Vichy et la Shoah

L’élève Zemmour peut mieux faire !

27 octobre 2014 : l'historien François Delpla revient pour Herodote.net sur la polémique lancée par le journaliste Éric Zemmour concernant le rôle de Philippe Pétain dans la Shoah...

Dans son livre Le Suicide français, paru le 1er octobre 2014, le journaliste Éric Zemmour avance une thèse sur l’attitude du gouvernement de Vichy : la survie des Juifs français, dans une proportion bien plus grande que celle des Juifs étrangers présents sur le sol de France, serait due à l’action de Vichy, qui les a défendus tout en abandonnant les Juifs étrangers à leur sort. Il se réclame de trois historiens décédés (Poliakov, Aron, Hilberg) ainsi que d’Alain Michel, l’auteur d’un récent Vichy et la Shoah.

En revanche, il prend feu et flamme contre l’un des plus célèbres historiens de l’Occupation, l’Américain Robert Paxton, auteur en 1972 d’un livre traduit l’année suivante sous le titre La France de Vichy. Pétain et ses ministres y sont présentés comme des valets empressés à exécuter les ordres de l’occupant et souvent à les devancer, par affinité idéologique.

Zemmour ne nie pas que Vichy ait pris contre les Juifs français, dès l’automne de 1940, des mesures discriminatoires mais prétend que c’était pour des raisons patriotiques. Il fallait bien faire des concessions. C’est ainsi qu’on abandonna les Juifs étrangers comme on lâche du lest ; ce n’était ni glorieux ni moral mais conforme à la « raison d’État ». Inversement Paxton, dans ses livres et dans deux tribunes publiées en réponse à Zemmour, insiste sur la servilité de Vichy, son empressement à collaborer même quand on ne le lui demande pas et la fragilisation des Juifs français par les mesures de discrimination.

Or ce débat est largement anachronique. La recherche récente insiste sur deux points que l’Histoire avait négligés :
• L’Allemagne nazie agissait avec méthode ; si la destruction des Juifs d’Europe (pour reprendre l’expression de Raul Hilberg) était l’un de ses objectifs principaux, elle cohabitait avec d’autres préoccupations.
• L’occupation pendant quatre ans, sans grands remous, d’une grande puissance étrangère provisoirement vaincue, au sein d’une guerre plus large qui tourne de plus en plus mal pour l’occupant, est une entreprise des plus délicates, qui requiert doigté et vigilance.

Pétain, quelles que soient ses intentions et la façon dont il se voit lui-même, est avant tout un instrument aux mains de Hitler. En traitant au moment de l’armistice avec le « vainqueur de Verdun », chef de l’armée française en 1918, le dictateur nazi donne aux Français le plus convaincant des professeurs de résignation.

Jusqu’à l’offensive contre l’URSS déclenchée le 22 juin 1941, Hitler persécute les Juifs sans en tuer beaucoup, à l’exception de la Pologne occupée. L’ère des massacres systématiques s’ouvre avec l’invasion de la Russie, et débouche à la fin de 1941 sur la décision du meurtre de tous les Juifs accessibles aux griffes allemandes. La conférence de Wannsee, le 20 janvier 1942, planifie l’entreprise sous la direction de Reinhard Heydrich. Ce dernier séjourne à Paris du 5 au 11 mai, et s’entend avec un gouvernement Laval mis en place à Vichy par l’ambassadeur Abetz le 18 avril précédent.

Après son départ, les discussions se prolongent principalement entre René Bousquet, chef de la police au ministère de l’Intérieur de Vichy, et Carl Oberg, chef des SS en France. Elles aboutissent à une entente suivant laquelle Vichy exerce une pleine autorité sur la police de zone nord, moyennant une participation à la déportation des Juifs. On se met d’accord pour arrêter d’abord les Juifs étrangers. C’est ainsi qu’ont lieu la rafle dite du Vel d’Hiv, le 16 juillet, et la livraison de 7000 Juifs parqués dans des camps de zone sud.

En septembre, les SS demandent qu’on passe à la déportation des Juifs français et le gouvernement de Vichy renâcle en invoquant notamment l’opposition voyante du clergé catholique : l’archevêque de Toulouse, Mgr Saliège, a donné le branle le 23 août en dénonçant en chaire l’atrocité des rafles en zone sud (« Dans notre diocèse, des scènes d’épouvante ont eu lieu dans les camps de Noé et de Récébédou »). Soudain, le 25 septembre, arrive un contrordre, connu par une lettre de Knochen (l’adjoint d’Oberg) : les déportations de Juifs français sont provisoirement suspendues, par ordre de Himmler. Or le chef des SS a rencontré Hitler trois jours plus tôt et probablement pris cette décision en concertation avec lui.

Il en ressort que, n’en déplaise à Zemmour, Vichy n’a pas convenu avec l’Allemagne que la persécution se limiterait aux Juifs étrangers. Le taux de survie très inférieur de ces derniers doit tout aux circonstances, et aux priorités de l’occupant. En septembre 1942, la montée en puissance des États-Unis pousse l’Allemagne à envisager l’occupation de la zone sud française, tandis que la situation sur le front russe et en Afrique du Nord ne permet guère d’en distraire des troupes : il faut simplifier au maximum la tâche des quelques divisions allemandes qui seront chargées du travail. Il sied d’autre part de redonner à Pétain un peu de lustre « national » afin qu’il prêche une fois de plus aux Français la résignation en prétendant défendre au mieux leurs intérêts.

Il faut donc cesser d’isoler la question de la Shoah en France de celle des rapports de force mondiaux, comme d’attribuer à Vichy un rôle dans la survie plus importante des Juifs français.

En revanche, il n’est pas juste non plus (comme le font Paxton et Serge Klarsfeld, justement critiqués sur ce point par Zemmour) d’attribuer cette survie à l’action salvatrice de la population française, en l’opposant radicalement au gouvernement. On en viendrait à prétendre que Vichy n’était pas dictatorial, ou pas en mesure d’imposer ses décisions à ses administrés. Titulaires ou non par la suite de la médaille des Justes, les Français qui ont donné un coup de main dans le sauvetage savaient que les autorités qui auraient pu s’y opposer n’y mettaient pas, du gendarme au ministre, autant de zèle que l’occupant, sinon sous une pression nazie directe ou avec l’espoir, à certains moments, d’obtenir quelque avantage en flattant les lubies raciales de cet occupant.

Pétain l’impuissant n’a pas mis en sécurité le moindre Juif ; il n’a jamais fait que marchander en position inférieure, jouer avec des dés pipés par l’adversaire et accumuler des choix scabreux à visée immédiate.

François Delpla
Publié ou mis à jour le : 2022-01-28 08:04:34
Djili (30-11-2014 18:14:59)

J'étais tout petit a cette vilaine époque mais ma mémoire remonte à mes 3ans et aux bombardements américains en Tunisie. Avec le recul on peut dire que presque tous les allemands étaient nazis et que presque tous les français etaient des collabos de gré ou de force!
J'ai bien lu et relu Zemmour : inutile de divaguer, son constat est la et sans le parti pris de tous les autres. la question juive restera une horreur sortie de gènes barbares que nous portons tous.

Paul-Louis AZAÏS (27-11-2014 09:46:25)

Paul-Louis AZAÏS 27 novembre 2014
Je viens de terminer le livre d'Éric ZEMMOUR : "LE SUICIDE FRANÇAIS."
ÉDIFIANT ! NÉCESSAIRE ! COURAGEUX !
J'ai lu des commentaires sur Internet avec quelques surprises.
E. Z. ne fait pas oeuvre d'historien, mais de commentateur politique de la société moderne, française en l'occurrence. Ce bilan est clair ; il fallait le faire.
Environ quatre-vingt sujets y sont évoqués, qui, chacun, peut-être un détail, dans cette compilation des problèmes de notre époque, en étudiant les causes qui les ont suscités.
Chaque sujet est traité avec énergie et intelligence, comme un détail (j'insiste) dans une fresque.
J'ai du mal à admettre les critiques d'un historien :"L'élève ZEMMOUR peut mieux faire !" On peut toujours mieux faire … et j'invite Monsieur Delpla à nous en faire la démonstration sur les thèmes traités par Éric ZEMMOUR, dans l'esprit de ses préoccupations, c'est-à-dire la description de l'état de la France actuelle et les causes de son affaiblissement.
Pour moi qui ne suis pas historien, c'est un ouvrage magistral, d'une qualité d'écriture et d'investigation exemplaire. J'ai cherché un équivalent dans la littérature mondiale. Je le vois comme l'égal des ouvrages de Soljenitsyne dans un autre domaine : "Une journée d'Yvan Denyssovitch", suivi de "L'archipel du goulag" en trois tomes fascinants, plus… le reste de son oeuvre.
Les historiens sont tributaires de leurs atavismes et de leurs préférences comme tous les êtres vivants : ils doivent s'affirmer dans l'écriture en trouvant des arguments inédits qu'ils compilent ensuite et justifient pour les éditer : c'est humain.
Paxton reconnaît qu'il s'est trompé en invoquant des totalisations qui seraient excusables. Excusons-le : c'est un Américain !
Dans cette étude, E. Z. ne prétend pas apporter toutes les solutions, laissant le lecteur exciper de son expérience, de ses héritages ethniques, religieux, philosophiques, révolutionnaires ou traditionalistes.
Dans sa controverse avec Caron à la TV, j'ai détesté l'attitude de Caron qui se prend pour une lumière et se permet d'insulter E. Z. en le traitant de "con" en public. C'est le type de journalistes qui ont amené la France au suicide : Ruquier aurait dû l'évincer de suite.
Quant à Jacques Feldfeber ; il serait plus lisible s'il écrivait en français : c'est très désagréable, quelle que soit la valeur de ses arguments : les accents sont des signes indispensables.
Félicitations et merci Monsieur Eric ZEMMOUR.
Paul-Louis AZAÏS
Ancien combattant.

Jean Louis (05-11-2014 15:04:14)

Nous voyons bien qu’il s’agit d’enfermer Zemmour dans une caricature en mentant systématiquement sur ses travaux. BD Voltaire écrit ce matin sur un boycott imbécile décidé par la mairie de Deauville. Or il n’a jamais prétendu être un puits de sciences de la grande Histoire. Malgré ses connaissances encyclopédiques. Il est un observateur pertinent de la scène politique française, de la dérive permanente des media. Il est sans concurrent pour combattre l’intoxication de masse. Donc un homme à abattre. Il y a quelques années, il avait tenté une opération comparable pour mettre en lumière un excellent livre de l’historien franco-israélien Simon Epstein «Un paradoxe français, 2008 ». Dans lequel celui ci analyse froidement comment la droite maurassienne, souvent antisémite, nationaliste exécrant l’internationalisme, mais héritiers des anciens combattants, haineux des Allemands fut la première créatrice de la Résistance. En parallèle, une gauche anti militariste, pacifique, internationaliste, philosémite rejoignit sans scrupule la collaboration voire y participa.

Jean Louis (04-11-2014 21:49:33)

Nous voyons bien qu’il s’agit d’enfermer Zemmour dans une caricature en mentant systématiquement sur ses travaux. BD Voltaire écrit ce matin sur un boycott imbécile décidé par la mairie de Deauville. Or il n’a jamais prétendu être un puits de sciences de la grande Histoire. Malgré ses connaissances encyclopédiques. Il est un observateur pertinent de la scène politique française, de la dérive permanente des media. Il est sans concurrent pour combattre l’intoxication de masse. Donc un homme à abattre. Il y a quelques années, il avait tenté une opération comparable pour mettre en lumière un excellent livre de l’historien franco-israélien Simon Epstein Un paradoxe français, 2008. Dans lequel celui ci analyse froidement comment la droite maurassienne, souvent antisémite, nationaliste exécrant l’internationalisme, mais héritiers des anciens combattants, haineux des Allemands fut la première créatrice de la Résistance. En parallèle, une gauche anti militariste, pacifique, internationaliste, philosémite rejoignit sans scrupule la collaboration voire y participa.

Jean Louis (03-11-2014 07:49:32)

Le déroulé de ce billet et les commentaires nombreux de son auteur sont tout simplement mensongers et ne rendent absolument pas compte des sept pages du livre de Zemmour (sur 530 !). Petit chapitre intitulé «Robert Paxton, notre bon maître». Il ne fait que recenser l’excellente recherche du docteur en histoire franco – israélien Alain Michel, aujourdhui rabin installé à Tel Aviv. D’une famille lorraine, où son frère avocat, ami de Gérard Longuet est toujours installé, Alain Michel nous offre un travail éclairant, d’une incontestable précision par la documentation qu’il met au jour, et qui écroule la clé de voute de ce qu’il appelle la doxa Paxton, Marrus, Klarsfeld visant à incriminer les autorités de Vichy, Pétain en premier lieu, dans les rafles de la communauté juive (Vichy et la shoa, 2012). Prenant ainsi le contrepied du roman installé depuis les années soixante dix. Les 7 pages de Zemmour ne nous apprennent rien (mais qui les a lues ?), sans avoir médité sur le bouquin d’Alain Michel. Mettons en parallèle les dizaines de pages de hurlements contre Zemmour, en regard de ce qu’il a résumé, et l’on voit bien qu’il s’agit d’une opération concertée visant à sauver la doxa. Ce n’est pas la place ici de faire la recension du travail de l’historien Michel, mais le coup est évidemment très rude pour les extrémistes de la communauté pour lesquels le souci de Vérité Historique a peu d’importance. Au passage, discriminer entre nationaux et apatrides était dans l’air du temps depuis 1938 au moins, lois votées et présentes dans le code pénal, lois Daladier sur les anti nationaux, camps de rétention … etc. Vichy n’a rien inventé. Et pour terminer rappelons que le meurtre industriel de populations dans les six camps d’extermination répertoriés était inconnu de tous, de Ben Gourion lui même. Essayons de faire de l’Histoire …

Michel (02-11-2014 18:34:49)

La déportation des Juifs, Français ou étrangers, précédée de leur arrestation par des policiers et gendarmes est la honte de la France. De même, le statut des Juifs, les multiples interdictions dont ils furent l'objet. Je ne crois pas faire une erreur en pensant que Eric Zemmour est Juif, doit-on le considérer comme un renégat et un traître envers ses coreligionnaires ? Ce type, personnellement, m'insuporte au plus haut point.

Michel (02-11-2014 16:09:05)

Nous avions une amie juive âgée. Elle nous a dit que pendant l'occupation, elle pensait qu'en tant que Français sa famille et elle-même seraient protégés. Sa famille était en France dès avant la révolution, avant celle-ci, elle n'avait pas trouvé de documents attestant la présence de sa famille en France. En outre, le frère de son mari était mort pour la France en 1914/18. Tout ceci n'a pas empêché que toute sa famille et son mari (il avait été fait prisonnier mais rapatrié pour raisons de santé) ont été déportés et assassinés à Auschwitz, sur dénonciation probablement. Heureusement les enfants étaient chez des amis en Normandie. Voilà des faits réels. La protection de Pétain...

une béotienne (31-10-2014 10:24:45)

Il y a un manque de logique entre le § qui dit que le gouvernement de Vichy renacle à laisser déporter les juifs francais et le suivant. Le texte de Mr Delpla dit que Pétain a renaclé..., que l'archevêque a dénoncé... et qu'il y a eu contre ordre. En quoi ces 3 éléments permettent-ils de conclure "il en ressort que Vichy n'a pas convenu avec l'Allemagne que la persécution se limiterait aux juifs étrangers"? Ce qu'il en ressort c'est que ce sont des hypothèses dans les 2 prises de positions

Batrachat (29-10-2014 17:38:11)

Je ne suis qu'un témoin indirect, dépositaire de souvenirs marquants. Celui de Robert Reiz, 60 ans après que le petit bébé qu'il était dans les bras de sa mère ne tombe dans un rafle de miliciens encadré par un allemand, une fois descendu en bas de l'escalier du métro "Porte des Lilas" Propos immédiatement improvisé de la mère, éclair d'humanité de l'Allemand : j'ai été sauvé par un Allemand dira Reiz par la suite, avec un brin de malice. Plus près de moi, un jeune médecin juif hungaro-roumain athée anti-sioniste, dissimulé par sa compagne française. La prudence de ne pas se déclarer comme juif au commissariat, des relations françaises permettant d'être prévenu des rafles à venir. Sa survie à été rendue possible, pour une large part aux diverses connexions françaises ( la résistance informelle, chez les particuliers comme au sein de la police) sans qu'il soit évident de les séparer. Et dans ce même immeuble du 6 boulevard Gallieni a Aulnay, la famille Segal, issue de Roumanie. Rafle du même commissariat, bien franco-française. Déportation sans retour du père, de la mère, de la soeur. Survie du jeune Gilles Segal(il vient de disparaître en juin dernier) en rapport avec son premier succès théâtral. Mais la maréchaussée voulu bien croire à la crise d'appendicite, du moins celle de Gilles et pas celle de la jeune soeur, au milieu de cris désespérés qui marquèrent toute leur vie ceux qui les entendirent.

Jean-Luc FERLANDE (29-10-2014 15:25:34)

Je ne partage pas l'avis de l'auteur de cet article qui semble par trop se fonder sur ce que soutient Robert Paxton avec le parti pris qu'on lui connait. Paxton a commis une erreur capitale selon moi en récusant les preuves avancées par Robert Aron et bien d'autres Français ayant apporté leur témoignage sur cette période douloureuse que fut l'occupation allemande (Henri Amouroux, Raymond Tournoux, le Colonel Rémy, le Général de Bénouville... plus récemment Philippe Valode, le Général Le Groignec,...). Paxton prétend, sur la base des archives qu'il a certes consultées mais auxquelles il a donné une interprétation partisane, que Le Maréchal Pétain a délibérément adhéré aux mesures discriminatoires contre les juifs et aux persécutions qui furent commises en son nom. Eric Zemmour (qui n'est pas encore décédé) ne reprend pas cette thèse à son compte et apporte la démonstration du contraire. C'est ce qui déplaît à certains. Il semble en effet que le courant de pensée "dominant" qui s'est installé en France depuis les années 70 ne lésine pas sur les moyens pour contrecarrer toute velléité, non de justifier l'impardonnable, mais de dire les choses autrement. Il est étonnant par ailleurs de constater que des représentants de la communauté juive (et pas n'importe lesquels) se voient contredire à ce point par des historiens le droit de dire ce que furent les persécutions dont leurs membres ont été victimes.

jean claude (28-10-2014 15:42:53)

on a entendu tellement de choses sur la shoah et la déportation qu'il est bien difficile de se faire une idée
françois delpla aurait davantage raison qu'un autre historien d'un avis contraire ?
on ne croit que ce que l'on veut entendre

corinne (28-10-2014 11:12:01)

Bonjour,
Merci pour cette mise en perspective de la politique de collaboration sur "la question juive" en France.

Respectez l'orthographe et la bienséance. Les commentaires sont affichés après validation mais n'engagent que leurs auteurs.

Actualités de l'Histoire
Revue de presse et anniversaires

Histoire & multimédia
vidéos, podcasts, animations

Galerie d'images
un régal pour les yeux

Rétrospectives
2005, 2008, 2011, 2015...

L'Antiquité classique
en 36 cartes animées

Frise des personnages
Une exclusivité Herodote.net