L'Amérique en crise

« Le trumpisme est-il un fascisme ? »

16 mars 2025. La tornade Donald Trump fait chavirer l'Amérique et l'Europe. Moins de deux mois après son retour à la Maison Blanche, le président renverse des conventions diplomatiques vieilles de plusieurs siècles et bouscule dans son propre pays des institutions centenaires. Faut-il y voir comme les historiens Robert Paxton et Stéphane Audoin-Rouzeau le fascisme du XXIe siècle ? Si oui, quelles conséquences en tirer ?...

« L’existentialisme est un humanisme, » opinait doctement Jean-Paul Sartre. Aux antipodes du philosophe, l’historien Stéphane Audoin-Rouzeau, spécialiste de la Grande Guerre, se demande quant à lui si le « trumpisme » est un fascisme (La Croix, 6 mars 2025). La question a déjà été posée par un autre historien, le vénérable Robert Paxton (92 ans), auteur de La France de Vichy (1973), et celui-ci y a répondu par l'affirmative.

Pour Stéphane Audoin-Rouzeau, « il existe une singularité du fascisme qui le distingue de manière irréductible d’autres formes d’extrême droite : sa dimension subversive et révolutionnaire, surtout à son début. C’est le cas du fascisme italien, comme de sa mutation nazie. Et c’est exactement ce que l’on voit à l’œuvre en ce moment outre-Atlantique. »

Moins de deux mois après son accession à la Maison-Blanche, Donald Trump a déjà subverti ce qui restait des mœurs diplomatiques héritées de l’ancienne Europe.

À l’intérieur, avec le concours de son second Elon Musk, il renverse sans précaution de grandes administrations et congédie de fidèles serviteurs de l’État.  Il fait entrer la télé-réalité dans le champ politique en signant en public ses premiers décrets le jour de l’investiture ou en humiliant le président ukrainien sous l’œil des caméras du monde entier.

Pour Stéphane Audoin-Rouzeau, « trois autres éléments semblent soutenir la comparaison avec les fascismes historiques. La subversion de la langue tout d’abord. Un discours trumpien se met en place, où la vérité n’a plus aucune importance, où certains mots sont interdits, d’autres créés de toutes pièces. La révolution des élites ensuite, par les nominations aux postes fédéraux les plus importants de responsables inféodés à Trump et complètement incompétents. Le fait, enfin, que la société américaine donne pour l’instant le sentiment de se rendre, comme tétanisée. »

Si ce diagnostic est avéré, alors, déclare l’historien, il n’est plus temps de discuter avec Donald Trump et tenter de l’amadouer ou le faire évoluer... Une conclusion difficile à admettre car elle reviendrait à considérer que l’Europe est désormais prise en tenaille entre deux brigands, le président américain et le président russe !

Les racines du fascisme

Le concept de fascisme (dico) a un siècle d’existence. Il est très lié à la Grande Guerre et surtout à la révolution bolchévique de novembre 1917.

Dans l’Italie de l’après-guerre, l’agitateur Benito Mussolini se présente en révolutionnaire et se dispose comme Lénine à renverser l’ordre ancien, disqualifié par les horreurs de la Grande Guerre. Il reprend les méthodes des bolchéviques mais c’est pour les retourner contre la gauche internationaliste.

Lui-même ancien leader du parti socialiste converti au nationalisme, Mussolini ambitionne de sortir l’Italie de l’humiliation dans laquelle l’ont plongée les traités de paix et l’ériger en grande nation conquérante, en digne héritière de la Rome antique (Make Italia Great Again, pourrait-on dire en plagiant le slogan de campagne de Donald Trump !).

Il fonde une ligue paramilitaire, les Faisceaux italiens de combat, et engage ses militants  à combattre et réprimer l’agitation ouvrière à coup de bâton et d’huile de ricin. Ainsi les fascistes apparaissent-ils comme des garants de l'ordre face aux menaces révolutionnaires ! Ils bénéficient à ce titre de l'indulgence des forces de l'ordre et de la justice et sont regardés avec bienveillance par le patronat italien.

Aux élections législatives de mai 1921, Mussolini est élu avec 34 partisans sur les listes des « blocs nationaux ». Il choisit alors de siéger à l’extrême-droite de l’hémicycle pour marquer son hostilité à l'internationalisme socialiste.

De la sorte, ce parti révolutionnaire, qui prétend abolir l’ordre ancien, se trouve appelé à côtoyer les monarchistes, les catholiques et les conservateurs auxquels tout l’oppose ! Il va s'ensuivre jusqu'à nos jours une confusion dommageable entre les deux rameaux de l’extrême-droite : les partisans de la « table rase » et les partisans de la tradition...

En dépit de ce que le Parti national fasciste demeure très minoritaire dans le corps électoral, le roi Victor-Emmanuel III appelle Mussolini à la tête du gouvernement dès le 22 octobre 1922 dans l’espoir qu’il calme ses troupes tout en remettant de l’ordre dans le pays. En s'appuyant sur ses milices paramilitaires, les « Chemises noires », le Duce va dès lors installer progressivement un pouvoir didactorial...

Dix ans plus tard, le 30 janvier 1933, le Reichspräsident Paul von Hindenburg appelle le Führer du Parti national-socialiste à la Chancellerie (la direction du gouvernement allemand).

Adolf Hitler est un émule et un admirateur de Benito Mussolini. Il a fondé à son image un parti nationaliste qui se veut révolutionnaire et à l’écoute des classes populaires ; ce n'est pas pour rien qu'il se dit national-socialiste. Comme Lénine, Mussolini et plusieurs autres leaders européens et moyen-orientaux de cette après-guerre douloureuse (Moustafa Kémal en Turquie, Réza chah Pahlévi en Perse), Hitler ambitionne de renverser l’ordre ancien et fonder un État « totalitaire » (dico).

Von Papen et les conservateurs espèrent se servir du Führer nazi pour enrayer la menace communiste. Pleins d'illusions, ils croient pouvoir le garder en main. Mais depuis les élections législatives du 6 novembre 1932 qui lui ont valu 33,1% des suffrages au lieu de 37,3% en juillet, son parti est en perte de vitesse. Il a perdu deux millions de voix sur un total de 17 millions en quatre mois.

Soulignons que ni Mussolini, ni Hitler n’ont obtenu la majorité des suffrages avant leur accession au pouvoir, qui en 1922, qui en 1933. Loin de là ! Ils ont dû leur succès à la prétendue « finesse » de la classe politique, des milieux d'affaires et des conservateurs, qui croyaient pouvoir les manipuler à loisir.

Les citoyens de base avaient quant à eux manifesté dans leur majorité plus de lucidité et de bon sens que les « élites ». En va-t-il de même en ce XXIe siècle ? La question est en débat.

En attendant, pendant la guerre d’Espagne (1936-1939),  les partisans communistes de Staline vont utiliser par commodité les termes « fascisme » et « fasciste » pour désigner le IIIe Reich allemand et l’Italie mussolinienne, alliés contre eux. Il va s’ensuivre une confusion entre ces deux partis totalitaires, le fascisme italien et le nazisme allemand, en dépit de ce que le premier rejette viscéralement le racisme et l’antisémitisme du second.

Et Donald Trump dans tout ça ?

Comme les dictateurs européens de l'entre-deux-guerres, Donald Trump n'est pas un conservateur mais un révolutionnaire prompt à ébranler les normes, censurer les mots, virer les fonctionnaires soupçonnés de s'opposer à ses volontés et ses caprices. Il a mis au pas son parti, le parti républicain. Quant au parti d'opposition, le parti démocrate, il ne s'est pas encore remis de sa défaite et ressemble selon l'expression de notre ami Greg Cook à une poule décapitée.

Pour l'heure, le président a les mains libres et ses manoeuvres font écho aux avertissements sidérants de Madeleine Albright dans Fascism : A Warning (Harper Collins, 2018). À propos du premier mandat de Donald Trump, la Secrétaire d'État de Bill Clinton (1997-2001) écrivait : « Nous n’avons pas eu de chef de l’exécutif à l’ère moderne dont les déclarations et les actions soient si contraires aux idéaux démocratiques. » (« We have not had a chief executive in the modern era whose statements and actions are so at odds with democratic ideals »).

Mais il y a un point capital qui oppose le 47e président américain aux fondateurs du fascisme : à la différence de ceux-ci, il a été élu de façon régulière par une majorité de citoyens.

Les électeurs américains lui ont donné quitus pour combattre certains excès de la gouvernance démocrate antérieure en matière d'immigration ou de moeurs. Il ne s'en prive pas au risque d'aller lui-même trop loin dans l'autre sens... Selon Associated Press, le Pentagone a ainsi retiré de la circulation une photo du bombardier Enola Gay en raison du mot gay qui aujourd'hui rappelle davantage la mouvance homosexuelle qu'un poème de Baudelaire !

Donald Trump a été élu pour un mandat de quatre ans à la tête d'un pays très hétérogène sur le plan ethnique et social. Il doit composer avec un État doté de multiples pouvoirs et contre-pouvoirs : le Sénat, la Chambre des représentants, la Cour Suprême et les États, sans parler d'Hollywood, de Wall Street et des milieux financiers. Qui plus est, le président sera jugé sur son bilan dans dix-huit mois, en novembre 2026, lors des traditionnelles élections de mi-mandat (midterm elections) ; la Chambre des représentants sera complètement renouvelée comme tous les deux ans cependant que le Sénat sera renouvelé pour un tiers ; trente-six États choisiront aussi leur gouverneur.

En dépit des multiples crises qu'ont pu connaître les États-Unis dans les deux siècles passés, on comprend dans ces conditions  qu'il ne se soit jamais trouvé quelqu'un pour défier la Constitution et les institutions. La seule tentative que l'on connaisse est l'assaut du Capitole le 6 janvier 2021, à l'instigation de... Donald Trump, et elle a échoué piteusement.

Pour une touche d'optimisme, disons-nous que l'accession de Donald Trump à la Maison Blanche a au moins un bon côté : elle montre aux électeurs américains et à nous-mêmes que l'alternance politique reste possible aux États-Unis.

André Larané
« Tu taxes mon bourbon ? Je taxe ton champagne, et toc ! »

Les manières brusques du président Trump auraient-elles déjà contaminé ses partenaires, alliés et rivaux européens ? En réaction à la menace américaine de taxer à 25% l’acier et l’aluminium européens, la Commission européenne a annoncé des droits de 50 % sur… le bourbon et autres spiritueux américains, là où on eut attendu des taxes sur les composants électroniques américains ou encore sur les recettes publicitaires des GAFAM (géants de l’internet).
Donald Trump a riposté à son tour ce jeudi 13 mars en menaçant d'imposer 200 % de droits de douane « aux vins, champagnes et autres produits alcoolisés venant de France et d'autres pays de l'Union européenne ». Heureusement que Trump respecte le président Macron et ne manque pas de lui téléphoner un jour sur deux comme s’en font gloire les médias français ! Qu’en eut-il été s’il l’avait méprisé autant qu’il méprise Zelensky ?...

Publié ou mis à jour le : 2025-03-17 00:01:49
Christian (28-04-2025 11:32:24)

Jeudi dernier, le président américain Donald Trump a adressé à son homologue russe Vladimir Poutine le message suivant: "Je ne suis pas satisfait des frappes russes sur Kiev. Ce n'était pas nécessaire et le moment est très mal choisi".

Il y aurait donc des moments où le bombardement de villes et de populations civiles pourrait être considéré comme "nécessaire" et "satisfaisant" à condition que le moment soit "bien choisi"...

Christian (09-04-2025 07:03:29)

Un juge fédéral a sommé la Maison Blanche de rétablir le plein accès de l’agence Associated Press (AP) au bureau ovale et à l’avion présidentiel, jugeant inconstitutionnelle son exclusion en raison de divergences d’opinions avec l’administration Trump.

Rappelons qu'AP a été exclue du bureau ovale et de l’avion présidentiel pour son refus de se conformer à la nouvelle appellation du golfe du Mexique, rebaptisé « golfe d’Amérique » par Donald Trump. Rappelons également que ce golfe est riverain des Etats-Unis, mais aussi du Mexique et de Cuba, et que ce changement de nom a été décidé sans concertation préalable avec ces deux pays.

Guy (07-04-2025 13:25:47)

Le fait que Trump ait été élu démocratiquement ne change rien aux questions que soulèvent ses décrets depuis son investiture. Si on y ajoute son profilage psychologique on a légitimement le droit de s’inquiéter. Se demander s’il peut être fasciste pourrait paraître provoquant s’il ne faisait écho aux propos du général Mark Milley, le chef d’état major des armées sous ses ordre lors de son premier mandat, qui le décrit comme « fasciste jusqu’à la moelle ». Mais ne nous arrêtons pas aux étiquettes qui souvent empêche l’analyse.
Sa présence, physique d’abord,
Trump a un charisme évident et un gouaille de tribun d’où se dégage une force tranquille, rassurante (pour sa cible électorale) de type paternelle (Staline n’était-il pas surnommé « le petit père du peuple »?). Médiatique surtout, Trump sait avec une science parfaite saturer quotidiennement l’espace médiatique par des propos à l’outrance calculée et faire disparaître ses opposants de la scène. Ceci lui a permis d’être élu « sans violence ». Depuis que Dieu lui a murmuré à l’oreille en la faisant érafler par une balle destinée à le tuer, Trump nous a révélé son mysticisme, il a bien été choisi par le « Seigneur » qui lui a confié une mission. Avec Trump nul besoin de lire entre les lignes il joue carte sur table. Dans son clip sur Gaza il apparaît sous forme d’une statue d’or coiffée d’une couronne royale. Comme il s’aime bien il a même rajouté « longue vie au roi » . Ceci nous laisse un indice fort. Car en s’appuyant sur l’espérance de vie d’un américain de sa classe sociale on s’aperçoit que cela dépasserait la fin de son deuxième mandat ! Il n’y est pas encore mais il y rêve tellement fort …

Christian (04-04-2025 08:47:35)

Même si l’économie n’est pas une science exacte, on peut s’interroger sur la curieuse méthode employée par Donald Trump pour établir la liste des pays qui vont subir des droits de douane supplémentaires. Les nouveaux taux semblent avoir été calculés à l’emporte-pièce: 20% pour l’Union européenne, 31% pour la Suisse, 34% pour la Chine, 46% pour le Vietnam, 49% pour le Cambodge…

La liste des pays du monde présente elle aussi de nombreuses incohérences. Si la Russie n’y figure pas, on y trouve en revanche les îles Heard et McDonald, archipel inhabité du sud de l’Océan indien, où ne vivraient que des manchots. On y trouve également des territoires ou départements français d’outre-mer dont certains ne sont taxés qu’à 10% alors que la Réunion se voit imposer un taux de 37% et Saint-Pierre-et-Miquelon un taux de 50%...

Christian (03-04-2025 10:00:50)

Il paraît que Donald Trump est un grand admirateur de William McKinley, adepte du protectionnisme et président des Etats-Unis de 1897 à 1901, qui réussit notamment à s’emparer de Cuba, de Porto Rico et des Philippines aux dépens de l’Espagne. Il l’admire tellement qu’il a décidé de redonner son nom au point culminant des Etats-Unis et de l’Amérique du Nord, le mont McKinley, qui avait retrouvé en 2015 son nom autochtone, le Denali.

Ce que Trump oublie de dire, c’est que McKinley avait lui-même fini par douter de l’opportunité des tarifs douaniers, du moins comme source de revenus ou comme façon de protéger l’économie américaine de la concurrence extérieure. Il avait même déclaré, peu avant d’être assassiné en 1901: «Les guerres commerciales ne sont pas rentables. Une politique de bonne volonté et des relations commerciales amicales empêcheront les représailles.»

Christian (01-04-2025 17:32:59)

L'internationale réactionnaire est en marche. De Trump à Poutine et de Meloni à Salvini, en passant par Musk et Wilders, tout le monde vole au secours de Marine Le Pen. Erdogan et Nétanyahou n'ont pas encore réagi, mais il est vrai qu'ils ont d'autres sujets de préoccupation...

Christian (30-03-2025 08:28:41)

Ce n'est pas seulement le fascisme qui menace les Etats-Unis, mais carrément le retour au dix-neuvième siècle dans le domaine social. C'est ainsi que la Floride examine actuellement un projet de loi facilitant le travail des enfants dans le but de pourvoir les emplois laissés vacants par les sans-papiers expulsés par Trump. Il s'agirait notamment d'autoriser les enfants à travailler de nuit dès l’âge de 14 ans. Il est également question de supprimer les pauses repas obligatoires pour les travailleurs de 16 et 17 ans.

Christian (29-03-2025 06:27:22)

Selon les Echos, l’ambassade des Etats-Unis aurait adressé à plusieurs entreprises françaises un courrier leur demandant de respecter les nouvelles règles édictées par Donald Trump, qui bannissent toute discrimination positive en faveur de la diversité et de la parité homme-femme. On peut penser que la plupart des entreprises ne tarderont pas à céder à ces exigences si elles veulent continuer à faire des affaires avec les Etats-Unis. Si ce n'est pas une nouvelle forme de totalitarisme "soft" et un retour en arrière de plus de cinquante ans, ça y ressemble fortement...

Christian (28-03-2025 10:32:37)

Non content d'afficher ses sympathies pour les partis d'extrême droite et les autocrates du monde entier, voilà que le vice-président américain Vance débarque au Groenland... Sans doute se prend-il pour l'empereur allemand Guillaume II déclenchant une crise internationale en débarquant à Tanger en 1905. Encore Guillaume II allait-il à Tanger pour proclamer son attachement à l'indépendance du Maroc menacé par les visées françaises, alors que Vance va plutôt au Groenland pour réitérer les revendications américaines sur ce territoire...

Christian (27-03-2025 06:28:23)

Donald Trump présente de nombreux points communs avec William McKinley, qui fut président des Etats-Unis de 1897 à 1901. C’était un protectionniste résolu qui souhaitait «lever la majeure partie des impôts sur les productions étrangères et éviter autant que possible toute forme d’impôt direct» et qui vantait «le travail américain pour les travailleurs américains, les salaires américains pour les ouvriers américains, les maisons américaines pour les citoyens américains». Sous son mandat, les Etats-Unis annexèrent les îles Hawaï et s’emparèrent de Cuba, de Porto Rico et des Philippines aux dépens de l’Espagne.

Christian (25-03-2025 10:42:16)

On peut rajouter à la liste des dirigeants manifestant des tendances fascistoïdes le premier ministre indien Narendra Modi, grand ami de Vladimir Poutine. Non content de s'en prendre régulièrement à l'importante minorité musulmane, celui-ci a commandé pour le nouveau bâtiment du Parlement une fresque montrant l’extension de l’empire Maurya sous le règne de l’empereur Ashoka, à l'époque où l'Inde englobait le Pakistan, le Népal, le Bhoutan, le Bangladesh, la Birmanie, le Sri Lanka et même les Maldives...

Hiram (23-03-2025 09:59:06)

"Le fascisme peut revenir sur la scène à condition qu'il s'appelle anti-fascisme"
P .P Pasolini Lettres luthériennes

Yves Blanc (22-03-2025 22:48:17)

J'ai beaucoup aimé vos reflexions et votre mise en perspective.
J'aimerais introduire une nuance ou plutôt une consideration qui ne me semble pas assez présente dans votre developpement historique comparatif entre l'ère des facismes et notre environnement contemporain.
Ils sortaient d'une terrible guerre mondiale qui avait décimé combien d'hommes (de femmes et d'enfants) et ils étaient les peuples vaincus (Antoine de Saint Exupéry a des analyses pertinentes à ce sujet qu'il introduit dans "Pilote de Guerre": de memoire: "Seule la victoire noue; la défaite divise l'Homme et divise même l'Homme avec lui même ".
Or ce n'est pas reelement le cas de nos sociétés occidentales contemporaines: les USA, l'Europe, le Canada, l'Australie .... qui vivent dans la paix en particulier depuis 1945 et dans une certaine insouciance en particulier depuis l'effondrement de l'URSS et dans une opulence toujours plus difuse dans la société.
Or, ce que l'on a pu constater dans les media, les discours politiques, la rue .... c'est la place toujours plus forte prise par les discours des minorités agissantes (à part le feminisme qui n'est evidement pas une minorité): LGBTQ+, dysphorie de genre, racise, .... monopolisant le discours au detriment de l'expression des préoccupations communes à toute la population.
C'est ainsi que le populisme (et non pas le facisme) et les technocrates auraient attiré la majorité des electeurs dans la majorité des pays. Une revolte silencieuse de la majorité contre le mouvement "woke" et contre ces clameurs des minorités "sentant fort" la confrontation "nous les oubliés contre la majorité "
Trump et les autres populistes et technocrates : "on va rétablir la bonne hierarchie des priorités gouvernementales, on va servir les besoins de tous et écraser les discours minoritaires".
Facisme ? ou Populisme simplificateur (ou simplet) ???

Bertand (22-03-2025 22:18:08)

Je ne vois pas plus de rapport entre Donald Trump et le "fascisme" qu'entre le pape et le bolchevisme, Erdogan et le boudhisme ou Kim Jung 1 et les mormons. Il faut faire attention avec l'emploi de titres accrocheurs car ils contribuent à la décérébration générale. Une seule chose est certaine : si Donald Trump ramène la paix en Ukraine, il aura, n'en déplaise à ses détracteurs hystériques, mérité le prix Nobel de la Paix.

Christian (22-03-2025 07:35:44)

Ils ne sont peut-être pas tout à fait fascistes, mais Orban en Hongrie, Erdogan en Turquie, Nétanyahou en Israël, Milei en Argentine et Trump aux Etats-Unis ne cessent de s’en prendre aux contre-pouvoirs, tout en prétendant défendre la majorité contre les minorités. Ils contestent ainsi les fondements mêmes de la démocratie, qui n’est pas la domination d’une partie de la population sur l’autre, mais qui repose sur l’égalité des droits pour l’ensemble des citoyens, leur protection face à l’arbitraire et le respect de la liberté d’expression. En effet, la démocratie ne se limite pas aux seules élections, mais se caractérise par l’affirmation et la mise en œuvre constante des valeurs de liberté, d’égalité et de justice sociale.

Laubarth (20-03-2025 12:00:39)

Pour compléter mon propos, j'ajouterais que comparaison n'est pas raison. Le trumpisme présente bien les caractéristiques du fascisme, mais dans une époque où l'outrance et la disruption sont de rigueur, même chez ceux qui se réclament de la modération du cercle de la raison. Extrême-droite, extrême-gauche, mais aussi extrême-centre. C'est aussi la défaite de l'Occident que de vivre dans la culture de l'hubris et non de l'harmonie chère aux Anciens. Trump se heurtera au mur de la réalité, et les Européens aussi. La réalité de leur effondrement moral et culturel. Espérons que notre civilisation pluri-millénaire trouve la ressource d'un sursaut, non dans la table rase, mais dans son profond héritage civilisationnel.

Laubarth (20-03-2025 11:51:22)

Les démocrates ont poussé une large fraction du peuple américain modéré dans les bras de Trump par leurs inepties idéologiques. Sauront-ils en prendre conscience ? Rien n'est moins sûr, tant l'aveuglement de la gauche culturelle reste profond. Avoir tort avec Sartre reste leur principal leitmotive inconscient, pourvu qu'ils continuent à recevoir leur dose régulière de moraline.

Jacques Groleau (19-03-2025 16:37:44)

Je ne crois pas que M Trump puisse être comparé à des politiques qui n'ont pas été élus (Mussolini, Hitler, Lénine, Staline, Franco, Salazar...) M Trump agit comme "un éléphant dans un magasin de porcelaine", mais son objectif est clair : MAGA. Y compris au détriment de ses "vassaux" Européens, c'est là que "le bât (nous) blesse !
Quant à la légitimité de Mme Von der Leyen et de ses "directives", des traités et cours de justice etc. je la cherche encore : là est le vrai "manque de démocratie".

Jean M (19-03-2025 11:48:43)

La vieillesse est un naufrage , dixit DE GAULLE , et certains naufragés ont nié jusqu'au bout la montée rapide du thermomètre et du niveau des océans. A part FRANCO tous les chefs fascistes sont arrivé légalement au pouvoir. La coupure des crédits pour la recherche scientifique etc.. me fait penser à l'interdiction aux musulmans de l'imprimerie des langues turque et arabe par les sultans , ce qui a fait péricliter inexorablement l'empire ottoman.

Jean LOIGNON (18-03-2025 09:34:54)

Je me permets de renvoyer à cette chronique du Québécois Boucar DIOUF, paru dans la Presse : un regard frontalier (ô combien !) sur Trump et son entourage : https://www.lapresse.ca/actualites/chroniques/2025-03-15/le-toutou-du-gourou-gobe-tout.php

Marcorel (17-03-2025 18:42:58)

Et voilà pourquoi votre fille est muette ....
TRUMP est il un dictateur ? A t'il été élu non démocratiquement ? Va t'il conserver le pouvoir au delà de son mandat ? Voila les questions simples (et non simplistes) qu'aurait dû se poser l'auteur de l'article .

Coche (17-03-2025 17:45:35)

Contrairement à Donald Trump, élu de façon régulière par une majorité de citoyens, l'Union Européenne et tous ses traités nous ont été imposés de manière hypocrites et arbitraires, par tous les présidents et premiers ministres en poste.
Si les électeurs américains ont voté pour combattre l'idéologie de la gouvernance démocrate, l'immigration et la dégénérescence des moeurs. La Commission Européenne agit sans contrôle comme un despote aveuglé de puissance et faisant fi des souhaits des populations.
Donald Trump a été élu à la tête d'un pays très hétérogène sur le plan ethnique et social. Madame Von der Leyen gouverne, vingt-sept Etats différents, en impératrice, selon le concept hitlérien de l'Ordre Nouveau, théorisé par le nazi Walter Hallstein, premier président de la Commission Européenne. Si Trump doit composer avec un État doté de multiples pouvoirs et contre-pouvoirs . Ursula von der Leyen agit sans aucun obstacle institutionnel. Au contraire, elle use et abuse des diverses cours de justice qui la soutiennent dans l'application dictatoriale de l'Etat de droit ! Si Trump sera jugé sur son bilan lors des traditionnelles élections de mi-mandat, rien ni personne ( surtout pas la plupart des présidents ou des premiers ministres des 27 Etats) ne jugera les actes de Madame Von der Leyen.
Entre Donald Trump, qui brise les tabous, et Madame Von der Leyen, qui impose son empire et son emprise, c'est elle LA FASCISTE dans l'âme et dans l'action !

yuki (17-03-2025 14:45:51)

Article plutôt léger.

Ceux qui voudraient mesurer le projet autocratique de Trump liront plutôt avec profit "Comprendre la politique européenne de Donald Trump: le plan Yarvin pour l’Ukraine" dans la revue le Grand Continent.

Clairette (17-03-2025 13:12:43)

Je ne sais pas s’il y a un quelconque intérêt à savoir si Trump est ou non fasciste : le seul constat des catastrophes à l’échelle mondiale que ses décisions stupides engendrent déjà, suffit à le qualifier de personnage inculte et surtout dangereux, s’étant entouré cette fois-ci (contrairement à son premier mandat) d’hommes et de femmes ouvertement libertariens d’extrême droite dont l’agenda est la disparition de l’Etat.
Quand à dire que Trump a été élu démocratiquement, pour en revenir au texte de Monsieur LARANE, on peut avoir des doutes. Les manœuvres de déstabilisation que les russes ont entrepris depuis très longtemps aux Etats-Unis ont disqualifié Hilary Clinton et poussé la candidature de Trump. Je vois dans cet homme une marionnette de Poutine (d’aucun disent l’idiot utile).! Ce qui me trouble aujourd’hui ce n’est pas l’article d’André LARANE (pour une fois !) mais un certain nombre de commentaires et je me dis que l’on n’est pas à l’abri d’avoir un « iso Trump » un de ces jours à la tête de notre pays !!

Antigone (17-03-2025 10:02:37)

La question qui semble plutôt se poser est : Donald Trump peut-il sauver les Européens du fascisme, comme il a sauvé, du moins momentanément, les Américains ? Car, s’il y a un retour du fascisme actuellement, c’est bien en Europe. L’Union européenne, réduit totalitaire, est en effet au fond du trou sur tous les plans ; économique et financier bien sûr, mais aussi et surtout identitaire et civilisationnel. Les européens ne savent plus où ils habitent. Empêtrés dans des règles absurdes qu’ils s’infligent, tétanisés par différentes formes d’imbécillité de masse qui s’installent : wokisme, féminisme, décolonialisme, intersectionnalité, « état de droit » (défense de rire), etc., les Européens s’enfoncent à toute vitesse pendant que l’Asie s’envole et que l’Amérique se libère enfin de ces folies.
Sur le plan des libertés, je reprends votre phrase, je cite : [Mussolini] « engage ses militants à combattre et réprimer l’agitation ouvrière à coup de bâton et d’huile de ricin. Ainsi les fascistes apparaissent-ils comme des garants de l'ordre face aux menaces révolutionnaires ! Ils bénéficient à ce titre de l'indulgence des forces de l'ordre et de la justice et sont regardés avec bienveillance par le patronat italien ». Si l’on transpose à la France, ça donne ceci, plus proche des réalités actuelles : « L’extrême gauche antisémite engage ses militants à réprimer l’opposition patriote et identitaire. Ainsi les sympathisants islamistes épaulés par les wokistes et les féministes apparaissent-ils comme les garants de l’Etat de droit face aux menaces populistes. Ils bénéficient à ce titre de l'indulgence des forces de l'ordre et de la justice et sont regardés avec bienveillance par le patronat mondialiste. »
N’est-ce pas plus vraisemblable que les délires anti-trumpistes ?

TREELS (17-03-2025 08:27:39)

Les méthodes fascistes s'étaient peu à peu infiltrées dans le système des "démocraties" occidentales qui n'en sont plus. Le fascisme, quels que soient les oripeaux qu'il emprunte, Wok, LGBT, Antifas, Black Blocs, sait toujours se frayer un chemin dans les sociétés démocratiques dans l'exacte mesure où elle élèvent des barrières contre la vraie démocratie (directe). Le fascisme se sert de ces barrières pour les retourner contre le parlementarisme en se servant même de ce dernier à l'image de LFI et ses alliés objectifs ou de circonstance. Ensuite, tous ceux qui s'opposent à sa progression sont taxés par lui de fascisme...

Jonas (17-03-2025 07:48:53)

Aujourd'hui, lorsque l'on a plus rien à dire et a proposer, on traite l'autre de fasciste ou d'extrême droite. C'est quoi le fascisme?
- Culte de la personnalité.
- Suppression des partis politiques.
- Héroïsme aveugle et martyre.
- Militarisme et glorification de la guerre.
-Etouffements des critiques.
-Déshumanisation et prise comme bouc-émissaire de l'ennemi, etc.

Jean Dionnot-Enkiri (16-03-2025 22:13:46)

Article totalement paranoïaque !
Trump n'appartient pas au système et il s'attaque à l'état profond !
Il défend l'Amérique et les américains et il ne se sent pas en charge de l'Europe !
Il n'est ni un ami, ni un ennemi, il est MAGA ! Mais n'est-ce pas normal pour un Président des U.S.A.
Mais le qualifier de fasciste, c'est complètement idiot et sans fondement.

Georges PN (16-03-2025 22:11:56)

J'explose de rire en lisant ce texte puant l'anti-trumpisme de notre ami André.
J'arrête la lecture au passage de "l'humilation" de VZ. Cher André, voyez, non les 4 mn de cette séquence, mais est-ce trop vous demander de regarder les 40+mn. Ça vous éviterait de déformer la réalité.

Bernard (16-03-2025 20:31:30)

Je ne sais pas si « le trumpisme est un fascisme » (sic), mais je constate que l'Union européenne - avec son totalitarisme multiforme et sournois : livres prohibés, films déprogrammés, manifestations interdites, persécutions policières, judiciaires et fiscales des opposants, intimidations multiples pour empêcher tout discours déviant, chaînes télés réduites aux silence, terreur judiciaire à l'encontre des opinions non conformes, élections annulées, appels à la délation, etc. - prend un tour inquiétant. A cet égard, le puissant discours du 15 février 2025 du vice-président américain J.D. Vance à Munich face à un parterre d'eurocrates médusés résonne comme un solennel avertissement, un peu comme celui de Michaël Gorbatchev en 1989 aux dirigeants des démocraties populaires. En substance : Cessez d'oppresser vos peuples, en particulier ne leur imposez pas une colonisation dont ils ne veulent pas et finissez-en avec le wokisme, nouveau lyssenkisme, bref, changez, et vite, ou vous serez balayés par l'Histoire. A cet égard, le trumpisme a fait souffler un peu d'air frais sur la grisaille totalitaire bruxelloise et aussi à Paris. Et rien que pour cela, Donald Trump doit être remercié.

JGBXL (16-03-2025 19:13:37)

"l’Europe est désormais prise en tenaille entre deux brigands", l'image est des plus tendancieuse. D'abord parce qu'elle peut être une référence déguisée à un JC sur une croix entre deux larrons. Ce qui induirait que l'Europe d'aujourd'hui est à élever au rang de cet homme qui prônait un comportement sociétal digne de l'être humain. Ensuite, voir dans les représentants de cette institution - non démocratiquement élus - une moralité exemplaire tandis qu'ils se positionnent au dessus de toute loi et au total et profond mépris des peuples, relève soit de la naïveté, soit d'une complaisance à leur égard. Cette Europe n'a rien de démocratique mais bien plutôt de l'autoritarisme. Evidemment, cette Europe n’aime pas être renvoyée face à sa médiocrité, sa gabegie et sa corruption. D’où sa hargne envers celui qui chamboule leurs plans d’autocrates privilégiés.

ESKENAZI (16-03-2025 18:43:22)

Où sont ,chez Trump, les milices paramilitaires propres au fascisme.
Le fascisme n' est 'il pas plutôt chez les militants du wokisme auquel Trump veut à raison s'attaquer ?
Quels sont les actes "fascistes" effectués au cours de son premier mandat ?

Guido (16-03-2025 17:39:01)

Très bonne synthèse sur l’événement Trump. Comme complément je renvoie à la lecture d’un livre qui vient de paraître : l’ère des affrontements !

SORINI (16-03-2025 17:16:44)

Bonjour M. Larané,
Vous n'avez pas un peu l'impression de hurler avec les loups au sujet de Trump ?
Il licencie des fonctionnaires ok , sans doute qu'ils ne servaient à rien, il instaure des droits de douane , OK le déficit commercial des USA est colossal, l'Europe (entre autre les Allemands) s'est servi de la richesse des USA pour faire la sienne, il est climato-sceptique OK, lisez "l'imposture climatique" de C. Allègre et vous aurez un autre son de cloche, il veut que tous les pays participent à raison de leur PIB au financement de l'OTAN et alors ? il a tort ? Il ne soutient pas Zelensky et alors ? ce mec a fait tuer des centaines de milliers d'hommes, Russes ou Ukrainiens, pour défendre quoi ? des territoires où les habitants sont russophones , où il suffisait d'appliquer l'article 1 de la charte de l'ONU sur le Droit des peuples à disposer d'eux mêmes, il n'accable pas POUTINE et alors ? la rengaine qui consiste à dire que POUTINE va nous envahir est tout simplement de la manipulation politique faite par un psychopathe, il veut retirer les USA du GIEC ? et alors ? des fonctionnaires ne vivant que de subventions qui ne servent à rien, idem pour l'OMS, on est donc un fasciste si on remet en cause l'ordre établi par la gauche bien pensante, la gauche généreuse, tolérante, immigrationniste, mondialiste, qui nous a apporté la mondialisation "heureuse" ... mais pas pour tout le monde !
La guerre en UKRAINE datera la fin d'un monde, comme la chute de CONSTANTINOPLE, place aux réalités, place à la parole des peuples, fin de ces princes qui nous gouvernent qui considèrent que les peuples sont des idiots, des incompétents,
Si vous appelez ça du fascisme libre à vous mais il n'y a aucun point de similitude avec le fascisme dont le premier critère est la privation des libertés ...

Bernard (16-03-2025 17:10:55)

Le Trumpisme présente toutes les caractéristiques du Fascisme :
- nationalisme (= la haine des autres, le Patriotisme étant l'amour des siens)
- Force plutôt que le Droit et la Justice
- apologie de la Volonté (du Chef) qui est censée tout faire plier
- mépris pour la Vérité et la Rationalité
- mépris des élites intellectuelles : écrivains, journalistes, historiens, philosophes, sociologues, scientifiques...
- culte du Chef
- totalitarisme = contrôler tous les aspects de la vie du pays :
* la vie sexuelle (avortement, orientation, genre...)
* la vie religieuse
* l'éducation
* la Recherche
* ré-écriture de l'Histoire, voire de la Géographie
* le vocabulaire : c'est la marque du Totalitarisme
- parti unique ou presque. Élimination de toute opposition interne dans le Parti.
- asservissement de l'État
- contrôle de toutes les institutions, notamment de la Cour Suprême
- atteinte à la séparation des pouvoirs (notamment de la Justice)
- propagande et contrôle des médias
- identification vestimentaire : Chemises noires, Chemises brunes, Casquette rouge
- antécédents de coup d'État (Marche sur Rome, Brasserie de Munich, Capitole)
- ascension financée par quelques capitalistes
- survie aux attentats
- absence d'idéologie cohérente si ce n'est son narcissisme (Hitler et Mussolini sont venus du Socialisme)

Je ne suis pas d'accord avec "ce qui différencie le 47e président américain des fondateurs du fascisme, c’est le fait qu’il a été élu de façon régulière par une majorité de citoyens".
- Hitler, Mussolini et Poutine sont arrivés au pouvoir progressivement (début des années 20 pour Mussolini, début des années 30 pour Hitler) dans des coalitions et par les voies légales : comme Trump.
- lors de l'échec de sa réélection :
* Trump a tenté de faite truquer le décompte des résultats
* Trump a lancé ses partisans à l'assaut du Capitole pour éviter la validation de sa défaite
- la légitimité issue d'une élection "régulière" quand un candidat dispose de moyens de propagande complètement déséquilibrés (réseaux sociaux, chaîne de télé...) mériterait d'être discutée y compris en Europe.

Dernier point commun qui devrait nous faire réfléchir : ces 4 fascistes sont arrivés au pouvoir en détournant une colère latente mais profonde dans la population contre des humiliations (Traité de Versailles, chômage, effondrement de l'URSS, privatisation par des oligarques, mondialisation). La réaction à cette humiliation est tellement violente qu'elle en est absurde : un ouvrier au chômage de la Rust Belt, évangélique et anticommuniste est prêt à se jeter dans les bras d'un milliardaire new-yorkais couvert de scandales sexuels et financiers soutenu depuis des décennies par la KGB puis le FSB !

Cependant, c'est peut-être l'époque qui veut cela, Poutine et Trump apportent une note originale : la kleptomanie

Toutefois, il manque (encore) à Trump quelques éléments de la panoplie fasciste :
- assassinat d'un opposant politique (Matteotti, Politkovskaïa, Navalny...)
- élimination physique de ceux qui l'ont porté au pouvoir (Squadristes, SA, oligarques)

Gramoune (16-03-2025 16:27:46)

Je trouve cet article de M. Larané d'une stupidité totale, et indigne d'une personne
se prétendant "historien", pour un journaliste, ce serait "accrocheur", mais limité
dans le temps présent. D'ailleurs beaucoup de commentateurs ont soulevé le
manque de sources et de réflexion dans cet "article de presse", sans plus.
Dommage pour HÉRODOTE.

Herodote.net répond :
Merci pour votre critique, nette et solidement argumentée;-)

Françoise (16-03-2025 16:23:57)

Autant que je sache, ce qui caractérise le fascisme, c'est l'existence de groupes paramilitaires bien encadrés au service du parti et qui terrorise la population. A ce propos, je me souviens d'un tableau représentant un homme transporté sur une civière, en arrière-plan des hommes plus ou moins en uniforme, tableau intitulé (approximativement) "Un dimanche ordinaire ". Il illustrait un chapitre d'histoire sur l'Allemagne des années 30. J'aimerais en retrouver l'auteur. Un lecteur pourrait-il me fournir l'information. Merci

Lorg (16-03-2025 16:16:19)

Je réponds OUI !
mais doublé dune pathologie : TRUMP est un malade mental que la psychiatrie pourra mieux définir que moi !
Je risquerai : Parano ET bipolaire !

PHERSU (16-03-2025 15:10:27)

" Ne dit-on pas que ses partisans AURAIENT interdit les photos du bombardier Enola Gay en raison du mot gay qui aujourd'hui rappelle davantage la mouvance homosexuelle qu'un poème de Baudelaire ? "

L'ont-ils fait ou ne l'ont-ils pas fait ? La tâche de l'historien est de chercher à savoir ce ce qui est et pas de diffuser des rumeurs.
" Censurer les mots" : n'est-ce pas que fait la mouvance woke depuis 15 ans, qui ne se contente d'ailleurs pas des mots ?
Pas un mot sur l'arrêt des bombardements meurtriers sur Gaza, que son équipe, et pas celle de M. Biden, a obtenu (il est vrai que ces atrocités n'ont guère ému Hérodote et ses équipes).
Pas un mot sur les mesures prises pour essayer de mettre fin à la guerre en Ukraine, mais peut-être êtes vous partisan de la politique de M. Biden, aider les Ukrainiens pour qu'ils se battent jusqu'au dernier.
"Le cocktail de Trump et Musk est explosif pour la démocratie mondiale" nous dit M. Ares : je suis curieux de savoir ce que c'est que "la démocratie mondiale"...
J'attendais mieux d'Hérodote, qui ferait bien de donner de nouveau la parole à Emmanuel Todd.

lb.dutignet (16-03-2025 13:25:14)

Débattre sur les termes "fascisme " ou " nazisme " paraît une perte de temps .
En Histoire , un vocable fait référence à une époque et un espace précis .Donc souligner des similitudes , des ressemblances , oui ! Mais pas plus !
Trump, d'abruti caractériel dans sa première version ,_ le Covid ridiculisé en grippette , laquelle grippette' a tué quelques 1 200 000 Américains -s'est mué en vieux c.....hargneux et revanchard .De plus il s'est entouré de libertariens qui en profitent , tel Musk , à détruire tout ce qui s'opposait à leurs affaires , administrations et réglementations , sous prétexte de " faire des économies ".
Pour cela , comme avec Reagan et Bush junior ,pour les milieux réactionnaires , faire élire un incapable qui les laissera vaquer à leurs affaires .De façon à augmenter encore leurs richesses grâce aux projets fédéraux qu'ils se font attribuer , tout en échappant aux impôts .De là leur immense pouvoir financier .
Il se pourrait que , comme Hitler et Mussolini , Trump et sa bande finissent par échapper à leurs commanditaires , lesquels , en leur temps , pensaient eux aussi pouvoir les manipuler à leur guise .
Là, on est loin des délires nationalistes de nos deux excités européens . Les " MAGA " savent très bien où aller et pour quoi : " Business, and business, as usual, stupid !".
En fait de vulgaires maffieux taille XXL .

Virginie_L (16-03-2025 13:05:39)

Merci, article intéressant.
Mais où il y a quelques omissions je trouve.
Trump a une personnalité extravagante, certes, mais il n'a pas instauré de culte de la personnalité.
Deuxièmement, je ne trouve pas qu'il modifie la langue, il parle juste la langue de la grande majorité des Américains, en l'expurgeant de toutes les tendances wokes qu'elle a pu subir.
Ensuite, sa politique extérieure a plutôt été une réussite. Bon, j'ai du mal à suivre où il veut en venir avec la Russie actuellement, mais il faut quand-même avouer que les accords d'Abraham relèvent du génie.
Enfin, Hitler était un raté complet qui compensait ses faiblesses par une politique autoritaire. Trump a réussi sa vie sur tous les plans (selon ses critères bien sûr) et n'a pas l'intention d'exterminer qui que ce soit.

CLN (16-03-2025 12:50:51)

Je reste très, très, très surpris de trouver l'icône de X à côté de l'impression et du partage.
Horsmis cela, je demande si l'excellente analyse des faits de la première partie et sa déduction ne peuvent pas s'appliquer à l’hexagone.
CLN

Yves Montenay (16-03-2025 12:44:32)

On pourrait ajouter un quatrième parti de la même génération et délibérément construit sur le même modèle, les Frères Musulmans, créé en 1928

PatrickAres (16-03-2025 12:27:46)

Merci pour votre éclairage sur les nuances entre le nazisme et le fascisme..
Je pense que Trump est un affairisme et Musk relève banalement de la psychiatrie...le cocktail des deux est explosif pour la démocratie mondiale..esperons que les républicains et les démocrates acceptent de travailler ensemble à écrire l'histoire et non à la ré-écrire

JMK (16-03-2025 12:21:49)

Merci pour cet excellent rappel historique. vous auriez pu rajouter le fascisme français avant et pendant la 2de GM, fascisme qui renaît de ses cendres avec la montée en puissance d’une droite bien plus extrême que le RN. Sans oublier le fascisme raciste de l’islamisme et même celui de Netanyahou et de sa clique genocidaire.

Marc Blasband (16-03-2025 12:17:09)

Que faire? Je propose:
- reconnaître que Trump nous fait la guerre (rien que les ennuis climatiques le justifie).
- expulser tous les soldats américains du territoire européen.
- reconnaître que l'Europe a plus de citoyens, de soldats et d'armes que la Russie. Reconnaître aussi que Trump a fait la même erreur que Staline quand celui-ci a limogé Joukov. L'armée américiane qui n'a plus rien gagné depuis 1945, ne doit pas faire peur.
- Stationner des troupes européennes dans les pays européens limitrophes de la Russie (Finlande, pays Baltes, Pologne, Bulgarie, Roumlanie); Ils ne coûtent pas beaucoup plus que s'ils sont stationnés dans des casernes chez eux.
- refuser de payer les armes américaines, livrées ou à livrer.
- taxer tous les produits et services américains, à cause de la politique climatique.
- exiger des certificates de vaccination à tout voyageur lié aux USA.

John Barleycorn (16-03-2025 12:12:24)

Devons-nous encore parler de parti républicain ?
Les républicains "tradi" qui n'ont pas fait allégeance au trumpisme, ont été évincés des responsabilités politiques et sont frappés d'ostracisme.
Pour ma part, je ne parle plus du parti républicain, mais du parti trumpiste,qui est bien fasciste.

Le parti trumpiste fasciste :

Le fascisme est un mouvement politique complexe apparu au début du XXe siècle, principalement en Italie avec Benito Mussolini. Il se caractérise par un certain nombre de traits distinctifs :

* Nationalisme Exacerbé : Le fascisme met l'accent sur la nation, souvent considérée comme supérieure aux autres. Il prône la fierté nationale, l'unité et la loyauté envers l'État.
C'est flagrant chez les maga gagas dont trump a fait un mtga (Make trump Great Again) thank you, même si le trumpisme est en train de tout casser pour mieux contrôler :
- Il a la main sur le Congrès, la Chambre des représentants, de nombreux états, la justice, l'armée, la police (hors actuellement CIA et FBI)
- La CIA (risque grave avéré pour les espions américains en russie, le FBI, baisse des investissements militaires, destruction de l'état et des services publics (you're fired) ;
- Désintégration en vol de la NASA au profit de space x de musk ;
- Malgré les alertes, l'administration Trump ne voit plus la Russie comme une menace pour la sécurité nationale et informatique américaine. C'est assurément très dangereux ;
- Souhait de vassaliser les pays (anciennement amis) ;
- Rupture unilatérale des contrats signés et mercantilisme, interventions dans les élections de pays tiers. Dernièrement en Europe, au profit des dangereux extrémismes de droites.
- Rejet des grandes institutions internationales, notamment la Cour pénale Internationale qui pourrait s'intéresser aux exactions américaines. Nota : il existe des mandats d'arrêts contre poutine pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité) ;
- Sabotage de l'OTAN par jd vance
- Ce qui génère une perte importante de confiance du reste du monde dans la parole américaine, haine contre les ricains suite aux comportements et aux décisions américaines (résolution du conflit au Moyen-Orient, résolution de la guerre russo-ukrainienne, ... , au profit de la Chine et de la russie) déjà bien atteinte lors du mensonge du président républicain bush pour s'en aller faire la guerre en Irak.
- Abandon de la notion de territorialité (Canada [Peter Navarro, qui a été nommé comme conseiller principal pour le commerce et l'industrie, envisagerait de réviser la frontière avec le Canada], Panama, golfe d'Amérique (provocation envers les Mexicains qui possédaient aussi les territoires littoraux américains avant l'annexion par les usa, territoire palestinien et bientôt Taiwan, ...) au profit d'un "expansionnalisme" aux dépends de pays plus faibles ;
- Le non respect des populations locales (débaptisation du Mont Denali [ « celui qui est haut » dans la langue vernaculaire koyukon] dans la zone protégée du parc national de Denali, au profit d'un nom du président ricain républicain McKinley [qui a dirigé avec succès les États-Unis dans la guerre hispano-américaine, supervisant une période d'expansionnisme américain, avec les annexions de Porto Rico, de Guam, des Philippines et d'Hawaï.] sans lien avec l'Alaska ;
- Le manque de respect favorable aux valeureux soldats ukrainiens morts, mais intérêts de prédation sur les pays les plus faibles (Ukraine) en adoptant le positionnement de l'agresseur (russie).

* Culte du Chef : Un leader charismatique est placé au centre du pouvoir, souvent idéalisé et considéré comme infaillible. Le culte de la personnalité est encouragé.
C'est évident et c'est pour le pire, avec tout le mépris et la violence d'un chef de gang à l'égo surdimensionné qui détient quasiment tous les pouvoirs. L'auto-congratulation et les mensonges comme lors du passage du Léviathan peroxydé au Congrès devant une foule hystérisée et une opposition empêchée.
Mais même Wall Street commence à douter de « l’âge d’or » promis par Trump

* Étatisme Fort : L'État joue un rôle central dans la société, contrôlant l'économie, les médias, l'éducation et tous les aspects de la vie quotidienne
- C'est de plus en plus le cas à l'intérieur, jusqu'à interférer lourdement à l'étranger considéré zone d'influence américaine, comme dans les élections européennes pour, par exemple supprimer la modération sur les réseaux associaux ricains et pousser à des gouvernements d'extrêmes-droites ;
Les conflits d'intérêts sont monnaies sonnantes et trébuchantes chez les trumpistes pendant et après les élections, en premiers chez donald et elon ;
- Suppression des aides financières à ceux désignés comme probables ennemis de l'intérieur ou qui déplaisent au pouvoir,
- Suspension immédiate de l'USAID à l'étranger, ce qui entraîne des catastrophes humanitaires (lutte contre le VIH, ...) : outil de soft power américain créé pendant la guerre froide par JFK, pour contrer l'expansionnisme du communisme russe
- Sortie de l'Accord de Paris sur la réduction des gaz à effet de serre (drill, drill, drill), sans souci de responsabilité (2ème plus gros pollueur au monde) sur les dommages pour la planète et les populations qui auront à souffrir du déréglement climatique.

* Totalitarisme : Le fascisme aspire à un contrôle total sur la société, supprimant les libertés individuelles, les oppositions politiques et toute forme de dissidence.

- Politique du choc ;
- Désignation des opposants à la vindicte populaire : juges, politiciens, experts scientifiques, activistes sociaux et écologistes, journalistes, ...
- Une censure conservatrice "sans précédent" par une remise en cause du professionnalisme des bibliothécaires, d'une part, et de leur capacité à fournir des documents adaptés aux lecteurs, qui prive les Bibliothèques publiques, programmes scolaires, écoles, librairies... de milliers de livres validés par le monde enseignant, qui abordent les sujets de genre, racisme, ou les questions LGBTQ+, en raison d'éléments homosexuels, ou simplement envers des œuvres capitales comme 1984 de Georges Orwell. Mettons sous le tapis, ce qu'on ne veut pas traiter correctement et ne pas voir, ce qui ne doit pas se voir chez le deuxième peuple élu de dieu. Pourtant , la violence trumpiste, celle des nombreux "films à flingues" américains, de la grande pauvreté systèmique n'a l'air de gêner aucun parent ni aucun sentiment religieux ?
Un exemple révélateur de la connerie jusqu'au boutisme : La récente interdiction du livre pour enfants de l'actrice Julianne Moore dans les écoles du ministère de la Défense, en racontant l'histoire - œuvre semi-autobiographique - de "Freckleface Strawberry", une enfant constellée de petites taches de rousseurs. Où est-ce que sa participation dans le film "Loin du paradis" a déplu à la bien-pensance trumpiste ? Depuis juillet 2024, Brad Little gouverneur républicain de l'État de l'Idaho, prévoit même des sanctions contre les bibliothécaires qui défendraient la liberté de lire.
« Là où l’on brûle des livres, on finit par brûler des hommes » prophétisait le poète Heinrich Heine en 1853.

* Parti Unique : Un parti unique détient le pouvoir, éliminant toute forme de pluralisme politique.
- Étouffement du parti républicain par le parti trumpiste : les républicains non trumpistes ont été rudement évincés et pour les autres, c'est la servilité des peureux ou des faillots ou de dangereux dogmatiques (salut nazi de musk qui aide financièrement les extrêmes-droites en Europe, de bannon - condamné pour son refus de coopérer à une enquête parlementaire sur l'assaut du Capitole début 2021 -, qui œuvre à unir les partis d'extrême-droite européens) dans le but de faire exploser l'Europe ;
- Refus d'accès des media opposants à la salle de presse de la Maison Blanche et à l'avion présidentiel. "Celui qui contrôle les médias contrôle les esprits." Jim Morrison.
- Attaque brutale des scientifiques (anti GIEC, filtrage des publications scientifiques par mots clés et interdiction d'utilisation de mots contenus dans un lexique de censure. L’attaque anti-science du président américain pourrait accélérer le déclin des Etats-Unis, montre l’évolution de la production scientifique mondiale.
Nota : plus de 2.400 universitaires ont cosigné une lettre ouverte demandant la révocation d'Elon Musk, membre honorifique à la Royal Society, l'illustre académie scientifique britannique. "Je pense qu’Elon Musk devrait être exclu de la Royal Society britannique. Même pas parce qu’il propage des théories du complot et fait le salut nazi, mais à cause des énormes dégâts qu’il cause aux institutions scientifiques aux États-Unis." Geoffrey Hinton, prix Nobel de physique ;
- Menaces contre les représentants du parti démocrate (prison pour Biden et Kamala Harris, alors que l'immoral trump a pu s'exonérer de tous ses procès) et de façon générale contre tous ceux qui s'opposent au trumpisme.

* Propagande : Le fascisme utilise la propagande pour manipuler l'opinion publique, diffuser ses idées et discréditer ses ennemis.
- Le trumpisme s'appuye sur une nébuleuse de plateformes internet trumpiste agressive pour diffuser sa post-vérité et manipuler les masses. Ces réseaux sont appuyés par la propagande russe et certains réseaux religieux extrêmiste.
- Le trumpisme s'appuye sur les importants mouvements évangéliques pour infiltrer les familles.

* Violence : La violence est souvent utilisée pour atteindre les objectifs politiques, intimider les opposants et maintenir le pouvoir.
- Il suffit d'avoir suivi les élections où trump était candidat pour être écoeuré par toute sa violence.
- Il suffit de voir lors du dernier entretien à la maison blanche, comment les 2 "têtes" de l'exécutif ricain ont agressé, menacé et humilié Zelensky, un chef d'état venu chercher de l'aide.
trump a laissé planer dimanche l’idée que le dirigeant ukrainien pourrait devoir partir s’il ne changeait pas de comportement. Ici aussi il y a ingérence dans les affaires intérieures d'un état démocratique et indépendant.
Ces individus ricains sont abjects et d'une bassesse infinitessimale.

* Anticommunisme : Le fascisme s'oppose farouchement au communisme, considéré comme une menace pour la nation et l'ordre établi.
Oui, mais le communisme des soviets n'existe plus et n'est plus extrémiste, mais RÉPUBLICAIN. Celui des républiques bananières ressemble beaucoup au trumpisme. Les ricains ont été gavé de propagande maccarthysme et ses ersatz républicains, sans savoir pour la plupart, ce que cela représente aujourd'hui.

* Corporatisme : Le fascisme met en place un système économique corporatiste, où les travailleurs et les employeurs sont organisés en corporations contrôlées par l'État. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas, même si l'économie américaine est caractérisée par une forte influence des grandes entreprises et des lobbies. Les milliardaires ont vu leurs impôts baissés sous trump.

Il est important de noter que le fascisme a pris différentes formes dans différents pays, mais ces caractéristiques communes permettent de le définir et de le reconnaître. On y est.
Les ricains zombis sont devenus une clique de fascistes irresponsables qui poussent :
- À une violence exacerbée entre ricains ;
- À la suppression des instances de régulation mondiale au profit de la loi du plus fort ;
- À de nouveaux conflits : comme il n'y a pas de contre pouvoirs et que, malgré cela, ça ne va pas, le leader maximo ne se trompant jamais, désigne à la vindicte populaire les ennemis de l'intérieur, puis les pays responsables, ce qui conduit à une guerre. L'histoire a connu beaucoup de trump et donc beaucoup de guerres ;
- À la prédation : i.e. l'Ukraine ;
- À la prévalence du mercantilisme, sans souci des générations futures.

Kourdane (16-03-2025 11:48:17)

Trump est une conséquence de l’impérialisme que développe les Usa depuis 1919, renforce en 1945 avec cette croyance d’être la nation seule habilitée à imposer ses normes.
Ils se sont développés en s’accaparant des territoires par les guerres successives contre les anglais pour obtenir leur indépendance, par une guerre civile, par la conquête de l’Ouest et le génocide des amérindiens, par une guerre contre le Mexique, par l’acquisition de la LOUISIANE historique... et du capitalisme illiberal qui a été la cause de la crise de 1929 avec des conséquences économiques et politiques en Europe.
Les guerres décidées en Irak sous le mandat des Bush procèdent de cette idéologie. Mais qui en supportent les conséquences les peuples sur place et l’Europe.

Liger (16-03-2025 11:47:55)

On peut aimer ou non le style ou les actes de M. Trump, lequel, comme vous le rappelez justement, bouscule brutalement et sans complexe les habitudes régissant les relations internationales et la gouvernance aux États-Unis.

Mais, ce qui me gêne, y compris sous la plume d’historiens sérieux, c’est l’emploi du terme « fascisme », lequel se réfère à une idéologie précisément connotée à des pays (d’abord l’Italie) et à une époque (les années 1920) précis. Depuis, les termes « fascisme » et « fasciste » sont vite devenus des insultes destinées à condamner et décrédibiliser des adversaires politiques, idéologiques ou intellectuels. Comme l’écrivait très justement le grand historien Henri Michel dans le « Que sais-je ? « Les fascismes » (1977), « on est toujours le fasciste de quelqu’un ».

En résulte souvent une imprécision de la réflexion, voire le ridicule : à titre d’exemple emblématique, je me souviens de l’emploi récurrent du terme « fasciste » par des protagonistes du célèbre roman de Haruki Murakami « La Ballade de l'impossible » (???????, Noruwei no mori) dans lequel le narrateur, se replonge dans ses souvenirs d'étudiant à Tokyo dans les années 1960 ; comment des étudiants japonais des années 1960 nourris des chansons des Beatles pouvaient-ils savoir ce qu’était le fascisme ? Bref, l’utilisation surabondante des mots « fascisme », « fasciste », « facho », etc. trahit une indigence de la pensée et de la réflexion.

Si on veut combattre un ennemi, il faut le connaître, comme le recommandait Soun Tzou.

Cepavrai (16-03-2025 11:40:10)

Poser la question c'est déjà y répondre, d'ailleurs Robert Paxton et Stephane Audoin-Rouzeau y ont déjà clairement répondu (Robert Paxton a 92 ans, d'accord: serait une tare?) je trouve cet article serpentiforme et difficile à comprendre : quel en est le but?

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