Archéologie sous-marine - Archéologues contre chasseurs d’épaves - Herodote.net

Archéologie sous-marine

Archéologues contre chasseurs d’épaves

Après l’exploration timide de quelques cités englouties et la chasse aux épaves, l’archéologie sous-marine a pris son véritable essor grâce à la mise au point du scaphandre.

Les premières explorations ont lieu au XIXe siècle, à l'initiative des frères Deane, des Britanniques qui découvrent les épaves de deux voiliers, le Royal George et le Mary Rose

Dans les années 1830, John Deane explore l'épave du Royal George, coulé à Spithead en 1782

Premiers pas de l’archéologie sous-marine

Dès 1917, une équipe de plongeurs bien entraînés plonge sur le site du naufrage du SS Laurentic, un paquebot coulé la même année par des mines dans l’Atlantique alors qu’il transportait des barres de métal précieux. Les Alliés ne peuvent laisser ce trésor au fond de l’eau.

Le succès est impressionnant : la trentaine de tonnes d’or envoyée par le fond est presque entièrement remontée… mais seulement au bout de sept ans, après des centaines de plongées !

Même scénario dans les années trente lorsque des scaphandriers plongent sur l’épave du cargo Egypt, disparu en 1922 dans la Manche, avec des centaines de lingots d’or et d’argent (évalués à l’époque à plus d’un million de livres) : une vaste noria permet de récupérer quasiment toute la cargaison, coulée à cent vingt mètres de fond, mais au bout de dix années seulement.

Dans les années cinquante s’ouvre une nouvelle étape : la mise au point du scaphandre autonome, sans lien avec la surface, autorise une plongée sous-marine plus souple et plus mobile, que les films du Commandant Cousteau vont populariser dans le monde entier.

En s’intéressant en 1952 à l’épave du Grand-Congloué, près de Marseille, Cousteau focalise l’attention du monde scientifique et du grand public sur l’archéologie sous-marine, même si les méthodes de fouille restent rudimentaires. Les plongeurs travaillent sur deux épaves superposées de navires de commerce antiques, datant du II et du Ier siècle avant JC. Ils en remontent des centaines d’amphores, aujourd’hui conservées au Musée des docks romains de Marseille.

L’analyse des timbres imprimés de ces amphores montre l’existence de voies maritimes entre la cité phocéenne et l’Étrurie, l’actuelle Toscane, ainsi que la Grèce.

Publié ou mis à jour le : 2019-06-26 08:16:03

 
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