Louis-Nicolas Davout (1770 - 1823) - Le «Maréchal de fer» - Herodote.net

Louis-Nicolas Davout (1770 - 1823)

Le «Maréchal de fer»

Louis-Nicolas Davout, duc d'Auerstaedt et prince d'Eckmühl, apparaît, au vu de ses succès, comme un des plus grands maréchaux de l'Empire, mais également un des plus brillants chefs de guerre de l'histoire militaire française.

Un officier intransigeant

Issu d'une vielle famille aristocratique bourguignonne, le futur maréchal entre à l'école militaire d'Auxerre puis intègre le Royal-Champagne-Cavalerie en tant que sous-lieutenant. Quand la Révolution éclate, il épouse les idées nouvelles, supprime la particule de son nom et se fait remarquer par son hostilité à l'autorité royale.

Après sa démission de l'armée, il est pourtant élu lieutenant-colonel au 3ème bataillon des volontaires de l'Yonne. Il s'illustre alors dans l'armée du Nord sous le commandement de Dumouriez.

Davout est nommé général de division, poste qu'il refuse s'estimant trop inexpérimenté pour occuper une telle fonction. Il se lie d'amitié avec le général Desaix, un proche de Bonaparte, qui le lui présente en 1798.

La gloire à travers l'Europe

Bonaparte l'envoie à Toulon pour préparer l'expédition d'Égypte.

À son retour en France en 1800, il le nomme commandant de la cavalerie de l'armée d'Italie. Durant le Consulat, il sera successivement nommé inspecteur général de la cavalerie puis commandant des grenadiers à pied de la Garde consulaire.

Davout fait partie de la première promotion des «Maréchaux d'Empire» de 1804. Il va se créer une réputation qui lui vaudra d'être appelé le «Maréchal de fer».

Il participe aux victoires mémorables d'Ulm et d'Austerlitz. Mais son plus beau coup d'éclat, il le doit à la campagne de 1806 contre la Prusse. Avec un corps d'armée en infériorité numérique, il culbute les forces prussiennes à la bataille d'Auerstaedt, le 14 octobre 1806. En récompense de ce fait d'armes, Davout obtiendra l'autorisation d'entrer le premier dans Berlin avec son corps d'armée et sera par la suite fait duc d'Auerstaedt en 1808.

Lors de l'année 1807, il continue à servir avec succès l'Empereur en commandant l'aile droite face aux Russes à la bataille d'Eylau.

Honneur et discipline

La paix recouvrée, Davout est fait commandant en chef de l'armée d'Allemagne le 1er janvier 1810, avant de s'occuper de la mise en place du blocus continental sur les villes hanséatiques où il traque la contrebande.

Après l'abdication de Napoléon, contrairement à de nombreux maréchaux, il ne prête pas serment à Louis XVIII. Tout naturellement en 1815, l'Empereur de retour de l'ile d'Elbe souhaite lui faire reprendre du service.

Il en fait son ministre de la guerre. Davout développe un véritable zèle à cette fonction et réussit en seulement quelques semaines à créer une armée, défaite ensuite dans la «morne plaine» de Waterloo.

Le 3 juillet 1815, il signe l'armistice et se soumet à l'autorité royale le 14 juillet.

L'auteur : Benjamin Fayet

Professeur d'histoire et animateur du site Vivre l'Histoire, Benjamin Fayet est aussi le fils de l'historienne Michèle Fayet et le frère d'Aurélien, lui aussi historien et auteur de divers livres d'Histoire...

Publié ou mis à jour le : 2018-11-27 10:50:14

 
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