Israël et ses voisins

Le « Grand Jeu » moyen-oriental

11 octobre 2023 : il y a un peu plus de cinquante ans, un attentat frappait les Jeux Olympiques de Munich et portait sur le devant de la scène internationale la question palestinienne. Depuis lors, Israël et ses voisins sunnites ont tenté de l'occulter et fait passer au premier plan les enjeux géopolitiques et en particulier la lutte contre l’expansionnisme iranien.

Mais à la surprise générale, le 7 octobre 2023, à Gaza, le Hamas s'est rappelé au souvenir des comparses de la façon la plus brutale qui soit ; ce mouvement terroriste pro-iranien a ramené les Palestiniens au coeur du « Grand Jeu » moyen-oriental...

Tôt ce samedi matin 7 octobre, à Tel Aviv, où nous passions shabbat, j’ai été réveillé par les sirènes, suivies deux minutes plus tard par les explosions du système anti-missiles « Dôme de fer ».

Cinquante ans et un jour après l’attaque surprise de la guerre de Kippour, le peuple israélien était à nouveau stupéfait par une attaque. Mais l’histoire ne se répète jamais, elle bégaie. En 1973, nous eûmes affaire à une guerre conventionnelle qui opposait trois armées. Aujourd’hui, il s’agit d’une lutte contre une organisation terroriste, le Hamas, un groupe fondamentaliste musulman issu des Frères musulmans, qui tient en otage les deux millions d’habitants de la bande de Gaza depuis quinze ans.

Chacun a pu constater la cruauté de ces extrémistes qui ont notamment massacré dans la nuit de vendredi à samedi 250 jeunes qui participaient à une rave-party, sur le modèle que ce qui s’était passé au Bataclan à Paris, en 2015. Il est bien évidemment trop tôt pour comprendre les tenants et les aboutissants de cette tragédie mais il importe de la replacer dans le contexte politique et diplomatique de ces dernières années pour en saisir la logique effroyable.

La raison d’État avant l’idéologie

Tout commence avec l’invasion de l’Irak par les États-Unis en 2003 qui a rebattu les cartes au Moyen-Orient tout en déstabilisant les États issus de la Première Guerre mondiale. La République islamique d'Iran a ainsi placé sous sa protection les chiites d'Irak et du Liban. Profitant aussi des désordres nés du « printemps arabe » de 2011, elle a soulevé les chiites de Bahrein et attisé la rebellion houtiste (chiite) au Yémen. En Syrie, l'Iran est intervenu ainsi que la Russie de Vladimir Poutine en soutien de Bachar el-Assad.

Il s'en est suivi à partir de 2015 un « Grand Jeu » moyen-oriental (dico) qui a rebattu les cartes d'incroyable façon jusqu'à faire passer à la trappe la question palestinienne. 

Israël s'est trouvé dépendre du bon vouloir des avions et des radars de la base russe de Lattaquié (Syrie), pour effectuer des bombardements en Syrie et ainsi stopper l’expansion militaire de l’Iran et de son bras armé, le Hezbollah chiite libanais, vers les frontières nord d’Israël. Les ambiguïtés de cette politique sont apparues crûment lors de l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022 : on a ainsi vu l’Iran livrer des drones à la Russie tandis que les Russes fermaient les yeux sur les attaques israéliennes contre les factions pro-iraniennes du Liban et de Syrie !

Dans le même temps, l'Arabie séoudite s'est vue menacée par l'intervention de l'Iran au Yémen. Il s'ensuit que les États sunnites en sont venus à dialoguer avec l'État hébreu, hier encore honni et combattu. En mars 2022, le sommet du Néguev, à Sde Boker, le kibboutz de David Ben Gourion, a réuni les ministres des Affaires étrangères d’Israël, des États-Unis, d’Égypte, des Émirats Arabes Unis, de Bahreïn et du Maroc. Le seul fait de rassembler tous ces ministres était déjà une première performance ; la seconde fut d’exclure le conflit israélo-palestinien de l’ordre du jour, le réduisant ce faisant à une affaire intérieure israélienne !

Signature des accords d'Abraham en 2020. De gauche à droite : Ministre des Affaires étrangères de Bahreïn Abdullatif bin Rashid Al-Zayani, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le Président américain Donald Trump, le Ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis Abdullah bin Zayed Al-Nahyan. Agrandissement : les ministres des Affaires étrangères au sommet du Néguev en Israël en 2022. De gauche à droite : Abdullatif bin Rashid Al Zayani (Bahreïn), Sameh Shoukry (Égypte), Yair Lapid (Israël), Antony Blinken (États-Unis), Nasser Bourita (Maroc), et Abdullah bin Zayed Al Nahyan (Émirats arabes unis).Prolongeant les « accords d’Abraham » lancés par le président Trump et le Premier ministre Netanyahou en 2020, le sommet du Néguev a permis de sortir Israël de son isolement régional, surtout si on ajoute la Jordanie, avec laquelle la paix a été signée en 1995, et le Soudan qui a signé en 2021 un traité avec Israël. Le Tchad, qui avait rétabli ses relations diplomatiques avec Jérusalem dès 2019, a inauguré son ambassade en Israël en 2023.

La proximité inédite d’Israël avec le bloc sunnite s'est trouvée renforcée par la nouvelle lune de miel avec la Turquie, après plus de dix ans d’un froid glacial soufflant entre les deux pays. Après avoir été depuis 2010 l’un des plus chauds défendeurs de la cause palestinienne, le président Erdogan a amorcé un rapprochement dès 2021 pour aboutir à un rétablissement complet des relations diplomatiques conclu le 27 août 2022. C’est essentiellement le chef de l’État turc qui a pris l’initiative, à la fois pour se donner un aspect moins agressif au niveau international, mais également pour des raisons intérieures, tant économiques qu’électorales.

Ce rapprochement a pris un tour inattendu dans la guerre entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan en 2020. Le dictateur azerbaïdjanais Aliev a pu alors bénéficier du soutien actif de son homologue turc mais aussi de l'aide active d'Israël qui l'a alimenté en équipements militaires sophistiqués, cependant que l'Arménie, coincée entre deux grands États turcophones, n'avait d'autre choix que l'alliance avec l'Iran voisin.

Enfin, dans le domaine des relations entre Israël et la région arabo-musulmane au milieu de laquelle l’État hébreu se trouve placé, il faut souligner une première avancée vers le Liban, avec la signature en octobre 2022 de l’accord sur les frontières maritimes et l’exploitation des champs gaziers sous-marins. Cet accord était le résultat tant de pressions américaines exercée sur une longue durée sur les deux parties que le témoignage de l’affaiblissement du Hezbollah chiite, notamment après l’explosion du port de Beyrouth en août 2020.

Tous unis face à la République islamique

Si les pays musulmans continuent d’affirmer leur soutien à la cause palestinienne dans les organisations internationales, Israël ne paraissait plus être tabou et les avantages que ces pays retiraient de cette « mauvaise fréquentation » l’emportaient largement sur le risque d’être vu comme trahissant la « cause arabe ».

Le rapprochement inédit entre Israël et une partie du monde arabe sunnite et nord-africain, outre ses aspects militaires, commerciaux et économiques non négligeables, confirme un spectaculaire « renversement des alliances » pour qui se souvient du soutien actif apporté par Israël à l’Iran pendant la guerre Irak-Iran, dans les années 1980.

Il est vrai qu’à l’époque, l’État hébreu se sentait plus directement menacé par ses voisins immédiats. Aujourd'hui, il s'inquiète plus que tout de ce que le régime des ayatollahs profite de ce que les Occidentaux étaient accaparés par la guerre d’Ukraine pour accélérer sa course à l’arme nucléaire. Il existe en Israël un large consensus pour empêcher par tous les moyens la République islamique de l’acquérir. Washington, allié incontournable de Jérusalem, commence aussi à envisager une solution militaire.

En Israël et au Moyen-Orient, la raison d’État et l'intérêt supérieur de la nation ont donc paru l'emporter sur l’idéologie, en dépit de la recrudescence des attentats terroristes palestiniens en 2022 et du retour au pouvoir de l’inusable Benjamin Netanyahou (73 ans), déjà Premier ministre en 1996-1999 et 2009-2021, à la tête de la coalition la plus à droite qui aie jamais gouverné l’État d’Israël.

Ses projets de transformation du système judiciaire ont plus que jamais divisé l'opinion israélienne. Mais cela, c'était avant que le Hamas pro-iranien ne lance les attaques terroristes du 7 octobre 2023. Qu'adviendra-t-il dans ces conditions du « Grand Jeu » israélo-arabo-iranien ? Il est bien trop tôt pour le dire. 

L’historien-témoin que je suis peut cependant suggérer quelques pistes de réflexion qui demanderont à être approfondies plus tard :
• Comment expliquer cette impuissance de l’armée israélienne tant au niveau des renseignements préventifs que dans les premières heures de l’attaque ?
• Pourquoi une partie des dirigeants israéliens, et Benjamin Netanyahou en tête, ont-ils renforcé économiquement et politiquement le Hamas tout en affaiblissant systématiquement l’autorité palestinienne de Mahmoud Abbas ?
• Pourquoi le gouvernement israélien actuel a-t-il renforcé la présence militaire en Judée-Samarie, tout en dégarnissant les forces qui surveillaient la frontière de Gaza ?
• Comment comprendre les rapports entre les organisations fondamentalistes musulmanes insensibles aux droits de l’homme les plus élémentaires, et les principes religieux de l’islam dit « modéré ».
• Enfin l’État d’Israël peut-il détruire le pouvoir du Hamas à Gaza sans que cela entraîne une crise humanitaire terrible pour les habitants civils.

Reste que le comportement sanglant et abject des terroristes du Hamas samedi dernier ne peut avoir comme résultat que la volonté israélienne d’éradiquer totalement cette organisation. Les semaines qui viennent nous diront si cela est encore possible.

Dr Alain Michel, historien, Jérusalem
Publié ou mis à jour le : 2023-10-11 09:31:15
Christian (30-01-2024 08:29:48)

L'occupation et la colonisation de la Palestine n'ont pas commencé le 7 octobre dernier, mais en 63 avant notre ère, lorsque Pompée a imposé son protectorat au royaume de Judée. Ce n'est que deux mille ans plus tard, en 1947, qu'a été adopté le principe de la création de deux Etats palestiniens indépendants, l'un juif et l'autre arabe.

jean claude (24-01-2024 14:44:54)

L'occupation et la colonisation de la Palestine n'a pas commencé le 7 octobre dernier mais il y a 105 ans dont 30 ans de colonialisme britannique et et 75 ans d'occupation sioniste.En 1948,des bandes sionistes se sont engagées dans une campagne de nettoyage ethnique contre le peuple palestinien,prenant le contrôle par la force de 77% du territoire palestinien,expulsant de leurs maisons 57% des Palestiniens,détruisant plus de 500 villages et villes palestiniennes,commettant de nombreux massacres et pratiquant l'apartheid.Les forces d'occupation ont assassiné entre janvier 2000 et septembre 2023 11299 Palestiniens et en a blessé 156768 autres dont la majorité était des civils .l'administration américaine et ses vassaux occidentaux ont tjrs soutenu l'entité sioniste en lui fournissant armes et aides financières si bien que celle-ci a méprisé allègrement plus de 900 résolutions émises par l'ONU au cours des 75 dernières années en faveur du peuple palestinien.Pire,l'entité occupante a détruit tout possibilité de réaliser l'Etat palestinien en menant une vaste campagne dé construction des colonies et de judaïsation des terres palestiniennes.Des milliers de détenus palestiniens dans les geôles sionistes sont privés de leurs droits fondamentaux et subissent des agressions et humiliations,le blocus aérien,maritime et terrestre sur la bande de Gaza perdure depuis 17 ans.La résistance palestinienne représentée par une de ses composantes le HAMAS se devait de réagir le 7 octobre dernier.Cette résistance a indiqué clairement qu'elle entendait condamner le projet sioniste et non les Juifs parce qu'ils sont juifs,ce sont les sionistes qui rattachent leur funeste projet au judaïsme.Le peuple palestinien a le droit d'obliger l'occupant à mettre fin à l'occupation.

Doc7438 (06-12-2023 14:58:50)

Pour "comprendre les relations entre les fondamentalistes et les "modérés" il faut peut-être relire le Coran et notamment la Sourate n°9. Mais ensuite toute interprétation est possible...

Christian (06-12-2023 07:38:19)

S'il est sans doute encore prématuré de parler de "génocide" comme le font certains, on peut remarquer qu'après avoir poussé les Palestiniens à se retirer de la partie nord de la bande de Gaza, les Israéliens bombardent maintenant la partie sud, ce qui incite les Palestiniens à se réfugier encore plus loin et ce qui vise peut-être à vider la bande de Gaza de toute sa population arabe. Dans le même temps, les colons israéliens se montrent de plus en plus agressifs à l'égard des Palestiniens de Cisjordanie. On peut donc se demander si le Hamas et certains Israéliens n'ont pas le même fantasme, celui d'une Palestine "ethniquement pure" de la Méditerranée au Jourdain, vidée de toute sa population juive pour les premiers et de toute sa population arabe pour les seconds...

Christian (01-12-2023 09:10:52)

On rappelle souvent les mots employés par le général de Gaulle dans sa conférence de presse du 27 novembre 1967 qualifiant le peuple juif de "peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur"...

Mais on oublie souvent de rappeler la suite, et notamment le passage suivant, qui est toujours d'actualité, malheureusement : "Israël s’est emparé, en six jours de combat, des objectifs qu’il voulait atteindre. Maintenant, il organise, sur les territoires qu’il a pris, l’occupation qui ne peut aller sans oppression, répression, expulsions, et il s’y manifeste contre lui une résistance, qu’à son tour, il qualifie de terrorisme"... C'est en quelques mots toute l'histoire des cinquante-six dernières années (à l'exception de la courte période qui a suivi les accords d'Oslo, torpillés par les amis de Nétanayahou)...

Christian (20-10-2023 15:30:13)

Comme pour le sabotage des gazoducs North Stream il y a un an, on ne connaîtra peut-être jamais les responsables du bombardement de l'hôpital de Gaza. Les dernières informations dont on dispose font état d'un bilan surévalué (quelques dizaines de morts au lieu de plusieurs centaines) et n'excluent pas l'hypothèse d'une erreur de tir du Hamas ou du Djihad islamique. De là à conclure que l'affaire, déjà tragique en elle-même, aurait été plus ou moins grossie pour tenter de faire oublier les massacres et les prises d'otages du 7 octobre et/ou pour exacerber les tensions dans le monde arabe...

Christian (18-10-2023 12:38:23)

Je ne sais pas si le bombardement de l'hôpital de Gaza est imputable à Israël, au Hamas ou au Djihad islamique. Ce qui est sûr, c'est qu'il a entraîné ou servi de prétexte à l’annulation du sommet qui devait se tenir aujourd'hui à Amman entre les Etats-Unis, la Jordanie, l'Egypte et l'Autorité palestinienne. On peut penser que certains pays de la région ou en dehors de la région avaient intérêt à cette annulation, mais les pistes possibles sont si nombreuses que je n'ose proposer aucune hypothèse...

Christian (17-10-2023 10:22:33)

Je n'ai aucune certitude à ce sujet, mais je veux bien essayer de répondre à mon homonyme Christian R en lui disant que, dans les événements tragiques du 7 octobre comme dans toutes les grandes catastrophes, il ne faut pas sous-estimer la part de la bêtise humaine, qui est infinie comme le disait Einstein.

Jean-Loup Samaan, expert français en relations internationales, attribue l'apparente "erreur" d'Israël à deux facteurs principaux: le premier serait la conviction du gouvernement israélien que le Hamas agirait davantage comme un "gouvernement responsable" (sic) que comme une organisation terroriste à Gaza; le second facteur serait qu'Israël a réduit ses défenses à Gaza, se concentrant ces dernières années sur la Cisjordanie. En tout cas, au-delà des conséquences humaines qui sont d'ores et déjà catastrophiques, Nétanyahou risque cette fois de payer cher ces erreurs sur le plan politique, voire judiciaire...

Christian R (17-10-2023 08:35:01)

J'avais émis un commentaire dimanche dernier mais apparemment il n'a pas été retenu, ou ai-je mal validé mon message. Pourtant je souhaiterais bien une réponse car perplexe, mais aussi souhaitant être rassuré. Aussi je le reformule.
Je suis surpris des informations reçues selon lesquelles l'Etat israélien n'aurait rien perçu de ce qui se préparait. Alors que cet état est, semble-t-il, à la pointe du renseignement, de l'espionnage vis à vis des autres états, régions voire entreprises, il ne voit rien de ce qui se passe sur son sol et qui plus est tramé par ses pires ennemis;
Et puis si cette terrible attaque, et odieuse, a été fomentée grâce à l'aide d'états extérieurs soutiens du terrorisme du Hamas, en l'occurrence du Hezbollah et de l'Iran, pourquoi ces derniers n'ont pas ouvert simultanément un front au nord ?

Ces interrogations ouvrent la voie à des suppositions toutes aussi monstrueuses : Et si, et si, l'Etat d'Israël était parfaitement au courant et ai laissé faire pour obtenir son prétexte de liquidation de la bande de Gaza.
Mais ceci est tellement impensable... Rassurez moi.

Christian (16-10-2023 12:40:28)

Il existe sans doute une différence entre antisémitisme et antisionisme, mais il faut reconnaître qu'elle est parfois très mince... En principe, l'antisionisme est une opinion politique qui s'oppose à la création d'un Etat spécifique pour les Juifs en Palestine, mais force est de constater qu'il s'accompagne souvent d'un antisémitisme plus ou moins déclaré. En principe, un antisioniste non antisémite n'exigerait pas le départ des Juifs installés actuellement en Israël, mais plaiderait au contraire pour un Etat palestinien unique où cohabiteraient sur un pied d'égalité toutes les croyances et toutes les religions selon le principe "un homme, une voix" - autrement dit un Etat pluraliste, démocratique et laïc, modèle qui n'est guère présent dans cette région du monde.

On devine que la création d'un tel Etat palestinien démocratique et laïc n'est pas pour demain. C'est pourquoi la solution à deux Etats paraît à court terme plus réaliste, ce qui n'empêcherait pas ces deux Etats de former une union économique et douanière qui pourrait englober aussi la Jordanie (une sorte de "Benelux" comme je l'ai entendu dire en juin 1996 lors d'un voyage organisé au Proche-Orient par le journal "Le Monde").

Jean-Marc (16-10-2023 08:48:25)

Je suis triste et choqué de ce regain de violence, comme tout le monde, en Israël-Palestine.
La violence n'a JAMAIS amenée quoique ce soit de créatif !
Je suis d'autant plus triste que j'ai vu, de mes yeux vu, ce qui se passe là-bas, en 2014. J'ai fait un voyage Tel-Aviv, Haifa, Frontière avec le Liban, Nazareth, Tibériade, Jéricho, Ramallah, Betléheme, et retour sur Tel-Aviv.
Je suis ébahi devant le silence des nations devant ces stigmatisations perpétuelles des palestiniens, ces controles en permanences, des vols de terre, de la présence de colonies. Et cela depuis la création de l'Etat d'Israël. Les uns comme les autres ont vécu des centaines d'années en bonne intelligence. Pourquoi ce n'est plus possible !

J'ai vu ces colonies gardées par des miradors pour être protégées de l'incursion de palestiniens, j'ai vu ces champs où des oliviers arrachés jonchaient le sol, ces militaires armés de toutes parts. Sans parler des provocations où des militaires ou de la police israëlienne allaient sur l'esplanade des mosquées ! Imaginon un musulman se promenant le long du mur des lamentations !!! Il serait lynché, ou pour le moins mis en prison vite fait, bien fait !
Pourtant les choses seraient si simples, si la communauté internationales faisait pression sur les un et les autres . Des frontières entre les deux états existent mais sont sant arrêt violées par les l'un ou les autres.
On va dire que je suis naïf, que ce n'est pas si facile, blabla, blabla, blabla. Avec une vision juste, humaine, tout simplement, c'est tellement simlpe.
Voilà ce que je voulais dire. Je sais que je vais recevoir les foudres d'un grand nombre de lecteur, mais tant pis,, de toutes façons je n'entamerai aucune polémique, la polémique est quelques chose de stérile.

Jean-Marc (16-10-2023 08:47:53)

Je suis triste et choqué de ce regain de violence, comme tout le monde, en Israël-Palestine.
La violence n'a JAMAIS amenée quoique ce soit de créatif !
Je suis d'autant plus triste que j'ai vu, de mes yeux vu, ce qui se passe là-bas, en 2014. J'ai fait un voyage Tel-Aviv, Haifa, Frontière avec le Liban, Nazareth, Tibériade, Jéricho, Ramallah, Betléheme, et retour sur Tel-Aviv.
Je suis ébahi devant le silence des nations devant ces stigmatisations perpétuelles des palestiniens, ces controles en permanences, des vols de terre, de la présence de colonies. Et cela depuis la création de l'Etat d'Israël. Les uns comme les autres ont vécu des centaines d'années en bonne intelligence. Pourquoi ce n'est plus possible !

J'ai vu ces colonies gardées par des miradors pour être protégées de l'incursion de palestiniens, j'ai vu ces champs où des oliviers arrachés jonchaient le sol, ces militaires armés de toutes parts. Sans parler des provocations où des militaires ou de la police israëlienne allaient sur l'esplanade des mosquées ! Imaginon un musulman se promenant le long du mur des lamentations !!! Il serait lynché, ou pour le moins mis en prison vite fait, bien fait !
Pourtant les choses seraient si simples, si la communauté internationales faisait pression sur les un et les autres . Des frontières entre les deux états existent mais sont sant arrêt violées par les l'un ou les autres.
On va dire que je suis naïf, que ce n'est pas si facile, blabla, blabla, blabla. Avec une vision juste, humaine, tout simplement, c'est tellement simlpe.
Voilà ce que je voulais dire. Je sais que je vais recevoir les foudres d'un grand nombre de lecteur, mais tant pis,, de toutes façons je n'entamerai aucune polémique, la polémique est quelques chose de stérile.

E. Louchard (15-10-2023 19:53:06)

Regardons les causes du conflit Palestine-Israël.
Les Occidentaux ont permis la division de la Palestine, c'est la cause principale avec le sionisme. (l'antisionisme est totalement différent de l'antisémitisme, des pressions médiatique veulent nous faire croire le contraire. L'antisionisme étant un désaccord sur une option politique).
Ensuite le vers étant dans le fruit avec la décision de créer un état juif, les désaccord et les guerres se sont enchaîner.
Aujourd'hui, les Occidentaux défendent simplement leur décision de partition de la Palestine originelle décidée unilatéralement. je rappelerais qu'à cette époque, des juifs, des chrétiens et des musulments étaient présents. Aujourd'hui Jérusalem devrait être ville internationale, ce serait la meilleure solution.
Quant au terrorisme, c'est à dire ce qui répand la terreur, je crois que les antagonistes actuels ont la même démarche. 25 enfants de tués en israël et 400 de tués en Palestine! Dramatique, une armée légitime d'un côté et non de l'autre, mais même résultat moral avec une offence à la misère par les favorisés.
Sans parler des colonies juives installées et protégées par l'arméé! Inconcevable au 21ème siècle.

Bernard (14-10-2023 18:21:12)

S'agissant de ses conséquences en France, l'attaque du Hamas des 7 et 8 octobre 2023 aura au moins eu pour mérite de clarifier les positions des uns et des autres. Elle montre que, s'il est un parti qui croit au Grand Remplacement, c'est bien LFI, dont la position serait incompréhensible s'il ne faisait pas le pari de la démographie doublement galopante - et par l'immigration et par le différentiel de natalité avec les Français de souche - des colons musulmans sur le territoire national. Elle montre aussi combien la dénazification latente (qu'on m'épargne ici les habituelles digressions sur le "point Godwin") d'une large partie de la Gauche va être difficile, car elle passe par l'éclatement de la NUPES, c'est à dire par le suicide électoral, au moins momentané, de la partie saine de cette fraction de l'opinion. Avec l’affaire Dreyfus, l’antisémitisme était passé de gauche à droite. Avec l’immigration de masse, il est repassé à gauche.

Pharamond (13-10-2023 16:38:31)

"Vers l'Orient compliqué, je vole avec des idées simples". Cet article est remarquable quant à sa description du mouvement à complication qu'est le Moyen-Orient. Pourtant j'ai la simplicité de penser que ce n'est plus une affaire de territoire, même plus un problème de religion, juste un conflit de civilisation dans lequel Israël, poste avancé de l'Europe en Asie mineure, est en première ligne suivi par l'Europe elle-même en deuxième ligne...

Christian (13-10-2023 05:25:07)

Question du Dr Alain Michel : "Pourquoi une partie des dirigeants israéliens... ont-ils renforcé économiquement et politiquement le Hamas tout en affaiblissant l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas ?"

A mon avis, la réponse est simple (trop simple, hélas)... Nétanyahou et ses amis d'extrême droite (qui ont assassiné Rabin en 1995) n'ont jamais accepté les accords d'Oslo qui prévoyaient à plus ou moins long terme la création d'un Etat palestinien indépendant regroupant la Cisjordanie et la bande de Gaza. La mise en place d'un "gouvernement" dissident à Gaza contribuait donc à affaiblir l'Autorité palestinienne qui se trouvait de fait réduite à quelques enclaves en Cisjordanie, le reste étant livré aux colons israéliens et destiné à l'annexion sous le nom de Judée-Samarie.

Christian (12-10-2023 11:50:09)

J'espère de tout cœur qu'il est encore possible de trouver une solution juste à ce conflit, mais ce ne sera sûrement pas avec des extrémistes comme les islamistes du Hamas ou les amis de Nétanyahou, qui ont assassiné Rabin en 1995 pour enrayer le processus de paix et qui ont bien réussi leur coup, malheureusement. Dans un monde idéal, il faudrait sans doute en revenir au partage équitable de la Palestine entre un Etat arabe et un Etat juif, dont le principe avait été approuvé par l'ONU en 1947 et confirmé par les accords d’Oslo en 1993/1994.

On peut d'ailleurs noter à ce sujet que, malgré la guerre froide, les Etats-Unis et l'URSS, puis la Russie, ont toujours été d'accord depuis 1947 sur ce qu'on appelle aujourd'hui la "solution à deux Etats" (à l'exception peut-être de Trump qui a malencontreusement fait transférer l'ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem pour complaire aux fondamentalistes juifs et américains).

Pax-hominibus (12-10-2023 10:54:37)

Il s'agit d'une situation où il n'y a pas de solution juste.
Les populations juives ont subie des malheurs inimaginables pendant 2 millénaires consécutivement à leur dispersion géographique avec des populations devenues juives suite aux nombreuses conversions au judaïsme tels les khazars de l'Ukraine actuelle et de nombreuses populations périméditerranéennes et peut-être aussi suite à la dispersion des survivants après la révolte de Bar-Kokhba vers 130, du temps d'Hadrien.
Suite à l'horreur de la shoah, il paraît juste que les juifs reçoivent des garanties de survie dans un Etat qui leur appartienne.
Cet Etat s'est fondé sur l'expulsion en 1948 de leur terre d'un grand nombre des habitants qui sont donc devenus des réfugiés. Ils ont été sans aucun doute des victimes.
Le réalisme soit nous faire réfléchir à ce qu'est la justice par rapport à la réalité : pendant combien de générations peut-on être réfugié? Il est manifestement totalement irréaliste d'imaginer un retour des descendants des réfugiés de 1948 sur des terres occupées et transformées pendant 75 ans. Il me paraît tout aussi peu réaliste de faire 2 états sur une même terre occupée par 2 peuples qui se haïssent, chacun avec ses raisons. Dans ce cadre, il me semble savoir que le Hamas a l'expulsion de juifs de Palestine dans ses statuts, idée inadéquate et motrice des événements actuels.
Pensons aussi à l'hypocrisie des Etats musulmans qui se disent "frères" des Palestiniens mais les rejettent voir les massacrent tout en ayant absorbé une grande partie de ces personnes qui ont souvent des compétences bienvenues.
Alors que faire? Combien de temps la Communauté Internationale par l'entremise de l'UNWRA va financer des réfugiés qui ne le sont plus ? Si ce financement s'arrête, les ex-réfugiés vont devoir créer leur propre richesse et ce ne sera pas sur la terre d'Israël. alors faut-il les pousser à se disperser dans le monde musulman puisque leur culture religieuse est leur façon de se ressentir ? Peuvent-ils avoir leur place dans ce vaste ensemble pas du tout cohérent et ni bien disposé?
On peut se demander si la discussion sur la fin du financement de l'UNWRA ne va avancer suite à la déplorable et stupide agression du Hamas, illustration de l'inanité de la violence pour aboutir à une solution favorable.

Christian (12-10-2023 09:52:19)

Je suis quelque peu étonné de lire sur ce site que les Israéliens ont "envahi" la Palestine "où ils ne séjournaient plus depuis 1800 ans" alors que cette région a toujours compté une population juive, même après la destruction du temple de Jérusalem par les Romains. Je trouve remarquable que l’on dénonce les injustices incontestables dont souffrent les Palestiniens sans mentionner les pogroms et le génocide dont les Juifs ont été victimes en Europe. En tout cas, rien ne justifie qu'un mouvement terroriste et islamiste prétendant agir au nom du peuple palestinien se livre à des pogroms et des prises d'otages sur le territoire israélien, en prenant le risque d'attirer sur lui des représailles dont souffriront ceux qu'il prétend défendre...

Gabriel (12-10-2023 07:29:30)

Je suis quelque peu étonné que le Dr. Michel ne parle que d’Israël (Etat hébreux) et n’aborde aucunement le point de vue des Palestiniens. Ainsi, par exemple, il commence sa rétrospective en l’an 2003 alors qu’il faudrait la commencer en 1948, au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, que dis-je, à la Déclaration Balfour de 1917. Les Palestiniens sont chez eux, alors que les Israéliens ont envahi ce pays où ils n’y séjournaient plus depuis 1800 ans. Je trouve remarquable que l’on reconnaisse l’injustice de la situation des indiens aux USA ou des aborigènes en Australie mais pas celle des Palestiniens chez eux. Quant aux attentats du Hamas de ces derniers jours ils sont sans doute condamnables, mais ne sont-ils pas l’expression d’un peuple tenu à la laisse qui essaye de se libérer, de survivre, comme le firent les israéliens en 1947-1948 ?

Halpi (11-10-2023 18:20:36)

Il y des siècles, que dis-je, des millénaires que les tribus de bédouins se tapent dessus dans ce coin du monde, pour des lopins de pâturages, pour des dieux, pour le pouvoir de leurs manitous. Il leur faut des ennemis de génération en génération pour maintenir leur identité et le pouvoir des chefs. Il leur faut des innocents pour donner et recevoir les coups mortels. Il faudrait sortir de ces rhétoriques imbéciles.

Emile (11-10-2023 16:16:55)

Pour ne pas etre en reste sur la responsabilte de la France
En 1946 Georges Bidault Ministre des Affaires etrangeres , exfiltre depuis la Villa Marguerite a Saint Maur Amin El Husseini qui s etait debrouille a se faire capturer dans le secteur Francais a Berlin ! On lui évite Nuremberg où Tito l attendait , contre les promesses de protection des possessions et colonies françaises , contre les menées anglaises ! Hop, VOL 346 TWA pour le Caire + Passeport maison !
On fait juste rappel de GISCARD dont la partie cul n a pas accelere la partie tete et son INVITE de NEAUFFLE LE CHATEAU !
Fermez le ban de LA DIPLOMATIE FRANCAISE , PICOT avait initie le désastre Avec son entente cordiale au pres de SIKES !

Juan Marco (11-10-2023 11:41:31)

L’article résume bien la situation. Personne ne veut de cet état palestinien et Israël ne veut pas partager Jérusalem. Il faudrait donc l’imposer. Comme les Américains n’ont plus de crédibilité, c’est à la Chine de prendre le leadership de cette région avec les nouveaux BRICS. Quant à nous européens, on n’existe pas. Il faudrait a minima que la France prenne l’initiative de transformer son siège à l'ONU en siège européen et que l’Europe ait une vraie politique étrangère. Donc soit la Chine, soit l’Europe. Tout le reste continuera comme avant et l’article explique bien comment se comportent les puissances les régionales dont Israël.

Christian (11-02-2023 15:08:02)

Je rappelle, à toutes fins utiles, que le partage de la Palestine entre un Etat arabe et un Etat juif (avec un statut international pour Jérusalem) a été approuvé par l'ONU en 1947, qu'Israël a reconnu l'OLP et l'Autorité palestinienne par les accords d’Oslo en 1993/1994, et que l'Etat palestinien a été admis comme observateur à l'ONU en 2012.

Jonas (09-02-2023 14:27:00)

Je rappelle a toutes fins utiles , que le royaume de Jordanie est composé de 65 à 70% de palestiniens et qu'il existe vingt et un pays arabo-musulmans et trente cinq pays musulmans non arabes, qui forment l'Organisation de la coopération islamique ( OCI ) dont on parle peu mais qui représente un des lobbys le plus importants après celui de l'ONU ( presque 30% de l'Assemblée générale de l'ONU).
Alors je me demande toujours a quoi peut servir , un vingt -deuxième pays arabo-musulman de plus , nommé Palestine. Sera-t-il différend des autres pays arabo-musulmans ? Et dans quels domaines et avec quels moyens ? Sera-il démocratique ? Dans ce cas pourquoi fera-il exception des autres pays arabo-musulmans qui eux sont indépendants depuis plusieurs décennies et qui ne sont pas. ( il suffit de les passer en revue un par un , pour avoir le coeur net)
Est-ce que ce vingt deuxième pays arabo-musulman, s'il venait à exister ,sera un exemple comme Singapour , Taïwan, Corée du Sud ,ou Israël? Dans ce cas pourquoi des pays arabo-musulmans avec des richesses immenses ( pétrole -gaz etc ) comme l'Algérie, Libye , Irak etc ne brillent pas par leurs avancées, techniques, numériques , libertés , respect des minorités etc. En réalité ce vingt deuxième pays s'il venait a exister , sera comme , l'Algérie , Libye , Irak Soudan, Somalie , Jordanie, Egypte, Liban , Yemen , Maroc, Tunisie sans parler des Etats musulmans non arabes ,comme l'Iran, Turquie , Afghanistan , Bangladesh , Azerbaïdjan, Ouzbekistan etc. Donc un Etat Palestinien ,pourquoi faire sinon de ressembler aux autres pays arabo-musulmans.( L'immigration est l'échec patent de ces pays , ils votent avec leurs pieds , contre leur Etat)

Danmain (05-02-2023 17:43:52)

"le régime des ayatollahs a profité de ce que les Occidentaux étaient accaparés par la guerre d’Ukraine pour accélérer sa course à l’arme nucléaire."
Une telle affirmation équivaut à une accuser les chefs religieux de l'Iran de mentir. Cette position est celle des USA , ses vasseaux et Israël . Est-ce que herodote et ses historiens sont impartiales sur ce sujet géopolitique ?

Azad (05-02-2023 11:02:44)

Par contre ISRAEL apporte tout son soutien à l'Azerbaïdjan, dans la politique d'agression de ce dernier vis à vis de l'Arménie et de l'Artsakh (ht karabagh) depuis de longues années et surtout depuis le conflit en septbre 2020 : fournitures de nombreux drones de combat qui ont "fait merveille " dixit Aliev ;il est vrai que 40% de l'approvisionement en hydrocarbures d'Israel provient de Bakou ..Là aussi alliance contre-nature de la part d'un Etat dont la fondation est la conséquence directe du génocide par les nazis des juifs d'Europe, et qui ne reconnaît pas le génocide des Arméniens commis par l'Etat Turc de 1915 à 1923 !..(confer Raphaël Lemkin) et se rend complice indirectement de la politique d'élimination actuelle des Arméniens avec l'appui d'Erdogan .

Vincent (05-02-2023 10:49:20)

Qu'Israël cherche à briser son isolement diplomatique n'est pas nouveau; c'est même vital pour lui. On se souvient des bonnes relations qu'il entretenait avec la Roumanie de Ceausescu. Ce qui est nouveau, c'est l'attitude de certains pays arabes, qui voient bien tous les avantages économiques et scientifiques qu'ils peuvent retirer d'une collaboration avec un État si performant dans la recherche et l'innovation.
Certes, l'article mentionne avec pertinence les aspects géopolitiques de ces alliances, mais ce ne sont pas les seuls.
Un détail de l'article m'interpelle cependant: quel avantage "électoral" Erdogan peut-il tirer de ce rapprochement? L'opinion publique turque serait-elle philosémite? Ou espère-t-il des retombées économiques qui atténueraient un bilan désastreux?

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