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Le monde selon Donald Trump

La paix à Riyad, sans les intéressés et sans l’Europe

23 février 2025. Les tractations américano-russes autour de l’Ukraine méritent à coup sûr le qualificatif « historique » même si nous n’en connaissons pas encore l’issue. Plus sûrement que la chute du mur de Berlin (1989), elles consacrent la fin de l’ordre international né de la chute du nazisme et plus gravement la fin de l’Europe en tant qu’acteur politique.

Plusieurs indicateurs en font foi : le choix de Riyad plutôt que d’une démocratie pour les discussions ; la mise à l’écart des Européens et notamment de deux membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (France et Royaume-Uni) ; la subordination militaire des Européens au Pentagone ; le traitement humiliant infligé au président Zelensky et à l’Ukraine, qui résiste envers et contre tout à l'offensive russe.

Vladimir Poutine et Donald Trump pourraient donc se retrouver dans les prochaines semaines à Riyad, capitale de l’Arabie saoudite, où les ont précédés les chefs de leur diplomatie, le ministre Sergueï Lavrov et le Secrétaire d’État Marco Rubio.

Riyad, capitale mondiale de la Paix !

Les deux présidents seront accueillis à Riyad par le prince héritier Mohamed Ben Salman (MBS), un jeune homme au palmarès déjà impressionnant : l’agression du Yémen en 2015 et la mort du journaliste Jamal Khashoggi en 2018. Notons que Vladimir Poutine est lui-même poursuivi par la Cour Pénale Internationale de La Haye en raison du comportement criminel de ses troupes dans le Donbass… Heureusement pour lui, ni l’Arabie, ni les États-Unis, ni bien sûr la Russie ne reconnaissent la CPI ! Félicitons-nous pour le moins que Donald Trump n’ait quant à lui aucun crime de sang à se reprocher, seulement des infractions financières, des viols et un appel à la sédition en janvier 2021 !

Voilà donc le lieu et les nouveaux visages de la diplomatie planétaire. Songeons que pendant le demi-millénaire précédent, c’est sur le sol européen que furent conclus la plupart des grands traités internationaux, généralement dans des villes paisibles, voire des villes d’eau !

Le droit de brigandage supplante le droit international

Les paix les plus réussies et les plus durables furent celles fondées sur la recherche du compromis, avec la volonté de ne pas humilier les vaincus. Le meilleur exemple en est le Congrès de Vienne (1815), qui assura à l’Europe occidentale près d’un siècle de paix et de prospérité, à peine troublée par les guerres de Bismarck (deux mois de batailles tout au plus). Le pire contre-exemple est certainement le traité de Versailles (1919) qui mit fin à la Première Guerre mondiale tout en semant les ferments de la Seconde.

Les négociations autour de l’Ukraine annoncent un total effacement des règles diplomatiques patiemment ébauchées par les États-Nations d’Europe depuis la Renaissance, théorisées par Hugo Grotius (1583-1645) et concrétisées par l’ONU en 1945.

Dans la guerre en Ukraine, comme aussi dans la guerre des Grands Lacs africains, c’est désormais le droit du plus fort qui s’exerce. Mais il serait sans doute plus exact de parler du droit de brigandage :
• L’occupation brutale du Kivu (RDC) par le Rwanda était motivée par l’appropriation des richesses du sous-sol,
• De même, le lâchage de l’Ukraine par les États-Unis, après que ceux-ci l’eussent convaincue en 2008 d’entrer dans l’OTAN et s’opposer à la Russie, paraît clairement motivé par la convoitise des terres rares et autres minerais présents en grandes quantités dans son sous-sol.

C’est ce qui ressort des propos du président Trump : il a évalué à cinq cent milliards de dollars les « prêts » américains à Kiev sous forme d’armements et en exige le remboursement en nature, par un accès aux réserves en minerais de l’Ukraine... Cela dit, on se demande comment Kiev pourra s’exécuter, lesdites réserves étant concentrées dans le Donbass que la Russie prétend annexer !

Ce droit de brigandage n'est pas nouveau. Il nous renvoie au XIXe siècle quand les Anglais, suivis par les Français, les Allemands, les Japonais... ont entrepris de piller l'empire chinois par le biais des « traités inégaux » et de la « diplomatie de la canonnière ». 

Les dettes de guerre doivent-elles s’ajouter au prix du sang ?

L’idée qu’un pays exige le remboursement des prêts consentis à un allié est propre aux États-Unis. On l’a observé en 1919 quand ceux-ci ont réclamé aux pays de l’Entente (Angleterre, France, Italie) le remboursement de leurs prêts, soit environ dix milliards de dollars. Après dix ans de disputes, ils ont encaissé deux milliards. Rien de tel heureusement dans la Seconde Guerre mondiale : le président Roosevelt a consenti à ses partenaires européens, y compris soviétiques, de généreux « prêts-bails » : les bénéficiaires étaient supposés restituer le matériel à l’issue du conflit ou à payer une consommation modique en cas de détérioration !

Notons que les Anglais n’ont jamais prétendu recouvrer toutes les avances faites à leurs alliés (la « cavalerie de Saint-Georges ») dans les guerres contre Napoléon. Quant au malheureux Louis XVI, c’est à fonds perdus qu’il a financé la guerre d’Indépendance de George Washington, qui a abouti à la naissance des États-Unis en 1783. Cette générosité l’a conduit à assécher le Trésor public. Pour restaurer les finances de la France, il a dû convoquer les états généraux avec les conséquences que l’on sait… En ces temps difficiles, le gouvernement de François Bayrou serait bien inspiré de rappeler cette dette à nos amis et alliés américains !

Le retour du droit de conquête

Les Causes politiques de la guerre en Ukraine (André Larané)Au moins les précédents bénéficiaires de l’aide américaine ont-ils pu s’en féliciter, cette aide les ayant libérés d'un agresseur. Mais l’Ukraine ? Encouragée par l’OTAN et l’Union européenne à s’armer à tout va dès 2014, encouragée par le Britannique Boris Johnson et l’Américain Joe Biden à résister plutôt que négocier sitôt après l’invasion du 24 février 2022 (voir Les Causes politiques de la guerre en Ukraine), l’Ukraine a rempli sa mission dans l’honneur. La voilà larguée par son seul allié significatif (les Européens ne comptent pas).

Un million de morts et de blessés dans les deux camps et un pays détruit, tout cela pour en revenir aux accords de Minsk de février 2015 ou aux négociations d’Istanbul de mars-avril 2022, voire pire, avec l’annexion formelle par la Russie du Donbass (l’Est de l’Ukraine).

Voilà une nouvelle fois des annexions de territoires sans accord international. On a déjà connu cela au cours du demi-siècle écoulé avec l’occupation brutale de la moitié nord de Chypre par la Turquie en 1974, dont chacun s’est accommodé, puis le démembrement de la Yougoslavie et de la Serbie elle-même, et plus récemment, en 2023, l’occupation et le nettoyage ethnique du Haut-Karabagh par l’armée du grand dirigeant « européen » Ilyan Aliev.

Ce qui change aujourd'hui, c'est que l'annexion du Donbass et de la Crimée se négocie avec la caution des États-Unis eux-mêmes qui sont à l'initiative des grands principes inscrits dans la Charte de l’Atlantique (1941) et celle de l’ONU (1945).

États-Unis : un Empire est né

Faut-il nous en étonner? Le président Trump suit une politique de puissance dans la continuité de ses prédécesseurs avec simplement une différence dans la méthode : il ne prend pas de gants pour exprimer ses objectifs.

C'est que les États-Unis ont changé depuis 1945. Ils ne sont plus l'enfant de l'Europe mais par le biais de l'immigration asiatique et latino-américaine, sont devenus un « pays-monde » pour lequel l'Europe est un partenaire comme un autre.

Plus gravement, les États-Unis sont à un tournant institutionnel comme l'attestent les dérives de ces dernières décennies, de l'agression de l'Irak sous la présidence de George Bush Jr (2003) à l'assaut du Capitole (6 janvier 2021)... sans oublier le mauvais coup porté à la France par Joe Biden avec l'annulation de la vente de sous-marins à l'Australie (septembre 2021). Ne soyons donc pas trop surpris par l'élection haut la main de Donald Trump (5 novembre 2024).

Ces dérives, selon l'intuition de l'universitaire Benjamin Olivennes, manifestent la transformation des États-Unis en une forme d'Empire à vocation planétaire, transformation qui n'est pas sans analogie avec la naissance de l'Empire romain ! Comme au Ier siècle av. J.-C., nous voyons une république menacée d'implosion du fait de ses tensions internes et conduite à se réformer pour retrouver un nouvel équilibre.

Les atouts de ce nouvel « empire » en gestation sont manifestes : c'est d'abord une bonne santé démographique qui les distingue de leurs rivaux potentiels, la Chine ou encore la Russie, pour ne rien dire de l'Europe. C'est aussi et surtout une attirance irrésistible sur les élites scientifiques et intellectuelles du monde entier, promptes à renouveler les rangs de ses propres élites... comme aux Ier et IIe siècles de notre ère les élites du monde méditerranéen à l'égard de Rome. 

La fin de l’Europe

Attendons-nous maintenant à de nouvelles conquêtes avec la caution de Washington. L’Azerbaïdjan va bientôt pouvoir s’emparer du Nakhitchevan arménien et l’Union européenne ne remettra pas en cause pour autant sa présence au Conseil de l’Europe et à la Cour européenne des droits de l’Homme…

Le maillon faible de l'ordre international est bien aujourd'hui le continent européen, à savoir l'Union européenne et bien sûr son hinterland avec la Russie (Ukraine, Moldavie).

« Nous sommes dans un moment de bascule historique et on se rend compte que les élites ne sont pas au rendez-vous », observe le politiste Rémi Lefebvre. « Ces élites apparaissent décontenancées, comme des lapins pris dans les phares d’une voiture, se cantonnant – au mieux – au registre de la déploration » (Le Monde, 21 février 2025). Cette observation n’est pas limitée à la France, elle vaut pour tous les dirigeants européens, y compris les Britanniques et les hiérarques de la Commission européenne. Dans Le Point du 18 février, le professeur américain Yascha Mounk décrit des forces politiques traditionnelles « à bout de souffle », « somnambules », « reliques d’un passé aboli », « des figurants qui continuent à débiter leur texte ». 

L'effacement de l'Europe résulte des choix de ses élites depuis l'implosion de l'URSS en 1991. Elles ont cru pour de bon à la fin de l’Histoire. Elles ont  changé l'ADN de l'Europe sans égard pour la démocratie et les préférences exprimées par les citoyens (sur le traité constitutionnel de 2005, sur l'immigration de masse, sur l'ouverture aux produits industriels et agricoles des pays à bas coût, etc. 

Elles ont inscrit dans des traités à valeur constitutionnelle la suppression des frontières tant internes qu’externes (libre circulation des marchandises, des capitaux et des hommes) et placé les libertés individuelles au-dessus du droit des États et de leur sauvegarde. Elles ont rogné leurs dépenses militaires et confié leur protection au Pentagone, par le biais de l’OTAN. Elles ont en contrepartie accepté l’extraterritorialité du droit américain, une extravagance qui permet à Washington d’imposer ses règles et ses choix aux entreprises européennes.

Les belles paroles n'y peuvent plus rien changer et l'on imagine mal que des dirigeants qui se couchent devant l'Algérien Tebboune, le Turc Erdogan ou l'Azéri Aliev puissent demain faire fléchir l'Américain Trump, pour ne rien dire du Russe Poutine ou du Chinois Xi. 

Pour l’historien Georges-Henri Soutou, spécialiste de l’Histoire contemporaine et de la guerre froide, la fin de la guerre en Ukraine devrait signifier la fin de l’Union européenne dans sa version maastrichtienne. Nous y sommes. Reste à se demander s'il en résultera un sursaut démocratique au sein des grands États européens dont la France ou un effondrement généralisé (comme la Chine du traité de Nankin de 1842).

André Larané
Publié ou mis à jour le : 2026-02-14 22:15:35
Christian (19-03-2025 07:46:26)

Les Américains et les Russes se seraient mis d'accord sur un "cessez-le-feu partiel" (?) en Ukraine, mais les Ukrainiens ne sont même pas informés du contenu exact de cet accord. Dans le même temps, les Américains auraient donné leur accord à la reprise des bombardements israéliens sur la bande de Gaza, réduisant à néant la trêve péniblement construite avec l'aide de l'Egypte et du Qatar. S'il existait un prix Nobel du cynisme et de l'hypocrisie, il devrait être partagé entre Trump, Poutine et Nétanyahou...

Nicolas (09-03-2025 23:18:38)

Article intéressant tous comme les commentaires.
Pour ma part, ayant étudié et travaillé à letranger, notamment en Asie, je me permets de livrer mon analyse. Après l'effondrement du monde bipolaire de la guerre froide et une periode de 35 ans de relative paix mondiale, tout comme la technologue des plaques, nous assistons à une recomposition fortes de la planète.
4 grands espaces culturels sont prêts à accroître leur affrontement, chacun avec ses forces et et faiblesses : l'Occident chrétien avec ses sous groupes ausis importants soient ils comme la Russie, le monde arabo musulman.en pleine expansion quk peut compter notamment sur le.petrole et le gaz, le monde confucéen avec comme vaisseau amiral la Chine qui a décidé de ne plus reconnaître les.droits de l'homme mais de redevenir la première puissance du monde et enfin l'Inde pays le plus peuple du monde et qui forme à 1 million d'ingénieurs par an ( contre 40 000 en France).
Alors oui cette guerre d'Ukraine est importante, inquiétante, oui la.psoktiln de Trump est inquiétante, mais elle révèle surtout le positionnement futur des 4 grands puissances culturelles sur le long terme.
Et c'est cela le véritable enjeu des prochaines décennies.
Comment vont elles collaborer ou s'affronter?

Brazz (09-03-2025 16:24:35)

Quand on regarde l'Histoire, ce qui devrait être central ici, on constate la pérennité des comportements du point de vue de la Russie, y compris sa corruption et ses grands moments de désordres, et la tranquillité musclée la suivant, applaudie par la population lassée des ces temps de troubles. Constat également du pourcentage incroyable de changement de règnes suite à complots, coup d'état, et meurtres divers.
Tout ceci explique, mème si cela n'excuse pas, la constante brutalité asiatique depuis des siècles, assortie de l'instinct de pillage l'emportant sur la véritable mise en valeur des possibilités car celle ci nécessiterait par trop de desserrer l'étau, ce qui est dangereux. Et pour en finir, cela explique le futur prochain -au sens historique- du nouveau et inéluctable Temps des Troubles après la mort de Poutine !
Côté USA, on a aussi un peu trop enjolivé l'image car cela nous arrangeait de tresser des couronnes de roses à cet allié qui par deux fois nous a sauvé la mise... Alors qu'en réalité, presque immédiatement après sa création ce t état a adopté une politique de prédation et de violation de traités, tant à l'intérieur qu'a l'extérieur et qu'il a fait tout comme nous partie des grands colonisateurs, de façon plus hypocrite; il n'est que de voir le comment de l'annexion de Hawaï par exemple, l'aide intéressée aux Philippines suivie d'une longue guerre où s'illustra Mc Arthur Père, voire l'enlèvement des Îles Vierges au Danemark (sans oublier déjà l'idée d’acquérir Islande et Groenland), et on ne parlera pas de Cuba...
leur grande force -jusqu'ici- était une excellente communication et de nombreux supporters prêts à tout avaler avec joie. Toutes choses qui ont volé en éclats par la grâce d'un Président auquel le pouvoir est monté au cerveau, bien qu'en fait il ne soit pas réellement de taille (mais face à un homme à la fois trop vieux et pas assez combatif, ce qui fait qu'encore à présent Trump est le seul politique crédible aux USA, avec tous les dangers!)
Nous savons donc la fin inéluctable, que notre propre histoire et nos fautes et erreurs innombrables ont fini par bien nous faire apprendre.
Ce que nous ignorons par contre, c'est ce qu'il adviendra après l'écroulement de ces empires,la Chine elle même n'étant pas de santé florissante!
Là est l'inconnue véritable, que malheureusement je ne verrai pas car ayant vu la fin du second cataclysme, le coup d'état fomenté par les partisans d'un Général à l’affût, et tout ce qui s'en est suivi jusqu'à présent, mon temps est donc compté.
Dommage pour ma curiosité !

Brazz (09-03-2025 15:37:27)

Ceci souligne la futilité et le danger de confondre histoire et journalisme.
L'Histoire se fait avec recul, sur le temps long et en disposant de sources assez nombreuses pour présenter sinon la vérité exacte, toujours inaccessible, du moins quelque chose de voisin, sur lequel on se hasarde ensuite à poser différentes hypothèses, souvent infirmées, contestées , modifiées etc au fil du temps pour finir par s'approcher de très près du réel, les discussions ne portant plus que sur des points de détail.
Le Journalisme se fait à chaud, avec ce dont on dispose au temps t de la rédaction, avec toutes les zone d'ombre et de pièces manquantes, le but étant de donner au lecteur la photo instantanée prise par l'auteur, de là où il est et avec éventuellement les biais divers inévitables.
On voit bien qu'on ne parle pas du tout de la même chose.
Un Professeur me disait l'Histoire commence quand tous ses acteurs sont morts et souvent même leurs enfants !
En ce qui concerne "les causes politiques..." j'en ai bien lu les extraits, et par ailleurs l'actualité semble me donner cruellement raison, illustrant à merveille la différence et l'opposition que je souligne ci dessus, confortant une fois de plus la remarque ironique de mon vieux professeur !
Il faut savoir choisir son métier, même si c'est difficile...

Alain Gaurut (09-03-2025 14:21:07)

je comprend votre positionnement d'historien qui serait de ne pas prendre parti, de ne rapporter que des faits. Mais pourtant je trouve que vous vous positionnez quand même car que peut on comprendre dans votre article ainsi que dans votre livre "les causes politiques de la guerre en Ukraine" quand vous dites respectivement:
- votre conclusion article sic "Reste à se demander s'il en résultera un sursaut démocratique au sein des grands États européens dont la France ou un effondrement généralisé (comme la Chine du traité de Nankin de 1842)."
- votre conclusion livre "Autant dire que les états unis ont peu à craindre de la Russi comme de la Chine. Ils digéreront un probable échec sur le front rRusse comme ils ont digéré leurs défaites et reculades antérieures. Il en ira tout autrement de l'l'Europe si le conflit devait s'enliser."
si ce n'est comprendre que rien n'est a espérer et que finalement il serait tout aussi bien de ne rien faire et rester dans une position attentiste. Je trouve que de telles conclusions décréditent vos articles et livres , qui, de mon point de vue, sont pertinents et très fouillés,

Robert1 (09-03-2025 13:13:20)

Je ne pensais pas que même dans une revue aussi "bien" que HERODOTE , il puisse y avoir des trolls qui relayent aussi fidèlement les opinions de POUTINE !!!
J'étais sans doute un peu innocent ...il serait grand temps qu'ils rejoignent d'autres rivages intellectuels .ceux du goulag et du stalinisme !!!!Et qu'ils nous fichent la paix !

goberson49 (08-03-2025 21:56:34)

L'europe a suffisement de ressources pour s'imposer mais c'est sa gouvernance qui a mal, très mal. En fait elle n'existe pas Avec un objecteur de conscience à sa tête cela ne serait pas Pire

Christian (07-03-2025 08:48:28)

Alors que l'Union européenne vient tout juste d'adopter un plan de réarmement qui n'est encore qu'à l'état de projet, Trump en rajoute encore dans la bassesse et le mensonge en déclarant à des journalistes : «Si les Etats-Unis avaient un problème et qu’on appelait la France ou d’autres pays que je ne nommerai pas en disant “on a un problème”, vous pensez qu’ils viendraient nous aider, comme ils sont censés le faire ? Je n’en suis pas sûr».

Il oublie donc (ou fait semblant d'oublier) que la seule fois où l’article 5 d’assistance mutuelle de l’OTAN a été activé en 2001, les Etats européens s’étaient mobilisés, notamment en Afghanistan, pour aider les Etats-Unis après les attaques terroristes du 11 septembre. Avec des amis comme Trump, on n'a vraiment pas besoin d'ennemis...

pipa2 (05-03-2025 09:51:40)

Un pamphlet anti russe et anti Trump tout à fait remarquable!
Malgré quelques éclairs de lucidité sur l'état de l'Europe en particulier.

Christian (03-03-2025 11:59:23)

Ceux qui comparent la rencontre du 28 février 2025 entre Trump et Zelensky à la conférence de Munich (1938) se trompent. Ce qui s’est passé vendredi dernier dans le fameux bureau ovale ressemble plutôt à la rencontre entre Hitler et le président tchécoslovaque Emil Hacha à Berlin, le 14 mars 1939.

Ce jour-là, Hacha arrive à Berlin avec la conviction que ce qui va être débattu lors de cette réunion est la situation en Slovaquie, qui vient de proclamer son indépendance. Or, Hitler exige qu’il accepte l’occupation de ce qui reste de la Tchécoslovaquie sous la menace du bombardement de Prague et de la mort de milliers de Tchèques. Soumis à une énorme pression psychologique, Hacha finit par capituler. Le lendemain, les troupes nazies entrent dans Prague sans coup férir…

Evidemment, Zelensky n’a pas cédé devant les menaces de troisième guerre mondiale et de millions de morts proférées par Trump et celui-ci n’a pas menacé de bombarder l’Ukraine, puisque son ami Poutine s’en charge déjà depuis plus de trois ans…

Christian (01-03-2025 09:29:05)

La nouvelle alliance russo-américaine en train de se former sur le dos de l’Ukraine soulève les protestations de la plupart des partis politiques français, de la gauche à la droite, à l’exception peut-être de l’extrême droite. C’est ainsi que le socialiste Olivier Faure et l’insoumis Jean-Luc Mélenchon emploient le même terme pour reprocher au président américain d’avoir "humilié" Zelensky. L’écologiste Marine Tondelier estime que Trump et Vance se sont comportés avec Zelensky "comme des brutes à la solde de Poutine". Quant à l’ancien premier ministre Dominique de Villepin, il juge "tout simplement inacceptable, indécent et sans précédent historique d’humilier, à l’intérieur du bureau ovale et devant les caméras du monde entier, un peuple agressé qui souffre".

Christian (01-03-2025 05:22:43)

Lors de sa rencontre avec Trump et Vance, Zelensky a dû ressentir ce que De Gaulle avait lui-même ressenti lors de certaines discussions avec Churchill et Roosevelt pendant la seconde guerre mondiale. Quant au vice-président Vance, tout le monde a pu remarquer qu'il se comportait et s'exprimait comme s'il était déjà président à la place du président. Trump devrait se méfier : un accident est si vite arrivé...

Robert (25-02-2025 23:02:52)

Dans le chapitre des nettoyages ethniques, il me semble que vous oubliez Gaza !

Benoit (25-02-2025 18:24:44)

La menace pour l'Ukraine et l'Europe peut se transformer en opportunité.
Le lâchage de Trump est peut-être l'électrochoc qu'il fallait à l'Europe pour changer de paradigme.
Rien n'est moins sûr, mais il n'est pas interdit d'espérer.

Marie-Claire RUAULT (25-02-2025 14:30:55)

Qui peut honnêtement contester que dans cette affaire c'est la Russie, ou plus précisément Vladimir Poutine, qui est l'agresseur de l'Ukraine ? Qui peut honnêtement contester que, tant Poutine que Trump sont des personnes sans foi ni loi, dont la parole est tout sauf fiable et qui vont dire dans la même phrase tout et son contraire. Certes des dirigeants peuvent faire des erreurs (et ils en font) mais atteindre ce degré de débilité profonde pour le dirigeant d'un grand pays comme les Etats unis laisse sans voix et surtout est une terrible menace pour le monde. Quant à Poutine, SI ! Monsieur LARANE, contrairement à ce que vous écrivez dans les premières pages de votre livre sur "Les causes politiques de la guerre en Ukraine" la Russie a déjà agressé délibérément des voisins. A la fin de la Seconde guerre mondiale, l'union soviétique a annexé la Biélorussie occidentale et l'Ukraine occidentale en 1939 ; l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie et la Bessarabie (Moldavie) en 1940 ; la Prusse orientale (aujourd'hui l'oblast de Kaliningrad) en 1945, les îles Kouriles et le sud des Sakhalines du Japon en 1945 et j'en oublie certainement ! Et demandez aux Albanais, aux Bulgares, aux Tchèques, aux Hongrois ce qu'ils ont pensé de l'intervention des chars russes ? Il faut arrêter d'être naïfs vis-à-vis de Poutine ou l'on s'en mordra cruellement les doigts. N'ayons pas ce discours défaitiste sur l'Europe qui reste le seul rempart contre des idéologies mortifères russes et maintenant libertariennes et pratiquement illibérales pour les Etats-Unis.

Christian (25-02-2025 06:50:12)

A l'ONU, les Etats-Unis de Trump ont officiellement lâché l'Ukraine en mêlant leur voix à ceux de pays aussi peu démocratiques que la Russie, la Biélorussie, la Hongrie, le Mali, le Nicaragua et la Corée du Nord. A vrai dire, il n'y a là rien d'étonnant puisque, lors de son premier mandat, Trump avait déjà abandonné l’Afghanistan en signant l'accord du 29 février 2020 avec les talibans à Doha. Et n'oublions pas que, dans le passé, les Etats-Unis ont déjà abandonné leurs alliés à plusieurs reprises, en refusant d'adhérer à la SDN en 1920, ou en laissant tomber le roi Idris de Libye en 1969, le Sud-Vietnam en 1975 et le shah d'Iran en 1979.

RICHARD (25-02-2025 00:09:01)

La guerre, les guerres sont des choses si terribles qu'on n'ose souvent même pas y penser. C'est la pire des calamités. Je propose de se rappeler des discours violents de monsieur Petro Porochenko (président ukrainien) contre ses concitoyens du Dombass qui n'avaient plus le droit de parler leur langue maternelle et de ce fait mis légalement (par l'artifice de la loi, des lois) au rang de terroristes. Certains enfants pris sous les bombes des armées otano-kéviennes ont été mis à l'abri en Russie. Bien sûr, avec des artifices de paroles, avec de textes ambigus et insuffisants, on parle d'enlèvements, de séquestrations et le CPI de les transformer en jugement pro occidental. Ce que disent Anne-Laure BONNEL et Christelle NÉANT est censuré, elles osent parler des exactions, des tortures de la police et de l'armée ukrainiennes etc. donc, ce seraient : « Des agents russes » n’est-ce pas ! Les informations par RT (Russia today) sont taxées de propagande et interdites. Les réseaux sociaux sont laminés dans un sens de convenir à la : « Pensée unique » où, entre autres, ce qui est contre nature et même blasphématoire est devenu légal (monsieur Macron n'aurait jamais osé accepter de faire une ouverture des jeux olympiques ridiculisant l'Islam. En cela ce n'est pas du laïcisme, c'est de la lâcheté). Les prêtres orthodoxes en Ukraine ont été humiliés et mis en prison comme s'ils étaient des espions. LCI, France Info et compagnie seraient les seules sources des bonnes informations. L'actuel gouvernement ukrainien met en avant comme héros BANDERA, ne veut pas reconnaître ce que les troupes de cet : « homme » ont organisé comme massacres de Polonais, de Juifs etc. En 2023, au Canada, en présence de monsieur Volodymyr Zelensky, du président Justin TRUDEAU, le nazi Yaroslav Hunka (un vétéran ukrainien de la Seconde guerre mondiale ayant combattu avec les nazis) a été présenté à la chambre des députés et des sénateurs du Canada comme un héros ukrainien et ovationné. Sur un blog de vétérans ukrainiens, Yaroslav Hunka décrit fièrement son intégration volontaire à la division SS Galicie au service de Hitler, le libérateur de l’Ukraine. Lors de son élection en 2019, Monsieur Volodymyr Zelensky avait vraiment un objectif de paix. Les ukrainiens eux-mêmes savent que tout pouvait s'arranger mais en février 2022 monsieur Boris Johnson a dissuadé monsieur Volodymyr Zelensky en lui proposant le puissance des armes de l'OTAN contre une Russie qui n'aurait que des armes obsolètes, une économie en ruine et autres bêtises. Tout cela après une comédie orchestrée appelée : « ACCORDS DE MINSK » dont le seul but était de prendre le temps pour renforcer l'armée ukrainienne (dixit HOLLANDE et madame MERKEL). Après la chute du mur de Berlin, l'occident avait promis de ne pas avancer, de ne pas mettre leurs bases sur les pays délivrés du communisme. Les USA, l'OTAN ne se sont pas privés de faire le contraire. La Russie est cernée de toutes parts par des vecteurs américains. Pour le reste, la politique militaire russe est de détruire l'armée otano-kévienne en faisant le moins de dégâts possibles parmi les civils de l'Ukraine qui, sans les décisions hasardeuses de Staline, était considérée comme une région russe. On parle de la ROSE DE KIEV etc. L'occident a donné des armes qui tirent sciemment sur des civils en Russie. Mais là, l'occident ou le justifie, ou en fait l'impasse. Actuellement, ce sont les terres rares en Ukraine qui sont l'objet de la convoitise des américains comme le sont pour d'autres les mines du Congo (L’occupation brutale du Kivu [ RDC } par le Rwanda motivée par l’appropriation des richesses du sous-sol). On n'en est plus à la guerre seulement, mais au brigandage par le sang, comme il y a le brigandage par le vol des intellectuels au moyen d'offres financières. POUVOIR et FINANCES par le sang des peuples ! La cruauté même est devenue un élément accessoire. Peut-être qu'avec Trump la guerre en Ukraine cessera ? Je l'espère pour les Ukrainiens, pour la Russie qui a aussi son lot de morts.

Krut (24-02-2025 11:16:07)

il est écrit "L’Azerbaïdjan va bientôt pouvoir s’emparer du Nakhitchevan arménien et l’Union européen". Sauf erreur, cette région est azérie, ce que veut l'Azerbaïdjan, c'est un corridor à travers l'Arménie, corridor qui du coup couperait la route vers l'Iran, la route stratégique de la Russie vers l'Iran... !

Christian (24-02-2025 10:49:12)

C'est peut-être sous la présidence de Jacques Chirac que les dirigeants et le peuple français se sont clairement prononcés pour la dernière fois en faveur d'une France et d'une Europe réellement indépendantes, en s'opposant à l'agression anglo-américaine contre l'Irak en 2003, puis en rejetant le projet de traité constitutionnel européen en 2005. Cette page s'est fermée en 2009, avec la réintégration de la France dans le commandement intégré de l'OTAN et l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, ratifié par la voie parlementaire pour contourner le référendum négatif de 2005. Un nouveau chapitre va-t-il s'ouvrir en 2025, qui serait celui de la résistance à la nouvelle Sainte-Alliance russo-américaine ?

Pascal Desmet (24-02-2025 06:18:03)

Bonjour, La lecture de l'ensemble des commentaires ci-dessus m'incite à croire que l'enseignement de l'histoire est vraiment malmené en France depuis très longtemps !
les simples faits sont ignorés ou détournés au profit d'analyses assez déroutantes par leur cote artificiel. et puisssss toujours ce prisme être français ,semble-t-il- d'être pro-russe par antiaméricanisme primaire ... et toujours la vielle lune du "c’était mieux avant" ! Merci à Monsieur Laramé de rappeler les faits - pas vraiment glorieux pour certains pour les dirigeants Vielle Europe depuis ces dernières années (à partir de Sarkozy pour moi) même si je ne partage toujours ces analyses. les états (USA, Russie, Chine) sont des prédateurs et nos dirigeants politiques manquent singulièrement d'une vraie culture historique , et par conséquence politique. Dans le registre de "c’était mieux avant" il serait plus utile de relire Talleyrand et les grands sud XVII que "les interprétations de Marx" par Lénine et Staline et Maurras.
Au moins "le clown Zelensky" a eu "le mérite de galvaniser un peuple" ... il est vrai que notre vieux pays choisit souvent des vieux maréchaux pas du tout gâteux mais revanchard.

greg cook (23-02-2025 19:30:58)

Votre ami et allié américain-alaskien vous souffle respectueusement ceci:
Il est normal de gonfler l'importance de ce qui se passe dans l'immédiat avant d'en avoir une bonne perspective, tout autant qu'il est normal de voir que les plus savantes prédictions pour l'avenir ne se réalisent pas souvent.
La présidence catastrophique et honteuse de Trompe passera.
Espérons que les USA retrouveront leur compas moral à temps pour ne pas permettre les prévisions actuelles de désastres géopolitiques éventuelles de devenir des actualités.
Amis et alliés français, je vous assure que Trompe n'est pas représentatif des voeux de tous les citoyens américains. Courage.

Eileen (23-02-2025 18:58:37)

Qu?en dites vous des engagements (verbaux) qu?auraient reçu Gorbachev quand le mur est tombé que l?OTAN ne s?approcherait jamais près de la frontière russe. Je pense sans approuver la conduite de Poutine comprendre sa position - ces mouvements vers la Crimée , le Donbass, etc, c?est comparable à l?Alsace Lorraine?

Bernard (23-02-2025 18:55:13)

L'UE, zone de stagnation économique et réduit totalitaire gangréné par la colonisation musulmane, ne représente rien. Ses instances ne suscitent aucune adhésion et pas plus de ferveur et d'engouement qu'un syndic de copropriété. Comment s'en étonner ? Qui irait se battre pour Bruxelles ? Et comment de vieilles nations comme la France et l’Allemagne ont pu remettre leur destin à une poignée de fonctionnaires responsables devant personne ?
Le formidable discours de J.D. Vance le 15 février 2025 à Munich face aux oligarques européens pétrifiés n’est pas sans rappeler celui de Gorbatchev aux apparatchiks des démocraties populaires en 1989 et résonne comme un solennel avertissement, en substance : Arrêtez de piétiner vos peuples, changez, ou vous allez disparaître.
Quant à Donald Trump, il faudrait quand même remettre les choses à l'endroit : ce n'est pas lui qui a tenté un coup d'Etat en janvier 2021, mais lui qui en a été la victime en novembre 2020, avec les désormais fameux « votes » par correspondance dont 6 millions en faveur de son adversaire Démocrate ont disparus en 2024, les Républicains, échaudés, ayant cette fois surveillé de plus près le dépouillement. C'est bien lui et personne d’autre qu'on a essayé de disqualifier, de déshonorer, de faire condamner, de ruiner et finalement, le 13 juillet 2024, d'assassiner.
Et c’est bien ce coup d'Etat de 2020 en Amérique qui a engendré la guerre d'Ukraine, qui n'aurait jamais eu lieu si des votes par correspondance n’avaient pas inversé le résultat des urnes.
Aujourd'hui, il faut réparer les dégâts causés par Hollande et Merkel, signataires, garants et exécuteurs lamentables des accords de Minsk II du 12 février 2015.
Comment s'étonner, dans ces conditions, que l’UE soit désormais mise à l’écart des négociations de paix ?

Roland Berger (23-02-2025 18:14:02)

Je l'espère profondément, l'effondrement suivi d'un sursaut démocratique. Sinon, c'est l'espèce qui disparaîtra.

Coche (23-02-2025 17:49:18)

Monsieur Larané, avec tout le respect que je vous dois, le Congrès de Vienne (1815) ne m'apparaît pas comme le meilleur exemple de compromis des plus réussis. Certes, s'il assura à l’Europe occidentale près d’un siècle de paix et de prospérité, il humilia la France en lui arrachant ses départements septentrionaux wallons. Puis, il enferma les populations de ces départements d'abord dans le Royaume néerlandais des Pays-Bas puis dans le Royaume, bancal, de Belgique, ce camp d'internement britannique qui fait le malheur de six millions de néerlandophones et de trois millions quatre cent mille francophones. Dire que cette Etat artificiel risque de commémorer son bicentenaire ! J'ose parier qu'aucun parlementaire britannique ne s'en souvient. Tout cela pour garder la France loin des houillères et de la métallurgie wallonnes ainsi que des ports d'Anvers et d'Ostende et, par la suite, afin de défendre les intérêts de la cité de Londres, empêcher l'entente des deux ports de mer précités avec Rotterdam. Hélas, comme aujourd'hui face à l'Union Européenne, la France de la Restauration, du Second Empire et la République se soumit au diktat britannique.

Philippe MARQUETTE (23-02-2025 14:50:21)

SI l’Ukraine est invaincue sur le champ de bataille comme vous dites, pourquoi donc la Russie n’a pas déposé les armes ?
Comment oser encore considérer que Zelenski, ancien comique qui jouait du piano avec sa b…e soit encore à la tête d’un pays qui est quasi détruit.
Un historien digne de ce nom n’écrit pas de telles choses dans un article d’une revue qui se pique d’expliquer l’Histoire.
La fin de l’Europe et le retour avec de vrais États-Nations est le seul avenir qui permette aux peuples de recouvrer leur liberté face à une Europe, disons le mot : maffieuse, dirigée par des non-élus totalement hors-sol.
Dans quel monde vivez vous ?

Georges PN (23-02-2025 14:20:39)

Décidément, cher André, nous ne sommes pas d'accord sur le caractère anthropique du RC, mais pas non plus sur Trump pour qui, manifestement, vous éprouvez une sympathie sans limites (Rires).
Je ne vais pas relever vos erreurs car j'ai autre chose à faire, mais simplement quelques échantillons :
« tout cela pour en revenir aux accords de Minsk » : si l'Occident les avait respectés, en serions-nous arrivés là ??? (déclarations de Merkel et de Hollande)
« Voilà une nouvelle fois des annexions de territoires sans accord international » : le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, ça vous dit quelque chose ?
« l'élection franche mais hautement improbable de son initiateur Donald Trump » : elle est franche ou improbable ?
Vous devriez vous méfier de votre anti-trumpisme primaire, cher Ami…

Mchèle (23-02-2025 14:20:35)

Merci monsieur pour votre synthèse qui aide à trouver d'indispensables repères, et qui met le doigt sur ce qui doit nous alerter. A une époque où l'instantané et le superficiel sont la règle, le regard de l'historien prend toute sa valeur. Quant au sursaut démocratique que vous évoquez à la fin de votre article... Je n'ai pas l'impression qu'il anime vraiment tous les états européens, ni même que les états européens aient envie de marcher vers cette Europe que nous devions faire naître au lendemain de la Seconde guerre mondiale... Des pistes de réflexion sans doute pour les futurs historiens, s'il en reste...

Maud (23-02-2025 13:24:47)

II y a une constance dans la politique étrangère des USA et le lâchage de ses gouvernements "amis". Parlons du Shah d'Iran, du gouvernement de Vietnam et son départ précipité après des années de guerre meurtrière, le retrait brusque d'Afghanistan et tant d'autres exemples. Pour l'Ukraine il s'agit d'un constat réaliste, l'Ukraine ne pouvait gagner, des milliers d'hommes sont morts pour rien. Biden insistait encore pour que la tranche d'âge 18/25 partent au combat, la seule génération pour reconstruire et fonder une famille. Heureusement Zelenski pour une fois a résisté. 50 millions d'Ukrainiens en 1991, 40 millions en 2014 combien maintenant 30 millions ? Toujours plus ? L'Ukraine n'aura été qu'un proxi des USA dans la guerre entre les USA et la Russie. Zelenski s'est fait élire pour faire la paix et aux ordres a refusé toute tentative de paix. Les USA eux sont constants dans la défense de leurs intérêts. Dans leur esprit Zelenski a bien servi mais ne sert plus, le temps du lâchage est venu.

MB (23-02-2025 12:53:19)

Bonjour,
Mettons un bémol tout de même à ce scénario catastrophe ...d'aucun y voit ( verrait) un nouveau MUNICH ( d'ailleurs ....au vu de déclarations tonitruantes ) et croyons à la dernière phrase de cet article ....
OUI à un sursaut salvateur SANS devoir passer par la case "à droite , toute" .
Souhaitons que ce ne soit pas un voeu pieux !!
Il est parfaitement clair que désormais il faut annuler le vote à l'unanimité ....de façon à pouvoir avancer .
l'ennemi est interne AUSSI ( comme l'a dit "quelqu'un tout récemment ...."

Bref
RESILIENCE et enfin ..;accélérons réellement l'aide à l'UKRAINE.....frêle rempart ...face à POUTINE....
il n'est jamais trop tard ......

duniau (23-02-2025 12:38:16)

1-merci pour votre synthèse, très utile dans ce bruit, ce vacarme ambiant.
2-peut-etre pourriez vous ajouter un alinéa concernant les nouvelles relations entre USA et Russie, qui peuvent surprendre. Il s'agirait, j'ai lu cela quelque part, d'une stategie classique pour le n°1, s'allier au n°3 pour affaiblir le n°2, la Chine. Trump pourrait essayer de détacher la Russie de la Chine, en lui redonnant sa place en Europe. Ce qui expliquerait ce renversement !

Torquemada (23-02-2025 12:24:54)

J’ai arrete de lire a «  l’Ukraine invaincue sur le champ de bataille « !
4 regions perdues sans compter celles qui tomberont si la guerre continue qqs mois encore.
Encore le déni !

Blumenthal Pierre (23-02-2025 12:05:39)

Pas de quoi mettre du baume au coeur et pourtant vrai. Je trouve que c'est leur faire un grand honneur de les traiter de "brigands" car un terme plus approprié reste à inventer.
Il n'y a malheureusement rien à attendre de l'Europe, pour qui la division est un mal chronique.
Peut-on espérer un sursaut venant de l'Amérique elle-même ? A force de vouloir démolir tout ce qui lui résiste, Trump ne finira-t-il pas par se détruire lui-même à cause de ses excès ?

Samir Abel (23-02-2025 11:23:38)

L'Europe a bien montré sa trahison aux "accords" de Minsk ; ce qui la disqualifie pour tte négociations de paix, puisqu'elle ne sait pas ce que c'est !

Karim Tabet (23-02-2025 11:10:18)

Excellent article et retrospective. Ghassan Salame dans son dernier ouvrage, La Tentation de Mars, consacre tout un chapitre intitulé La dérégulation de la Force a la politique russe vs l'Europe et l'Ukraine en particulier.
Il aurait été aussi interessant que vous ajoutiez a votre article les tentatives de l'Iran de déstabiliser le Moyen Orient à travers une politique qui s'avère cependant vouée a l'échec.

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