18 juin 2025. La « transition de genre », par voie chirurgicale et chimique, est présentée par ses partisans comme une réponse à la douleur de celles et ceux qui se sentent mal avec leur sexe biologique. À la lumière du livre de Caroline Eliacheff et Céline Masson, Le sermon d'Hippocrate, nous revenons sur cet enjeu qui n'est pas sans rappeler de fâcheux précédents pas si lointains : traitement par la chirurgie de l'hystérie féminine ou de l'homosexualité masculine...
Par idéologie, au nom du « droit » à la transition de genre, des professionnels de la santé négligent leur premier devoir, ne pas nuire à ceux qu’ils soignent. Ils transforment des personnes, pour certaines mineures, en malades et mutilés à vie : pour prévenir des risques de rejet, ces personnes devront se soumettre toute leur vie à une lourde pharmacopée chimique dont rien ne dit qu'elle restera toujours accessible.
Lorsque la pédopsychiatre Caroline Eliacheff et la psychanalyste Céline Masson ont publié « La fabrique de l'enfant transgenre » en février 2022, elles s’attendaient, « naïvement », disent-elles aujourd'hui, à voir émerger « un consensus sur la question de l'enfant ».
Pourtant, c'est le contraire qui s'est produit : elles ont été boycottées, censurées et insultées. Devant l'étendue de l’acceptation de l'idéologie postulant la fluidité du genre, et donc le « naturel » de la transition d’un genre à l’autre, est né un deuxième livre : « Le sermon d’Hippocrate. La médecine sous l’emprise des idéologies identitaires » (Éditions de l’Observatoire, février 2025).
Changer de « genre » ? Une catastrophe selon les psychanalystes Caroline Eliacheff et Céline Masson. Dans leur livre Le sermon d’Hippocrate. La médecine sous l'emprise des idéologies identitaires (Éditions de l'Observatoire, 2025), elles alertent sur les dangers de la réponse médicale, voire chirurgicale, à la souffrance exprimée par des adolescents ou des enfants qui rejettent leur sexe de naissance (dysphorie de genre).
Elles s’interrogent aussi sur les égarements de médecins qui semblent oublier le fameux « primum non nocere » (« d'abord ne pas nuire ») qui figure dans le serment d’Hippocrate...
Les auteurs s’intéressent surtout aux mineurs, qu’une loi trop laxiste laisse démunis face au lobby transexuel dont le travail permanent sur les réseaux sociaux et les médias vise à la banalisation de la transition de genre, hormonale et chirurgicale.
La loi permet l’application de bloqueurs de puberté aux enfants à partir de 9, 10 ou 11 ans (pour freiner le développement sexuel), puis, dès les 15-16 ans, la prise d’hormones du sexe contraire pour développer les caractéristiques sexuelles secondaires du genre désiré, et, enfin, des interventions chirurgicales (mastectomies, hystérectomies, castration, fabrication d'organes pseudo-sexuels, etc.)
Tout cela repose sur des adolescents qui s'auto-diagnostiquent par le biais d'interactions dans des réseaux sociaux où l’activisme transgenre est très intense ; les écoles et les autorités prônent la soi-disant « transition sociale » (changement de prénom et de nom), en acceptant comme naturelle la volonté d'un enfant ou d'un adolescent d'appartenir au sexe opposé.
Autonomie des enfants, démission des parents
Cette autodétermination des mineurs est soutenue par le discours de l'autonomie progressive de l’enfant dont la contrepartie est le renoncement des adultes d’assumer leurs responsabilités. Une approche médicale téméraire accepte ces « diagnostics ».
« Nous n'avions pas mesuré l'ampleur de la présence prosélyte [des associations militantes] (et de leurs sympathisants) dans tous les mécanismes de l'État, dans les partis politiques, dans les universités, dans les ministères (notamment ceux de l’Éducation et de la Santé), dans les municipalités (...) et, bien sûr, dans les services de santé dédiés à la question », écrivent Caroline Eliacheff et Céline Masson en référence aux réactions à la parution de leur premier livre.
La presse, écrite et audiovisuelle, a également été envahie par des « discours trans-affirmatifs », précisent-elles. La transition de genre est présentée comme un voyage à la rencontre de soi-même, ou comme une thérapie de prévention du suicide, tandis que les effets secondaires de ces traitements et leur caractère partiel ou totalement irréversible sont cachés ou minimisés. Les bloqueurs de puberté sont comparés au bouton « pause » d'un lecteur vidéo. Le développement est stoppé pendant quelques années puis reprend sans problème.... Rien n’est dit sur les effets indésirables de ces médicaments.
Dans « La fabrique de l’enfant transgenre », Caroline Eliacheff et Céline Masson analysaient la croissance exponentielle des cas de dysphorie de genre chez les adolescents, les filles en particulier, un phénomène qui se reproduit dans d'autres pays d’Europe, aux États-unis et même en Amérique Latine, ce phénomène étant en effet propre à la culture occidentale.
Après ce premier cri d’alerte sur les dangers de la promotion des idéologies identitaires auprès des mineurs, elles se demandent dans leur nouveau livre pourquoi tant de médecins ont recours à des pratiques nuisibles pour ces mineurs. Elles dénoncent aussi l’irresponsabilité des adultes - au nom de l'autonomie progressive de l’enfant – et proposent une alternative au traitement actuel de la dysphorie de genre chez les mineurs.
La plupart des adolescents traités comme transgenres « ne répondent pas aux critères diagnostiques de la dysphorie de genre », affirment-elles. Il y a un surdiagnostic qui masque d'autres troubles. Une pratique médicale à la limite du criminel, disent-elles, parce qu'elle répond à des intérêts économiques minimisant ou carrément niant le danger qu'elle représente pour l'avenir des enfants et des adolescents.
Le livre s’ouvre avec un témoignage à deux voix - Lou, une adolescente souffrant de dysphorie de genre, et son père, fermement opposé à sa transition - qui sert à montrer comment fonctionne la prise en charge de ces cas, puis détaille l'intervention très active des ONG du collectif LGBT+, avant d'exposer l’intérêt d’une psychothérapie exploratoire qui permet à la plupart de ces adolescents de se réconcilier avec leur corps et leur identité.
De quelle souffrance parle-t-on ?
Le seul argument que les médecins utilisent pour défendre ces traitements lourds est qu'ils cherchent à soulager une souffrance. Or, cette souffrance, essentiellement psychique, n’est pas traitée en tant que telle mais par des thérapies normalement réservées à des syndromes endocriniens : intersexualité à la naissance (hermaphrodisme), puberté précoce, etc.
« Je ne peux comprendre une approche qui préconise fermement de ne pas interroger la cause du problème qu’elle prétend résoudre », dit le père de Lou. En effet, les trans-activistes n’acceptent que les thérapies « affirmatives », c’est-à-dire qui vont dans le sens des souhaits du patient, ce qui équivaut dans la plupart des cas à renforcer son déni de la réalité.
Les services hospitaliers et les cliniques qui promeuvent ces traitements lourds affirment prendre toutes les précautions nécessaires avant d'intervenir, mais les témoignages des patients et de leurs familles - recueillis par les auteurs dans leur pratique psychanalytique - contredisent leurs dires et attestent de traitements hormonaux précoces, même en présence d'autres troubles parallèles à la « dysphorie ».
Caroline Eliacheff et Céline Masson dénoncent aussi le manque d'information des patients et de leurs familles sur les effets secondaires des traitements et l'existence d'alternatives telles que la psychothérapie. Elles recommandent une attente prudente car la plupart de ces dysphories soudaines à l'adolescence disparaissent avec le temps.
Les personnes transgenres ont toujours existé, disent-elles, « dans toutes les civilisations, sous une forme très minoritaire ». Comme toutes les minorités, elles ont droit à la non-discrimination. Mais aujourd'hui, « leur position victimaire a servi de cheval de Troie » à « un militantisme du genre qui tente de s'imposer à l'ensemble de la société comme un nouvel ordre moral ».
Les associations « trans » souhaitent que les médecins acceptent sans délai ni condition l'identité de genre d'une personne, même mineure, et que les transitions médicales ne dépendent que de sa seule volonté. Elles imposent une approche psychologique uniquement affirmative et refusent que la personne puisse être orientée vers une thérapie alternative si elle ne le demande pas. Elles exigent aussi que soit reconnu le droit des mineurs à la transition hormonale et à la chirurgie.
Nombreux sont les euphémismes utilisés par les praticiens de la médecine au service de cette idéologie, tel que la « torsoplastie » pour l'ablation des seins. Ils proposent selon les auteurs des « solutions miraculeuses, exploitant l'immaturité affective souvent associée aux troubles psychiques des jeunes ainsi que le désarroi des parents »
Ces pratiques commencent à être dénoncées par des études qui démontrent les dangers des bloqueurs de puberté, comme le rapport Cass au Royaume Uni. Ces études ont décidé certains pays européens à limiter, voire interdire, les traitements de transition chez les mineurs. C’est le cas de la Finlande, la Norvège, la Suède, l’Angleterre et de 24 États américains.
La vogue de la « transition de genre » n'est pas sans rappeler d'anciennes thérapies délirantes. Ainsi, l'hystérie, maladie nerveuse très majoritairement féminine, était traitée à la fin du XIXe siècle par des méthodes invasives telles que l'ablation du clitoris et l'hystérectomie. Le gynécologue allemand Alfred Hegar soutenait alors que « l'ablation des glandes génitales supprime le mal ».
Caroline Eliacheff et Céline Masson évoquent également la lobotomie, une méthode inventée par le neurologue portugais Egas Moniz pour « guérir » des maladies psychiatriques parmi lesquelles... l'homosexualité ! Aussi stupéfiant que cela paraisse, ce médecin a reçu le prix Nobel de médecine en 1949 « pour la découverte de la valeur thérapeutique de la leucotomie pour certaines psychoses ». En dépit du scepticisme et des critiques qu’elle soulevait, la lobotomie a continué à être pratiquée jusque dans les années 1980 comme on le voit avec le roman d'Yves Navarre : Le Jardin d'acclimatation (Prix Goncourt, 1980).
D'hier à aujourd'hui, de la castration des hystériques à l'ablation des seins en passant par la lobotomisation des homosexuels, il s'agit à chaque fois de recourir à la chirurgie pour soulager une souffrance psychique !
Des conséquences graves et irrémédiables
Par les traitements actuels de la dysphorie, une personne physiquement saine devient un patient stérile à vie, souffrant très probablement d'anorgasmie.
Selon les auteurs du Sermon d'Hippocrate, cette « transversion » repose sur une idéologie qui « implique une rupture avec la réalité (la différence des sexes) » ; ses promoteurs doivent convaincre qu'il est possible de changer de sexe en exerçant une pression affective sur les personnes, en neutralisant le débat et en isolant les opposants.
Dans cette logique, parler de sexe biologique est presque un crime, une violence à l'encontre de la communauté LGBTQIA+, estiment-elles. L’objection est assimilée à l'offense et toute différence serait une injustice à combattre. Même la biologie est considérée comme discriminatoire, intolérante, voire transphobe.
Caroline Eliacheff et Céline Masson ne théorisent pas dans l'abstrait ; toutes deux exercent le métier de psychanalyste. Sur la base de cette expérience et de leurs recherches, elles ont développé une nouvelle approche clinique du traitement de la dysphorie chez l'adolescent qu’elles présentent dans ce livre, mais aussi sur le site de « L’Observatoire des discours idéologiques sur l’enfant et l’adolescent – La Petite Sirène », qu’elles ont créé avec d’autres professionnels praticiens et chercheurs.
Elles proposent en premier lieu d'utiliser pour les mineurs l'expression Angoisse de Sexuation Pubertaire (ASP) au lieu de dysphorie de genre. Et elles proposent un traitement prudent, psychanalytique, pharmaco-psychiatrique si nécessaire, jusqu'à l’âge de 25 ans, avant de recourir à la chirurgie.
Dans la postface du Sermon d'Hippocrate, Didier Sicard, professeur honoraire de médecine interne à l'université de Paris Cité, qui a présidé pendant près de dix ans le Comité consultatif national d'éthique, s'inquiète lui-même de ce que la médecine est en train d’abandonner l'humanisme, selon un mouvement favorisé « par une financiarisation croissante [qui se fait] au détriment du soin ».
Il souligne que les « transitions de genre » et autres interventions sur le corps humain sont beaucoup plus lucratives que les soins. Leur prise en charge par la Sécurité Sociale n'arrange rien ! Or, parmi les effets secondaires possibles des transitions hormonales figurent le cancer du foie, les méningiomes, la déminéralisation osseuse, la stérilité, ou encore l’absence de vie sexuelle. En résumé, dit-il, les enfants concernés sont transformés en « matériel de laboratoire, (ce) qui semble être le dernier des soucis d'une médecine déshumanisée ».
Une proposition de loi visant à encadrer les pratiques médicales visant les mineurs en questionnement de genre a été déposée au Sénat le 19 juillet 2024. Son article Ier interdit, « dans le cadre de la prise en charge de la dysphorie de genre », la prescription au patient âgé de moins de dix-huit ans de bloqueurs de puberté, de traitements hormonaux « tendant à développer les caractéristiques sexuelles secondaires du genre auquel le mineur s’identifie », ainsi que la réalisation d’opérations chirurgicales de « réassignation sexuelle ». Violemment critiquée par la Défenseure des droits (source), elle a néanmoins fait l’objet d’une première lecture à l’Assemblée nationale le 23 juillet 2024 avant d'être envoyée pour examen à la Commission des affaires sociales.
Cette séquence est peut-être en voie de s'achever : en février 2026, un tribunal de l’État de New-York vient d'accorder à Fox Varian, aujourd’hui âgée de 22 ans et ne s’identifiant plus comme transgenre, 2 millions de dollars de dommages et intérêts, dont 1,6 million pour les souffrances passées, incluant une double mastectomie à 16 ans, et 400 000 dollars supplémentaires pour les frais médicaux futurs. De quoi faire réfléchir les praticiens et chirurgiens peu scrupuleux.













Vos réactions à cet article
Pedro69400 (06-01-2026 18:53:48)
La souffrance psychique se traite par la psychiatrie (psychothérapie ou chimiothérapie) voire la psychanalyse mais sûrement pas par la chirurgie. Vous avez évoqué les erreurs thérapeutiques versus l'hystérie et l'homosexualité. Ce type de pratique me fait me remémorer la cas de Rosemary Kennedy
Joseph Grifone (05-01-2026 12:33:31)
Excellent article.
Willy (01-07-2025 14:07:45)
Je ne sais plus à quel sein me vouer:) J'avoue que, comme beaucoup d'autres sujets, la pièce a toujours deux faces. Apparemment ces gens souffrent terriblement et ça me fait mal, les conseillers et médecins ne sont pas toujours des saints, et ça c'est vraiment quelque chose qui me dérange. Dans ce cas j'en appelle à la conscience de chacun des acteurs concernés, en leur recommandant de bien et longtemps refléchir avant de prendre une décision qu'ils (ou qu'elles) pourraient regrette
JP (26-06-2025 18:59:19)
Un excellent article sur un sujet sensible. Et la grande majorité de commentaires positifs me rassure sur mon point de vue. Le lobbying nous amène presque à douter de notre bon sens. Merci Madame Peiro.
Guy (23-06-2025 22:49:46)
La solution ne se trouve pas dans l’accusation des médecins acteurs des transition de genre! Je ne crois pas qu’il puisse exister un nombre significatif de chirurgiens qui accomplissent des opérations irréversibles sans que la demande du patient soit appuyée ou supervisée par un « psychologue « , du moins en France. C’est bien aux psychanalystes, aux psychiatres et autres psychologues de nous éclairer ! De trouver un consensus s’appuyant sur des études scientifiques, suffisamment nombreux et significatifs (au delà de toutes considérations idéologiques ou religieuses, qu’on voit d’ailleurs rapidement apparaître dans les commentaires). Ils vont maintenant avec le recul faire le point sur les « effets secondaires » des traitements réalisés. La balle est dans leur camp! Hors d’un point de vue purement scientifique deux remarques sont à souligner. D’une part même sans douter de son honnêteté la science n’a jamais été une ligne droite: des thérapeutiques de toute sorte ont dû être arrêtées car révélant finalement plus de négatif que de positif. D’autre part le bon sens nous avertit qu’il y a un âge plancher en dessous duquel la maturité de décision est incertaine. Il en faut un, comme dans l’exemple du consentement par rapport à la notion de viol, qui protège suffisamment l’avenir des enfants.
marmotte0658@gmail.com (22-06-2025 19:25:47)
MG: Absolument d'accord avec vous. Seulement, devant le gain facile, même la médecine n'y résiste pas...
Loxias (22-06-2025 18:41:26)
Je vais donc refermer ce numéro d'Hérodote sans avoir un seul argument en faveur du maintien de la rubrique "sexe" dans l'état civil.
Bonne journée à tous.
Yves Blanc - Canada (21-06-2025 17:04:06)
Quelque soit les croyances, quelque soit notre chox métaphysique, que nous comprenions ou ne comprenions pas le pourquoi l'humain existe, ne peut-on pas poser comme postulat:
- tout être vivant a pour finalité celle de se reproduire de génération en génération ?
Il en serait ainsi des êtres humains. Dans ces conditions, empêcher ce destin de se réaliser a-t-il ainsi un sens métaphysique ? Cela ne ressemblerait-il pas à un caprice du genre: je n'aime pas que le soleil se lève à l'est et se couche à l'ouest, je voudrai le contraire. Faisons tourner la terre dans l'autre sens !
Jusqu'à quel point l'Humain peut-il s'attaquer à Nature ?
Yves Blanc - Canada (21-06-2025 16:49:07)
Nouvel article premeir de la concevention des Droits de l'Homme: EN NAISSANCE, J'AI DROIT AU BONHEUR SANS AUTRE CONDITION, MON "RESSENTI A CHAQUE INSTANT" VAUT POUR VÉRITÉ IMMUABLE ET NE DOIT PAS ËTRE CONTREDIT, ET L'ON DOIT COUTE QUE COUTE PRESERVER MA QUALITÉ DE VIE EN TOUT TEMPS
" Les modes " pseudo scientifiques lorsqu'elles se transforment en dogme ne permettent plus de différencier les cas réels mais touchant seulement une MINORITÉ en nombre très limitée. Le bon sens ET la vérité scientifique (il faut les deux) n'ont plus voix au chapitre.
Il en va probablement ainsi de la dysphorie de genre, comme de l'euthanasie (par opposition aux soins palliatif). Se pose-t-on, dans ce dernier cas, encore la question: "La personne qui demande à être euthanasiée" (suicide assisté) subit-elle la pression de son entourage qui voit dans la souffrance de l'autre le reflet insoutenable so propre destin (celle de l'observateur), ou cette personne qui demande l'euthanasie pour elle-même, a-t-elle fait son choix en toute liberté. Le suicide est "interdit" par la société ce qui se traduit en Droit par le concept de responsabilité de l'Autre: " obligation d'assistance à personne en danger".
N'y-a-t-il pas là une nouvelle "mode", un dogme, celui d'EFFACER de nos yeux la souffrance de l'AUTRE qui serait un SPECTACLE intolérable pour nous qui sommes devenus si "SENSIBLES" ? La société contemporaine se contente-t-elle de répondre avec empressement aux symptômes visibles de la situation de l'Autre plutôt que de chercher à comprendre et combattre la cause réelle et profonde de l'expression de ces symptomes.
(à ce sujet: pression de l'entourage et de la société contre exercice de la liberté de choix pour soi-même, voir l'excellent ouvrage de réflexion: "Le choix de l'heure, ruser avec la mort - dialogue avec un médecin des soins palliatifs et une anthropologue pionnière de l'étude des rapports humains face à la mort" par Luce Des Aulniers et Bernard J. Lapointe - Edition Somme Toutes - 2018 - ISBN 978-2-89794-074-4) ?
Au plan social, il est si important de débusquer les "modes" et de combattre les "dogmes" qui s'imposent aux membres de nos sociétés (sociétés repus et) dont l'objectif premier est d'ASSURER ET DE PRÉSERVER COUTE QUE COUTE SA QUALITÉ DE VIE qui ne connaissent plus en conséquence le sens de l'effort, de la contrainte naturelle et du défis.
Yves Blanc, Montréal
Constant (21-06-2025 15:16:50)
--- Enfin , un sérieux coup de pied dans " la fourmilière transgenre ".
Article remarquablement décrit, ou les dérives résultant de ces excès non contrôlés , laissent sur le côté bien de situations irratrapables .
Merci à leurs auteurs ( ou autrices) , ainsi qu'à Herodote.net.
René (20-06-2025 09:17:58)
En conclusion: Dr Mengelé: pas mort.
L'un pour "purifier" la race, selon le crédo d'une politique totalitaire (nazie).
Les autres (actuels) pour "modifier" le cours naturelle des choses, selon le crédo LGTBQIA+ que certains soutiennent. Que se cache-t-il réellement derrière ces soutiens ?
Les deux sont des fous, des monstres.
Jean-Pierre Molina (19-06-2025 15:06:40)
Voilà un article qui fait enfin la part de la science et de la propagande.
Jacko (19-06-2025 08:43:54)
Un article bien rédigé très explicatif.
Comment en est-on arrivé à cette barbarie ?
Eribert (19-06-2025 07:35:37)
Bonjour. Je pense que la sexualité est une affaire d'adultes avertis consentants. Les enfants et les adolescents me semblent avoir plus besoin d'un accompagnement bienveillant que d'une médecine agressive avide de publicité et d'argent (capitaliste).
Sur le plan purement historique, il serait intéressant de voir le sujet au fil du temps. Dieux (Déesses) androgynes, sexué(e)s à outrance ou asexués. Mutilations sexuelles rituelles: circoncisions, excisions, petits pieds, tailles de guêpe, seins repassés, etc. Pulsions sexuelles naturelles réprimées par les sectes et religions. Le sujet n'est pas neuf mais sa monétarisation le visibilise de plus en plus. Raison de plus pour vouloir le comprendre. Merci et belles journées.
Françoise (18-06-2025 19:07:26)
On est horrifié par le poulet aux hormones et on accepte de bourrer des gens d'hormones.
On mutile des gens en bonne santé.
Idéologie, quand tu nous tiens...
Loxias (18-06-2025 18:36:24)
Bonjour à tous. Sans entrer dans la complexité de cette question, quelqu'un pourrait-il me donner un seul argument pour le maintien de la rubrique sexe dans l'état civil ?
Mô (18-06-2025 17:35:41)
C'est un sujet qui soulève questions et passions.
Au lieu d'enterrer le questionnement par un lourd silence, ouvrons notre esprit aux différents points de vue. Merci Hérodote.
Bernard (18-06-2025 17:33:35)
Cet invraisemblable débat, qui n'existe nulle part ailleurs - en tout cas ni en Chine, ni en Inde, ni dans le monde musulman, ni en Russie, etc. - n'est qu'une manifestation parmi d'autres de la décadence de l'Occident. Il rappelle celui sur "le sexe des anges" à la veille de la chute de Constantinople. Il susciterait une franche hilarité s'il ne contaminait pas des pans entiers, sinon de la société, du moins de sa nomenklatura "intellectuelle" et ne causait des dégâts individuels dramatiques et irréversibles. Pendant ce temps-là, pendant qu’on s’épuise en vaines palabres, les vrais problèmes ne sont pas abordés. On peut même se demander si ce ne serait pas là le principal objectif de ces faux sujets de société.
Henri492 (18-06-2025 17:25:04)
Pour moi tout acte nécessitant une opération médicale ou la,prescription de médicaments devrait être interdite avant la majorité, en ce compris l'ablation du clitoris et la circonsision malgré les traditions religieuses sauf urgence médicale
A l'âge adulte, l'enfant devenu adulte pourra poser son propre choix.
Ces opérations ne devraient pas faire partie des actes remboursés par la sésurité sociale, sauf urgence médicale.
roger94 (18-06-2025 16:43:05)
Alban, ce n'est pas à vos commentaires, mais à ceux de MG qui résumait le sujet ainsi: état génétique sexuel = identité sexuelle point barre . Or l'adhésion ou non d'un être à cette identité génétique est liée à son histoire personnelle, à son éducation, à sa personnalité et à bien des facteurs intrinsèques et extrinsèques qui nous échappent souvent et qui méritent de n'être pas résumée à des slogans qui sentent (mais peut-être ai-je tort ?) certaines idéologies malveillantes et ou réactionnaires ...
Alban (18-06-2025 16:17:41)
Roger, j'évoquais dans mon précédent commentaire le sexe, qui est une réalité objective (XX/XY). Je ne parlais pas d'identité sexuelle, car je ne sais pas plus que vous en quoi pourrait consister une "identité" sexuelle, pas plus qu'une identité française, nationale, raciale, musulmane, etc.
roger94 (18-06-2025 15:50:53)
Comment ? L'identité sexuelle se résumerait à des X et des Y ? Quelle approche médiévale, digne de la manif pour tous qui, elle, intoxique réellement !
Alban (18-06-2025 15:26:20)
A Jean Loignon : il me semble que ce sujet mérite toute notre attention par ses implications humaines et sociales. Herodote.net fait bien de nous rappeler les précédents historiques : le "traitement" de l'hystérie féminine par l'ablation des organes sexuels et celui de l'homosexualité par la lobotomie. Nous ne serons pas fiers d'expliquer dans vingt ans à nos enfants et petits-enfants que nous avons nous-mêmes cautionnés par nos silences des traitements chirurgicaux lourds qui prétendent changer le sexe d'une personne, alors même que nous savons depuis maintenant plus d'un demi-siècle que le sexe est inscrit dans nos chromosomes XX et XY, autrement dit dans notre ADN.
Les partisans de la transexualité sont en cela analogues aux "platistes" qui veulent croire que la Terre est plate, 3000 ans après que les Mésopotamiens ont acquis la conviction qu'elle était ronde.
Jean Loignon (18-06-2025 15:16:01)
Est-ce bien la vocation d'Hérodote.net que de publier un article aussi univoque sur une question aussi complexe ? La diabolisation systématique des points de vue opposés n'est pas un gage d'objectivité. Une autre tribune s'impose... Mais globalement, je préférerais qu'Hérodote.net se cantonne à sa mission d'historien et ne se fourvoie pas dans des polémiques manichéennes.
SP (18-06-2025 15:12:13)
La santé des personnes trans est encore une fois prise en otage par une campagne de désinformation aux allures de débat savant. Caroline Eliacheff et Céline Masson, figures d’un conservatisme masqué sous le vernis de la prudence médicale, tentent de faire croire que la médecine aurait démissionné, soumise à une supposée idéologie transactiviste. La réalité ? Ce ne sont pas les soignants qui cèdent à une idéologie. Ce sont les auteures de ce livre qui la brandissent. Leur vision pathologisante, paternaliste, presque inquisitoriale de la jeunesse trans, est une idéologie réactionnaire qui refuse obstinément de reconnaître la légitimité des identités trans et la nécessité d’y répondre avec soin, dignité et écoute. Non, les transitions de genre ne sont pas à la mode. Non, les adolescents ne « choisissent » pas un genre comme on choisirait un vêtement. Et non, la médecine ne prescrit pas hormones et chirurgies comme on prescrit du doliprane. Les parcours sont longs, les protocoles lourds, les barrières nombreuses. La réalité des personnes trans, c’est l’attente, la suspicion, les refus, les humiliations et parfois jusqu’au suicide. Derrière la rhétorique sur l’"effet de contagion", on retrouve le vieux fantasme d’une jeunesse influençable, qu’il faudrait protéger contre elle-même. Mais protéger de quoi ? De vivre ? De s’affirmer ? De ne plus souffrir ? Ce n’est pas la transition qui met en danger, c’est l’interdiction de transition. La plus grosse menace aujourd'hui, c'est le discours consistant à détourner la parole médicale à des fins politiques. Les personnes trans n’ont pas besoin d’être réparées. Elles ont besoin d’être écoutées. Et si la médecine doit être du côté de quelqu’un, qu’elle le soit du côté de celles et ceux qu’on a trop longtemps fait taire.
Christo749 (18-06-2025 15:08:32)
Tout à fait d'accord
MG (18-06-2025 11:37:04)
On nait avec un sexe définitivement inscrit dans nos gênes : chromosomes XX pour les femmes et XY pour les hommes. La chirurgie et la chimie n'y changeront jamais rien.
Pas la peine de nous intoxiquer avec des théories vaseuses.