13 novembre 2024. Dépassés par l'ampleur de la dette publique de la France, des ministres et des élus en quête d'économies de bouts de ficelle proposent la suppression d'un jour chômé. Le maire de Meaux Jean-François Copé suggère rien moins que de sacrifier le 11 novembre, anniversaire de l'Armistice.
Convenons qu'un peu de ménage dans les jours chômés serait bienvenu, pas seulement pour des motifs comptables. Mais s'il y a une fête civile à conserver en plus du 14 juillet, n'est-ce pas pourtant celle-là ?...
En août 2003, à l'issue d'une canicule sans précédent, qui avait occasionné plusieurs milliers de décès prématurés dans les maisons de retraite, le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin avait souhaité augmenté les aides publiques à ces établissements. Il avait alors imaginé de demander aux salariés de sacrifier un jour chômé, le lundi de Pentecôte, au bénéfice de leurs aînés.
Les économistes avaient supposé que cette journée de travail supplémentaire génèrerait automatiquement un accroissement de la richesse nationale et libèrerait ainsi des ressources qu'il suffirait au fisc de prélever et redistribuer aux anciens, sans dommage pour le pouvoir d'achat des ménages actifs. C'est un point de vue très discutable comme nous l'avions écrit alors : une présence prolongée sur le lieu de travail n'occasionne d'accroissement de richesse que dans le cas d'une activité de production sous tension (un fabricant de bicyclettes qui peine à satisfaire la demande par exemple).
Deux décennies plus tard, le même raisonnement fallacieux revient dans le débat : allongeons uniformément la durée de travail des salariés et la richesse s'accroîtra automatiquement !...
Repenser les fêtes et les jours chômés
N'en déplaise aux contempteurs de la France « paresseuse », le pays n'a pas un excès de jours férié en comparaison de ses voisins... ou en comparaison du passé (au Moyen Âge, plus du tiers des jours étaient chômés, pour un motif ou un autre).
Reste qu'il serait aisé d'améliorer le calendrier des jours chômés dans un sens consensuel et authentiquement laïque ainsi que nous l'avons déjà montré en... 2003 et rappelé en 2011 et 2015 ! Avec en prime davantage de souplesse dans l'organisation du temps par les entreprises, les ménages et les activités de loisirs.

Fêtes civiles et religieuses
En matière de laïcité comme en bien d'autres domaines, l'État français donne le mauvais exemple. C'est ainsi que la circulaire du ministre de la fonction publique 901 du 23 septembre 1967 fixe les « autorisations d'absence pouvant être accordées à l'occasion des principales fêtes religieuses des différentes confessions ».
En vertu de cette circulaire toujours en vigueur, les fonctionnaires français peuvent solliciter de leur chef de service :
• Un jour d'absence s'ils se recommandent de la religion orthodoxe (Noël orthodoxe),
• Trois jours s'ils revendiquent leur origine arménienne (Noël arménien, fête des saints Vardanants, commémoration du génocide du 24 avril 1915,
• Trois jours pour les musulmans qui se veulent ou se disent pratiquants (Aïd El Adha ou Aïd el-Kébir, Al Mawlid Annaboui, Aïd El Fitr),
• Trois jours pour les juifs qui se veulent ou se disent pratiquants (Roch Hachana, Yom Kippour),
• Un jour seulement (!) pour les bouddhistes (fête du Vesak),
Les fonctionnaires catholiques, protestants, pratiquants des cultes africains, mormons, athées, agnostiques... n'ont, eux, droit à aucune autorisation d'absence (sauf à se convertir publiquement à l'une des religions précitées).
La neutralité républicaine justifierait l'abrogation de cette circulaire discriminatoire.
Après cela, le souci d'équité entre tous les salariés français justifierait une remise à plat des jours chômés officiels :
- Noël, devenue fête universelle, et la Toussaint, qui permet d'honorer les défunts, débordent largement les milieux chrétiens et ont acquis avec le temps une légitimité aussi solide que le jour de l'An, la fête du Travail (1er mai) et les fêtes nationales du 14 juillet (célébration de l'unité nationale) et bien sûr du 11 novembre (fin de la Grande Guerre et hommage aux combattants de toutes les guerres). L'Armistice est la seule commémoration que nous partageons avec nos voisins : la Belgique et le Royaume-Uni bien sûr, mais aussi la Serbie, le Canada, les États-Unis...
Il en va autrement des autres jours chômés :
- Les lundis chômés de Pâques et de la Pentecôte permettaient à l'origine de se reposer des célébrations de la veille ! Ils autorisent aujourd'hui des week-ends prolongés et facilitent les retrouvailles familiales à la faveur du printemps. Pratique agréable mais injustifiée tant du point de vue religieux que du point de vue économique et social. Le pays ne perdrait rien à supprimer ces jours chômés et les traditions nationales, culturelles et religieuses n'en seraient aucunement affectées.
- Le jeudi de l'Ascension provoque chaque année un fameux « pont de l'Ascension » qui désorganise l'économie, sature les infrastructures hôtelières et embouteille les autoroutes. Est-il nécessaire qu'il soit chômé ? Les catholiques italiens ne le pensent pas et ont choisi de célébrer l'Ascension le dimanche suivant...
- Le « pont du 8-Mai » présente les mêmes inconvénients que le précédent quand le 8 mai tombe un mardi ou un jeudi. Qui plus est, avec la Fête du Travail du 1er mai, nous avons ici deux « ponts » à quelques jours d'intervalle avec des effets doublement négatifs sur l'économie et donc l'emploi.
Soulignons que le 8 mai est seulement chômé en France, et depuis 1981 seulement ! L'anniversaire de la capitulation militaire de l'Allemagne n'est chômé chez aucun des vainqueurs du nazisme, sauf en Russie où il est célébré le 9 mai. Rappelons aussi que le 8 mai ne coïncide ni avec la fin de la Seconde Guerre mondiale (elle s'est terminée le 2 septembre 1945 avec la capitulation du Japon) ni avec celle du nazisme (la capitulation allemande a été de fait signée à Reims le 7 mai 1945). En France, le 8 mai rappelle la répression de Sétif et, avec le 11 novembre, cela fait deux célébrations d'une victoire sur « nos amis allemands ». N'est-ce pas beaucoup !
- L'Assomption de la Vierge, le 15 août, est chômée dans la plupart des pays catholiques mais sa célébration est de plus en plus négligée par les fidèles, vacances obligent. Elle ne perdrait rien à être célébrée le dimanche qui suit le 15 août.
Ainsi le gouvernement pourrait-il remettre en cause les lundis de Pâques et de la Pentecôte, le jeudi de l'Ascension, voire le 8-Mai et l'Assomption, sans heurter les traditions tant religieuses que républicaines de la France.
Bien évidemment, l'opinion publique, indépendamment des convictions religieuses de chacun, verrait d'un mauvais oeil la fin de ces « avantages acquis » ! Aussi, entendons-nous bien. Il ne s'agit pas pour nous de supprimer des jours chômés mais d'assouplir le calendrier au mieux des intérêts des entreprises et des ménages...
Nous suggérons à cet effet que le gouvernement autorise l'ensemble des salariés du secteur privé comme du secteur public à prendre quatre ou cinq jours de congé à la date de leur choix. Ces « jours de congés mobiles » viendraient en contrepartie de la suppression des jours chômés des lundis de Pâques et de la Pentecôte, de l'Ascension, du 8-Mai et de l'Assomption (en incluant bien sûr l'abrogation de la circulaire du 23 septembre 1967).
Ainsi, chrétiens des différentes confessions, musulmans, juifs, bouddhistes, hindouistes, agnostiques et autres, chacun pourrait se libérer pour les fêtes religieuses de son choix sans avoir de compte à rendre sur ses convictions ou ses occupations privées. Mêmes facilités pour la participation à une fête familiale (baptême, mariage, etc.) ou à une réunion associative, civique ou autre. Et pour le coup, l'on échapperait aux rituelles complaintes sur les hécatombes des « ponts » et les blocages de l'activité.
Dispositions pratiques :
• Les salariés auraient pour seule obligation de déposer leur demande de « jours de congés mobiles » auprès de leur employeur avec un préavis suffisant (trois ou six mois) pour ne pas gêner leur service.
• Dans l'hypothèse où les demandes des salariés seraient excessivement dispersées au point de rendre impossible l'accomplissement du travail collectif, l'employeur pourrait exiger des salariés qui n'ont pas de motif sérieux (fête familiale ou religieuse) de prendre leurs jours mobiles dans le prolongement de leurs congés payés.
• Au contraire, dans l'hypothèse où le taux d'absence, tel jour, handicaperait l'activité (par exemple au-delà de 20% des salariés absents le même jour), le chef d'entreprise serait en droit d'imposer à l'ensemble de ses salariés de chômer ce jour au titre de leurs congés mobiles.
• Dans les établissements scolaires, enseignants et parents d'élèves seraient invités à communiquer leurs souhaits trois mois avant la rentrée de façon que le chef d'établissement et les professeurs principaux puissent s'organiser en conséquence.
Ces dispositions permettraient d'anticiper et donc mieux gérer l'absentéisme qui désorganise beaucoup d'écoles et d'entreprises le jour de l'Aïd el-Kébir, grande fête musulmane.
Disons-le à nos élus : une telle réforme, outre que sa mise en place ne coûterait rien, engendrerait plus de sérénité dans les ménages et les entreprises, avec au final des gains de productivité ! Ces gains, bien qu'invisibles, seraient mieux assurés que les « usines à gaz » concoctées dans les cabinets ministériels par des conseillers qui ont des tableaux Exel à la place du coeur.













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jarrige (16-11-2024 10:32:59)
Une chose que je ne comprends pas bien, M.Larané: vous commencez par contester l'utilité économique qu'il y aurait à supprimer des jours fériés, pour la raison que ça n'induit pas automatiquement création de richesses, et à la fin de l'article vous énumérez quatre ou cinq jours du calendrier chrétien qu'il serait bon de supprimer!
Herodote.net répond:
Nous ne parlons pas de supprimer des jours fériés mais de remplacer des jours chômes peu pertinents (lundis de paques et de pentecôte, 15 août, jeudi de l'ascension, 8 mai) par des jours chômés mobiles mieux accordes à la diversité des attentesde chacun...
Schneider (14-11-2024 23:29:19)
Il me semble que le prénom du Premier ministre est Jean-Pierre et non Jean-Louis. Sûrement une légère erreur due à la quantité importante d'articles que vous produisez pour mon plus grand plaisir. Bonne continuation.
Françoise (14-11-2024 10:36:50)
Tout à fait d'accord avec le contributeur Caillé. Pendant des années, le lundi de Pentecôte a été l'occasion de réunir ma famille, dispersée comme elles le sont souvent aujourd'hui. En revanche, j'ai toujours été favorable à la suppression du jeudi de l'ascension car la continuité du travail, au mois de mai, est perturbée par les jours fériés trop nombreux à cette époque de l'année. En revanche, soyons prudents, inutile de réveiller la guerre des mémoires ou celle des religions.
Marchand (14-11-2024 10:32:38)
Une question stupide d'un député. C'est le 8 mai jour chômé qu'il faut supprimer. Et regrouper toutes les commémorations le 11 novembre. Quant au 19 mars imposé par HOLLANDE pour le cessez le feu en Algérie on ne célèbre pas une défaite.
Mija (14-11-2024 10:30:59)
Puisque la France est une république laïque pourquoi le 4 août ne remplacerait-il pas le 15 août qui n'est pas une fête chrétienne mais seulement catholique? Quant à Pâques, Pentecôte et l' Ascension qui sont des fêtes chrétiennes, ne balancent-elles pas les jours accordés aux autres religions? Et pourquoi ces fêtes chrétiennes seraient-elles jours fériés pour les musulmans etc..?
Sganarello (13-11-2024 19:44:52)
Le 15 août c'etait surtout aussi l'anniversaire de Napoléon.
A Villefranche sur Saône il y a la fête des conscrits le dernier dimanche de janvier. Les vrais conscrits ceux qui dans l'année ont 20 , 30, 40, 50, 60 prennent quelquefois une semaine mais le maire donne aux écoles et à son personnel le lundi. Donc pas de poubelles. en d'autres lieux la Ducasse. pe ne parle pas des Gilles à Binche ni du Doudou à Mons.
Ouallonsnous ? (13-11-2024 19:23:29)
Mr Laramé, on dirait un texte du CNPF ! Auriez vous adhéré ?
Le Vieil Observateur (13-11-2024 19:14:24)
Il faut demander au gouvernement de présenter à l'opinion une étude d'impact sur l'économie des modifications possibles des jours chômés. sinon on en reste à des discussions de café du commerce. Qu'il prenne ses responsabilités ! De toutes façons, le 11 Novembre, jour d'honneur pour la Patrie et la République et donc pour la Liberté, doit rester sacro-saint, comme fête nationale qui se conjugue avec celle du 14 Juillet.
Christine (13-11-2024 19:02:53)
Se poser la question de supprimer le 11 novembre comme jour férié constitue une "insulte" à tous les soldats qui ont donné leur vie pour notre liberté. Par ailleurs, cette journée permet de transmettre la mémoire, de faire comprendre l'histoire, son continuum et ses rouages. Enfin, cette journée permet de célébrer la paix et la fraternité, valeurs cardinales à la fois de notre République et de ce à quoi nous avons abouti en tant que société. Donc, oui à conserver la journée en lui donnant du sens et en la portant dans les écoles et la société comme le fait le Canada (une minute de silence partout dans la pays et les lieux publics et même dans l'avion), plus une fleur de coquelicot portée en hommage.
Benoit (13-11-2024 19:02:15)
Mais où va-t-on s'arrêter ?
On demande encore une fois aux salariés et aux retraités de passer à la caisse, pour payer ce déficit qui a été créé par Emmanuel Macron et Bruno Le Maire par leur politique de cadeaux aux plus riches. Or, les salariés ont déjà payé puisque depuis sept ans, nous avons eu à subir une réforme des retraites violente, trois réformes de l’assurance chômage – et encore, on a annulé la quatrième -, une réforme violente du Code du travail et un recul assez inédit du niveau des salaires dans le privé comme dans le public.
Sans parler des services publics, déjà à l'os, sur le dos desquels le gouvernement veut faire toujours plus d'économies...une entreprise de démolition en règle de ceux-ci.
L'éducation nationale, notre système de santé publique ne seront bientôt plus qu'un lointain souvenir.
Notre agriculture également, sacrifiée sur l'autel des dogmes néo-libéraux et libre-échangistes européens
Et notre industrie, dont les difficultés actuelles viennent beaucoup plus de l'absurde libéralisation du prix de l'électricité imposée par l'Europe, que du coût du travail.
Alors que grâce au boulier fiscal, au CICE, à la réduction de l'impôt sur les sociétés, la fin de l'ISF, et l'explosion des aides aux entreprises, le nombre des milliardaire en France est passé de 67 à 150 en dix ans, une taxe de 2% de la fraction supérieure de patrimoine d’un foyer qui dépasserait le milliard d’euros permettrait de combler à lui seul le trou abyssal et inattendu du budget 2025.
Marc (13-11-2024 19:02:08)
Avant de supprimer des jours féries l'on pourrait demander aux plus riches de contribuer à l'effort général. Sous l'ancien régime il avait 100 jours féries alors que nous n'avons que 5 semaines de congés payés.Si l'on veut supprimer des jours féries il faut commencer par des fêtes religieuses comme le lundi de Pâques le lundi de la Pentecôte,le jeudi de l'Ascension,l'assomption,les Défunts. je conserve Noël qui a perdu son caractère religieux. Somme nous un pays laïc ? Oui ou non ?Enfin la République qui est bonne fille accorde aux autres religions 3 jours de congés en dehors des fêtes catholiques sans compensation. Il y a donc des ressources pour faire des économies sans sacrifier des dates symboliques comme le 11 novembre ou le 8 mai.
Colette (13-11-2024 18:59:55)
En qualité de petite fille de "poilu" et par respect pour tous les soldats de la Grande Guerre, il est primordial de garder ce jour férié mais surtout d'expliquer à quoi il correspond à l'école.
Hervé (13-11-2024 18:59:03)
La célébration du 11 novembre se justifiait lorsque les acteurs étaient vivants, Mais avec le recul, cette guerre était-elle si glorieuse? Ne faut-il pas tourner la page? Ou fusionner avec le 8 mai, au titre des victimes de toutes les guerre et autres "opérations"?
jf (13-11-2024 18:58:16)
Comme vous le dites, il y a longtemps que je pense qu?il serait bien de ??faire le ménage?? dans nos jours fériés. Peut-être d?abord définir le nombre total de jours de congés annuels qui seraient payés. Disons arbitrairement 5 semaines. Ensuite définir les jours de jours ??nationaux?? obligatoires, par exemple. Le 14 juillet : jour de la Liberté. Le 1 mai : jour de l?Égalité. Le 21 juin (solstice d?été) jour de la Fraternité et de la musique. Le 11 novembre : jour de la Paix. Le 21 décembre (solstice d?hiver) jour de la Laïcité et de l?Amitié. Les jours restant seraient à prendre selon l?entreprise, ??à la demande??, les fêtes locales et traditionnelles ou autres croyances. Aussi à coordonner avec les rythmes scolaires. À cet égard, il faut rappeler que jadis pendant les congés scolaires les instituteurs devaient assurer l?encadrement des colonies de vacances ou le secrétariat de la mairie du village ! Sans aller jusqu?au calendrier républicain, d?une façon générale nous devrions raccorder notre calendrier à la Nature (solstice et équinoxe) peut-être en profiter pour annuler l?horaire d?hiver et d?été qui me semble peu pertinent.
Michel (13-11-2024 18:56:50)
Je suis contre la suppression des jours fériés. En revanche pourquoi tant de fêtes religieuses dans une France laïque (56% de la population est sans religion). A l'exception des fêtes nationales, on pourrait supprimer toutes les fêtes religieuses et attribuer un quota de 4 à 5 jours à prendre à la guise des salariés. Cela permettrait à chacun de fêter selon ses convictions sans toucher à ses congés.
RICHARD (13-11-2024 17:23:46)
Bonjour,
Le problème est dans la confiance qu’on peut faire aux : « Élus ». Ces personnes se sont permis de mettre la France dans une situation intenable, non seulement pour les dettes, mais par la disparition de l’appareil productif. Ne compte pour eux que la rentabilité financière. Sans appareil productif, les revenus ne peuvent que sombrer tout en enrichissant les pays preneurs des délocalisations. Ne parlons pas du niveau scolaire de la génération actuelle ! Cette démocratie montre le point où elle en est. Il ne peut pas y avoir des élites quand la doctrine est égalitariste pour ne pas vexer les cancres, les incompétents et ceux qui comptent uniquement sur l’État providence, ces derniers ne pouvant être désignés que comme des parasites. La question des jours fériés se situe sur deux (2) motifs principaux. Il y a ceux qui sont liés à la religion et il y a ceux qui sont liés à la nation, entre autres ceux qui rappellent les guerres. Tout d’abord, la foi (hors Islam) est particulièrement marginale en France. Ces jours ne sont, pour la grande majorité, qu’occasions de rencontres familiales ou de festivités pour ne pas dire de ripailles. Concernant, les fêtes militaires, le sens patriotique est très, très marginal et conserver les souvenirs des conflits n’a plus leur raison d’être. Il n’est pas rare que nombre de jeunes confondent allégrement la guerre de 1914 – 1918 avec la guerre de 1939 – 1945. Ne parlons pas de la guerre d’Indochine, de la guerre d’Algérie etc. « Peut-être que Bonaparte et Charlemagne ont mangé ensemble ? » etc. Concernant nos dirigeants, leur donner l’occasion de boucher les trous qu’ils ont causés est pour eux l’occasion d’emprunter de nouveau et encore plus (+). Enlever les jours fériés serait une bonne chose si ces personnages qui veulent qu’on les adule étaient honnêtes, eux qui donnent à tour de bras de l’argent que la nation n’a pas en faisant auprès des grands financiers emprunt sur emprunt. N’oublions pas que nous sommes en : « Démocratie » ! En langage ouvrier il y a cette formule : « Dans une dictature, la réponse des gouvernants est . . . FERME TA GUEULE. En démocratie, la réponse des gouvernants est . . . CAUSE TOUJOURS ».
GUYOT (13-11-2024 16:06:42)
Consensus?
Il reste évidement à obtenir l'aval de syndicat figés sur ce qu'ils considèrent comme des "avantages acquis".
Mais il faut bien considérer que le poids de l'histoire n'est pas toujours affaire de bon sens.
Elocyn77 (13-11-2024 15:23:19)
Qu'en serait-il des écoles? Les enseignants pourraient-ils choisir leurs 5 jours comme les autres? Et les élèves?...
Jacques Groleau (13-11-2024 15:19:21)
La suppression de "jours fériés religieux catholiques" est, peut-être, envisageable, avec la mise en œuvre des "jours de congés mobiles". ceci écrit, je mentionne un épisode survenu lors de cours universitaires il y a quelques années : j'avais décidé d'imposer un examen un samedi matin, seul jour avant le départ en stage des étudiants et en raison d'une longue grève. Cela s'est terminé à la présidence de l'université, j'ai réussi (difficilement) à imposer cette solution, seule possible au regard de l'emploi du temps.
Je souhaite plein de courage à mes successeurs pour organiser de tels examens : j'ai eu également plusieurs fois des récriminations sur des épreuves sises lors de "Yom Kippour", "Aïd", "Achoura", et même un lundi (avec un adventiste).
Appoline (13-11-2024 14:39:32)
Je pense que les fêtes retraçant notre histoire doivent être conservées.
Par contre, les fêtes religieuses ne sont que catholique, alors que le pays est multiple en matière de religion.
Edgard Thouy (13-11-2024 14:18:54)
Débattre d'une question, c'est en accepter le principe.
La question réelle n'est-elle pas celle de l'investissement du travail et au travail ?
Du reste, on ne parle que d'emploi et bien moins de métier ou de profession.
Dévalorisation et désinvestissement vont de pair.
Que dire à ceux qui refusent de travailler plus pour ne pas gagner plus ?
Les mesurettes constituent un morcellement qui suscite un sentiment de frustration et d'injustice, n'attestant que d'une volonté de "gratter".
L'art de l'esquive devient une vertu politique.
palef (13-11-2024 14:11:31)
L'idée des 5 jours flottants "en contrepartie de la suppression des jours chômés décrits", est excellente. Lissage interconfessionnel ("avec bien sûr de l'abrogation de la circulaire du 23 septembre 1967"). Avec un peu d'organisation, latitude à chacun d'organiser les fêtes de famille à la date de son choix.
Michel J. (13-11-2024 13:34:22)
Le dernier "poilu" a disparu mais pas le souvenir de l’hécatombe générale; alors je maintiendrais le 11 novembre…
Pour le 8 mai je suis partisan de le conserver, en mémoire des combattants et résistants pas tous disparus et des 1 800 000 prisonniers français.
Pour les jours fériés d’origine religieuse je serais d’avis de les supprimer, mais avec juste compensation, avec priorité au 15 août, au jeudi de l’ascension et au lundi de Pâques ; cela pourrait peut être aussi éviter de provoquer à cette occasion jusqu’à 1000 kms parfois de bouchons sur les routes ainsi que le gâchis de milliers de litres de carburant et d’heures passées à regarder la plaque d’immatriculation de la voiture de devant !
Philippe MARQUETTE (13-11-2024 13:16:17)
« Dépassés par l'ampleur de la dette publique de la France, des ministres et des élus en quête d'économies de bouts de ficelle proposent la suppression d'un jour chômé. » Vous rigolez !!!
Tous ces ministres et ces élus ainsi que la quasi-totalité de la fonction publique sont responsables de cette dette.
SNCF : lundi de Pentecôte férié contre 1 minute et 52 secondes de travail quotidien en plus.
Les économies budgétaires sont simples : sortir de l’Europe, stopper les aides aux migrants du genre AME, stop aux aides à l’Ukraine etc. et dégager de France ceux qui y sont illégalement.
Garamont (13-11-2024 12:48:20)
Puisqu'il s'agit de travailler plus, pourquoi ne pas supprimer le 1er-Mai ? Il est paradoxal que la Fête du Travail soit un jour où on ne travaille pas... On pourrait garder la mention mais pas le jour chômé. :-)
Jean-Michel Duprat (13-11-2024 12:47:47)
S'il est une commémoration qu'il faut à tout prix maintenir c'est bien celle du 11 novembre . Je peux me tromper mais, il me semble que 14/18, la grande guerre est celle qui a fait le plus de victimes . Et puis les grand-pères qui ont survécu ont laissé une empreinte indélébile avec leurs récits . Alors, tant qu'ils auront des petits fils ...
Et d'autre part, si nous considérons que nous allons vers une société des loisirs et que, loin s'en faut, tous les emplois ne sont pas créateurs de richesse, la suppression de tel ou tel jour chômé apporte un gain bien dérisoire au pactole national.
Autre effet pervers d'éventuelles suppressions , celles qui correspondent aux fêtes religieuses risquent de plonger les divers clergés dans le désarroi et les affres de l'oisiveté . Quant aux civiles, ne sont-elles pas le garant du plein emploi de nos personnels ... politiques ?
Le Fou Yegof (13-11-2024 12:47:03)
Il nous faut garder le 11 novembre, respect pour les millions de morts dans cette boucherie innommable. Ainsi que les fêtes religieuses, ceci afin de conserver notre identité de chrétien, pas de place pour cette génération woke qui veut balayer d'un revers de main notre passé et nos coutumes.
BUTHIAU (13-11-2024 11:52:09)
Bonjour Herodote.net, un grand merci pour votre site auquel je suis d'une fidélité quotidienne (et parfois plus!). Passionnant. Quant aux jours fériés : maintenir++ le 11/11 et supprimer le 08/05, comme c'était avant Giscard, je crois. Félicitations donc encore à Herodote.net. Continuez.... E.B
PAGES (13-11-2024 11:50:22)
Ayons tout de même du respect pour tous nos anciens qui se sont sacrifiés pour notre pays. S'il y a bien de nombreux jours fériés à supprimer car ils ne correspondent à rien, ce n'est certainement pas le 11 novembre..
Jean M (13-11-2024 11:33:40)
bonjour,
les lundis de Pâques et Pentecôte sont d'origine juive. Quand des Hébreux sont revenus de Babylone en Palestine , il y eut conflit sur le calendrier avec ceux qui étaient restés ( cf. livre ESDRAS , NEHEMIE) Solution :fêter le seigneur 2 jours consécutifs pour être certain de la bonne date ! Les Chrétiens n'ont fait que transposer à J+1. La suppression voulue par JP RAFFARIN a créé une pagaille. La Poste ne l'a jamais appliqué , France Télécom l'a appliqué . Ce doublé non travaillé était très apprécié par les religions (retraite), les associations, les syndicats etc. pour des congrès.
ALIBABA (13-11-2024 11:31:08)
Bon, dans ce pays une grosse partie des citoyens travaille de moins en moins. Alors que ceux qui sont actifs travaillent de plus en plus. Idem pour le impôts en passant (5% ne paye aucun impôts sur les revenus). Avec les années passées on a vu augmenter les vacances scolaires toutes les 5 à 6 semaines désorganisant le temps de travail et son organisation dans le pays. Quant au télétravail une autre façon de contourner le problème et souvent une mauvaise solution pour ceux qui ont besoin d'un contact en pésentiel et la recherche d'un interlocuteur pérenne.
Jacques (13-11-2024 11:17:22)
Analyse intéressante, mais qui conduit à une hécatombe de jours fériés! Le mois de mai est effectivement sinistré par les ponts, la suppression du jeudi de l'ascension et du 8 mai le rétablirait suffisamment. Par contre, les lundis de Pâques et de Pentecôte ne font que rallonger des week-ends qui sont là de tout façon, le 15 août ne fait qu'ajouter un creux de plus au milieu d'un mois de vacances. Je suis bien d'accord que s'il y a un jour particulier à conserver, c'est le 11 novembre; et il faudrait prendre exemple sur les Anglais chez qui le roi et sa famille participent à des solennités.
vuillemot (13-11-2024 11:12:56)
Bonjour,
Les jours de commémorations chômés devraient permettre aux français de rendre hommage aux morts. Très souvent, c'est l'occasion d'un pont et ils oublient les morts.
Supprimer le 8 mai serait salutaire à tous égards. Concentrons l'hommage aux morts des guerres et conflits au 11 novembre avec la présence des enseignants et des élèves aux cérémonies. Cela servirait la mémoire et participerait de l'unité nationale.
Caillé (13-11-2024 10:47:22)
Cette idée de donner 5 jours "flottants" peut paraitre intéressante mais elle va encore accentuer l’individualisation de notre société. Les jours fériés permettent d'organiser des réunions de famille, d'amis, des tournois sportifs... et donc e maintenir des liens collectifs.