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La guerre en Ukraine

« Si tu veux la paix, prépare… la paix ! »

12 mars 2025. La fin de la guerre en Ukraine est exigée par Donald Trump, davantage porté au business qu’à la guerre ; elle est souhaitée par Volodymyr Zelensky, conscient de l’épuisement de son peuple ; elle est appréhendée par Vladimir Poutine, qui préférerait sans doute aller jusqu’à la victoire totale, avec la prise d’Odessa, le grand port ukrainien de la mer Noire.

Les Européens se voient tenus à l’écart des discussions. Ils se repentent d’avoir laissé aux Américains le soin de les défendre et ressassent l’adage latin : vis pacem, para bellum (« Si tu veux la paix, prépare la guerre »). C’est oublier qu'ils eussent pu éviter la guerre avant 2014 avec une diplomatie résolument orientée vers la paix…

D'une manière peu diplomatique, le président américain a soumis son homologue ukrainien à ses conditions, jusqu'à lui imposer la cession des ressources minérales de son pays ! N'en soyons pas surpris. De la très lointaine affaire Jumonville (1754) au contrat de sous-marins Aukus (2021) en passant par tous les traités signés avec les tribus indiennes, le refus de la SDN (1920), etc., George Washington et ses successeurs ne se sont jamais souciés de la parole donnée, sans que cela leur porte préjudice. 

Ce 11 mars 2025, cinquante jours après son entrée en fonction, Donald Trump vient ainsi d'obtenir l'ouverture de négociations à Djeddah (Arabie saoudite) avec les Ukrainiens et les Russes. Exclus du jeu diplomatique, les Européens ont le même jour réuni à Paris les chefs militaires d’une trentaine de pays - dont la Turquie et l’Australie - pour discuter d’une éventuelle force militaire. Mais de cette réunion sont absents les Ukrainiens eux-mêmes que cette force est destinée à protéger de toute nouvelle agression...

Isolée comme jamais, l’Union européenne paie le prix de ses contradictions depuis au moins 2013.

Les Causes politiques de la guerre en Ukraine (André Larané, éditions Herodote.net, 12?, 102 pages)Cette année-là, la chancelière Angela Merkel et le président Vladimir Poutine lancent la construction d’un deuxième gazoduc sous la Baltique. Ce sera Nord Stream 2.

Comme le précédent, ce gazoduc permet d’éviter la traversée de la Pologne, un partenaire auquel les Allemands et les Russes n’accordent pas leur confiance. Mais il renforce la dépendance de l’industrie allemande envers le gaz naturel russe, abondant et bon marché, ce qui ne pose aucun problème à Berlin, à la différence de Washington qui y voit une concurrence déloyale de la part de son alliée envers l’industrie américaine.

La même année, le 21 novembre 2013, le président ukrainien Viktor Ianoukovitch se retire avec fracas de l’accord de libre-échange et d’assistance économique qu’il devait signer avec l’Union européenne une semaine plus tard à Vilnius (Lituanie).

C’était l’aboutissement du projet de Partenariat oriental lancée en 2005 par la Suède et la Pologne. L’Ukraine, pauvre et en grande difficulté économique, en attendait beaucoup mais ne voulait pas pour autant rompre ses liens traditionnels avec la Russie et le président l’avait fait savoir à ses interlocuteurs européens. Ceux-ci ayant refusé toute forme de dialogue ou d’association avec Moscou, le président ukrainien refusa de signer l’accord.

Ainsi la Russie bénéficiait d’un côté des faveurs de Berlin mais se voyait rejetée aux marges de l’enfer par d’autres États européens, au premier rang desquels Varsovie et Stockholm.

De cette rupture s’ensuivit la révolution Euromaïdan et l’éviction du président ukrainien le 22 février 2014, avec pour résultat la rébellion du Donbass et l’intervention de l’armée russe, jusqu’à l’agression du 24 février 2022.

« Ah Dieu ! que la guerre est jolie » (Apollinaire)

À défaut d’avoir œuvré pour l’unité du continent européen quand cela était encore possible, l’Union européenne renonce désormais à ses discours de paix et affiche pas moins de deux objectifs guerriers… soit au moins un de trop :
• Encourager l’Ukraine à poursuivre la guerre vaille que vaille « jusqu’au dernier Ukrainien ».
• Se réarmer à tout va en vue de faire face à une hypothétique « menace russe » !

Le premier objectif est voué à l’échec, considérant la dépendance des états-majors envers le Pentagone et la faiblesse de leurs moyens, et c’est heureux pour les Ukrainiens.

Il est maintenant à peu près certain que la guerre s’arrêtera avant la fin de l’année. La seule inconnue réside dans les conditions de la paix négociée entre Trump et Poutine : sans doute seront-elles pour les Ukrainiens plus dures que les accords de Minsk de février 2015, jamais appliqués par les signataires, ou que les négociations d’Istanbul de mars 2022, torpillées par les Britanniques.

Les dirigeants européens prétendent financer la reconstruction de l’Ukraine en se payant sur les actifs des oligarques russes. Mais en sont-ils si sûrs ? Poutine, maître du jeu, veillera à protéger les intérêts desdits oligarques en mettant en avant le droit international sur la propriété privée et le précédent fâcheux que constituerait cette saisie. Parions qu’il s’accordera avec Trump pour laisser à la charge des Européens ladite reconstruction. Et l’un et l’autre ne verront aucun inconvénient, bien au contraire, à ce que l’Ukraine adhère à l’Union européenne !...

Parions aussi que les entreprises américaines non seulement s’arrogeront les ressources en minerais de l’Ukraine mais aussi occuperont en Russie la place libérée par les entreprises françaises et européennes à la suite des sanctions décrétées par Bruxelles en 2022.

Le deuxième objectif – le réarmement de l’Europe - est, lui aussi voué à l’échec car il résulte, hélas, de la faiblesse des industries stratégiques du Vieux Continent et du retard accumulé par les Européens dans les technologies numériques et microélectroniques depuis deux décennies. C’est la conséquence des choix politiques imposés par les partis maastrichiens qui ont érigé la libre concurrence et l’abaissement des frontières en principes constitutionnels (Article 206, ex-article 131 TCE).

En vertu de ces principes appliqués sans nuances, Bruxelles s’est par exemple interdit de financer et protéger des substituts européens à Google et autres Facebook, à la différence de la Chine et de la Russie qui ont développé leurs propres GAFAM (opérateurs internet). Même chose dans d’autres secteurs stratégiques : composants électroniques, IA, etc.

Il est devenu dès lors impossible de lutter contre les avantages cumulatifs des rivaux américains et asiatiques. Contrairement aux espoirs affichés par le président Macron, aucune start-up française ou européenne n’a de chance de grandir face à des concurrents riches à milliards et en mesure de tout acheter grâce à une trésorerie surabondante.

Le discours d’Ursula von der Leyen relatif au réarmement de l’Europe (Rearm Europe) est de ce point de vue éclairant : le 4 mars 2025, la présidente de la Commission européenne a promis d’engager jusqu’à 800 milliards d’euros afin de permettre aux États-membres d’investir dans la défense, mais sans se soucier de la nature de cet effort.

Autrement dit, au nom de la libre concurrence et du libre-échange, il sera loisible pour les Polonais, les Allemands et bien d’autres de commander des armes aux États-Unis ! C’est d’ailleurs ce que les uns et les autres ont déjà annoncé. Autant dire que les Européens ont toute chance de rester sous la dépendance du Pentagone et à la merci d’une suspension des livraisons par l’exécutif américain.

André Larané
Publié ou mis à jour le : 2025-03-12 09:22:11
Christian (28-03-2025 10:53:45)

Ce vendredi, le président russe Vladimir Poutine a évoqué l'idée d'une «administration transitoire» pour l'Ukraine, sous l'égide de l'ONU, afin d'organiser une élection présidentielle «démocratique» dans ce pays, puis de négocier un accord de paix avec les nouvelles autorités. Il a rappelé que, dans le cadre des activités de maintien de la paix de l'ONU, on avait déjà recouru plusieurs fois à une administration transitoire, en rappelant notamment le cas du Timor oriental en 1999.

Mauvaise pioche, Vladimir... Dans le cas du Timor oriental, cette administration transitoire avait été mise en place après la chute du dictateur indonésien Suharto, qui avait illégalement envahi ce territoire en 1975 avant de l'annexer purement et simplement en 1976. Le référendum organisé sous les auspices de l'ONU en 1999 aboutit au départ des troupes indonésiennes et à l’indépendance complète du Timor oriental, qui fut officiellement proclamée en 2002. Transposé à la situation actuelle, ceci reviendrait donc à mettre en place une administration transitoire en Crimée et dans les quatre oblasts occupés partiellement par les Russes, avant d'y organiser un référendum sous contrôle de l'ONU, mais il n'y aurait aucune raison d'imposer ce régime au reste de l'Ukraine...

Christian (18-03-2025 08:26:44)

Si tu veux apparaître comme le plus grand président américain de toute l'histoire, fais semblant de préparer la paix! La Russie va peut-être accepter le cessez-le-feu de trente jours proposé par les Etats-Unis à l'issue d'une négociation cousue de fil blanc à Djeddah, négociation qui a peut-être été engagée secrètement entre Poutine et Trump avant même l'entrée en fonctions de ce dernier.

Malheureusement, un cessez-le-feu n'est pas la paix car il peut être rompu à tout moment, comme le montre la reprise cette nuit des bombardements israéliens sur la bande de Gaza. Comme par hasard, ces bombardements auraient été préalablement approuvés par Trump et permettraient de retarder encore le procès de Nétanyahou, au risque de faire plusieurs centaines de morts supplémentaires et de voir le conflit s'étendre au Liban, à la Syrie et au Yémen...

Christian (14-03-2025 08:16:10)

Je ne sais pas si les pays occidentaux auraient pu éviter la guerre en 2014, comme il est écrit en tête de cet article, mais la relative faiblesse de leurs réactions à l'époque et l'inefficacité des sanctions économiques ont sans doute incité les Russes à déclencher l'invasion massive de 2022. Sans doute Poutine espérait-il que ses troupes prendraient Kiev en quelques jours et que tout le monde finirait pas accepter la mise en place d'un gouvernement fantoche en Ukraine sur le modèle de la Biélorussie. Malheureusement pour lui, les Ukrainiens ont eu la mauvaise idée de résister et Zelensky a refusé d'être exfiltré par les Américains...

Rappelons qu'en ce début de l'année 2022, les Américains eux-mêmes étaient sur la défensive après leur pitoyable retrait d'Afghanistan. Ils avaient d’ailleurs pratiquement annoncé l'invasion russe à l'avance, tout en affirmant qu'ils n'enverraient pas de troupes sur place. Comme tout dictateur, Poutine a profité de la faiblesse, réelle ou supposée, de ses adversaires pour tenter de réaliser ses rêves les plus fous.

Pour mémoire, les Russes sont intervenus en Angola en 1975, quelques mois après le départ des Américains du Vietnam, et ont envahi l'Afghanistan en 1979, quelques mois après le départ du shah d'Iran lâché par ces mêmes Américains. Quant aux sanctions économiques, elles n'ont pratiquement jamais dissuadé aucun agresseur depuis celles décrétées en 1935 contre l'Italie après l'invasion de l'Ethiopie...

clairette (13-03-2025 13:40:33)

Je suis à nouveau consternée par la teneur de votre article. Je dis à nouveau, car vous décrivez de plus en plus souvent le monde actuel au travers de lunettes qui, à mon sens, ne sont pas celles de l’historien. Celui-ci se doit de présenter des faits objectifs et ne pas faire ressortir un quelconque parti pris politique ou idéologique. Or l’on sent très clairement que votre argumentaire (les faits que vous sélectionnez) tend à valider vos opinions et non à présenter une situation objective.
L’histoire nous rappelle combien il convient de nous méfier des « pacifistes » qui, comme le mouvement des « Combattants de la paix et de la liberté » constitué en 1948 autour d’anciens résistants, de chrétiens de gauche et de membres du PCF (femmes et hommes de bonne volonté et souvent brillants intellectuels), se retrouvera aligné sur les positions du Kominform créé par Staline ! De même, avant la 2ème guerre mondiale, les discours « pacifistes » des héritiers de l’Action Française et autres mouvements fascistes qui ont en partie contribué à la défaite et au Gouvernement de Vichy.
Alors oui ! « si vis pacem, para bellum » ! Mais il faudrait citer l’intégralité des propos de l’auteur Végèce : « Ainsi, celui qui désire la paix devrait préparer la guerre. Celui qui désire la victoire devrait entraîner soigneusement ses soldats. Celui qui désire des résultats favorables devrait combattre en se fiant à ses habiletés et non à la chance. »

JMK (13-03-2025 12:34:16)

Très bon article comme d’habitude avec Herodote.
Je ressens tout de même un recentrage plus défavorable à la Russie, par exemple vous déclarez que les accords de Minsk n’ont pas été respectés par les 2 parties alors que ce sont les occidentaux seuls qui les ont trahis, Allemagne et France en tête, comme l’ont déclaré cyniquement Hollande et Merkel, et ce uniquement pour permettre à l’armée de Kiev de se réarmer et de poursuivre la guerre contre la Russie. Quant à l’UE dont aucun pays n’était invité à la conférence « pour la paix » (de même que la Russie alors que celle-ci est directement concernée), le tableau que vous brossez est identique à ma vision.
Finalement les grands vainqueurs de cette guerre seront la Russie sur le plan militaire et les USA sur le plan économique, et les vaincus l’Ukraine (sur les 2 plans) et l’UE et donc la France économiquement.

Coche (12-03-2025 17:23:11)

Si le lecteur croise "Le choc des civilisations" (Samuel P. Huntington) et "Les causes politiques de la guerre en Ukraine" (André Larané), il se rendra compte que la guerre en Ukraine est la conséquence de la provocation volontaire de l'Occident (USA + vassaux européens) d'inclure l'Ukraine et la Géorgie (voir entre Grand Caucase et Petit Caucase) dans l'OTAN et dans l'Union européenne. Or, il s'agit toujours d'une ligne rouge pour la Russie. L'Ukraine signifie autant pour la Russie que l'Alsace-Lorraine pour la France . En réalité la frontière entre la Russie et l'Ukraine se situe sur le Dniepr. Les élections de 1994 opposant Leonid Koutchna et Leonid Kravtchouk reflétèrent, et même cristallisèrent, la coupure entre les Slaves européanisés à l'ouest du fleuve et les Russo-Slaves à l'est du fleuve. Mais nos "élites" européennes préférèrent suivre aveuglément l'antagonisme anglo-saxon à l'encontre de la Russie que de tenir compte des alarmes de Moscou. Sous la peau d'âne de l'Union Européenne et du Traité de Maastricht, les dissensions continuent entre européens. l'Allemagne mène sa guerre commerciale; la Pologne mène sa guerre otanienne et la Hongrie rêve de reprendre à la Roumanie les territoires soustrait par le traité de Trianon. Madame Von Der Leyen voit, dans l'entrée de la Hongrie au sein de l'Union européenne, la revanche de l'Allemagne de son père. Le lecteur du livre "EUROPA" (Georges-Henri Soutou) se souviendra, à la page 328, de la carte du Generalplan Ost, mai 1942. A l'est du Grand Reich, se situent les Pays Baltes, la Biélorussie, l'Ukraine, la Roumanie et la Crimée. Hitler s'imaginait que la Wehrmacht tiendrait ce front ! Allons-nous mourir pour une revanche allemande ? l'Union Européenne et le Traité de Maastricht rappellent furieusement le Nouvel Ordre Européen hitlérien visant à garantir les intérêts des cartels allemands. Walter Hallstein, juriste de haut niveau du régime hitlérien et père fondateur de l’Europe, fut le premier à imaginer ce cadre juridique. Et, le père de madame Ursula Von Der Leyen fut un proche collaborateur de Walter Hallstein, à la Commission Européenne.
Il est urgent que la France se réveille et freine cette tendance guerrière car depuis la Restauration (1814), à l'exception du dernier Grand Monarque Charles de Gaule , tous les souverains et présidents se plient aux ordres de l'étranger !

PierreB (12-03-2025 17:13:08)

Trump serait donc un faiseur de paix clairvoyant, avisé et finalement de bon conseil….
Avez-vous un avis sur ce que les Ukrainiens peuvent espérer de Poutine ?
Avez-vous un avis sur ce que les Baltes ou les Polonais peuvent attendre de Poutine ?
Avec la construction de North-Stream II La chancelière Merkel a eu le grand tort de penser que cet accord avec la Russie serait une sorte de garantie d'intérêts communs et de non belligérance.
Les "partis maastrichiens" (est-ce un vocable d'historien ?) ont certainement commis des erreurs mais, décidément, votre parti-pris anti-européen vous aveugle.
Au-delà des aléas politiques il y a une évidence : un pays en envahit un autre. Et donc une alternative claire : se coucher ou rechercher la parade, évidemment difficile et côuteuse.

Ekernet (12-03-2025 16:03:41)

J’applaudis à ce rappel des faits dont beaucoup ne sont pas très glorieux pour nos nations occidentales. Comme chaque jour apporte un nouveau rebondissement, il est difficile de prédire la suite de l’histoire, on espère simplement que cette boucherie prenne fin pour que les ukrainiens puissent enfin vivre sans craindre le pire

Nanou (12-03-2025 15:47:34)

Texte trop orienté et trop partial dans ses références.
Les resources européennes pourraient surprendre.

MKC (12-03-2025 15:45:19)

Très très juste, on se demande comment nos dirigeants et "experts" n'ont pas conscience du problème, il faut souligner aussi qu'il s'agit d'un cessez le feu et non pas de la pai, les USA ont l'expérience avec les deux Corées toujours en guerre.

Gonzales (12-03-2025 14:36:29)

Merci de votre analyse toujours érudite et pertinente , la chronologie des faits nous éclaire

Cependant, lorsque vous affirmez , au début de votre article que zelensky veut la paix , cela me paraît en total contradiction avec les faits que vous même rappelez.
Vous dîtes les accords de minsk , puis
d istanbul auraient été plus favorable à son pays , mais alors pourquoi Zelinsky a continué cette guerre ?
Certains disent que c est boris johnson mandaté par les usa qui lui a interdit de signer la paix à Istanbul !
Donc
Zelinsky a , aurait les mains liées ?!
comme pétain

Quoiqu il en soit c est sa responsabilité de
n avoir pas choisi la paix par deux fois !

Se lancer dans une guerre contre un ennemi plus puissant , c est se rendre vassal de son puissant allié .. et de vassal à esclave , le chemin peut être court !

Raymond Aron disait :
«  si on a le choix des ses ennemis , on n a pas le choix de ses alliés « 

Pour les accords de Minsk hollande a reconnu qu il jouait la montre avec merkel pour que
l ukraine se prépare à résister avec les armes des usa et de l europe , donc ce n est pas seulement hollande qui est en service commandé visiblement !
ET
Comme a dit le pape françois
« la guerre en ukraine est le lieu de
l affrontement des grandes puissances de ce monde « 
c est clair c est bref

Sans cette perspective mondiale nous discernons mal !

Mais depuis l élection large de Trump
(une élection indirecte avec des grands électeurs , la démocratie américaine se méfie du suffrage universel pour le mandat suprême)

Trump EST clair :
il veut aggrandir son bloc territorial , pour faire face à l Asie et la Chine le cheffe

Donc pour gagner de la superficie , de la population , et une richesse humaine et minière: il a besoin

canada ( référendum )un état de plus aux USA

groenland référendum ( bien organisé comme le brexit a 1,5 ou 2% il peut obtenir la bascule )

Le panama un statut type porto rico ?
où là il annonce une invasion possible !
comme a gaza , comme en ukraine, comme en république démocratique du congo …
comme les autres il fait la guerre
donc la loi du plus fort !

la dernière fois que les USA on envahi panama pour sortir Noriega combien de morts ?
Noriega a fini son exil en France je crois
ou ira Zelinsky ? à st Helene

« Le sud global « appréciera la différence de traitement par Trump entre les blancs du canada et du groenland et les mat de peau et noirs du panama

Les rapports de forces entre les états sont la règles , donc la règlec est qu il n’existe qu une règle la violence sous toutes ces formes !

ENFIN
Il manque dans votre analyse le risque nucléaire qui est TOTALEMENT occulté dans la plupart des analyses que je lis , avec trop d avidité peut être , pour conjurer l angoisse d une nouvelle solution finale !

peu en parlent
poutine forcément c est son atout maître
et trump l a bien rappelé dans son entretien savamment orchestré avec Zelinsky
C est les deux principaux pays possédant l arsenal le plus puissants !

Visiblement Poutine a l avantage du missile nucléaire qui combine la vitesse du longue portée intercontinental
et
l agilité du sol air
ceci expliquerait peut être cela ?
La position de Trump ?
J ai lu dans vos commentaires et votre texte que l Europe de la défense pourrait être un espoir ?

Une europe qui parlent 27 langues et l’anglais en commun , dans une démocratie ou le verbe est le fondement n est ce pas une illusion ?!
Comme disait Ciorian « on n habite pas un pays on habite une langue « 

En 1933 , année funeste où la démocratie mena hitler au pouvoir très largement !
les résultats sont sur wikipedia… ça fait peur

A la demande de la société des nations Einstein a écrit une lettre à Freud :
« pourquoi la guerre en anglais français allemand « 
pas en chinois ni en russe ???? en 1933 leur état étaient en mutation…, la mue est terminée, ils sont prêts !
Dans ce petit livre c est une pensée puissante et dense .

Dans sa réponse Freud ne voyait pas d espoir
sans un gouvernement mondiale à qui les pays abandonnent une part de leur souveraineté
qui interdit la guerre en règlement des conflits
et
évidemment ce gouvernement sera
DOTÉ D UNE FORCE COMMUNE
pour se faire respecter Freud

De plus , pour lui il y faudra des humains sages liés entre eux avec un liens affectifs puisants qui leur permettent de résister aux violences, corruption auxquels ils pourraient être soumis .
En 1933
Après la 2eme guerre mondiale, et le nucléaire aidant

la Société des Nations s est transformé en ONU

même pas 50 membres qui valident par exemple en 1947 la création de l état d israël , mais reconnaissent aussi que les pays qui ont été colonisés peuvent demander leur indépendance comme les commores qui consteste que mayotte soit française
ou la nouvelle calédonie ect.,

L ONU aujourd’hui c est 192 pays
3 fois plus de population
ET
le conseil de sécurité seuls peut décider la guerre il regroupe
les anciens vainqueurs de la guerre
USA GB RUSSIE FRANCE
et CHINE
qui a gagné sa libération contre les japonais , les occidentaux, le capitalisme selon la doctrine

CES 5 pays sont les principaux marchands
d armes

Qui veut SA PAIX au détriment de ses voisins prépare la guerre , sa guerre !

Le refus d obéissance de jean Giono qui raconte sa guerre de 1914 fait frémir , affirme que le capitalisme se nourrit de la guerre
dans les francs des profiteurs de guerre , il voit
les morceaux des corps des ses camarades massacrés sur le front

merci pour votre site

Qui veut la


Richard DUISIT (12-03-2025 14:11:42)

La captation des avoirs russes est non seulement illégale mais dépourvue de sens : ces avoirs ne sont pas des actifs ou de l'or ou des devises, ce sont des créances en bons du trésor que la Russie détient sur la France en paiement du gaz et du pétrole !
C'est comme si un couple qui devait 100.000 euros à sa banque disait : on plante la banque et avec les dettes qu'on ne paie pas, on s'offre un tour du monde.

Jonas (12-03-2025 14:02:42)

Erreur monumentale des dirigeants successifs de la France.
En 1938, dépenses sociales 6%, dépenses de défense , 50%.
En 2023 , dépenses Sociales , 57% et dépenses de défense, 4%
Dans quelques années , l'Europe qui aura enfin ouverts les yeux , édifiera un monument au dictateur Poutine et au traitre Trump , pour avoir réveillé nos dirigeants endormis et biberonnés aux dividendes de la paix. Pendant des décennies , on a fait croire aux européens que monde est épris de paix et de bienveillance a notre égard.

JPL (12-03-2025 12:23:15)

Le 27 septembre 1938, (deux jours avant les accords de Munich) le journal de L’Action française, titrait « À bas la guerre ! »
« Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre ». Churchill

Marc (12-03-2025 12:12:03)

1. L'invasion russe était illégale et immorale 2. La communauté internationale se fout de l'illégalié, quant à l'immoralité, ... 3. Tous les pays, comme la Russie, la Chine, les USA doivent obéir au tribunal international de La Haie. 4. L'Europe doit collaborer au niveau militaire, tant opérationnel que matériel. Des dépenses non coordonnées n'ont aucun sens. 5. Les USA nous ont déclaré la guerre quand ils sont sortis de l'accord de Paris. 6. Dans notre situation Ursula ne fait pas le poids.

CROSJM (12-03-2025 11:47:47)

Un exposé bien décourageant: quoiqu'elle fasse, l'Europe est morte... je préfère avec le président Macron croire que les européens peuvent encore espérer un sursaut.
Tout ceci n'aurait pas lieu si on (De Gaulle et Adenauer à l'époque) avait choisi une Europe fédérale au lieu de protéger une soit disant indépendance (il suffit de voir notre dépendance aux USA). Seul un esprit fédéraliste peut permettre ce sursaut.
J'ose encore y croire...

Michel M. (12-03-2025 11:19:10)

Une fois de plus, merci pour votre lucidité et la carté de vos exposés !

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