À l'occasion des célébrations du 75e anniversaire de la libération d'Auschwitz, l’historien israélien Tom Segev rappelle que les rescapés des camps furent plutôt mal accueillis en Israël où on leur reprochait injustement de n'avoir pas résisté et de s'être comportés comme des « savonnettes ».
Les sionistes eux-mêmes regrettaient que la Shoah les aient privés de l'énorme potentiel humain des juifs d'Europe. Cela mis à part, ils étaient convaincus que l'État d'Israël serait apparu plus tôt et plus sûrement s'il n'y avait eu la Seconde Guerre mondiale et le génocide...
C'est le procès d'Adolf Eichmann, à Jérusalem, en 1961, qui a changé la donne et a fait de la Shoah une composante essentielle de l'identité nationale juive. Reste que les Israéliens, dans leur immense diversité, ont encore du mal à se définir...
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