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Deux capitales sont officiellement nées un 21 avril. Lesquelles ? Réponse

La lettre d'Hérodote
XVIIIe et XIXe siècles
Les aventuriers des mers du Sud
 

«Immense ! » C'est le terme qui devait venir à la bouche des générations d'explorateurs européens qui se sont lancés dans la traversée de l'océan Pacifique à la suite de Magellan.

Magellan ouvre la voie aux Espagnols

Naturel des Marquises, in Voyage au pôle sud et dans l'Océanie (expédition Dumont d'Urville)La «mer du Sud» représente à elle seule le tiers de notre planète puisqu'elle s'étend sur près de 17 000 km dans sa largeur.

Elle est découverte par voie de terre en 1513 par Balboa et, le 20 novembre 1520, à la sortie du détroit qui porte aujourd'hui son nom, le Portugais Fernand de Magellan ressent un tel soulagement face à l'océan apparemment calme qui s'offre à lui qu'il le baptise bien naïvement «Pacifique».

Ainsi s'ouvre la seconde vague d'exploration du Pacifique, déjà conquis par les ancêtres des Polynésiens dès 400 après JC, certainement en suivant les oiseaux migrateurs.

Jusqu'au début du XVIIe siècle, les Espagnols multiplient les expéditions dont les plus célèbres restent celles de Mendana et Quirós, pressés d'ouvrir de nouvelles routes vers les richesses de l'Extrême-Orient à partir de la Nouvelle-Espagne (Mexique) et du Pérou.

Si la navigation vers l'Est ne pose pas de difficulté grâce aux vents portants, il en va tout autrement pour le retour : les vaisseaux doivent en effet rejoindre les abords du Japon pour profiter des vents dominants ouest-est.

Le légendaire «galion de Manille» effectue ainsi en deux ou trois ans le tour du Pacifique entre Acapulco et Manille pour transporter métaux de la métropole ou soieries chinoises.

Toujours plus loin

Au XVIIe siècle, les Hollandais, qui développent leurs activités en Indonésie, commencent à s'intéresser à la zone Pacifique. A partir de sa base de Batavia (Djakarta), la Compagnie Hollandaise des Indes Orientales (ou VOC) lance une série d'expéditions dont la plus célèbre est menée par Tasman : en 1642-1643, celui-ci reconnaît la Nouvelle-Zélande et la Tasmanie mais aussi des archipels comme Tonga et Fidji.

Le XVIIe siècle est également l'âge d'or de la flibuste. Un aventurier, l'Anglais William Dampier, multiplie les attaques contre les établissements espagnols de la région avant de se voir confier des missions de reconnaissance qui lui permettent d'atteindre les îles de la Nouvelle-Bretagne.

Carte des Indes de l'Est et de l'Australie (A New Voyage Round the World, expédition Dampier)

George Anson réussit un coup d'éclat en s'emparant du galion de Manille. Son récit nourrit largement «la folie Pacifique» dont la France et l'Angleterre sont les victimes enthousiastes.

Après 1760, la compétition entre les États se transporte sur les océans : on profite de la paix pour lancer les marines de guerre vers l'inconnu !

Les savants prennent la mer

Des Tahitiens attaquent le Dolphin de Wallis qui vient de découvrir leur île (aquarelle anonyme)Entre 1763 et 1792, ce ne sont pas moins de dix circumnavigations qui se succèdent pour mettre fin aux zones blanches encore trop visibles sur les cartes. Ils vont chercher, sinon des richesses et des possessions nouvelles, du moins l'éternelle gloire d'être le premier à parcourir et décrire l'outre-mer.

Les trois expéditions menées par James Cook se distinguent par la qualité de leur préparation et l'ampleur de leurs résultats. En dix ans, il rapporte plus d'informations sur cette région que ses prédécesseurs en deux siècles !

Désormais connu dans ses grandes lignes, le Pacifique n'en reste pas moins à explorer et étudier en détail.

Parmi les autres découvreurs, citons Lapérouse dont la célèbre mais tragique entreprise a marqué les mémoires, mais aussi d'Entrecasteaux et Dumont d'Urville, partis à sa recherche. Citons encore Duperrey, Freycinet et Baudin qui remplissent leurs navires de relevés, échantillons et cartons à dessins aux illustrations remarquables.

L'auteur : Isabelle Gregor

J'ai obtenu un doctorat de Lettres modernes avec une thèse consacrée au récit de voyage de Bougainville. Cette thèse a donné lieu à des publications, par exemple dans la Revue d'Histoire maritime, et à des conférences dans des colloques scientifiques.

Je viens par ailleurs de passer le concours de CAPES en vue d'enseigner les lettres.

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Les commentaires des Amis d'Hérodote

Les 3 derniers commentaires sur cet article ( 4 en tout) :

Maxime VINCKENBOSCH (14-11-2006 16:15:56)

Votre récit invite aux voyages. Que n'ais-je pu naître à cette époque. Un grand merci pour cette narration concise et bien structurée.

Philippe (13-11-2006 17:31:09)

La liste impressionnante des noms et des dates à la fin de cette étude est en soi une invitation à lecture. Bravo et merci.

Louis Richard (jacklouis) (12-11-2006 22:08:42)

Quel merveilleux récit. Que de beaux explois méconnus et souvent oubliés.
Merci à l'auteur dont le bref récit m'a enchanté.


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