Laurent Frémont et Emmanuel Hirsch, co-fondateurs du Collectif Démocratie, Éthique et Solidarités, dénoncent les irresponsables qui ont permis l'adoption en plein été, le 15 juillet 2026, d'une loi qui bouleverse les fondements de la civilisation. Chacun peut se défausser et dire qu'il n'a été qu'un maillon dans le processus. Macron a seulement souhaité améliorer la loi précédente (Claeys-Leonetti), Braun-Pivet a seulement veillé à ce que les règles parlementaires soient respectées, Ferrand (Conseil Constitutionnel) a jugé en droit que l'aide active à mourir ne méritait pas un référendum, etc. Et plus tard, les mêmes expliqueront, la main sur le coeur, qu'ils n'avaient pas voulu « cela »...
Extrait :
« Un président de la République a qualifié de « loi de fraternité » un texte qui confère à la collectivité le pouvoir d’autoriser un médecin à administrer la mort à l’un des siens. On « regarderait enfin la mort en face », comme si l’humanité avait attendu son intervention pour penser le tragique de l’existence » [cette arrogance-là, d'une stupidité abyssale, nous renvoie à la tribune remarquable de Michel Houellebecq (source)].
« Les mots sont travestis. On parle d’aider à mourir pour désigner ce qui autorise, en droit, à tuer. On parle de fraternité quand il s’agit d’exercer sur l’autre un pouvoir létal. On parle de liberté quand il s’agit, pour les plus fragiles, d’une menace qui pèse déjà sur leurs choix. Le glissement sémantique n’est jamais innocent : il prépare en silence une transformation anthropologique qu’on n’ose pas assumer »...
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