sites nucléaires iraniens.

Il fut de bon ton en Occident de condamner l'attaque de l'Ukraine par la Russie. Les condamnations sont plus embarrassées avec l'intervention des États-Unis en Iran, en soutien d'Israël, bien que dans les deux cas, les assaillants prétextent d'une « guerre préventive » (note).

Venant après bien d'autres, ces agressions témoignent d'un sévère recul du droit international, lequel est résumé dans l'article 51 de la Charte des Nations Unies [suite de l'article].

Publié ou mis à jour le : 2025-12-14 16:42:01
Coche (28-07-2025 10:28:52)

Permettez-moi d’intervenir, après lecture de tous les commentaires.
L’analyse de Christian (02-07-2025) résiste à la contradiction. Toutefois, lors de l’Egide, au 7e siècle, les troupes fanatiques de Mahomet ne firent pas de quartier partout où elle se lancèrent à l’assaut des populations non musulmanes. Mais, nous n’y étions pas et les reporters sans frontière non plus. Sincèrement, le gouvernement actuel de l’Etat d’Israël semble appliquer la logique des envahisseurs mahométans soit la terreur totale en vue de la destruction de l’ennemi. Nous voilà revenu aux origines de la progression fulgurante de l’Islam, du Moyen-Orient à l’ Afrique du Nord jusqu’en Europe, au Moyen-Age.
Jonas (01-07-2025) pose les bonnes questions et pointe les limites de la théorie des bonnes volontés, de l’hypocrisie et de la réalité. On peut observer partout que les populations musulmanes ont la facheuse tendance à privilégier et imposer aux autres la vérité de leur religion et, surtout, leurs coutumes, contrairement aux européens affaiblis par leurs législations, sans distinction de populations, des Droits de l’Homme. Les Chinois règlent la question chirurgicalement. Qui peut leur donner tort de protéger les fondements de leur Etat?
Au risque d’attrister Cepavrai (29-06-2025) non seulement la morale n’ a pas disparu des conflits, elle n’a, en fait, jamais existé ainsi que la notion d'humanité qui n’est qu’une chimère.
Pour conclure avec Christian (29-06-2025), si cet article veut distinguer entre les nombreuses violations du droit international, la guerre en Ukraine me fait penser à celle de Vendée.
Les Ukrainiens tiennent le rôle des royalistes, la Russie celui de la 1ère République, les colonnes infernales du général Turreau à l’armée russe, l’implication des Britanniques et des émigrés à l’intervention masquée de Soros, au profit d’intérêts des USA et de certains membres de l’OTAN.
Quant à l’Iran et à Gaza, il s’agit d’une guerre de religion en préparation et expansion. Heureusement, pour nous européens aveugles, les israéliens y font face avec l’assentiment des Etats sunnites.
Quant aux conflits en Afrique, ils s'accompagnent, aujourd’hui comme depuis la nuit des temps, de massacres ,de viols, d’enlèvements et de déportations de populations civiles. Vous pouvez comprendre comment le commerce triangulaire put se mettre en place et se développer du XVe au XIXe siècle avec les puissances maritimes européennes. Mais, il ne faut pas omettre, par honnêteté historique, les razzias arabes qui alimentent encore actuellement un trafic d’esclaves.

Christian (17-07-2025 12:14:14)

L’ancien président russe Medvedev semble suivre les traces de Trump en matière de déclarations incohérentes (à moins que ce ne soit l’inverse). Il vient en effet d’expliquer que l’Occident menait «pratiquement» (sic) une guerre à grande échelle contre la Russie et que celle-ci pourrait réagir en lançant des frappes « préventives » (re-sic). Mais, sans peur de se contredire, il ajoute la phrase suivante: «Permettez-moi de vous rappeler que notre président a déclaré sans équivoque que la Russie n’avait pas l’intention de combattre l’OTAN ou d’attaquer l’Europe». En résumé, la Russie n’a l’intention d’attaquer personne, mais elle serait prête à lancer des frappes «préventives»…

Ceci rappelle la phrase attribuée au général de Gaulle lors d’une rencontre au cours de laquelle l’ambassadeur soviétique Vinogradov avait essayé de démontrer l’inutilité de la force de dissuasion française puisque toute frappe française appellerait une riposte soviétique. L’ambassadeur ayant déclaré «Mon général, vous mourrez à Paris», le général aurait répondu «Eh bien, Monsieur l’ambassadeur, nous mourrons ensemble»…

Christian (15-07-2025 08:12:33)

Dans le domaine des relations internationales, le pire n’est pas toujours sûr. On peut espérer que l’accord sur la Nouvelle-Calédonie, qui vient d’être signé à Bougival, débouche réellement sur la création d’un État plus ou moins autonome, librement associé à la France. Encore faut-il que les extrémistes de tous bords ne s’acharnent pas à faire échouer ce projet sur le terrain ou lors de l’adoption de la révision constitutionnelle au congrès (à moins que celle-ci ne soit soumise à un référendum national, comme les accords de Matignon en 1988).

Contrairement à ce qui disent certains politiciens et commentateurs manquant d’impartialité ou de culture générale, la notion d’État associé n’a rien d’extravagant ni d’inédit. Dans le Pacifique, on rencontre au moins cinq États de ce type: les îles Marshall, la Micronésie et les îles Palaos (également nommées Palau ou Belau), qui ont accédé à l’indépendance et ont été admises à l’ONU entre 1990 et 1994 après avoir conclu des accords de «libre association» avec les États-Unis, ainsi que les îles Cook et Niue, associées à la Nouvelle-Zélande et reconnues par l’ONU comme «États non membres».

Il est vrai que les expériences tentées par la France ont presque toujours échoué, peut-être parce qu’elles se heurtaient aux traditions centralisatrices de notre pays. Le «royaume arabe» imaginé par Napoléon III en Algérie n’a jamais pu se mettre en place. Les «États associés» d’Indochine (Vietnam, Laos, Cambodge) n’ont pas tardé à s’éloigner de l’Union française. La formule de «l’indépendance dans l’interdépendance» est restée lettre morte au Maroc comme en Tunisie. Et la «Communauté française» imaginée par le général de Gaulle en 1958 n’a pas survécu à la vague des indépendances africaines.

En revanche, si la formule retenue à Bougival réussit, elle pourra peut-être servir de modèle en Polynésie, à Mayotte, en Corse et dans certains départements d’outre-mer…

Christian (11-07-2025 09:25:32)

"Souvent Donald varie" (épisode 334 ou 335). Alors qu'il n'avait que mépris pour les pays africains lors de son premier mandat, il vient de recevoir cinq chefs d’États d'Afrique occidentale, dont certains l'ont d'ailleurs flagorné sans vergogne en soutenant sa candidature au prix Nobel de la paix. Il en a même profité pour jouer au (mauvais) maître d'école, en félicitant le président du Liberia pour sa bonne connaissance de l'anglais. Mais Donald ignore sans doute que ce pays a été fondé il y a deux cents ans par des esclaves noirs américains libérés et que sa capitale, Monrovia, doit son nom au président américain Monroe - sans parler du drapeau libérien qui ne se distingue de celui des États-Unis que par le nombre de bandes (11 au lieu de 13) et d'étoiles (une au lieu de cinquante). Quant à la qualité de l'anglais parlé par Donald...

Christian (08-07-2025 12:01:18)

"Souvent Donald varie, bien fol est qui s'y fie" (épisode 333). Il a déclaré lundi que les États-Unis enverraient des armes supplémentaires à l’Ukraine, alors que ses services avaient annoncé la semaine dernière la suspension de certaines livraisons. Il s'est dit également "mécontent" des Russes qui "ont frappé de manière très, très dure" (comme s'ils ne l'avaient pas fait jusqu'à présent). Ce n'est pas le prix Nobel de la paix qu'il mérite, mais celui du cynisme ou de la clownerie...

Christian (06-07-2025 09:44:31)

S’il est vrai que les Nations Unies ont fonctionné avec une relative efficacité entre 1945 et 1990 en dépit de (ou grâce à) la guerre froide, cette période a connu néanmoins de nombreuses violations du droit international, dont certaines ont encore des conséquences concrètes et tragiques aujourd’hui (occupation de Gaza et de la Cisjordanie par Israël en 1967, occupation de la partie septentrionale de Chypre par la Turquie en 1974, occupation du Sahara occidental par le Maroc en 1975).

En revanche, le premier pays à avoir gravement violé le droit international depuis 1990 est sans doute l’Irak de Saddam Hussein, qui a annexé le Koweït en prétendant que ce pays faisait partie de l'Irak avant que les Anglais ne l'en détachent en 1932. Or, le Koweït existait en tant qu'entité distincte vassale de l'Empire ottoman avec sa propre dynastie (les Al-Sabah) depuis 1752, avant de passer sous protectorat britannique en 1899, alors que l’État irakien n'existe officiellement que depuis 1920-1921. Après la levée du protectorat britannique en 1961, le Koweït avait d’ailleurs été reconnu très officiellement comme État indépendant et souverain, membre de la Ligue arabe dès 1961 et de l'ONU dès 1963.

L'annexion du Koweït par l'Irak en 1990 était le premier cas d'annexion forcée d'un État membre de l'ONU par un autre État membre depuis 1945. Les annexions précédentes (Hyderabad, Cachemire et Sikkim annexés par l'Inde entre 1948 et 1975, Tibet annexé par la Chine en 1950-1951, Sud-Vietnam annexé par le Nord-Vietnam en 1975-1976, Timor oriental annexé par l'Indonésie en 1975-1976) ne concernaient pas des États membres de l'ONU, ce qui ne les rendait pas forcément moins graves sur le plan moral.

Guy (04-07-2025 21:04:20)

Il serait utopique de penser que l’extraordinaire période de paix que la génération d’après guerre a connu depuis 1945 en Europe soit le reflet d’un quelconque « droit moral international «  . Ellle n’est qu’une pause conjoncturelle de la loi de la guerre qui régit le monde depuis la nuit des temps. Deux facteurs principaux y ont participé. En premier lieu le contrecoup de la deuxième guerre mondiale. A l’horreur d’une guerre déjà très meurtrière (18 millions de militaires, 45 millions de civils tués ) c’est ajouté l’horreur et le traumatisme profond du genocide juif. Inutile d’aller plus loin pour comprendre qu’un rejet profond des conflits militaires se soit imposé en Europe avec l’espoir que la prospérité économique pouvait maintenir la paix et se répandre dans le monde entier. Le deuxième élément a été qu’au sortir de la guerre et grâce au soutien américain la puissance économique occidentale est restée prédominante. Ceci a maintenu la democratie et tenu en respect le reste du monde en gardant la balance penchée vers l’occident.
Mais voilà, bien loin de cette idéologie sociale et antimilitariste le reste du monde a évolué progressivement de son côté, développant dictatures de tout poil et budgets militaires gloutons. Son poids est devenu evident, la bascule s’est fait sous nos yeux , l’histoire a repris son cours « normal « !!!

Christian (02-07-2025 16:08:29)

A part quelques fanatiques extrémistes, personne ne nie l’existence du monstrueux pogrom commis par les terroristes du Hamas le 7 octobre 2023. En revanche, si les représailles israéliennes pouvaient être considérées au départ comme défensives et donc légitimes, elles apparaissent aujourd’hui comme disproportionnées même en se référant à l'ancestrale loi du talion ("vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent" alors que nous en sommes aujourd'hui à cinquante mille vies pour trois mille)...

Plus grave encore (si c'est possible), certains membres du gouvernement israélien voudraient en profiter pour déporter tout ou partie de la population palestinienne et annexer dans la foulée Gaza et la Cisjordanie, avec l'accord implicite des États-Unis...

Serge0255 (01-07-2025 16:43:56)

Sauf erreur de ma part, je n'ai pas entendu parler d'un pogrom de la part de l'Ukraine envers des civils Russes, quelques jours ou semaines avant le 24 février 2022.
Sauf erreur de ma part, je n'ai pas entendu dire de la part des responsables de l'AIEA que l'Iran n'enrichissait pas son uranium civil à des fins militaires.
En revanche, comme toute personne munie d'yeux et d'oreilles, je sais que depuis au moins 1980, l'Iran déclare vouloir rayer de la carte, ce qu'il appelle "l'entité sioniste".
Si l'attaque d'Israël sur le régime des mollahs serait "pseudo-préventive" et contraire au droit international (dont j'attends encore une définition précise autre que l'article 51 de la charte des nations unies), permettez-moi de citer Mme Golda Meïr: "Nous préférons vos condamnations à vos condoléances".
Concernant Gaza, pour ne pas être trop long, je dirais simplement qu'à l'heure où j'écris ce texte, il y a toujours 49 ôtages entre les mains du hamas ou de la population gazaouie, depuis le 7 octobre 2023.

Jonas (01-07-2025 11:47:26)

J'ai omis dans ma dernière intervention de souligner que l'Algérie en 2024 a expulsé 30 000 migrants et depuis le mois d'avril 2025, 16 000 autres .
Où est le " droit international ? Qui condamne l'expulsions de ces africains , que l'on appelle d'un terme péjoratif en Algérie " KAHLOUCHES" " NEGRES".
En France c'est du racisme pas en Algérie .


Jonas (01-07-2025 11:12:09)

Le " droit international" est un concept que l'on invoque lorsque l'on est incapable d'agir .
Il n'y a aucun , je dis bien aucun pays du Moyen-Orient qui respecte , le " droit international " les " droits de l'homme" l'égalité hommes/femmes , le respect des minorités religieuses , ethniques , etc.
- Est-ce que le" droit international"autorise les prises d'otages ? Pourtant certains pays utilisent la " diplomatie des otages" sans vergogne .( Iran/Algérie )
-Est-ce que le " droit international " donne le droit ,puisqu'il s'agit de droit , d'utiliser le terrorisme a travers des mandataires?
- Est-ce que le "droit international " permet a des pays d'utiliser des armes chimiques contre leur propre peuple ?
Le " droit international " est foulé aux pieds , par ceux qui l'exhibent a tout bout de champ. Plusieurs pays du Moyen-Orient se sont opposés a la condamnation de la Chine pour ses exactions au Xinjiang , contre les OUÏGOURS , bien que les pauvres ouïgours soient des musulmans. La même chose pour la Birmanie a l'encontre des Rohingyas.
- Qui brandit le " droit international " pour le Soudan ? La RDC et ses 5 millions de morts , les millions de déplacés ?
Le " droit international " doit être valable pour tout le monde.

hadrien1000 (30-06-2025 17:02:43)

Analyse hélas assez juste . J'ajouterais deux notions qui nous gouvernent actuellement 1 .le deux poids deux mesures .Une mesure par exemple pour la destruction de Gaza que justifie le 7 octobre ; une mesure pour l'attaque de L'Ukraine que ne justifie pas un port comme Odessa qui serait devenu américain 2. l'utilisation souvent débile de l'histoire pour justifier l'action présente , ce qui doit désoler dans "L'au -delà" des historiens comme Duby ,Le Roy Ladurie et ici le nôtre Larané : par exemple L'Ukraine nazis , la critique d'Israël est de l'Anti sémitisme , l'oppression coloniale en Algérie ect .....

Mirese (30-06-2025 09:57:24)

Je trouve l article intéressant cependant on ne peut parler au sujet de l Ukraine de guerre préventive car ni l Ukraine ni l Europe ou l OTAN n n auraient jamais eu l intention de déclarer la guerre à la Russie puissance atomique ! C était plutôt une guerre d expansion (colonisation de l empire Russe) ?

Christian (30-06-2025 08:30:37)

Alors que la guerre défensive peut être considérée comme une forme de légitime défense, une réponse à une agression réelle et non provoquée, la guerre préventive est dans le meilleur des cas un pari, dans le pire des cas un mensonge sur les intentions réelles de l’ennemi ou sur un risque de conflit que l’on cherche, sincèrement ou non, à éviter.

Dans l’histoire récente, le cas le plus flagrant de guerre préventive mensongère est celui de l’invasion de l’Irak en 2003, où Saddam Hussein était faussement accusé de fabriquer ou de détenir des « armes de destruction massive ». L’invasion de l’Ukraine en 2022 est un exemple tout aussi flagrant de guerre pseudo-préventive, l’objectif affiché étant de « démilitariser » et de « dénazifier » ce pays, comme si Zelenski était un nouvel Hitler se préparant à envahir la Russie.

La récente « guerre de douze jours » contre l’Iran entre sans doute dans cette catégorie de guerre pseudo-préventive. En revanche, les opérations militaires menées par Israël dans la bande de Gaza depuis 2023 pouvaient être qualifiées au départ de « guerre défensive » en réponse à l’agression du Hamas, mais elles apparaissent aujourd’hui comme disproportionnées, d’autant plus que certains membres du gouvernement israélien affichent ouvertement leur désir de déporter tout ou partie de la population palestinienne pour annexer Gaza et la Cisjordanie, en violation du droit international.

Pépé (29-06-2025 19:03:38)

L’Onu? A sa naissance elle portait les germes de sa mort. C’est quoi l’idée d’accorder des droits de véto? C’est permettre à quelques puissances de se soustraire au droit international. Comment expliquer que les EUA ont voté pour la création de l’état d’israël, sur les terres palestiniennes, avec l’accord de tous, et aujourd’hui permettent à Israël de continuer de s’agrandir aux dépends de ce qui restait aux Palestiniens.

Michel (29-06-2025 15:47:56)

Ne pas oublier non plus en plus de Gaza la tragique situation en Cisjordanie, la fabrication des bombes-bunkers depuis des années dans un but bien précis, le scénario quasi- cinématographique des fausses négociations, les attaques contre le Liban et la Syrie avant l’Iran, etc…
Quand on voit l’attitude irresponsable des habituels " donneurs de leçons", hormis l’Espagne, comment croire que le Droit international enseigné dans les Écoles de Droit et à Sciences-Po n’en a pas un sérieux « coup dans l’aile » si une réaction adaptée n’intervient pas fissa ?

Mirese (29-06-2025 12:42:37)

Je trouve l article intéressant cependant on ne peut parler au sujet de l Ukraine de guerre préventive car ni l Ukraine ni l Europe ou l OTAN n n auraient jamais eu l intention de déclarer la guerre à la Russie puissance atomique ! C était plutôt une guerre d expansion (colonisation de l empire Russe) ?

cepavrai (29-06-2025 12:41:51)

Je ne suis pas souvent d'accord avec Vous André Larané mais cette accumulation de faits vous donne raison: hélas cent millle fois hélas non seulement la "morale" a disparu des conflits sous toutes leurs formes , mais la notion même d'humanité n'est plus qu'un fantôme

Christian (29-06-2025 11:38:20)

Cet article fait utilement la distinction entre les violations du droit international selon qu’elles ont été déclenchées sous des prétextes indémontrables (Ukraine, Iran) ou qu’elles sont hors de proportion avec l’événement qui les a motivées (Gaza).

J'ajouterai qu'en Ukraine et à Gaza, comme d'ailleurs au Soudan et au Congo-Kinshasa dont on parle fort peu, ces conflits s'accompagnent de crimes de guerre, voire de crimes contre l'humanité, tels que bombardements systématiques des populations civiles, massacres et viols, enlèvements et déportations d'enfants...

Par pitié, n'enterrons pas trop vite le droit international, même si celui-ci est gravement remis en cause par un certain nombre de dirigeants égocentriques, mégalomanes ou paranoïaques, élus démocratiquement ou non. On en aura peut-être besoin un jour pour juger les criminels de masse qui sévissent actuellement...

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