Le meurtre de l'Afro-Américain George Floyd à Minneapolis (Minnesota) le 25 mai 2020 a suscité dans le monde une vague d'indignation légitime. En marge de celle-ci, on a aussi entendu des extrémistes attribuer aux « Blancs » (Européens) tous les péchés de la Terre et en particulier le crime de l'esclavage. Gardons-nous de ce raccourci indigne...
13 juin 2020
Esclavage : une mémoire mal orientée
André Larané
André Larané a fondé Herodote.net en 2004 après une première carrière dans le journalisme scientifique. Il a publié chez Flammarion plusieurs manuels d'Histoire, régulièrement réédités : Chronologie universelle, Les grandes dates de l'Histoire de France...
Passionné d'Histoire depuis la petite enfance, notre directeur de la rédaction a suivi une maîtrise d'Histoire à l'université de Toulouse en parallèle avec des études d'ingénieur à l'École centrale de Lyon (1973-1976).
Le dossier d'Herodote.net

- L'esclavage, une réalité qui dure
- • L'esclavage dans l'Antiquité
- • L'esclavage au Moyen Âge
- • L'esclavage en terre d'islam
- • L'esclavage en Afrique
- • La traite atlantique
- • Les Européens et l'esclavage
- Les noms des esclaves
- Spartacus (100-71 av. J.-C.)
- Henri Grégoire (1750-1831)
- Victor Schoelcher (1804 - 1893)

- Heurs et malheurs de l'abolitionnisme
- L'Église et l'esclavage
- La traite, un crime contre l'humanité ?
- Une mémoire mal orientée

- • 7 septembre 869 : révolte des esclaves noirs en Irak
- • 3 juillet 1315 : Louis X le Hutin interdit l'esclavage
- • 8 août 1444 : premiers captifs africains au Portugal
- • 1er mars 1685 : promulgation du premier « Code Noir »
- • 20 novembre 1695 : la république marron de Palmares
- • 23 août 1791 : révolte de Bois-Caïman
- • 4 février 1794 : la Convention abolit l'esclavage
- • 10 mai 1802 : proclamation de Louis Delgrès
- • 20 mai 1802 : Bonaparte rétablit l'esclavage
- • 2 mars 1807 : l'Angleterre interdit la traite
- • 11 novembre 1831 : révolte de Nat Turner en Virginie
- • 26 juillet 1833 : l'Angleterre abolit l'esclavage
- • 27 avril 1848 : la IIe République abolit l'esclavage
- • 18 décembre 1865 : le XIIIe amendement aux États-Unis
- • 13 mai 1888 : le Brésil en finit avec l'esclavage

- À l'univers entier... (Louis Delgrès)
- De l'esclavage des nègres (Montesquieu)
- Traites négrières (Olivier Grenouilleau)
Évadez-vous avec la lettre Les Chroniques d'Herodote.net.
Comme 100 000 amateurs d'Histoire, recevez tous les dimanches notre lettre électronique gratuite : récits, actualités, anniversaires, devinettes.
Découvrez toutes nos lettres déjà parues. En savoir plus
Publicité Google
Quelle est l'origine du bistrot ?
Quelle est l'origine du bistrot ?
Suite à la chute du Ier Empire, les Russes occupent Paris. Dans les tavernes, les Cosaques se montrent particulièrement assoiffés : « Bistro ! Bistro ! », crient-ils sans trêve (« Plus vite que ça ! » en russe), d'où le nom de bistrot que l'on aurait plus tard donné aux estaminets. L'histoire est belle mais rien moins que certaine.









Vos réactions à cet article
Recommander cet article
Michel Edmond (20-06-2018 22:57:53)
Je suis allé écouter une série de conférences sur l'esclavage chez Clio qui était axée surtout sur l'esclavage pratiqué par les Vénitiens sur les populations de l'est de l'Europe et approuvé par l'église car le but affiché était de les convertir au catholicisme, ainsi qu'à l'esclavage pratiqué par les Arabes, bien antérieur à l'esclavage p . Le conférencier avait bien précisé pour ce dernier cas que les hommes étaient étaient stérilisés (la petite opération) mais pas castrés pour éviter qu'ils ne meurent
dmagnin (01-06-2018 15:26:29)
Vous avez totalement évité de parler de l'esclavage des Britanniques sur les Irlandais notamment. Sans oublier les "convicts" envoyés en Australie.
prunelli (24-05-2018 08:45:11)
Ne pas oublier les Turcs, Si jamais je publierai une nouvelle à ce sujet.
Muslavarabo (23-05-2018 12:27:26)
Existe-t-il une fondation privée qui complète l'information partiale étatique ?
Empêcher l'information parcellaire politique, on ne peut pas.
Compléter avec ce qui a été écarté, on peut.
Muslavarabo (23-05-2018 12:24:57)
Dès que ce sera possible, le "lieu de mémoire" fondé par Macron doit être déplacé le plus près possible de l'institut du monde arabe.
En attendant que ce soit fait, il faut absolument placer de grand tableaux qui indiquent où trouver la description de l'esclavage arabo-musulman et du GÉNOCIDE CACHÉ.
Jean Louis forget (22-05-2018 17:06:24)
Bonjour
J'habite au Brésil et je suis abonné à Hérodote. Comment se fait-il que les vidéos de cet article soient bloquées au Brésil et qu'ainsi je ne puisse pas avoir accès à la totalité de l'article???
Marie-Thérèse Bataïni (22-05-2018 13:09:32)
Grande déception: au Québec et peut-être en Amérique du Nord, ces vidéos sont bloquées par l’utilisateur qui les a mises en ligne. Donc vos abonnés d’outre-Atlantique en sont privés. Vous est-il possible de remédier à cette situation? Merci d’avance.
Trisolini (21-05-2018 20:35:32)
Dans le Macron tout est bon, surtout dans les urnes...
Boutté (21-05-2018 19:00:23)
Il faut prêter l'oreille pour entendre que les noirs esclaves des Arabo-Berbères étaient connus sous le nom de "castrats" . C'était pourtant l'atroce réalité qui a entrainé 1/3 de pertes
Kuromaku (21-05-2018 14:57:51)
Mémoire, repentance, contrition, ad vitam aeternam...?
Version profane du "c'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma très grande faute" du temps jadis ; mais surtout ne parlons ni de pardon ni d'absolution. La vendetta fait sa grande rentrée.
C'est ainsi que celles et ceux qui n'ont pas souffert (de l'esclavage, de racisme, de sexisme, de pédophilie...) se donnent de bonnes raisons pour attaquer celles et ceux qui ne leur ont jamais fait de mal.
edzodu (21-05-2018 12:37:00)
Les spécialistes en cette matière de manipulation des populations ne peuvent être satisfaits de ce qui, pour moi est une très bonne représentation en raccourci de ces périodes du passé sur l'esclavage.
Et, progressivement, tous les pays – ou presque – s'y sont mit.
Pour ceux qui tenaient les cordons des bourses (royaumes – négociants – hommes aux pouvoirs religieux comme celui politique) il était indispensable, alors de « prendre le train en marche » de ce qui était présenté comme indispensable pour la marche vers un progrès que tous ont crut indispensable au bien être du genre humain et leur bonheur.
Mais qu'est-ce que le bonheur ?
N'est-il pas ce lopin de terre, que l'on pioche jour après jour et dont on ne mesure la grandeur qu'au bout de l'effort au terme de sa vie ?
Et ce bien être des uns, ce bonheur, que l'on perçoit comme la ligne d'horizon, au furent et à mesure que l'on avance dans le temps, l'est au détriment d'autres, les plus nombreux, corvéable à merci.
En sommes-nous au terme de « l'esclavage » ?
De mon point de vue, NON.
Les producteurs de ces quatre vidéos pourraient nous produire demain les 5ème, 6ème épisode etc... De ce commerce des êtres humains, car à mon sens encore, nous sommes depuis la fin de la seconde guerre mondiale et la fin de la colonisation, entré dans une aire d'un esclavage moderne, qui ne dit pas son nom.
edzodu (21-05-2018 12:36:46)
Les spécialistes en cette matière de manipulation des populations ne peuvent être satisfaits de ce qui, pour moi est une très bonne représentation en raccourci de ces périodes du passé sur l'esclavage.
Et, progressivement, tous les pays – ou presque – s'y sont mit.
Pour ceux qui tenaient les cordons des bourses (royaumes – négociants – hommes aux pouvoirs religieux comme celui politique) il était indispensable, alors de « prendre le train en marche » de ce qui était présenté comme indispensable pour la marche vers un progrès que tous ont crut indispensable au bien être du genre humain et leur bonheur.
Mais qu'est-ce que le bonheur ?
N'est-il pas ce lopin de terre, que l'on pioche jour après jour et dont on ne mesure la grandeur qu'au bout de l'effort au terme de sa vie ?
Et ce bien être des uns, ce bonheur, que l'on perçoit comme la ligne d'horizon, au furent et à mesure que l'on avance dans le temps, l'est au détriment d'autres, les plus nombreux, corvéable à merci.
En sommes-nous au terme de « l'esclavage » ?
De mon point de vue, NON.
Les producteurs de ces quatre vidéos pourraient nous produire demain les 5ème, 6ème épisode etc... De ce commerce des êtres humains, car à mon sens encore, nous sommes depuis la fin de la seconde guerre mondiale et la fin de la colonisation, entré dans une aire d'un esclavage moderne, qui ne dit pas son nom.
edzodu (21-05-2018 10:01:27)
Les spécialistes en cette matière de manipulation des populations ne peuvent être satisfaits de ce qui, pour moi est une très bonne représentation en raccourci de ces périodes du passé sur l’esclavage.
Et, progressivement, tous les pays – ou presque – s’y sont mit.
Pour ceux qui tenaient les cordons des bourses (royaumes – négociants – hommes aux pouvoirs religieux comme celui politique) il était indispensable, alors de « prendre le train en marche » de ce qui était présenté comme indispensable pour la marche vers un progrès que tous ont crut indispensable au bien être du genre humain et leur bonheur.
Mais qu’est-ce que le bonheur ?
N’est-il pas ce lopin de terre, que l’on pioche jour après jour et dont on ne mesure la grandeur qu’au bout de l’effort au terme de sa vie ?
Et ce bien être des uns, ce bonheur, que l’on perçoit comme la ligne d’horizon, au furent et à mesure que l’on avance dans le temps, l’est au détriment d’autres, les plus nombreux, corvéable à merci.
En sommes-nous au terme de « l’esclavage » ?
De mon point de vue, NON.
Les producteurs de ces quatre vidéos pourraient nous produire demain les 5ème, 6ème épisode etc… De ce commerce des êtres humains, car à mon sens encore, nous sommes depuis la fin de la seconde guerre mondiale et la fin de la colonisation, entré dans une aire d’un esclavage moderne, qui ne dit pas son nom.
Philippe (21-05-2018 00:25:23)
Le chapeau de cet article dit une chose essentielle : les institutions et commémorations par lesquelles nos gouvernants ont contracté la manie de battre notre coulpe collective surnom poitrines comportent un implicite pour le moins suspect, pour ne pas dire insupportable : le caractère héréditaire et indépassable d'une culpabilité collective (et sélective !). Or c'est précisément au nom et au prétexte d'une culpabilité ontologique, héréditaire et irrémissible qu'on a commis les pires atrocités de l'histoire.
Et les mêmes qui vont inaugurer cette pieuse fondation la main sur le coeur, avec des trémolos dans la voix, ne sont pas gênés le moins du monde de vendre des armes à des dictatures qui massacrent des civils, et d'entretenir les meilleures relations commerciales avec des pays qui pratiquent encore l'esclavage, le trafic d'êtres humains et la torture.
Dans notre pays où le "devoir de mémoire" (aussi falsifiée soit cette mémoire) a étouffé le devoir d'histoire et est constamment instrumentalisé au service des calculs politiciens les plus douteux, quand "le sanglot de l'homme blanc" (selon l'expression d'André Gluksman) cessera-t-il de tenir lieu de morale pour solde de tout compte ?
Rémy Volpi (15-05-2018 14:11:33)
À quoi bon une fondation pour la mémoire de l'esclavage?
Si le message qui en émane est "les blancs ont réduit en esclavage des noirs", il est nettement insuffisant. Car les blancs ont aussi réduit en esclavage des blancs: slaves et esclaves sont étymologiquement des doublets. Et les noirs ne se sont pas privés de réduire en esclavage d'autres noirs. S'en souvenir sans plus n'aboutirait qu'à l'adage romain" homo homini lupus", l'homme est un loup pour l'homme: rien de bien nouveau sous le soleil.
Si l'on veut dépasser ce lugubre constat, et donner sens à une telle fondation, le message doit être "homo homini deus", l'homme est un dieu pour l'homme, message judéo-chrétien dont l'Occident est porteur. Mais très médiocrement adepte. Pointe avancée de l'aventure humaine, l'Europe, capable du pire comme du meilleur, s'est vautrée à l'envi dans le pire, abrutie par les vapeurs méphitiques et opiacées du nationalisme dont l'essence est: l'homme est pour l'homme une hyène que se prend pour un lion.
L'Europe est donc moralement redevable du meilleur vis-à-vis du reste du monde. La construction européenne entreprise après que l'Europe de la première partie du XXème siècle est devenue "the dark continent, le continent des ténèbres", visait à la création d'un espace modèle de paix, de prospérité, et d'éthique. Mais cette utopie réaliste est battue en brèche par le poison nationaliste dont les effets hypnotiques persistent.
Dans ce contexte, une fondation qui remplacerait les vigoureux chest-beatings nationalistes par d'énergiques mea-culpa feints ferait-elle avancer l'humanité? On peut en douter.
helenne (13-05-2018 11:54:15)
je trouve l'article de votre collaborateur équilibré et éloigné de tout sectarisme. Il énonce des faits historiques rarement évoqués dans les débats habituels et permet ainsi d'avoir une approche plus contextuelle de l'esclavagisme, évoquant le facteur économique et pas seulement une approche éthique et moralisante, même si celle ci ne peut être oubliée. J'invite à la lecture d'un remarquable livre de Pascal Bruckner qui évoque ce thème et aussi les dérives de la repentance. En effet , je rejoins la conclusion de A Dignat sur la surenchère victimaire actuelle et sur les risques de récupération clientéliste par des hommes politique. Il est important pour de tels thèmes de garder de la raison et du bon sens et d'éviter une approche purement émotionnelle
DUMOND (10-05-2018 18:27:45)
J’espère que vos "Historiens" qui refusent la repentance de la France sur l’esclavage on regarde la cérémonie, ce 10 mai, au jardin du Luxembourg.
Monsieur le Premier ministre, en tant qu’ancien Maire du Havre a cité cette ville et Bordeau, entre autre port Français, enrichi par le commerce des esclaves.
Pourquoi parler de notre pratique de l’esclave puisque les Arabo Musulman ont fait pire ? disent vos "historiens". Beau raisonnement. Mais pour ce compte macabre, ce n’est pas ce que démontraient les documentaires d’Arte, cité comme remarquable par Monsieur le Premier ministre. Pourquoi parler d’un meurtrier, puisqu’il y a des tueurs en séries ??
Vous nous 'informez' du fait que l’esclavage existe toujours dans la plupart des pays musulmans, je vous le confirme pour l’avoir vu de 1993 à 1996, au Maroc, dans les "grandes famille" ou chez les marocains riches, vis-à-vis des jeunes "petites bonnes" (12-14 ans), en très grande majorité noire, "acheté" à leur famille.
Je vous le confirme, aujourd’hui encore, vis-à-vis des "petites bonnes, mais plus âgées, recrutées à Madagascar, pour l’Arabie saoudite, Dubai le Kowet ou le Liban. Écouter les lorsqu’elles en reviennent. Renseigner vous, sur le nombre d’entre elles qui revienne à Madagascar dans un cercueil. Indignez-vous, envoyer une pétition au président de la République, oui mais, pour des bonnes raisons. Par exemple quand il reçoit, ou va voir officiellement les Rois ou Présidents de ces pays. Leur parle-t-il des droits de l’homme ? Du crime contre l’humanité qui se perpétue chez eux. Non, il fait du commerce, vente d’avions, d’armes. Mais bien sûr, l’esclavage m’a jamais enrichi 'durablement', et ces pays sont restés "pauvres".
Yves DUMOND
Anonyme (09-05-2018 11:27:38)
Adressez une lettre ouverte à Monsieur le Président de la République, nous pourrions être des millions à la signer
Cordialement.
Jacques LUCIANI
Jean Yves andant (09-05-2018 11:20:56)
Relire le génocide voilé de Tidiane N'Diaye sur l'esclavagisme arabe, ouvrage déjà cité par Hérodote
Kravchenko (08-05-2018 19:35:33)
@Sidonie
Vous avez tout à fait raison. Les nations européennes, et l'Angleterre en particulier, ont été les premières à interdire l'esclavage. Il faut lire les descriptions de l'esclavage en mer Rouge faites par Henry de Monfreid jusqu'à la seconde guerre mondiale ! Il a officiellement été interdit en Mauritanie en 1981 je crois ! C'est pourquoi le projet de Macron doit être soutenu, mais en l'honneur du monde occidental qui a pour la première dans l'histoire de l'humanité interdit l'esclavage.
J'ajoute un lien intéressant, concernant une revendication de réparation par la France de l'esclavage dont elle est responsable : https://www.youtube.com/watch?v=Tiv7GLxi7t0
Il y a également un excellent article de Malek Chabel : l'esclavage en terre d'islam, publié par Herodote.net.
Anonyme (07-05-2018 15:56:42)
ne cédez pas aux pressions - cet article est objectif et en effet il remet les pendules à l'heure
PUNZO (07-05-2018 15:34:49)
edzodu
Pourquoi la France, une fois encore, devrait montrer l'exemple en projetant d'accueillir au sein de sa capitale une « Fondation pour la mémoire de l’esclavage » pour une fois encore faire preuve de repentance pour le compte de qui ?
Pouvons-nous nous permettre de donner l’exemple ?
Quant pensent les autres pays européens ?
Si dans ce fabuleux bâtiment, qu’est l’hôtel de la Marine a été signé la fin de l’esclavage, le 28 avril 1848 pratiqué par des Français, alors que l'origine avérée de ce trafic « de chair humaine et des consciences religieuses » est pratiqué depuis la nuit des temps par des peuples au nom d’un Dieu et par Noé lui-même - ou du moins ce qu'en ont bien voulu nous faire croire ceux qui ont écrit cette « vérité première »
Pourquoi donc ne pas créer cette « Fondation pour la mémoire de l’esclavage » à Damas, ville ou les conquérants de l'islam ont propagé à grande échelle cet esclavage en rabaissant par la même occasion les autres croyances religieuses, et ne tolérant, par le paiement d'un impôt la pratique d'une autre religion (la dhimmitude)
Et où, aujourd’hui encore, la « guerre fratricide » entre musulmans depuis plus de sept ans nous refait vivre celle entre Omeyyade et Abbasside entre les 7ème et 13ème siècle.
Alors oui, cette fondation aurait un vrai sens de « repentance » envers tous ceux qui ont subit ou laissé leur vie au nom de Dieu et de façon plus « terre à terre » pour un rapport sonnant et trébuchant, d'or, d'influence, et de domination de la forme géopolitique la plus abjecte et reconnaître, que cette pratique considérée alors banale à l’époque est quasiment née au Proche-Orient.
Plus près de nous, et suivant le mauvais exemple, quant pensent les Espagnols, les Portugais, les Hollandais, les Anglais, les émigrés européens que l’ont nomment aujourd’hui « Américain », qui pour la conquête des terres qui ne leurs appartenaient pas ont exterminé des milliers d’Amérindiens, puis les Nantais et les Bordelais et j’en passe ?
Ah ! Si Toussaint l’ouverture pouvait nous dire ?
riboga (07-05-2018 15:34:48)
Aujourd'hui on constate encore de la servitude,autre forme de l'esclavage.Où donc?Eh bien au Vatican ,à l'encontre de religieuses employées par de hauts dignitaires de l'Eglise.
Cf Observatore Romano Mars 2018.Il faut reconnaître que le Pape François a pris leur défense.
Jacques VILLAIN (07-05-2018 15:00:36)
Il convient de rappeler un autre article d’Hérodote, qui précisait que le 3 juillet 1315 le roi de France Louis X le Hutin publia un édit abolissant en principe l’esclavage sur le sol de France. L'esclavage avait été toléré dans la chrétienté occidentale jusqu'aux alentours de l'An Mil. Après Louis X, la pratique ne fut pas toujours conforme à la théorie, mais comme le thème est absent de la littérature de la Renaissance (Erasme, Montaigne, Rabelais,…) on pourrait penser que l’esclavage était marginal. Pourtant, il semble avoir été florissant en Italie aux 14ième et 15ième siècles. (voir par exemple Christoph Cluse, http://med-slavery.uni-trier.de:9080/minev/MedSlavery/publications/Femmes.pdf) . L’article d’Alban Dignat ne nous aide pas à y voir clair. Par ailleurs il ne cite pas l’abolition (théorique, encore une fois) de l’esclavage dans les colonies par la Convention le 16 pluviose an II, ni son rétablissement par Bonaparte.
burrhus (07-05-2018 14:46:28)
Innocents, depuis la trentième génération, bigre !
Cet article est digne d'une causerie spectacle ("talk show") au ras des pâquerettes comme nous en abreuvent les chaines télé. À moins que ce ne soit d'une querelle de récré "c'est pas moi l'esclavagiste, monsieur, c'est l'autre".
En tous cas je n'y vois pas du tout un travail d'historien qui doit mettre ses préjugés (nous en avons tous) à bonne distance. Cela n'empêche pas de dénoncer toutes les conduites esclavagistes depuis la nuit des temps, mais à condition de les remettre dans leur contexte et de viser l'exhaustivité.
sidonie (07-05-2018 11:25:54)
cher hérodote ne vous laissez pas influencer - les oublis sont si nombreux dans ces vidéos que c'est un scandale - qui a aboli les traites - le monde occidental - qui a forçé le monde arabo musulman à l'abolir - le monde occidental - dans quels pays ce commerce refleurit - le monde arabo musulman - quel est le livre "sacré" qui parle OH SI SOUVENT DES ESCLAVES - le livre des arabo musulmans - au sénégal certaines écoles .... oh pas les écoles laiques - forçent des gamins réfugiés d'autres pays à mendier et à rapporter leurs gains - ALORS NE CEDEZ PAS - c'est la survie de l'europe qui est en jeu - à lire pour les gens le génocide voilé de M Tidiane n diaye - édifiant
SZ92 (07-05-2018 10:25:50)
J’ai trouvé cet article fondé au plan historique et j’ai un peu de mal à saisir les réactions irritées de certains lecteurs qui à mon avis ont lu le texte de travers ou trop rapidement et ont mal compris le propos.
Ou alors nous sommes devant un cas concret de « biais cognitif » bien connu qui s’appelle le biais de confirmation (en gros on est d’accord avec ce qui nous renforce dans nos opinions a priori ou notre idéologie et opposé au reste).
Pour lutter contre ce biais rien de tel que de revenir aux données chiffrées :
- Ce sont les pays arabo-musulmans qui ont le plus capturé et vendu d’esclave venant d’Afrique noire (depuis le 7eme siècle jusqu’à nos jours), devant les Européens et la traite atlantique (qui était plus « industrielle » mais a duré moins longtemps : 2 à 3 siècles). Ces données sont confirmées par la plupart des historiens (non militant alter-mondialiste bien sûr) – voir le livre de Malek Chebel : L'esclavage en terre d'Islam).
- Durant toute l’histoire l’ethnie (je n’ose pas dire race car le mot n’est pas politiquement correct et donc abominable, même s’il est encore dans le dictionnaire) la plus réduite en esclavage ce sont les... blancs (le mot "Esclave" vient du latin "sclavius", qui désignait, au Vème siècle, les peuples slaves originaires d'Esclavonie (ou Slavonie) voir le Robert Historique de la langue Française). En 2010 le magazine L’Histoire a publié un article très documenté sur le sujet, mais n’ai pas en mémoire le mois de parution).
- L’esclavage a totalement disparu dans les sociétés occidentales développées (pas pour les idéologies de la gauche extrême qui considèrent le salariat comme une forme « moderne » d’esclavage), mais il persiste dans les sociétés musulmanes et en Afrique sub-saharienne.
Partant de là je ne vois pas trop de critiques à adresser à cet article, sauf bien sur s’il ne correspond pas à l’idéologie du lecteur !
michel BOUDIN (07-05-2018 10:03:54)
J'adhère totalement aux propos d'Alban DIGNAT sans aucune mauvaise conscience : reconnaître objectivement l'abomination de l'esclavage est une chose , s'ancrer dans le ressassement de ces faits, qui ont malheureusement existé, est un boulet qui est loin d'entraîner une évolution positive des mentalités.
Ayant vécu aux Antilles pendant 20 ans je peux en témoigner.
Anonyme (07-05-2018 08:39:30)
moi j'ai poussé ma gueulante après arte tellement c'était oublis et bien orientés - ils ont oublié tellement de choses -je suis en contact avec M tidiane n diaye - génocidé voilé et qui a participé à une série d'émissions en 2010 - ej bien on a pas retrouvé de ces émissions et même arte avait l'air d'avoir oublié
Pascal Mariamal (07-05-2018 06:30:11)
Oui, une mémoire mal orientée, vous avez raison ! Mais il ne s’agit pas de celle des descendant d’esclaves et d’engagés que nous sommes dans l’hexagone, en outre-mer ou encore dans ces colonies d’autrefois. Cela concerne la mémoire très mal orientée de la République sur le sujet. Les comparaisons, quelles soient savantes ou de comptoir, ne pourront pas suffire à enlever les stigmates de ce commerce indigne, fondateur, soit dit en passant, de la société libérale qui anime nos vies depuis cinq siècles.
Le philosophe Lucien Sève qualifie le libéralisme de « doctrine à double face ». Il s’agit depuis ses origines d’une liberté d’hommes blancs, de citoyens, de propriétaires. John Locke qui en pose les fondements au XVIIème siècle est actionnaire de la Royal African Company, spécialisée dans la traite négrière. Tocqueville voit dans l’Amérique « le berceau vide d’une grande nation ». Georges Washington s’insurgeant contre les Anglais: « nous ne sommes pas leurs nègres ! » Mais il y a pire : « La race européenne a reçu du ciel ou acquis par ses efforts une si incontestable supériorité sur toutes les autres races qui composent la grande famille humaine que l’homme placé chez nous, par ses vices et son ignorance, au dernier échelon de l’échelle sociale est encore le premier chez les sauvages », encore Tocqueville. Mais dans une économie mondialisée, le libéralisme n’a plus besoin d’un fonds de commerce raciste pour se justifier. Et quant à nous « outre-meriens », un litige persiste et nécessite des réparations républicaines. La première étant le respect de notre humble mémoire créole.
Mais il s’agit d’une question politique. L’historien mal orienté est malheureusement hors sujet.
Avec tout mon respect.
(Source : Contre-histoire du libéralisme, Domenico Losurdo, La Découverte 2013.)
Jean Paul MAÏS (07-05-2018 03:49:52)
Je trouve cet article scandaleux ! Pas tous les Français certes, mais une minorité d' entre eux -les négriers- ont fait fortune en commercialisant des esclaves, des hommes donc (une marchandise comme une autre, une variable d' ajustement ?) par millions !
Et dans certaines de nos colonies, les colons français n' étaient-ils pas esclavagistes ? Votre chroniqueur n' aurait-il pas une fâcheuse tendance à considérer l' esclavage comme une simple donnée de l' économie de marché, un détail (un de plus) de l' histoire ?
Mazers (07-05-2018 01:25:38)
Merci pour la publication de cet article qui en rappellant des faits historiques attestés, et abondamment documentés par ailleurs, permet de remettre les pendules à l'heure face à cette déferlante malsaine de dénigrement qui ne relève pas que de l'ignorance.
NewParadigm (07-05-2018 00:50:00)
Je suis troublé car, frappé par l'information selon laquelle "noir" et "esclave" sont synonymes en arabe, j'ai procédé à une rapide vérification sur Google Traduction et constaté que les deux traductions ne sont pas identiques. Pourriez-vous préciser ?
Herodote.net répond :
Les dérivés du mot abid désignent de façon équivalente dans certaines régions les noirs et les serviteurs ou esclaves...
Catherine Lefèvre (07-05-2018 00:16:30)
Ce résumé me semble très peu fidèle à l'Histoire, l'auteur ne semble pas avoir bien écouté ce qui est indiqué dans ces émissions remarquables.Dire que l'Europe Occidentale fut épargnée !!! Faut oser ! Sans doute il n'y eut pas d'esclaves dans les champs et les usines sur nos territoires mais des Européens en firent le commerce à partir de nos ports pour travailler dans les exploitations de NOS colonies !!!Les produits des colonies faisaient tourner bien des usines(sucre par ex.) chez nous. Quant à cette fondation : on ne sait ps ce qu'elle contiendra, il y a déjà le Musée de la Porte Dorée...mais il ne s'agit pas de "persuader les Français de leur responsabilité...." : cela n'a pas de sens ! L'Histoire ce sont des FAITS qu'il ne faut pas cacher, qu'il faut expliquer,enseigner,fondés sur des documents très nombreux qu'on peut consulter;il n'est pas question de culpabiliser quiconque,de s'excuser de faits anciens qui étaient normaux à leur époque. Jusqu'à ce qu'on admette que ce n'était pas acceptable, il a fallu du temps et combattre bien des préjugés...qui hélas subsistent chez certains...
Piguet (06-05-2018 21:37:07)
Pourquoi avoir honte de son courage, je verrai mal les banquiers genevois faire de même, car le financement venait déjà principalement de Suisse.
https://www.letemps.ch/suisse/suisse-moderne-sueur-esclaves
Boutté (06-05-2018 21:02:52)
Il serait plus judicieux de l'ouvrir à Nantes, avenue Voltaire s'il en existe une. Cette décision de nôtre Président doit faire bien rire dans le monde musulman actuel !
DUMOND (06-05-2018 18:51:26)
Je tiens à vous faire part de mon INdignatION sur votre article sur l’esclavage.
Vous nous parlez des émissions sur ARTE, mais vous n’avez pas du tout écouté, ou tout comprendre.
Edward ALPERS UCLA : « Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’il faut aborder la question (de l’esclavage), d’un point de vue économique… il faut se demander d’où vient la demande de main-d’œuvre et quelle est la nature de cette demande. »
Catherine COQURY-VIDROTCH Paris DIDEROT : « On ne peut pas comprendre l’esclavage si on ne le lie pas intrinsèquement à la violence… L’esclavage c’est la négation de l’être et c’est la violence pour faire des esclaves ».
Vous dites :
« Quand les Arabes musulmans sont entrés en relations avec les chefs africains au VIIIe siècle, ceux-ci n’ont trouvé à leur vendre que des esclaves. (et de l’or) » bien sûr, puisqu’il ne savait rien faire d’autre, ils n’étaient pas rentrés dans l’histoire.
« Au XVe siècle, des négociants espagnols et portugais achetèrent des esclaves au Maghreb et introduisirent l’économie de plantation au sud de la péninsule ibérique puis dans les terres tropicales du Nouveau Monde ».
Vous avez dû « sauter » l’épisode sur l’empire du MALI, l’atlas Catalan, publié en 1375. Henri II, le navigateur et les caravelles.
1434, première route de la côte ouest de l’Afrique, par les portugais.
Le 8 août 1444 à Lagos les premiers 250 captifs, razzier par les hommes d’Henri II sont vendus.
1453 La prise de Constantinople par les Musulmans coupe la route du commerce des esclaves des Balkans et du Caucase.
David ELTIS Université EMORY usa : « les territoires où l’on prélevait les esclaves étaient soit « christianisé soit islamisé. Il ne restait plus qu’un territoire vers lequel se tourner : l’Afrique.. »
Nicolas V par la bulle « Romanus pontifex : « Nous avons donné la faculté ample et simple au Roi Alfonso d’envahir, de rechercher, de capturer, de vaincre et de subjuguer tous sarrasins et païens et tous autres ennemis du christ ainsi que de réduire leur personne en esclavage perpétuel ».
C’est votre définition de la charité chrétienne ? Il n’est pas bien qu’un chrétien mettre en esclavage un autre chrétien ou un musulman un autre musulman, sauf si le commerce le justifie. Vendre ou acheter un esclave d’une autre religion que la sienne, pas de problème.
1471 « Découverte » du Royaume du Congo. Le Roi Alphonso 1er se converti au christianisme et commerce avec les Portuguais. Il vend des esclaves contre des babioles ou des armes. Il n’avait pas compris la charité chrétienne ou bien comprit le commerce ?
Prise de possession de l’île de SAO TOME par les Portugais et les premières exploitations sucrières.
1er commerce triangulaire entre Portugal, Congo et Elmira (or contre esclaves du Congo)
1 516 Traite des esclaves de Sao Tomé au Brésil, avec le matériel et les connaissances qu’ils ont pour la culture de la canne à sucre.
Ce trafique n’a enrichi pas, comme tous bons historiens le proclame, ni Nante, ni Bordeaux, ni aucun pays chrétien. Le Portugal et l’Espagne ne sont devenus riches qu’âpres avoir apporte la civilisation et la religion chrétienne à ces sauvages, d’Afrique ou Amérique et leur avoir donné l’indépendance.
Autre avis sur les autres articles de ce messieur.
«La persistance en islam de la traite négrière et même son regain, favorisé par le recul de l’ordre occidental ». Vous vouliez dire : ordre ou civilisation chrétienne.
L’antisémitisme, depuis quand un pape à" absous les juifs de déicide"?
Quand Hitler a-t-il été condamné,Mein KAF mis aux piloris par un pape de la chrétienté ?
Pétain, très bon chrétien, na-t-il pas signé le" port obligatoire de l’étoile jaune", "les lois anti juive", la rafle du Veld-ive ?
"Les pauvres incultes" : la faute à qui ? Combine d’analphabète en France et à Cuba ?
Yves DUMOND