[Le Mémorial de Sainte-Hélène (extrait gratuit)]
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L'Empereur dit son amertume à propos de la Pologne qu'il a ressuscitée sans être compris des autres souverains.
Il s'agissait selon lui de rééquilibrer l'Europe continentale entre « l’Empire français à l’ouest, les États d’Allemagne au centre, l’Empire russe à l’est » en abaissant la Prusse, en restaurant l'Autriche comme puissance d'équilibre et en établissant la Pologne comme État-tampon,
S'épanchant sur la campagne de Russie, l'Empereur laisse transparaître un regret : « Aucun général n’a représenté à Napoléon la nécessité de s’arrêter sur la Bérézina ; tous sentaient que maître de Moscou il terminerait la guerre. » Son récit circonstancié de la campagne n'en est pas moins passionnant...
L'Empereur plaide par ailleurs longuement la cause des prisonniers de guerre français détenus par les Anglais dans d'infâmes pontons ancrés dans leurs ports. Il compare leur sort à celui des prisonniers de toutes nations détenus par les Français. Et Las Cases de citer à ce propos le témoignage dithyrambique d'un ancien prisonnier anglais !
Dans l'intimité de Longwood, Las Cases note comment l'Empereur s'amuse à le gratifier de titres boursouflés : Excellence, Seigneurie et même Majesté !
Napoléon mesure en aparté le caractère exceptionnel de son destin : « J’ai été gâté, il faut en convenir, j’ai toujours commandé ; dès mon entrée dans la vie, je me suis trouvé nanti de la puissance, et les circonstances et ma force ont été telles, que dès que j’ai eu le commandement, je n’ai plus reconnu ni maîtres ni lois. »
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Herodote.net, juin 2017
2,20 euros - ISBN 978-2-37184-083-6









