Le projet de loi constitutionnelle sur l'autonomie de la Corse entamait ce mardi 16 juin son examen à l'Assemblée nationale. Pour le constitutionnaliste Benjamin Morel, graver dans le marbre l'existence d'une communauté corse dotée de droits spécifiques constitue une rupture avec le principe d'égalité devant la loi, et même une forme de racisme.
Le texte prévoit la création d’un nouvel article dans la Constitution reconnaissant à la Corse « des intérêts propres liés à son insularité méditerranéenne et à sa communauté historique, linguistique, culturelle, ayant développé un lien singulier à sa terre ». La collectivité se verrait ainsi octroyer de nouvelles compétences, lui permettant d’adapter certaines lois et règlements à ses spécificités...
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