Extension du domaine du capital (JC Michéa)

L'extrême-gauche au service du néolibéralisme

7 janvier 2024. Le philosophe Jean-Claude Michéa se réclame tout à la fois de Karl Marx et de George Orwell. Exilé volontaire dans un village des Landes, il publie un livre d'entretiens, Extension du domaine du capital (Fayard, 2023), sur l'alliance paradoxale de l'extrême-gauche wokiste et écologiste avec le grand capital. Elle permet à celui-ci d'abattre les traditions qui lui font encore obstacle et d'investir les sphères les plus intimes de l'existence humaine. Un tourbillon d'intelligence et d'ironie qui donne à réfléchir sur le « sens de l'Histoire »...

Dans sa critique du capitalisme, un mode de production et d'échange né il y a près de trois siècles en Occident, Jean-Claude Michéa ne fait pas de différence entre les entrepreneurs des débuts, à l'origine de la révolution industrielle, et ceux d'aujourd'hui, qui s'appliquent plutôt à désindustrialiser et dont la démarche tient en un mot : néolibéralisme.
• Les premiers, de notre point de vue, rassemblaient des capitaux autour d'une innovation technique prometteuse en vue de la développer pour le bien commun et pour leur bien propre.
• Les seconds, dans une société en voie de sclérose (effondrement de la fécondité, pénurie de travailleurs qualifiés, saturation des besoins vitaux), préfèrent dégager des profits par la compression des coûts (délocalisation des usines vers les pays pauvres), la concentration horizontale par absorption des petites entreprises (note), enfin la création de nouveaux besoins, en particulier dans l'univers dématérialisé d'internet où les coûts de production sont minimes et les profits maximums.

Pour le philosophe, le néolibéralisme est la version aboutie du capitalisme. Il lui permet de « s'accroître et se développer, faute de quoi il serait condamné à périr » (Engels, 1892). Cela le conduit à envahir toutes les sphères de l'existence humaine, y compris, comme on le voit aujourd'hui, celles qui relevaient jusqu'ici de l'intime et de la vie privée... Ainsi comprend-on le titre de l'essai : Extension du domaine du capital !

Révolutionnaire, le capitalisme !

Extension du domaine du capital (Jean-Claude Michéa, Albin Michel, 2023)Ce qui, selon Jean-Claude Michéa, caractérise le « libéralisme réellement existant », celui de Margaret Thatcher, de Justin Trudeau ou encore d'Emmanuel Macron, c'est d'exiger des êtres humains de tout faire pour « rester dans la course » et s'adapter au sens du « Progrès ». Tant pis pour les losers, les provinciaux, les ouvriers et les adeptes du foie gras et de la corrida. Porté à vouloir remodeler en permanence l'être humain, le capitalisme se rapproche en cela de la gauche révolutionnnaire

Le capitalisme lui-même est véritablement révolutionnaire par sa capacité à faire feu de tout bois et récupérer toutes les idées, même celles qui lui sont hostiles.
• Ainsi de la fumeuse « théorie du genre » : elle a été récupérée par le capitalisme pour développer un marché fructueux, celui du (pseudo-)changement de sexe par lequel les troubles pubertaires des adolescent(e)s sont convertis en une dépendance à vie à la chirurgie et à la chimiothérapie.
• Ainsi de la passion pour le « bio » que la grande distribution s'est appropriée en proposant des aliments « sans » bien évidemment plus chers que les aliments « avec » sucres, gluten, huiles végétales, additifs, etc.
• Ainsi encore de la vogue de l'« antispécisme » : en refusant la viande au nom du bien-être animal, il ouvre un boulevard aux industriels et aux laboratoires qui travaillent sur la viande cellulaire et préparent la fin des terroirs et des paysans... Qui s'en plaindra ? Les prairies seront transformées en champs photovoltaïques pour alimenter en électricité nos vidéos et SUV. 

Les réseaux virtuels présentés comme des espaces de liberté font les choux gras des multimilliardaires de la Silicon Valley. Pour illustrer la remarque du philosophe, nous pensons bien évidemment à la lanceuse d'alerte Frances Haugen qui a dénoncé devant le Congrès américain, en octobre 2021, le cynisme de Facebook : ce réseau virtuel favorise sciemment les échanges transgressifs et complotistes par le fait que ces échanges génèrent davantage de pages vues et donc davantage de recettes publicitaires !

De notre point de vue, les entrepreneurs à la Mark Zuckerberg ont un comportement identique à celui des trafiquants de cocaïne : les uns et les autres tirent leur fortune de l'exploitation des faiblesses humaines... Faut-il s'étonner dans ces conditions que l'Union européenne ait intégré le trafic de drogue dans le calcul des PIB nationaux (la richesse nationale) ?

Ce cynisme est-il une constante du capitalisme ? C'est ce que pense le philosophe mais son avis mérite d'être fortement nuancé. Le premier théoricien de l'économie libérale, le Britannique Adam Smith, honnête homme s'il en fut, considérait en effet les humains tels qu'ils sont. Il croyait que l'économie devait servir leurs besoins réels comme en témoignent ses Recherches sur la nature et les causes de la Richesse des Nations (1776). Mais ses convictions étaient fondées sur le fait qu'il vivait dans un État fort et dans une société respectueuse de la loi commune.

Nous savons, nous, que les sociétés sont autrement plus diverses. Le marché lui-même est vertueux dans une société vertueuse et mafieux dans une société mafieuse. Chaque individu agit selon ses capacités dans le sens le plus favorable que lui indique la société : dans un État fort et respecté, l'individu talentueux  se tourne vers la création d'une entreprise avec pignon sur rue ; dans un État délétère, il cherche fortune dans le crime.

Ne nous étonnons donc pas que le néolibéralisme et ses excès aient émergé dans les années 1970, au moment où l'État-nation, accusé de tous les maux, était renversé de son piédestal. Le paradoxe est que les pourfendeurs de l'État national, généralement issus de la haute fonction publique ou de l'ENA (comme le président Macron), n'aient de cesse d'engraisser l'administration au prétexte de libéraliser les échanges (plus de mille pages pour le traité de libre-échange CETA avec le Canada) ainsi que de multiplier les aides sociales pour compenser vaille que vaille les conséquences de ce libre-échange (fermeture des usines, déficit commercial, endettement public, déliquescence des services publics). 

Une idéologie devenue folle

Loin de s'opposer, le néolibéralisme et le wokisme, que Jean-Claude Michéa qualifie de « néolibéralisme culturel », communient dans un même objectif : ramener l'humanité à un ensemble de monades avec leur identité particulière et sans identité collective : il n'y a plus de citoyens mais des individus, l'un transgenre, un autre racisé, un autre blanc, etc. C'est une idéologie rendue folle par ses contradictions et dont on voit les effets dans la déculturation de la jeunesse occidentale annoncée il y a déjà plus de cinquante ans par Guy Debord (La Société du spectacle, 1967).

Ainsi que le déplore le philosophe, qui eut pensé alors qu'une université (Lille) pourrait confier des cours d'économie à une personne professant que les économistes Ricardo et Malthus ont été inspirés par L'Origine des espèces de Darwin, un ouvrage paru en 1859, longtemps après leur mort ? Qui eut pensé que cette personne (Sandrine Rousseau) serait un jour élue de la République et ferait la leçon à la terre entière sur les plateaux télé ? Qui eut pensé que le syndicat étudiant de gauche UNEF pourrait justifier un jour l'interdiction à la Sorbonne de la représentation d'une pièce d'Eschyle, Les Suppliantes ?

Pour Jean-Claude Michéa, ces dérives orwelliennes entrent dans la logique néolibérale : elles préparent les individus au seul statut qui vaille, celui de consommateur de biens marchands (Netflix, Uber, etc.). Aussi juge-t-il contradictoire de contester le wokisme tout en se réclamant du néolibéralisme et de l'Europe mondialisée comme le font les journalistes des médias de droite (Le FigaroCNews, Valeurs actuelles, etc.).

Le philosophe reprend à satiété les analyses de Christophe Guilluy sur l'opposition irrévocable entre une France populaire et marginalisée et une France mondialisée et dominante. Combien significative est la désignation comme tête de liste socialiste aux élections européennes de Raphaël Glucksmann, qui avouait en octobre 2018 : « Quand je vais à New York ou à Berlin, je me sens plus chez moi culturellement que quand je me rends en Picardie » (Jaurès, réveille-toi, ils sont devenus fous !).

Ce découplage de la gauche d'avec la réalité charnelle transparaît dans le slogan « Mon corps, mon choix, mon droit ! » que le couple Hollande-Macron avait mis en avant en 2015 en soutien au néoféminisme importé des campus américains. Pour Michéa, on ne saurait formuler de façon philosophiquement plus exacte l'essence même de cette conception bourgeoise et libérale de l'être humain commme « individu replié sur lui-même, sur son intérêt privé et son caprice privé » (Marx, La Question juive, 1843).

En rejetant les « dimensions implicites » et les « évidences partagées » qui donnent sens à la culture (Olivier Roy, L'aplatissement du monde, 2022), le wokisme ouvre un boulevard au néolibéralisme et lui offre un marché libéré de toutes les entraves.

Plus que jamais sonnent vrais les avertissements du prêtre et écologiste Ivan Illich dans les années 1970 sur les illusions du consumérisme (on parlait à l'époque de « société de consommation »). Jean-Claude Michéa ne doute pas qu'Illich aurait été révolté par la dérive foncièrement élitiste et hyper-urbaine de la mouvance écologiste actuelle (Pierre Hurmic, Grégory Doucet, Alice Coffin, etc.) qui veut éradiquer sous couleur d'une « stricte protection de la nature » tout ce qui s'apparente encore, de près ou de loin, à une pratique, une tradition ou un sentiment populaire. Non sans ironie, il attend le moment où ces écologistes métropolitains s'en prendront à l'accordéon, la pelote basque, la pétanque, les sonneries dominicales, la chasse au sanglier, etc. 

André Larané
Publié ou mis à jour le : 2024-01-28 18:21:53
Taïfale (01-02-2024 11:17:49)

J’ai lu tous les livres de JC. Michéa. Certains le classent dans la catégorie des anarchistes conservateurs. Anarchiste, car il fait souvent référence à G. Orwell, PJ. Proudhon, P. Kropotkine, G. Deborg et conservateur, car il défend des modes de vie en société contenant des us et coutumes et qu’il s’oppose à un progrès aliénant.
Si Adam Smith (1723/1790) a été le premier libéral, il a peut-être été inspiré par Bernard de Mandeville (1670/1733) qui pensait que les fraudes, les luxes, les vices doivent pouvoir se développer, car au final c’est toute la société qui en tirerait un bénéfice. Déjà à son époque, Mandeville était dans la version ultra du libéralisme.

jarrige (19-01-2024 23:38:31)

Je ne pense pas qu'une chaîne TV comme Cnews se réclame du néo-libéralisme et de l'Europe mondialisée.

mcae.fr (10-01-2024 05:59:28)

De mon point de vue la dynamique de l’histoire est une compétition où deux modèles s’affrontent et se remplacent tour à tour : l’accumulation coercitive et la décentralisation fédérative.
La référence à Marx est problématique parce qu’elle élimine un des deux modèles. Pour lui, l’investisseur qui contraint les producteurs à son profit n’est pas une modalité de l’économie, mais « l’économie » tout court. Sa critique du modèle le sacralise, puisqu’elle sous-entend qu’il n’y a pas d’alternative.
D’autre part, quand il s’attaque au « capital », il se trompe de combat. Le capital, qui permet de produire, est nécessaire à l’économie, comme la monnaie qui permet d’échanger.
Le vice de l’ère industrielle, c’est la croissance qui, dès l’origine, porte en elle la fracture sociale, la misère et les massacres. Le vice n’est pas la présence du capital, mais l’injonction faite à la société, de l’accumuler.

Les premiers « capitalistes » ont confisqué le progrès scientifique à leurs inventeurs, pour pendre le contrôle des producteurs. Ils auraient très bien pu transmettre le progrès au monde productif et les aider à le mettre en œuvre. La société aurait bénéficié d’une richesse plus abondante et plus facile à produire, accessible à tous.
Pourquoi une production de masse, si ce n’est pour en exclure les masses, et les acculer à l’exil ?
La sclérose de la société n’est que la conséquence long terme de l’objectif initial d’accumuler, c’est la signature de ce qu’on appelle le capitalisme ? Ce constat pessimiste donne également une indication pour en sortir.

L’auteur nous dit que le capitalisme fait feu de tout bois et récupérer toutes les idées, même celles qui lui sont hostiles.
L’économie du profit, est en effet, un système cohérent, un automatisme avec ses boucles de retour, qui lui permettent de toujours revenir à son but final, quelles que soient les perturbations. La seule façon d’en sortir, c’est de modifier les boucles de retour, c’est-à-dire de changer de modèle.

Les auteurs des théories économiques ont surtout été mis en avant parce qu’ils ont donné une respectabilité à la captation, en la recouvrant d’un habit scientifique.

Ce n’est pas parce que l’état s’est affaibli dans les années 70 que le néolibéralisme est apparu ( pourquoi se serait-il affaibli ? ), mais parce que le néolibéralisme nous a été imposé et que les pathologies sociétales sont apparues (chômage, appauvrissement, endettement, désindustrialisation), que l’état a perdu sa crédibilité.

Je vois le wokisme comme une tentative de la gouvernance mondiale, pour imposer sa vision du monde directement dans l’esprit des individus, surtout des jeunes, grâce à larme fatale des réseaux sociaux, à un moment où elle a de plus en plus de mal à l’imposer aux états.

Roland Berger (08-01-2024 15:15:09)

J'ai vu mon père sombrer dans le désarroi total après avoir fait faillite. Ses rivaux en ont profité. Leurs enfants étaient dans ma classe.

Alban (08-01-2024 11:41:21)

Merci Christophe. Il ne faudrait pas jeter le bébé avec l'eau du bain comme disent les Américains. Les excès du libéralisme ne doivent pas entraîner le rejet de celui-ci!

Christophe (08-01-2024 11:38:17)

Désolé, la collusion woke-néolibérale ne m’apparaît toujours pas :
Que l’ignorance gagne du terrain tous les jours parce que des andouilles rejettent l’effort (la « transpiration » dans la déclaration de Julie Amanet sur les « lacs du Connemara »…), et se « repentent » de leur passé qui serait brutal, colonial, intolérant aux femmes, irrespectueux des minorités, etc, hélas ; mais que ce soit un complot du néolibéralisme, je ne vois pas. Au risque de me répéter, Macron est aussi ultra-néo-libéral que moi d’ « extrême » droite. Il ne faut pas croire les cuistres qui qualifient d’extrémistes tous ceux qui résistent à leur discours ; depuis toujours, on accuse de la rage les chiens qu’on veut noyer. L’évidence est que les LFI-écolo proposent plutôt décroissance et sobriété en opposition au commerce qui nous ajoute de nouvelles fêtes de la consommation : black Friday, Halloween, etc.
Le néolibéralisme étend-il la compétition à la sphère privée ? Sans doute, même si je n’y vois pas d’idéologie ; on peut effectivement acheter des crèmes pour être plus belle, des équipements pour courir plus vite, des kits pour avoir une plus belle voiture, du matériel pour améliorer sa maison, etc. Est-ce que le désir de mieux ou plus faire est le fruit du marketing capitaliste consumériste ou une caractéristique de la société chrétienne occidentale (mais alors comment les distinguer) ? Est-ce que l’islam crée du fatalisme, de la « soumission » à Dieu vs. le christianisme de l’opiniâtreté à la tâche comme voudrait nous le faire croire le désormais fameux discours de Noël de Villiers sur CNews. Le christianisme a-t-il permis l’Etat de droit ? Les gènes néanderthaliens ont-ils permis le christianisme ? Quel est l’œuf, quelle est la poule… Je n’en sais rien !

Jacques Groleau (08-01-2024 00:32:13)

Eh ben ! Superbe article ! J'avais acheté, et pas terminé, un bouquin de M Michea, ayant eu des membres de ma famille tués par les "héritiers" de ces grands démocrates que sont Lénine, Staline, Ho Chi Min et autres Mao, toute référence à Marx me fait fuir !
Mais je crois que je vais me trouver cet ouvrage !!!

Fischel (07-01-2024 22:54:53)

Alleluia ! Il reste encore sur cette planète au moins un esprit qui a su rester critique.
Continuez vos rubriques, c'est un bain de fraîcheur.
Cordialement

Michel Bergès (07-01-2024 19:10:49)

L'article de présentation est clair, excellent. Mais l'auteur présenté n'analyse pas la politique. C'est un économisme essentialiste -, mécaniste, qui n'explique pas les conflits, les différences, ignore le monde des langues, des cultures, des religions… Ii a "oublié" l'apport de Max Weber, sa théorie des codes religieux, dans leur prédétermination des formes économiques, sa théorie combinatoire des modes de domination (patrimonial, légal rationnel, bureaucratique, néo-patrimonial "fascismes" compris), ainsi que les essais de Fernand Braudel sur l'histoire du capitalisme et le concept de "civilisation". À poursuivre, donc. La politique, n'est pas l'économique !

Louls (07-01-2024 16:23:10)

Un thème qui fait vendre des livres!

Klakee-Nah (07-01-2024 15:23:24)

"Le marché lui-même est vertueux dans une société vertueuse et mafieux dans une société mafieuse." Le développement néo libéral du capitalisme ne tient pas à la vertu de la société et des capitalistes! Malheureusement! Sa folie est inscrite dans une nécessité "interne": son développement exponentiel! Sans ce développement il va droit vers la crise. Le "fric" est réifié. Il est devenu la "chose" à produire! Peu importe ce qui est produit! La destruction, la guerre ...etc. renouvellent la production du capital comme capital! En boostant la consommation! Le profit est la seule loi! Comme pour le voyou ou le dealer.

FH33 (07-01-2024 13:52:40)

Pour résumer la pensée que Mr Larané répand "ad nauseam" dans cette revue : 1) C'était mieux avant 2) Le capitalisme, le consumérisme, les réseaux, les américains et les milliardaires c'est tout pourri 3) Vive l'état et la politique (sous réserve qu'il s'agisse de la "bonne" politique i.e. celle qui conviendrait à Mr Larané). Quand je pense que je me suis abonné il y a quelques années à Hérodote en espérant que l'histoire serait le dernier bastion des sciences sociales ou l'idéologie serait tenue à distance.

Herodote.net répond :
Soyez rassuré quant à l'Histoire. Elle reste au coeur d'Herodote.net et nous l'analysons avec le plus de distance possible. Sans doute l'avez-vous ressenti à la lecture de notre synthèse inédite sur Theodore Roosevelt.
Dans nos contrepoints de l'actualité (2 à 3% environ de l'ensemble des articles d'Herodote.net), nous nous efforçons d'analyser le présent à la lumière de l'Histoire. Nous ne pensons pas nécessairement que "c'était mieux avant" et nous apprécions de découvrir des avancées intéressantes quand il s'en produit... Si nous en oublions, je vous serais infiniment reconnaissant de nous les signaler:-)

Varisto (07-01-2024 13:12:01)

Bonjour. Enfin je ne me sens plus seul et je suis rassuré : je ne viens pas d'une autre planète !

Cricri (07-01-2024 12:50:52)

Bon article Monsieur Michea mais rien n'est dit sur l'endettement surtout des États-Unis, qui va finir par exploser et brûler le dollar. Votre avis SVP. Merci. Cricri

Fischel (07-01-2024 11:33:23)

Alleluia ! Il reste encore sur cette planète au moins un esprit qui a su rester critique.
Continuez vos rubriques, c'est un bain de fraîcheur.
Cordialement

HBegon (07-01-2024 11:14:10)

Bonjour
Merci pour cet article - commentaire. Je l'ai lu pour en apprendre davantage sur JC Michéa, que je connaissais essentiellement de nom et de halo (Gauche-Pas-Contente). Et je regrette que l'article de M. Larané ne distingue pas ce qui ressort du livre de JC Michéa de ses propres analyses et commentaires. Ce ne serait pas grand chose à modifier dans la forme pour rendre ces articulations plus apparentes.
Cordialement

Cala vrese (07-01-2024 10:33:17)

Stimulant. Mais a force d''avoir "déconstruit" , ridiculisé les valeurs dites bourgeoises, comme la patrie, l'honneur, la vérité ou du moins la tentative de s'en approcher (Aragon, ne disait-il pas "Le mentir vrai" !), l'on ne s'est pas préoccupé de l'intégration intellectuelle de nos concitoyens. "Le viol des foules par la propagande politique" date des années 30 ! Un autre problème : Marx fait indirectement l"éloge du Capitalisme !

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