Archéologie sous-marine - Le scaphandre au secours de l’archéologie - Herodote.net

Archéologie sous-marine

Le scaphandre au secours de l’archéologie

La résurrection des sites sous-marins oubliés a été rendue possible et accélérée au XXe siècle grâce aux progrès techniques et à la mise au point du scaphandre autonome.

Un vieux rêve humain

Scaphandrier de fantaisie (dessin de Pedro Ledesma, 1623)Au XVe siècle, Léonard de Vinci imagine un scaphandre avec un masque relié par un tuyau pour assurer l’alimentation en air. Mais il oublie la pression de l’eau, qui empêche les plongeurs de descendre trop bas.

Pendant longtemps, on y a remédié en descendant sous une cloche à air. Cette technique rudimentaire aurait été utilisée par Alexandre Le Grand lui-même lors du long siège de Tyr.

En 1772, un Parisien du nom de Fréminet invente le premier casque de plongée qu’il nomme «machine hydrostatergatique», avec un tube d’inhalation d’air et un tube d’exhalation reliés à une pompe à air.

À la même époque, Jean-Baptiste de La Chapelle est le premier scientifique à employer le terme de «scaphandre» (du grec scaphe, bateau, et andros, homme). Il reste l’inventeur d’un costume doublé de liège qui permet à des soldats ou des naufragés de flotter sur l’eau, et prouve le bien-fondé du vêtement en organisant une démonstration sur la Seine.

Tout s’accélère avec l’ingénieur allemand Augustus Siebe qui met au point le premier scaphandre digne de ce nom avec un casque à hublot alimenté en surface, une combinaison et des chaussures lestées, le tout permettant d’atteindre des profondeurs de soixante-dix mètres… avec toujours un risque de noyade ou d’asphyxie.

Mais l’invention se perfectionne et se sécurise peu à peu, autorisant dès le XXe siècle les premières descentes sur des épaves stratégiques. L'une des plus spectaculaires est menée par les frères Deane, des Britanniques qui vont explorer l'épave du Royal George, coulé en 1782, puis en 1836 du Mary Rose, naufragée en 1545.

En parallèle, les recherches continuent et aboutissent à la fabrication des premiers détendeurs contrôlant l’inspiration et l’expiration des nageurs grâce à des clapets, couplés à l’utilisation d’air sous pression.

Ces «appareils plongeur» sont même utilisés par la marine de Napoléon III, sans toutefois permettre des descentes à plus de dix mètres.

Il faut attendre 1943 pour que Jacques-Yves Cousteau améliore considérablement le détendeur avec l’ingénieur Émile Gagnan, à Toulon. L’invention du masque, des palmes et des bouteilles portables d’air comprimé adéquates rendent soudain accessible l’espace sous-marin. Une révolution pour les professionnels et les amateurs...

Marc Fourny
Publié ou mis à jour le : 2018-11-27 10:50:14

 
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