Invasion de l'Ukraine

Les origines du conflit

20 mars 2022. L’Histoire de l’Europe a basculé le 24 février 2022. Chacun souffre dans sa chair et son âme devant la détresse du peuple ukrainien et les villes bombardées, des horreurs que nous pensions à jamais étrangères à notre sphère de civilisation. Au bout du chemin se profile le risque d'une destruction de l’Ukraine, d'une régression de la Russie et de la ruine de l’Europe. Interrogeons-nous sur les raisons qui ont motivé l’invasion de l’Ukraine par la Russie et permis à l'armée ukrainienne de résister de manière inattendue... [suite de l'article]

Publié ou mis à jour le : 2024-02-24 15:28:07
FM+ (25-03-2022 09:56:40)

L'analyse des causes est intéressante et les différents points de vue bien exprimés. Malgré tout, l'argumentation est vraiment biaisée et oublie un simple fait: que veulent les Ukrainiens? Il est clair que la majorité de ceux-ci veulent faire partie de l'UE et avoir une garantie de sécurité vis- à-vis de leur puissant voisin dont ils portent encore en mémoire les abus (pour rester mesurer). Tout au moins que les Russes respectent leurs choix. Comment, en tant que Français, verrai-je un 'opération militaire spéciale des États Unis' si d'aventure la France décidait de quitter l'OTAN et de faire alliance avec la Russie? Irais-je argumenter que c'est la faute de la Russie de nous avoir entrainer là-dedans? En conclusion, et sans remettre en cause la liberté de discuter, il est dangereux de faire dans la contradiction pour la vanité de différencier son opinion. Les Ukrainiens sont bien assez grands pour faire leurs choix et espérer qu'on les respecte.

Pierre (25-03-2022 01:25:25)

Il y a bien longtemps, en effet que les pays européens auraient dû se rapprocher de la Russie pour fo4mer un troisième bloc. Trop tard! L’analyse est excellente, en effet, mais c’est comme si on prend pour acquis que c’est aux puissances de décider pour les petits pays. Il y a une raison derrière le choix des anciennes républiques soviétiques de s’éloigner de la Russie pour se joindre à l’Europe.

bry (23-03-2022 07:47:12)

L'analyse des causes de cette guerre est fort juste, les conséquences envisagées sont moins évidentes. Il y a bien longtemps que les pays européens auraient du se méfier des USA qui n'ont gagné aucune guerre depuis1945, semant le chao partout avec brio. Aujourd'hui ils livrent bataille par pays interposés. Les européens se sont faits prendre, achetant des avions américains et pas des rafales. Les ukrainiens seront les grands perdants, la guerre terminée on se rapprochera de la Russie car elle a beaucoup trop d'atouts. On aura enfin compris qu'il ne fallait pas l'isoler, vilain jeu qui n'aura profité qu'aux USA qui auront vendu beaucoup d'armes.

Christian (22-03-2022 17:13:54)

Sans remonter plus loin, il me semble que l'invasion de l'Ukraine en 2022 est tout aussi criminelle et préméditée que celle de l'Irak en 2003. Quoi qu'en dise Montesquieu, aucune de ces deux guerres n'était inévitable puisque toutes les deux résultent de décisions prises au final par un seul homme (Bush en 2003, Poutine en 2022). Et les mensonges qui ont servi à les justifier sont tout aussi grossiers dans les deux cas : les fameuses "armes de destruction massive" prétendument détenues par l'Irak en 2003, la nécessité de "démilitariser" et "dénazifier" l'Ukraine en 2022. Peut-on justifier un crime en invoquant le fait que d'autres crimes analogues ont été commis par d'autres en d'autres temps et en d'autres lieux ?

, ce qui peut facilement être démontré dans la mesure où ceux qui l'ont déclenché Encore une fois, et sans excuser les erreurs des pays occidentaux et des Etats-Unis, sans oublir la scandaleuse

mobilisen (22-03-2022 14:01:10)

Excellente analyse, mesurée et impartiale. Les quelques commentaires hostiles viennent sans réfléchir sous l'emprise de la propagande médiatique. Je conseille à ces détracteurs de suivre attentivement La vidéo de John Mearsheimer qui, lui, sait de quoi il parle ==> à visionner impérativement.
Montesquieu : "en parlant de guerre, il ne faut pas confondre ceux qui l'on déclenchée et ceux qui l'ont rendu inévitable"...
Merci à André Larané.

Félix (22-03-2022 13:59:37)

Belle propagande pro Poutine, en reprenant le concept de défense nécessaire face au grand méchant Occident. Cela permet de passer sous silence la liberté des peuples dans le choix de leur avenir. Cela permet aussi de rappeler un autre criminel de guerre, Bush junior, qui, sur un prétexte totalement inventé, a détruit l'Irak et assassiné une partie de sa population pour espérer s'emparer des puits de pétrole. Une façon de montrer que l’Occident n’a pas à donner de leçons. Et également pour réveiller les quelques velléités anti-américaines des européens et ainsi créer un peu de dissension.
L’absence du mot "démocratie" dans ce texte, hormis une fois pour parler de la démocratie américaine, en dit long sur l’intention de l’auteur. La démocratie que Poutine n'a jamais connue, jamais compris et exècre furieusement car totalement contraire à son style autoritaire de gouvernement et à ses projets d'avenir personnel. Il ne peut pas supporter une démocratie à ses frontières, surtout russophone, qui pourrait, par contagion, venir réveiller une population russe enfermée et endormie par la propagande officielle. « La démocratie est obsolète » nous a dit Poutine il y a peu. Cela montre une vision historique pour le moins atrophiée.
Mais ne confondons pas explication, même la plus intelligente, et justification.
Car rien ne justifie le massacre de l’Ukraine.
Et ne soyons pas les « idiots utiles » de Poutine.

Georges (21-03-2022 17:29:18)

Intéressant et bien documenté, comme toujours, mais tellement tendancieux !!! Poutine se maintient artificiellement au pouvoir depuis 22 ans et vise à s'y maintenir 36 ans !! Quel bel exemple pour les pays limitrophes.. En 22 ans que n'a-t-il transformé l'ex URSS en un modèle attractif !! Et comme toujours "c'est notre faute, notre très grande faute " quand cesserons nous de nous "repentir" ??? PS : évidemment ceci n'excuse pas l'attitude des dirigeants des USA qui, depuis que le Président Eisenhower dans son discours de fin de mandat a dit être effrayé par la puissance du lobby de l'arment né de la guerre, n'ont cessé d'attiser ou générer des conflits plus stupides les uns que les autres.

Cachou (21-03-2022 15:51:16)

Ce n'est pas absoudre Poutine que de reconnaître les erreurs ( les fautes? ) de l'Otan, ou plutôt des américains. Quel pays peut supporter la menace de missiles à ses frontières? En plus, la Russie est gouvernée par un taureau furieux. Fallait-il , à force de banderilles, le pousser au crime? En attendant, l'Amérique est tranquille, et les Ukrainiens paient dans leur chair l'arrogance otanienne. Merci à l'auteur pour son analyse mesurée mais lucide.

Olivier Z (21-03-2022 14:29:06)

Article très orienté poutinien et ignorant le libre arbitre des habitants de l'Ukraine. Outre les affirmations abruptes non justifiées et en partie erronées. Très décevant.

Bernard (21-03-2022 12:37:05)

L’origine de l'invasion de l'Ukraine est le coup d'Etat qui, en novembre 2020, a écarté Donald Trump du pouvoir alors qu'il avait gagné l'élection. Jamais cette guerre n'aurait eu lieu avec Trump à la Maison Blanche. En écartant à coup de millions de votes frauduleux un homme qui ne lui convenait pas, l'oligarchie US a joué les apprentis sorciers : l'Occident y a perdu son âme et partant sa légitimité, son "soft Power". Du coup, ses adversaires ont estimé que désormais, tout leur était permis.

Que va-t-il se passer maintenant ? Probablement un renforcement de l’OTAN, une reprise de la course aux armements et de l'inflation, une réorientation et un rabougrissement des grands courants d'échange mondiaux avec sans doute un sérieux coup de frein, voire un arrêt, de la mondialisation et une mise à l’écart des préoccupations environnementales. Plus grave encore : une annexion lente mais irrépressible de la Sibérie par la Chine, qui va ainsi faire payer très cher à la Russie son soutien (processus d’ores et déjà enclenché et inéluctable, les 140 millions de Russes ne pouvant contenir indéfiniment les 1,5 milliard de Chinois qui jouxtent cet immense territoire vide), avec peut-être entre-temps un coup de force sur Taiwan, lieux de tous les dangers si la Chine se montre trop pressée. On le voit, les préoccupations médiocres de quelques-uns auront jeté le monde au bord gouffre. Ce n’est pas la première fois, mais jamais les conséquences n’auront été aussi graves.

Christian (21-03-2022 11:15:02)

« L’Ukraine a toujours aspiré à être libre ; mais, étant entourée de la Moscovie, des Etats du Grand Seigneur (la Turquie) et de la Pologne, il lui a fallu chercher un protecteur... Elle se mit d’abord sous la protection de la Pologne, qui la traita trop en sujette : elle se donna depuis au Moscovite, qui la gouverna en esclave autant qu’il le put. » (Voltaire, dans « Histoire de Charles XII »)

Josette BOONE (21-03-2022 10:45:23)

Merci de nous adresser des informations de qualité. Je suis terrifiée... Je suis une enfant de 1940...

Marc (21-03-2022 09:12:59)

Merci pour cet article. Hubert Védrine dit à peu près la même chose, mais John Mearsheimer est encore plus précis. ll faut relire les analyses d'Emmanuel Todd qu'il avait développées en 2014, notamment ses entretiens avec herodote.net. Dommage qu'il ne se soit pas exprimé depuis le déclenchement de cette guerre, on aimerait l'entendre sur le sujet.

dom 50 (21-03-2022 07:55:48)

Poutine a mal calculé: il croyait à la faiblesse et au soutien de certains états dont la Pologne, il est isolé maintenant . Il a réussi l'inverse : d'autres états dont la Suède demandent à rentrer en Europe et veulent adhérer à l'Otan ( ne pas oublier que ce sont les états qui demandent une adhésion) car la Russie au modèle stalinien fait peur. Il y aura nécessité d'une armée européenne. De plus l'entêtement de ce criminel de guerre qui va probablement s'attaquer à la Moldavie est risqué pour la paix mondiale. C'est lui l'envahisseur d'un pays libre et indépendant.

Christian (21-03-2022 06:58:45)

Début juin 1967, une tension extrême règne au Proche-Orient où les risques de guerre s'accumulent depuis plusieurs mois (incidents de frontière israélo-syriens et israélo-jordaniens, situation quasi insurrectionnelle en Jordanie même où le roi Hussein est accusé de ne pas soutenir suffisamment la cause palestinienne, blocus du golfe d'Akaba par Nasser, rappel des "casques bleus" présents dans le Sinaï)...

Le général de Gaulle déclare alors que " le pire serait l'ouverture des hostilités (et qu') en conséquence l'Etat qui le premier et où que ce soit emploierait les armes n'aurait ni son approbation ni, à plus forte raison, son appui ". C'était quelques jours avant le déclenchement de la "guerre des six jours".

Quels que soient les torts des Occidentaux et même des Ukrainiens, c'est bien Poutine qui a déclenché unilatéralement les hostilités, que ce soit en 2014 avec l'occupation de la Crimée dans les derniers jours de février, ou en 2022...




NestorMakhno (21-03-2022 00:54:31)

Bonjour,
Il y a 100 ans jour pour jour les bolchéviks de Moscou écrasaient la révolte anarchiste des Ukrainiens. Bien sûr la comparaison à l'identique de ce qui se passe aujourd'hui n'a pas de validité, mais c'était juste bon de le mentionner...
Je me pose quelques questions que je trouve décisives et qui appellent des informations si vous en avez :
- si je comprends bien l'armée ukrainienne est armée et équipée et entraînée depuis des années par l'Otan les Européens et les Américains qui sont donc des pousse-à-la-guerre même s'ils n'interviennent pas à visage découvert...
- la fameuse révolution orange ne porte -t-elle pas la marque de coups fourrés des Américains ? On a vu (dans un pays pas très riche) du jour au lendemain des fanions, des tee-shirts, des ballons des affiches qui ont littéralement envahi l'espace public ; financés par qui ?
- Le président Zélensky idole des médias n'a-t-il pas une part de responsabilité dans les événement actuels. N'est-il pas qu'un pantin (de talent) aux mains des Américains et quelque peu inconscient de ce qu'il fait encourir au peuple ukrainien ? Bombardements au Donbass, entre autre... (et que signifie aujourd'hui cet appel l'état sioniste ? Avec trémolos dans la voix concernant la shoah...
Je trouve remarquable la vidéo du stratège américain et je partage à peu près tout. Je me souviens de l'affaire des missiles de Cuba et cela ressemble tout à fait à ce qui se passe aujourd'hui sauf que les Américains n'ont pas toléré...
Pourquoi les Russes devraient-ils avaler des couleuvres continûment, et je ne parle même pas de l'Afghanistan de l'Irak. La presse occidentale n'a pas condamné mais quand il s'agit de la Russie c'est autre chose.
Le comportement de Poutine est condamnable et inacceptable mais il conviendrait d'avoir les informations qui nous permettraient de savoir pourquoi il en est arrivé là.
C'est la faillite de la diplomatie américaine et européenne et l'incapacité à mener des négociations.

xuani (20-03-2022 18:07:23)

A ce propos et dans le même sens que ce que dit J. Mearsheimer, voir aussi l'excellente tribune de Thomas Friedman dans le NYT du 21 février: "This is Putin's par but NATO and America are not innocent bystanders". On y apprend entre autres choses, de la conversation avec G.Kennan rapportée par Friedman, que les USA, en votant l'agrandissement de l'OTAN, n'ont pas écouté leurs propres experts. Tiens, n'auraient-ils pas écouté leurs lobbies? C'était vraiment une "tragique erreur" comme dit Kennan, ou c'est voulu? Car à la guerre il n'y a jamais que deux camps: ceux qui paient, et ceux à qui ça rapporte.

JeanMarc (20-03-2022 17:01:25)

John Mearsheimer nous donne une explication remarquable des causes de la guerre en Ukraine.
Bravo à Hérodote de rester lucide face à l'hystérie de cette guerre. Un adhérent des amis d'Hérodote

HOCQUARD (20-03-2022 15:29:20)

Tout dans votre article est réduit à la dimension d'un affrontement entre l'OTAN et la Russie, dont l’Ukraine serait le champ de bataille. Les analyses de certains professeurs américains ou de Thucydide sont convoquées. A aucun moment le libre choix des Ukrainiens n’est évoqué. Or il s'agit d'un pays indépendant qui à plusieurs reprises s’est très largement et démocratiquement prononcé sur son destin. Les Ukrainiens n’ont-ils pas droit à l'intégrité de leur territoire ? Doit-on contester leur orientation européenne pour une société libre et démocratique ? au nom de quoi la Russie dirigée par un autocrate leur conteste-t-elle ces choix ? Au nom de Pierre le Grand et de Catherine II ?

Nous voyons bien que l’Ukraine d’aujourd’hui, contrairement à la logorrhée de Poutine et à ses analyses historiques délirantes, est un peuple fier, uni, à l’identité forte. D’autant plus fier et uni qu’il leur dénie le droit à l’existence.

La véritable crainte de l'autocrate de Moscou n'a jamais été que l'OTAN envahisse ou menace la Russie. Celle-ci n’était-elle pas dernièrement « en état de mort cérébrale » ? Sa crainte existentielle est de voir prospérer, chaque année un peu plus, un modèle démocratique dans un pays aux liens historiques, culturels et linguistiques si forts avec la Russie. La réussite de l’Ukraine devenait pour le pouvoir autocratique russe un contre modèle dangereux, bien plus dangereux que la réussite de la Pologne ou des Etats baltes. Elle présentait un risque de contamination insupportable qu’il fallait absolument juguler.

Poutine en fait ne fait qu’appliquer l’éternelle recette de tous les dictateurs dont l’horizon s’assombrit. Se créer des ennemis, entretenir son peuple dans l’idée d’une menace étrangère, museler ou éliminer les opposants, flatter le nationalisme et entretenir la nostalgie des temps de grandeur. Pour qui écoute ou lit depuis plusieurs années les médias de Russie contrôlés par le pouvoir (et il n’y a plus que ceux-là), la Russie se vit comme une forteresse assiégée, son opinion chauffée à blanc contre les Ukrainiens présentés comme des frères à qui les occidentaux ont lavé le cerveau et qu’il faut sauver même malgré eux !

Voilà ce qui conduit à cette misérable guerre qui n’a d’autre but pour Poutine que de sauver lui-même, fût-ce au prix de la liberté et du bonheur de 45 millions d’Ukrainiens.

Tout cela est tellement triste pour qui aime les Russes et la Russie, pour qui aurait tant désiré, au sortir de l’ère communiste, qu’elle apporte ses talents, sa vitalité à la construction d’un monde plus harmonieux et pourquoi pas d’une grande Europe. Les Européens et surtout les Américains ont certainement manqué d’intelligence, de clairvoyance et d’audace positive vis-à-vis de la Russie dans les années 90. La voici à présent et depuis vingt ans replongée dans les affres de la dictature. Les Russes valent mieux que leur tyran et la faillite dans laquelle il les entraîne.

Quant à la Chine, ne voyez-vous pas l'avantage qu'elle tire de cet affrontement, qui peut affaiblir les nations occidentales mais qui affaiblira surtout la Russie au point d'en devenir un valet ou une proie facile, avec toutes les matières premières dont elle a un besoin avide. Chine et Russie ont un contentieux non soldé en Sibérie et la Chine sait attendre.

Le plus important dites-vous est de sauver l’Ukraine, tout en fustigeant ceux qui livrent des armes aux Ukrainiens pour qu’ils se défendent ! Faudrait-il, au nom de la paix, qu’ils se couchent et nous laissent tranquilles… ? L’Histoire, vous le savez très bien, a déjà montré ce qu’il en coûte de se coucher et d’abandonner ses amis face à de tels périls.

Herodote.net répond : sans ironie, je vous remercie pour votre commentaire car c'est une synthèse claire et très complète de tout l'argumentaire développé par nos grands médias...

simplex (20-03-2022 14:52:54)

En somme, on a le choix entre un "unanimisme antirusse" primaire et un "antiaméricanisme" non moins primaire , entre des positions totalement inconciliables. Pourtant il doit exister , quelque part bien cachée, la vérité historique . Oui ou non, l’Occident a-t-il fait de la "retape" pour intégrer à l’Otan la Géorgie et l'Ukraine, oui ou non ,avons-nous des sources directes autres que des articles de journaux si respectables soient-ils?

DAHAK 75 (20-03-2022 14:50:14)

Merci pour cette lettre et à l'observation de Dominique , je dis qu'on aurait pu continuer à vivre en paix, comme avant si l'Ukraine ne voulait pas rejoindre l'Otan et entrer dans la communauté européenne pour recevoir des milliards d'euros .. Dans cette guerre, les Français paieront très cher de toute façon et longtemps

Esclarmonde (20-03-2022 14:30:27)

Article certes intéressant dans la mesure où il n'est pas partisan comme je le constate malheureusement dans de nombreuses analyses faites ailleurs.
Ceci étant il demeure toutefois une incompréhension de ma part sur certains oublis qui aideraient à mieux analyser cette situation : Il y a deux points qui sont systématiquement absents de toutes les analyses que j'ai pu étudier. Allons jusqu"au fond des choses.
Le premier, et qui à mon avis est fondateur, c'est la révolution du Maïdan . Acte dramatique qui a vu le massacre de 49 manifestants perpétrés par des mouvements néo-nazis tels que Svoboda, Pravy sector et Ozov. (pour plus de précisions je vous renvoie à l'enquête menée par le politologue Ivan Katchnakovski que vous trouverez aisément sur Reseachgate en amglais malheureusement) .
Le deuxième concerne le parcours intellectuel de M. Vladimir Poutine. Même si celui-ci n'a pas suivi un cursus universitaire très poussé ( à l'âge de 16 ans il postulait pour l'ex KGB) il n'en demeure pas moins qu'il s'est nourrit des philosophes tels qu'Ivan Ilyine (1883-1954) et surtout, surtout Nicolas Berdiaev.
Toute son activité intellectuelle est portée par la "Voie Russe" . On devrait s'intéresser à Minine, Pojarski, Dmitri Donskoî, Alexandre Nevski, Serge de Radonève et enfin Séraphin de Sarov.
La Voie Russe qui draine deux conceptions : d'un côté les occidentalistes représenté par Piotr Tchaadaîev et de l'autre les slavophiles dont Khomiakov est un des soutiens.
Il faut aussi s'intéresser à des intellectuels comme Constantin Leontiev, Lev Goumilev et le plus important d'entre eux Danilevski.
Comment ne pas souligner le rêve Eurasiste de M. Poutine. Certes Noursoulan Nazarbaîev en est le porte flambeau mais ce rêve porte ses racines dans des personnalités comme Piotr Savitski (géographe) et Nicolas Troubetskoï (linguiste) .
Le même TroubetskoÏ qui affirmait :" Nous devons nous habituer à l'idée que le monde romano-germanique, avec toute sa culture, soit notre pire ennemi."
Voici ce qu'aurait déclaré Douguine (politologue Russedans "La quatrième théorie politique , Ars Magna, 2012) parlant de Poutine :" avant trois ans, il s'emparera de l'Ukraine, celle qui se trouve sur la rive droite du Dniepr." Quant à l'Ukraine occidentale, qui gardera Kiev pour capitale, elle ne pourra "jamais incarenr un Etat. Il ne lui restera qu'à devenir "une zone folklorique de l'identité Ukrainienne, mas sans aucune indépendance politique. "

Que M. Poutine ait agi sous une pulsion dévastatrice aucun doute la dessus mais en occident nous devrions raisonner autrement que sous une sphère purement militaire.

JOSEPH (20-03-2022 14:29:55)

Il y a une énorme responsabilité de Macron [de la France] dans cette affaire.
Après la gifle des sous-marins australiens, Macron aurait dû sortir de l'OTAN, créant une crise qui aurait, au moins retardé, les manœuvres d'hostilisation de la Russie par Ukraine interposée.
Même sans sortir de l'OTAN Macron aurait dû mettre le Veto de la France à l'entrée de l'Ukraine dans l'OTAN et à l'installation de missiles atomiques en Ukraine.
Il n'a rien fait, et pour cela porte une enorme responsabilité devant l'Histoire, qu'il essaie de camoufler avec une pantalonnade de "Monsieur Bons-offices" [campagne électorale oblige].

Jojo (20-03-2022 14:08:09)

Excellent article qui remet l'église au milieu du village. les médias occidentaux ne font plus depuis longtemps de l'information, ils donnent dans la manipulation des masses. Haro sur le nouvel Hitler qu'est Poutine alors que les grands fouteurs de ... sont les USA. Pendant ce temps des hommes souffrent, des 2 côtés !

Jacmé (20-03-2022 13:13:51)

L'analyse de Mearsheimer fait d'autant plus froid dans le dos qu'aucun de ses termes n'est réfutable par quelqu'un de rationnel. Pour la première fois, il nous est possible de réfléchir aux moyens d'en sortir sans trop de casse.
Il faut d'abord cesser de mélanger les causes du conflit et la suite d'erreurs qui l'a provoqué avec la "sale" guerre menée par les Russes. Hurler en permanence contre les criminels de guerre (bien qu'ils existent) nous empêche de réfléchir à la façon de remédier aux causes et aux erreurs et aux moyens de "décoincer" Poutine. De toute façon, c'est l'Ukraine qui va payer nos erreurs. A nous de veiller que, tout en calmant les craintes Russes et en permettant à Poutine de sauver la face, ce prix soit le plus réduit possible. Et n'oublions pas que notre devoir sera, ensuite, pour le pardon de nos fautes, de reconstruire ce que les Russes ont détruit en Ukraine;

Maud (20-03-2022 11:07:32)

Au delà du conflit actuel il est angoissant de constater combien on peut formater les esprits de la majorité d'un pays, combien l'esprit critique recul et devient très minoritaire avec toutes les conséquences pour l'avenir de chacun. L'état des media, l'utilisation du numérique, les outils sont de plus en plus performants même si cela a toujours existé. Apparemment aux USA de grandes figures peuvent encore s'exprimer même par canaux réduits, en Europe cela semble encore plus restreint car aucune "grande figure" ne diverge, ne s'exprime autrement que par la rhétorique autorisée. Les esprits sont conquis, ils adhérent.

Blumenthal (20-03-2022 10:58:15)

Bonjour.
J'apprécie l'analyse de cet article qui démontre bien le déroulement des évènements et les responsabilités des différents dirigeants du monde. J'ai aimé le recours à l'histoire en évoquant Athènes et Sparte.
J'ai aussitôt fait le rapprochement de situation avec l'affaire des missiles à Cuba. Biden et Poutine seront-ils capables de se parler sérieusement ?

GeorgesBretagne (20-03-2022 10:39:59)

Beaucoup d’âneries dans cet article ; si l’Ukraine et la Géorgie ne sont pas intégrées dans l’OTAN, c’est la discussion de la réunion OTAN de Bucarest (février 2008) qui en a décidé ainsi, prenant acte de l’opposition de la France et de l’Allemagne; décision prise avant l’agression russe contre la Géorgie; donc soutenir que cette agression était destinée à empêcher l’intégration dans l’OTAN ne tient pas debout; heureusement, on n’a pas rappelé les balivernes relatives à l’engagement (oral) de 1990-1991 de ne pas intégrer les pays ex-soviétiques dans l’OTAN car c engagement n’a jamais existé ; il suffit référer aux compte rendus des réunions de l’époque notamment entre Baker, Chevarnadze, Reagan, Gorbatchev et , entre autres , Kohl; il était alors question du statut d’une Allemagne réunifiée et de rien d’autre ; voirl’article de Mark Kramer dans le Washington Quarterly d’avril 2009 « The myth of no-Nato-enlargement pledge to Nato ».
S’il aurait peut-être été plus avisé de dissoudre l’OTAN aux début des années 90, cela n’a pas été le cas car le Pacte atlantique semblait la seule protection adéquate contre l’ennemi éternel des peuples de la région, la Russie, qu’elle soit tsariste, soviétique ou autre; comment interdire à ces états de faire leur choix de défense et de politiques extérieures ; la seule question à poser est l’impossibilité pour une puissance agressive et expansionniste de ne choisir aucune autre organisation politique intérieure que la dictature. Probablement, le maintien de tous temps et permanent du caractère servile de sa société .

Herodote.net répond : merci pour vos réflexions même si elles marquent une méconnaissance des origines du conflit :
- en avril 2008, Poutine, invité par l'OTAN à Bucarest, a prévenu les Occidentaux qu'ils ne devaient pas admettre la Géorgie et l'Ukraine en leur sein. Washington ayant fait la sourde oreille et relancé la Géorgie en juillet 2008, Poutine a attaqué celle-ci le mois suivant,
- Der Spiegel, en février 2022, a publié des procès-verbaux britanniques qui valident une fois pour toutes la promesse non tenue des Occidentaux de ne pas élargir l'OTAN...
Nous vous invitons à lire nos précédentes analyses et notamment https://www.herodote.net/La_tragedie_russe_en_trois_actes_1991_2021_-article-2792.php.

Dominique Dallemagne (20-03-2022 10:30:48)

Bravo pour cette analyse qui nous change un peu de l'unanimisme antirusse qui s'est emparé de nos médias.

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