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>> 23 fvrier 2017
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23 fvrier 2017

quoi sert l'Histoire ?


Pourquoi s'oblige-t-on enseigner l'Histoire de l'cole primaire au baccalaurat? Et pourquoi dans cet enseignement privilgie-t-on l'Histoire nationale?

Dans l'industrie, la finance ou l'administration, personne n'a jamais gagn un sou grce la connaissance de 1515, Marignan et sans doute beaucoup de politiciens et managers verraient sans dplaisir le remplacement de cette discipline par d'autres plus immdiatement utiles comme l'conomie ou la comptabilit... Pas si simple.

L'Histoire, autrement dit l'exploration du passé, nous aide à entrevoir d'où nous venons... et où nous allons. En nous faisant mieux connaître le beau pays auquel nous avons le bonheur d'appartenir, elle nous prépare à bâtir ensemble notre avenir.

De génération en génération, les hommes et les femmes qui nous ont précédés se sont efforcés d'améliorer leur sort et de laisser à leurs enfants une Terre plus hospitalière. Nous leur sommes redevables du sort relativement confortable qui est le nôtre.

L'enseignement de l'Histoire nous permet de nous imprégner de leurs principes et de leurs leçons, voire d'éviter leurs erreurs, afin de faire fructifier leur héritage et le léguer à notre tour à nos propres enfants.

Aux origines de l'Histoire

Hrodote d'Halicarnasse L'Histoire commence par convention il y a environ 5 300 ans à Sumer avec l'invention de l'écriture et l'apparition des premières archives. 

La période antérieure, appelée faute de mieux Préhistoire, s'étend sur environ six millions d'années. Elle désigne l'aube de l'humanité mais ne doit pas être pour autant assimilée à une période ténébreuse. Comme les Aborigènes actuels (Amazonie, Papouasie, Kalahari...), les chasseurs-cueilleurs du Paléolithique, auxquels on doit de magnifiques peintures pariétales (Lascaux...), employaient leurs capacités cognitives à d'autres taches que l'écriture et avaient, beaucoup plus que nous-mêmes, une connaissance intime de la nature.

Le mot Histoire vient du grec Historia qui signifie Enquête en grec. C'est le titre que donna le voyageur grec Hérodote à l'ensemble de ses récits (9 volumes), dans lesquels il décrit les pays visités, de l'Égypte à la Perse, et - fait nouveau - s'interroge aussi sur leur passé...

Des chroniques royales à l'Histoire nationale

De l'Antiquité au Siècle des Lumières, l'Histoire s'est cantonnée pour l'essentiel aux portraits d'hommes illustres et aux faits héroïques.

Au Moyen Âge, les souverains confiaient aux moines et aux clercs le soin de dresser la chronique de leurs hauts faits. Mais l'Église, soucieuse du salut de l'humanité, avait l'Histoire universelle (ou globale) pour horizon naturel et nulle part l'on ne trouvait la trace d'une Histoire nationale.

Tout change à partir du XVIe siècle avec l'émergence des États-Nations et le désir de connaître l'évolution passée des sociétés pour mieux comprendre les tendances présentes et futures.

Devenue discipline universitaire au début du XIXe siècle, l'Histoire prend une forte connotation idéologique, chacun y cherchant la confirmation de ses thèses, ses préjugés et ses convictions.

Mais la mise en concurrence des Histoires nationales n'altère en rien le talent littéraire des historiens, à preuve Jules Michelet ou Augustin Thierry.

En réaction aux abus de l'histoire événementielle et nationale, quelques pionniers regroupés dans l'École des Annales autour de Lucien Febvre et Marc Bloch développent au XXe siècle l'étude sur la longue durée des phénomènes sociaux, économiques et culturels.

Les tenants de cette école vont sombrer dans des recherches oiseuses, à quelques exceptions près comme Fernand Braudel. À la fin de sa vie, celui-ci déplorait que l'Éducation nationale ait introduit l'Histoire du temps long à l'école et au collège et l'Histoire événementielle au lycée. Le contraire de ce qu'il aurait souhaité !

Aujourd'hui, l'Histoire globale, d'inspiration américaine, renoue le fil avec l'École des Annales. Ce n'est pas tout à fait un hasard si elle est contemporaine de la « mondialisation ». Pour le géographe et historien Christian Grataloup, « l'Histoire mondiale participe de la désoccidentalisation du monde ; elle répond au besoin de reconnaissance des pays émergents et à l'effacement de l'Europe ».

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Publié ou mis jour le : 2017-09-24 19:10:10

Les commentaires des Amis d'Herodote.net

Les commentaires sur cet article :

niki (06-03-201710:07:18)

j'ai pas mal d'amis et amies franais et selon leur propre aveu, ils disent tous trs mal connatre l'histoire, tant de leur pays qu'universelle - mais cela n'enlve rien l'intrt de vos articles, merci pour eux

Caroline43 (28-02-201708:30:53)

"Les Franais se passionnent pour l'histoire plus que tout autre peuple": quelles sont les tudes, recherches et statistiques internationales sur lesquelles vous basez cette affirmation? Couvrent-elles vraiment tous les peuples de la terre? Mon exprience d'trangre en France est que les Franais connaissent surtout l'histoire de leur pays, mais rien ou presque ne serait-ce que des autres pays occidentaux et que l'accent est toujours mis sur la supriorit (prsume) de la France. C'est exactem... Lire la suite


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qui doit-on cette injonction que les combattants d'aujourd'hui feraient bien de respecter : En quelque pays que vous fassiez la guerre, les gens d'glise, les femmes, les enfants, et mme le peuple, ne sont point vos ennemis ?

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