Options de lecture

Euthanasie

L'« aide à mourir », le legs du président aux Français

<< De la « mort heureuse » à l'« aide active à mourir »  

6 juillet 2026. Emmanuel Macron se félicite de faire entrer dans le droit français l'« aide active à mourir » qu'il a qualifiée de « loi de fraternité ». Il veut en faire, avec l'inscription dans la Constitution du « droit à l'avortement », le marqueur de sa présidence. En dépit ou à cause de l'immense portée éthique de cette loi, le recours à un référendum a été écarté. La loi sera adoptée le 15 juillet par les députés...

En France, une première loi sur la fin de vie avait été adoptée à l’unanimité en avril 2005 par l’Assemblée nationale à l'initiative du député et médecin Jean Leonetti. Cette loi proscrit « l’obstination déraisonnable » du corps médical et la « prolongation artificielle de la vie » du patient ; elle autorise l’arrêt d’un traitement sur avis collégial, si ce traitement relève de « l’obstination déraisonnable » ; elle impose le respect des volontés du patient quant à l’arrêt d’un traitement.

Puis la loi dite Claeys-Leonetti, votée le 2 février 2016, a autorisé la « sédation profonde et continue » jusqu'au décès pour les patients dont le pronostic vital est engagé à court terme afin de leur éviter une agonie douloureuse (source).

Jusqu’à ce jour, la société française s’est accommodée de ces dispositions. Si elles sont encore mal appliquées, cela n’a rien à voir avec la loi mais relève de l’effondrement du système de santé et de la pénurie de soins palliatifs, un enjeu politique d’une autre ampleur.

Des soins palliatifs à l'« aide active à mourir »

Là-dessus, élu à la présidence de la République l'année suivante et réélu en 2022, Emmanuel Macron a souhaité aligner la France sur les pays les plus avancés en la matière...

La Premier ministre Elisabeth Borne devant la Convention citoyenne sur la fin de vie (2023)Il a réuni une convention citoyenne sur la fin de vie avec 184 citoyens engagés sur le sujet et tirés au sort.

La convention a convenu que la loi Clayes-Leonetti pourrait très largement suffire. Elle déclare dans son rapport final d'avril 2023 : « Bien mise en œuvre, la loi Claeys-Leonetti actuelle pourrait suffire. En théorie, cette loi couvre la grande majorité des situations rencontrées. Pour autant, le refus d’une légalisation de l’aide active à mourir n’exclut pas la reconnaissance de situations exceptionnelles » (source).

Pour une frange de la classe politique, il est donc devenu urgent de légiférer pour remédier à ces situations exceptionnelles et très médiatisées, quitte pour cela à tordre le serment d'Hippocrate prêté par tous les futurs médecins : « Je ferai tout pour soulager les souffrances.  Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément (...) » (source).

C'est ainsi que le président Macron a pressé le Parlement d’aller beaucoup plus loin en autorisant l'« aide active à mourir » (suicide assisté et euthanasie) à l'imitation de ce qui se fait au Canada, aux Pays-Bas ou en Belgique :
• L’assistance au suicide correspond selon un avis du Comité consultatif national d’éthique « au fait de donner les moyens à une personne de mettre fin à ses jours en absorbant ou s’injectant un produit létal ».
• L’euthanasie désigne selon la même instance « l’acte d’un tiers qui met délibérément fin à la vie d’une personne dans l’intention de mettre un terme à une situation jugée insupportable ».

Contesté par le Sénat, le texte a été adopté définitivement le 15 juillet 2026, au lendemain de la Fête nationale et avant la clôture de la session parlementaire.

Proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (extrait)

Voici la « clé de voûte » de la future loi, rejetée par le Sénat et en voie d’être rétablie par l’Assemblée nationale :
Art. L. 1111-12-1. – I. – Le droit à l’aide à mourir consiste à autoriser et à accompagner une personne qui en a exprimé la demande à recourir à une substance létale, dans les conditions et selon les modalités prévues aux articles L. 1111-12-2 à L. 1111-12-7, afin qu’elle se l’administre ou, lorsqu’elle n’est pas physiquement en mesure d’y procéder, se la fasse administrer par un médecin ou par un infirmier.
Cet article ouvre la possibilité d'« euthanasier » une personne qui en ferait la demande, sous réserve qu'elle réponde aux conditions énoncées dans l'Article 4 du projet de loi (source).

La nouvelle loi résoudra-t-elle les « cas exceptionnels » non couverts par la loi Claeys-Leonetti ? Même pas. Ainsi, le cas très médiatisé de Vincent Humbert, devenu tétraplégique, aveugle et muet après un accident, ne serait toujours pas couvert par la nouvelle loi. Pareil pour les patients atteints d'un cancer en phase avancée, les victimes de la maladie de Charcot, les personnes qui souffrent d'un trouble psychiatrique grave, les malades d'Alzheimer, voire les patients atteints d'insuffisance rénale en phase avancée (source).

Reste une différence capitale entre la loi Clayes-Leonetti, qui autorise la sédation profonde et continue, et la loi Macron : celle-ci lève l'interdit de tuer adressé au corps médical depuis la nuit des temps. « Nous sommes des milliers de personnes handicapées à alerter : l’aide à mourir nous menace directement, dit Charlotte de Vilmorin, tétraplégique de naissance et cofondatrice des entreprises Wheeliz. On doit se battre pour réussir à survivre. Rendez-vous compte de l’absurdité d’un monde dans lequel la mort va être plus accessible que la santé ? » (source)

Les opposants au projet de loi, à l'image de Marie de Hennezel, psychologue et auteure de La mort intime, mettent en avant la fragilité des digues juridiques une fois qu’aura été levé l’interdit de donner la mort. Ils craignent que l'« aide active à mourir » (l'euthanasie) conduise à délaisser les soins palliatifs. Elle sera un prétexte tout trouvé pour alléger les dépenses de santé dans une France surendettée, avec un système de soins en voie d'effondrement.

On imagine déjà les cas de conscience du corps soignant dans les hôpitaux où, d'un côté, dans les unités de suicidologie, ils devront détourner des patients de la tentation de mettre fin à leurs jours et d'un autre côté, dans les unités d'euthanasie, ils devront s'appliquer à tuer des patients las de la vie.

L'« aide active à mourir », par sa portée anthropologique majeure, engage tous les citoyens. Elle eût donc mérité d'être soumise à référendum. Quel qu'eut été son résultat à l'issue d'un grand débat démocratique et contradictoire, nul doute que chacun se serait incliné devant la vox populi.

Hélas, pour éviter au président de la République un débat qui eût pu le mettre dans l'embarras, le Conseil Constitutionnel a considéré que ce projet de loi n'entrait pas dans le cadre de l'article 11 de la Constitution, lequel réserve le référendum aux textes « portant sur l'organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation... »  À quelques semaines d'intervalle, les mêmes « Sages »  n'ont pas considéré nécessaire de consulter le Peuple sur l'octroi d'un statut d'autonomie à la Corse, en rupture avec le principe pluriséculaire d'une République « une et indivisible ». Demandons-nous donc ce qui peut encore justifier un référendum aux yeux des magistrats présumés garantir le droit.

André Larané
<< De la « mort heureuse » à l'« aide active à mourir »  
Publié ou mis à jour le : 2026-07-20 00:33:11
Alex Rolet (17-07-2026 07:04:44)

Voir "femina accabadora" en Sardaigne.

clairette (13-07-2026 09:33:43)

Bonjour,
Je trouve l'article plutôt informatif et pas nécessairement partisan (sauf pour la partie referendum). En revanche je suis absolument consternée par un grand nombre de commentaires qui mélangent absolument toutes les notions, sans aucune analyse ni prise de distance. Entre les complotistes qui voient la main des Francs Maçons, font des références irréfléchie au IIIème Reich (bravo les historiens en herbe !) ou parlent de chiens et de chats .... Sur un sujet aussi grave on pourrait espérer que ceux qui prennent la peine de laisser un commentaire tourneraient 7 fois leur plume dans l'encrier. Mais non !

Alban (12-07-2026 19:37:05)

Quand j'ai vu sur Mediapart ce titre : Pétition contre la loi « permis de tuer » : récit d’une mobilisation citoyenne devenue politique, j'ai un instant cru que l'extrême-gauche se mobilisait contre la loi Macron sur le suicide assisté;-((
https://www.mediapart.fr/journal/france/120726/petition-contre-la-loi-permis-de-tuer-recit-d-une-mobilisation-citoyenne-devenue-politique

Savourons la cohérence intellectuelle de nos dirigeants progressistes :
- on inscrit dans la Constitution l'abolition de la peine de mort,
- on s'interdit d'exécuter des monstres comme Dutroux ou Heaulme et mieux encore, leurs gardiens de prison font en sorte qu'ils ne puissent se suicider et qu'ils vivent jusqu'à un âge canonique,
- à côté de cela, en Belgique (et bientôt en France), on ne voit pas d'inconvénient à piquer des jeunes gens atteints de dépression profonde.

Je rejoins l'avis de Michel Houellebecq, l'observateur le plus lucide de notre époque : à ce stade-là d'inhumanité et de bêtise, l'Europe ne mérite plus que de crever.

Xadda33 (12-07-2026 18:51:56)

Votre article me paraît refléter une opinion toute personnelle. Qu'a-t-elle à voir avec un site dédiée aux amoureux de l'histoire ?
À chacun d'évaluer son degré de souffrance dans le cas d'une maladie incurable, douloureuse et invalidante, comme la maladie de Charcot, par exemple.
Vous me décevez de plus en plus par vos prises de position très marquées à droite.

Herodote.net répond :
Je suis comme vous sensible à la souffrance de certaines fins de vie. Le problème est que la loi Macron ne traite pas mieux cette souffrance que la loi Claeys-Leonetti tout en brisant l'interdit de tuer adressé au corps médical. C'est grâce à l'Histoire, d'Hippocrate au IIIe Reich, que nous pouvons mesurer la rupture civilisationnelle que fait peser cette loi sur nos sociétés. A quoi servirait l'Histoire si elle ne nous donnait pas des clés pour avertir des conséquences de nos choix?
Concernant le positionnement politique que vous me prêtez, le seul positionnement que je me reconnaisse est le combat contre les discours de haine qui divisent le peuple français, prétendent opposer les "racisés" aux "blancs" et vont jusqu'à prendre les juifs pour cible. Pour le reste, je n'ai pas d'a priori. Je me reconnais tout à fait par exemple dans la dénonciation par le leader de La France Insoumise des grands travaux d'infrastructure comme le chantier du grand canal Seine-Nord, inutile, dispendieux et destructeur de l'environnement. Mais cela est une autre histoire...

Daniel (12-07-2026 16:04:35)

Comment pourrait-on alimenter un site d'analyse historique sans aucun recours à la sphère politique ? Il est bien dommage que la souscription 2026 soit la dernière pour M. siga.
En seconde remarque, j'aimerais rappeler que le souci d' Hérodote.net d'un respect de la correction orthographique dans les commentaires particuliers, ne trouve pas son application dans la rédaction de l'article ci-dessus. Et je me permets de préciser qu'il manque 2 fois un accent circonflexe dans l'avant-dernier paragraphe et celui qui le précède. "Un débat qui eût pu le mettre ..." et non : eut pu ...
Enfin : " Cette loi éthique ... eût donc mérité ..." et non : eut donc mérité ...
Modes conditionnels et non indicatifs. Erreurs grammaticales qui, dans les années 1950 eussent barré le chemin à une entrée en 6è. Bien entendu, de nos jours on entre en Faculté sans se soucier de ces "détails".
Avec tous mes remerciements à Monsieur LARANÉ pour toute la culture qu'il nous livre. et ... Respectfully yours.
Daniel

GODET JL (12-07-2026 15:46:11)

Cette loi, si elle est définitivement adoptée, le sera au détriment des plus faibles socialement et psychologiquement et, dans ses objectifs, elle interroge lourdement la notion de progrès.

siga (12-07-2026 13:57:14)

Et après vous dites que vous ne faites pas de la politique.
C'est ma dernière souscription. Dommage.

Jean-Pol (12-07-2026 12:29:00)

En tant que Belge je trouve regrettable que des Français soient dans l’obligation de venir en Belgique pour une mort assistée. Pour les réfractaires en France, je rappelle que la Belgique n’est pas devenue une dictature ou les « inutiles » seraient éliminés pour des raisons économiques.

Philippe (30-06-2026 12:16:13)

On a cessé de parler d' "euthanasie" parce que la paronomase avec "État nazi" était trop évidente.

agr (30-06-2026 11:08:47)

Bonjour et merci pour cette analyse et cet appel. A titre personnel, ce témoignage. Mon frère ainé est passé par une longue période de douleurs (post-opératoires, suite à un accident cardiaque) de plus en plus insupportables qui ne cessaient pas malgré des efforts de la "science médicale ". Un de ses amis proches lui conseillait d’aller en Suisse… Là-dessus, ses douleurs se sont arrêtées du jour au lendemain. Sans que personne ne comprenne le pourquoi ni le comment. Aujourd’hui il est sorti de l’ Ehpad et vit paisiblement….

PAB (30-06-2026 09:45:46)

Incroyable "proposition" de loi qui est portée par l'exécutif qui est un véritable tissu de mensonges, poussé par le Grand Orient de France, les mutuelles...Sachant qu'en pleine canicule, un député de l'Aveyron, Jean-François Rousset a osé s'exclamer "Avançons sur ce texte... car il y a des gens qui sont en train de mourir dans une chaleur torride. Il faut les aider. Il faut les aider à avancer [=mourir]..."

Coche (26-06-2026 12:20:43)

Emmanuel Macron veut faire entrer dans le droit français l'« aide active à mourir » qu'il a qualifiée de « loi de fraternité ». Effarant qu'un Président de la République veuille faire de l'« aide active à mourir » le marqueur morbide d'une présidence plus que décevante. N'entraîne -t-il pas déjà la France dans un gouffre financier mortifère. L'Euthanasie devenue réalité aux Pays-Bas, en Belgique et au Canada n'a entraîné aucune dérive prophétisée par Jacques Attali, qui a prophétisé bien des frayeurs non réalisées. Les vieux et les handicapés ne sont pas incités au suicide comme sous l'époque hitlérienne en Allemagne. Malgré l'euthanasie dans ces pays, nombre de suicides perturbent plus les sociétés de chemins de fer ou les polices de la route.
Sans vouloir soulever de polémiques, il me semble que ce moyen "médical" fut largement utilisé dans les pays scandinaves au cours et après les années quarante. Mais arrêtées depuis lors. De toute manière, euthanasie ou non, les dérives existent en plus des meurtres, des assassinats, des viols sanglants et des guerres quasi permanentes. Alors, où est le problème ? C'est comme le refus de réintroduire la peine de mort pour punir les "ogres" qui peuplent nos prisons.

corbineau (22-06-2026 19:42:15)

Tout ça est très bien et on a notre bonne conscience pour nous qui ne sommes pas concernés ou concernés de manière acceptable.
Pour une fois pensons à ceux qui souffrent pour de vrai et commençons par réfléchir pour que les cassandres n'aient pas raison.
notre pays doit avoir une maturité suffisante pour le faire qi on met de côté l'idéologie.
Je ne suis ni pour ni contre, j'espère.

Benoit (16-06-2026 07:07:24)

La loi Leonetti est mal appliquée et l'offre en soins palliatifs ne progresse que très lentement, bien moins vite que les besoins.
Une vingtaine de departements n'en ont aucune.
Pour ceux qui ont vu un proche finir ses jours dans d'indicibles souffrances, avec un corps medical impuissant à les soulager, comment accepter cet état de fait ?
Alors, on va continuer comme cela ?
Cessons de nous bercer d'illusions et de voeux pieux, il n'est pas près de changer, "l'état n'a plus les moyens" entend-on de toutes parts quand il s'agit de dépenses sociales.
(de l'argent il y en a, le patrimoine des français a augmenté trois fois plus vite que la dette de l'état, et pas seulement grâce à la hausse de l'immobilier)
Les français le savent bien.
Si un référendum avait lieu demain sur une question proche de « Faut-il autoriser, sous conditions strictes, une aide à mourir pour les personnes atteintes d'une maladie grave et incurable ? », les sondages disponibles suggèrent qu'une majorité très nette de Français voterait oui.
Les enquêtes les plus récentes indiquent :
87 % des Français se déclarent favorables à ce que les malades en fin de vie puissent choisir entre les soins palliatifs et une aide active à mourir.
84 % approuvent la proposition de loi sur l'aide à mourir examinée par le Parlement.
Plus largement, le soutien à une évolution de la législation sur la fin de vie dépasse régulièrement 80 % dans les sondages depuis plusieurs années.

Philippe (15-06-2026 17:31:29)

Trop de vieux parce que pas assez d'enfants ...
Pendant ce temps-là on compte en France : 16,6 millions de chats, 9,9 millions de chiens et 7.5 millions d'enfants de moins de 10 ans.
"Mit der Dummheit kämpfen Götter vergebens." (contre la stupidité des dieux luttent en vain), Schiller, La Pucelle d'Orléans. Acte III Scène 6

coche (14-06-2026 18:27:23)

L' aide à mourir, la mort douce, le suicide assisté, tous ces mots peuvent attendrir comme effrayer. S'il s'agit de réinitialiser la peine de mort, pourquoi ne pas attribuer une mort douce à un assassin, un violeur, un terroriste ? Il ne s'agirait plus d'une peine mais d'une porte de sortie douce vers le sommeil et la paix éternels. Et, en évitant les dérives budgétaires nord-américaines, par l'utilisation de somnifères et produits létaux de qualité. Pourquoi s'épouvanter à l'idée du suicide assisté ? Est-il plus humain d'abandonner quelqu'un au suicide par pendaison, section des veines, chute d'un pont, ou passage sous un train ? Quelqu'un qui veut mettre fin à sa vie y parviendra d'une manière ou d'une autre. Quant aux aînés, faut-il les laisser grabataires dans des mouroirs hospitaliers? La gériatrie, même si elle permet l'étude scientifique de l'extrême vieillesse, ne permet pas aux médecins d'interdire l'euthanasie, surtout pour les aînés solitaires et sans famille. Quel que soit le sujet à traiter, il existe toujours un côté clair et un côté sombre.

Bertrand (14-06-2026 18:15:23)

L'appauvrissemenr continu du pays depuis 50 ans et le déséquilibre des comptes sociaux qui en résulte ne pouvaient aboutir qu'à cela. Pour rendre la potion acceptable, il fallait au préalable travailler l'opinion en mettant l'accent sur quelques cas limite (cf. l'affaire Lambert et quelques autres). Aujourd'hui, le breuvage est enfin prêt à être administré à un corps social largement déshumanisé et il faut battre le fer pendant qu'il est chaud, à la fin d'un mandat présidentiel [mandat pestilentiel ?] qui, dans ce domaine comme dans tous les autres, sans exception, ne laissera décidément que des décombres.

Jacques Groleau (14-06-2026 18:14:36)

Curieusement, ni M Larané, ni aucun des commentateurs, ne font allusion à l'eugénisme du IIIème Reich : prémonitoire, pourtant ! Mais évidemment "politiquement incorrect" !

Paul42 (14-06-2026 15:02:14)

Me concernant, car nous sommes tous éminemment concernés par cette question, je n'oublie pas que de toute façon je suis mortel. J'aime la vie mais pas à n'importe quel prix et notamment au prix de la liberté, de la souffrance ou d'une dépendance insupportable. C'est pourquoi je vote pour le droit à cesser ma vie dans ces circonstances

Chaktori (14-06-2026 12:16:09)

Ce projet sur l'euthanasie ainsi que l'avortement dans la constitution font partie d'un projet eugéniste. Une fois l'avortement dans la constitution, il est possible aux gouvernants de contrôler le génome des enfants à naître et d'en décider ou non l'élimination. Quant à l'euthanasie, et peut-être une solution pour beaucoup de gens qui souffrent, mais peut être utilisée par les gouvernants pour supprimer les handicapés mentaux et cetera, enfin toutes les personnes qui gènent.
La période de confinement mondial pour Covid est à ce jour la seule expérience écologique efficace quant à la réduction des diverses formes de polutions humaines. Cette expérience inspire les projets écologiques qui sont eux aussi hygiénistes : aucun tyran sur la terre n'arrive à la cheville d'un hygiéniste quand il s'agit de créer une dictature.

Orante (14-10-2022 16:51:59)

Plus je connais les hommes et plus j'aime les bêtes ...

pmlg (13-10-2022 13:37:30)

@ chris 34
La douleur « deshumanisante » ? Ce n'est par la douleur qui est deshumanisante, c'est l'incompétence de ceux qui doivent la prendre en charge et notamment de ceux qui n'ont d'autre solution que l'infection létale. Ensuite, évidemment la douleur n'est plus deshumanisante parce que l'humanité n'existe plus ! Aujourd'hui nous avons acquis une maîtrise de la douleur et de la souffrance qui permet d'accompagner et de soulager celui qui souffre. Encore une fois... question de compétence. Pousser une seringue ne requiert aucune compétence particulière ! En revanche être là pour accompagner cela requiert beaucoup de vertu.

pmlg (13-10-2022 13:28:38)

@ Edzodu : oui Je crois que vous revez un peu ! Il ne faut pas tout mélanger. La question de la fin de vie et la « solution euthanasique » [... une autre expression a eu cours au siècle dernier !] sont des questions qui requièrent un traitement spécifique dans un contexte lui-aussi spécifique. Libre à vous et à ceux qui pensent que c'est une « bonne » solution de le penser. Mais la réalité de terrain n'est pas celle que les Médias et les associations militantes mettent en avant. L'insuffisance criante de moyens pour assurer des soins palliatifs pris en change par un personnel compétent reste et de loin la cause majeure de la demande, par ailleurs plus souvent relayée par des tiers non directement concernés sinon par des liens personnels. Aujourd'hui et avec un personnel compétent la loi existante est parfaitement adaptée. Certains vient en Belgique ce pays qui a bien résolu la question... au prix de scandales de plus en plus fréquents. Il est urgent de réfléchir.

chris 34 (12-10-2022 17:10:39)

Le suicide assisté me semble une bonne alternative en veillant à l'interdiction de toute rémunération. Cependant ,si la lutte contre toute douleur déshumanisante était la règle ,ce serait suffisant.

Edzodu (12-10-2022 13:29:11)

Nous sommes confrontés, aujourd'hui en France à une contradiction, qui ne dit pas son nom. Obtenir d'une part le maintien ou l'augmentation des naissances et éviter que des femmes victimes d'abus sexuels en soient réduites à avorter. Et d'apporter à la loi déjà en vigueur des dispositions de pérennité absolu.
S'ajoute à ces deux problèmes majeurs pour notre société deux autres: L’allongement de la durée du travail d'une part avec pour équilibrage des finances de nos caisses de retraites, celui du nombre d'années travaillées et rémunérées et cotisées.
Mais un obstacle de taille apparait depuis quelques années, celui du vieillissement.
Alors, que faire.
- Soit travailler plus longtemps pour alimenter les pensions des retraités - bien que cette régle soit toujours la même depuis la création de la retraite des travailleurs - qu'on a toujours présentée comme le seul moyen de solidarité nationale.
- Soit on adopte le plan 75 est nos EPAD mettent la clé sous la porte avec nos vieux.
- Soit on continu de considérer que le Président actuel de la Russie peut, sans contrainte sévères tuer des civils plutôt que des militaires, faute de stratégie et de moyen jusqu'au premières neiges arrêtant pour quelques mois les hostilités sans que le problème du recouvrement du territoire Ukrainien soit réglè.
Et pour terminer, le basculement de "cette opération de police" en réelle guerre entre la Russie belligérante et l' O.T.A.N (ce qui sous entent l'Europe).
Alors là, plus question de problème ne personnes trop vieilles, de durée de travail contestée et au contraire de retrousser ses manches pour rétablir une société européenne viable, mais qui aura retrouvée des valeurs économiques bien moindre. Nous aurons, comme en 1947 et le plan Marshall l'offre généreuse et financière des deux "grands" qui auront subsisté, loin du fraca des bombes, Les U.S.A et la Chine, qui auront compté les coups se frottant les mains de nos couardises, nos lâchetés et nos rêves irréalistes de croire que le monde est beau.
Alors, restera l’intelligence et la culture universelle enrichie, la vision d'un autre monde et surtout le courage de notre jeunesse pour repartir de l'avant sans fusil, sans bombe nucléaire, mais avec chacun d'entre eux "Grands" ou "Petits" de mieux répartir les nouvelles richesses créées pour un avenir meilleur et de paix éternelle.
Mais je dois rêver.

jmpoux (12-10-2022 12:15:01)

Bonjour,
Soleil vert est avant tout un roman de science-fiction de Harry Harrison publié aux États-Unis en 1966 puis traduit en français par Emmanuel de Morati et publié en 1974 aux Presses de la Cité. Il est adapté par la suite au cinéma en 1973 par Richard Fleischer pour son film du même nom : Soleil vert.

Respectez l'orthographe et la bienséance. Les commentaires sont affichés après validation mais n'engagent que leurs auteurs.

Actualités de l'Histoire

Histoire & multimédia

Nos livres d'Histoire

Récits et synthèses

Jouer et apprendre

Frise des personnages