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| Introduction La Seconde Guerre mondiale est un peu plus longue et beaucoup plus meurtrière avec au total dans l'ensemble du monde une cinquantaine de millions de morts. Le plus horrible est la mise en oeuvre par les nazis à partir de 1941 et jusqu'en 1945 d'un programme d'extermination systématique des Juifs d'Europe (ainsi que des Tziganes), au nom de théories racistes délirantes. Gardons en mémoire aussi l'emploi pour la première fois dans l'Histoire d'une arme de destruction massive, la bombe atomique. Ce qu'il faut savoir Au commencement... La responsabilité de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945) retombe de façon écrasante et incontestable sur la volonté de conquête de Hitler, Führer du IIIe Reich allemand,... et sur le gouvernement impérial du Japon. Ce dernier avait dès 1931 agressé la Chine et en 1941, s'étant rapproché de l'Allemagne, il avait attaqué les États-Unis et élargi la guerre européenne à l'ensemble de la planète. La Seconde Guerre mondiale débute à proprement parler le 1er septembre 1939 quand la Wehrmacht (l'armée allemande) attaque la Pologne. Les Soviétiques, qui ont quelques jours plus tôt signé un pacte avec les Allemands, attaquent à leur tour ce malheureux pays. Cette fois, l'Angleterre et la France se sentent obligées de déclarer la guerre à l'Allemagne... mais se gardent bien de l'attaquer. Leurs armées restent l'arme au pied derrière les fortifications frontalières. Le 10 mai 1940, ayant réglé leur compte aux Polonais, Hitler reporte ses efforts à l'ouest. En six semaines, ses armées envahissent les Pays-Bas, la Belgique, la France et franchissent la Loire! Les dirigeants et les généraux français avaient déjà été battus dans leur tête et n'avaient jamais cru à leur capacité de résister à Hitler malgré une relative supériorité militaire en avions, chars,... L'opinion publique elle-même ne croit plus guère aux chances de victoire dans une Europe continentale où ne subsistent plus de démocraties, Scandinavie mise à part. Le vieux maréchal Philippe Pétain (84 ans), héros de la Grande Guerre, est porté à la tête du gouvernement français et il lui revient de demander l'armistice (l'arrêt des combats) en attendant un traité de paix en bonne et due forme qui ne viendra jamais. L'armistice est signé le 22 juin 1940. Dès lors, l'Angleterre demeure seule face à Hitler. Mais elle a à sa tête depuis le soir du 10 mai 1940 un homme d'exception, un guerrier-né, Winston Churchill (66 ans!), bien décidé à combattre jusqu'au bout. De leur côté, les députés français votent les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. C'est la fin de la République. Le maréchal installe son gouvernement à Vichy, Paris étant placé sous administration allemande. Il se fait assister par un ancien leader pacifiste, Pierre Laval, partisan invétéré d'une collaboration avec le vainqueur. Celui-ci n'hésite pas à introduire en France une législation antisémite imitée de celle des nazis. Résister Électrisés par la voix et l'énergie de leur Premier ministre, les Anglais repoussent les attaques aériennes contre leur île. Puis ils entament la résistance en attendant que les États-Unis se décident à venir à leur aide. Beaucoup
de dirigeants européens se réfugient à Londres d'où ils lancent des appels à la
résistance à leurs concitoyens. Parmi eux figure le général Charles de Gaulle
(50 ans) qui s'est enfui de France le 17 juin et a lancé dès le lendemain sur
les ondes un message d'espoir et de combat.Jusqu'à son retour en France dans le sillage des vainqueurs, le général de Gaulle n'aura de cesse de rassembler autour de lui les Français animés par l'esprit de résistance et de dénoncer la politique de collaboration avec les Allemands engagée par le maréchal Pétain. Mussolini, le dictateur italien, croit opportun de se rallier à Hitler. Il déclare la guerre à la France après que celle-ci eût été vaincue par la Wehrmacht. Le 28 octobre 1940, il attaque la Grèce sans en référer à son allié. Ses armées sont refoulées par les Grecs et il doit appeler Hitler à la rescousse. C'est un fâcheux contretemps pour ce dernier qui se prépare en secret à attaquer son allié Staline. L'invasion de l'URSS débute le 22 juin 1941. Pour Churchill, c'est une immense source de satisfaction. Désormais, les Soviétiques rejoignent, contraints et forcés, les Britanniques dans la guerre contre Hitler. En
attaquant sans crier gare la base américaine de Pearl Harbor dans l'océan Pacifique,
le 7 décembre 1941, le Japon offre à Churchill une autre occasion de se réjouir.
Les Américains sont en effet entraînés à leur tour dans la guerre contre le Japon
et ses alliées, l'Allemagne et l'Italie. En cette fin d'année 1941, les nazis entament par ailleurs l'extermination des populations juives et tziganes d'Allemagne et des territoires occupés. Quand elles ne sont pas exécutées sur place, ces personnes sont déportées dans des camps de concentration situés au centre de l'Europe. Les mieux portantes sont astreintes au travail forcé, les autres exécutées collectivement dans des chambres à gaz et brûlées dans des fours crématoires. En 4 ans, 6 millions d'innocents périssent de cette façon. C'est le plus terrible génocide du XXe siècle. Des informations relativement détaillées circulent dans les pays occupés et en Angleterre sur ce drame épouvantable et sont même diffusées sur les ondes anglaises. Mais elles paraissent tellement incroyables que l'opinion préfère ne pas les entendre. L'espoir Bénéficiant du soutien illimité de l'industrie américaine, les alliés soviétiques et anglo-saxons peuvent en 1942 engager une vaste contre-offensive. Du 3 au 6 juin 1942, la flotte américaine de l'amiral Nimitz affronte la flotte japonaise près de l'archipel de Midway, au coeur de l'océan Pacifique. La flotte japonaise perd quatre porte-avions. Les Japonais, combatifs mais limités en armements modernes, ne représentent plus dès lors une menace sérieuse pour quiconque. Les Allemands connaissent leur première défaite à El-Alamein, dans le désert de Libye, le 23 octobre 1942, face aux Anglo-Saxons soutenus de façon héroïque par un bataillon de Français. Selon le mot de Churchill, les alliés ne vont plus dès lors connaître de défaite. Le 9 novembre 1942, les Anglo-Saxons débarquent en Afrique du nord, sous souveraineté française. Ils ne tardent pas à réduire la résistance des Français fidèles au maréchal Pétain et le général de Gaulle peut installer son gouvernement provisoire à Alger en attendant Paris. Le 11 novembre 1942, en riposte à l'invasion de l'Afrique du nord, Hitler ordonne à ses troupes d'occuper la «zone libre». Il s'agit de la partie sud de la France qui était restée après l'armistice théoriquement administrée par le gouvernement du maréchal Pétain. Les
Français, dès lors, sont tiraillés entre deux camps qui se combattent férocement;
d'une part les collaborateurs avoués, d'autre part les résistants clandestins.
Les uns et les autres restent cependant minoritaires dans le pays.Le 31 janvier 1943, une armée allemande capitule à Stalingrad, au coeur de l'URSS. Pour la Wehrmacht, c'est le début d'un reflux inexorable qui ne va prendre fin que dans les ruines de Berlin, 16 mois plus tard. Le 10 juillet 1943, Anglais et Américains débarquent en Sicile et remontent lentement la péninsule italienne, repoussant devant eux les troupes allemandes. Mussolini est renversé par le roi. Ils multiplient les bombardements de sites stratégiques et industriels mais aussi de cités, dans l'espoir de briser la résistance des populations ennemies. Winston Churchill et le président américain Franklin Rossevelt mettent par ailleurs sur pied un gigantesque débarquement en Normandie afin de soulager les Soviétiques qui progressent à l'est du continent. Le débarquement a enfin lieu le matin du 6 juin 1944 mais il faudra encore une bonne année avant que les Allemands ne capitulent (7-8 mai 1945) ainsi que les Japonais (2 septembre 1945). Ces derniers ne se résignent à la capitulation qu'après les bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki (6 et 9 août 1945). Quand les canons se taisent enfin, l'Allemagne et une grande partie de l'Europe centrale et orientale sont en ruines. Environ 50 à 60 millions de victimes manquent à l'appel, dont une forte majorité de civils: résistants, déportés ou victimes des bombardements de cités. Incrédules, les soldats alliés découvrent les camps d'extermination. L'horreur unanime suscitée par cette réalité conduit les vainqueurs, fait sans précédent, à traduire devant un tribunal les dirigeants nazis survivants (Hitler et quelques autres se sont suicidés avant d'être capturés). Plusieurs sont condamnés à mort et exécutés. En France, le général de Gaulle relève la République. Les principaux collaborateurs survivants sont jugés et pour certains condamnés à mort. Les Français se donnent une nouvelle Constitution mais leurs principales préoccupations concernent le ravitaillement. Les pénuries alimentaires ne cessent pas avec la paix, loin s'en faut, et chacun retrousse ses manches pour renouer avec la prospérité.
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