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Où repose le peintre Raphaël ? Réponse
Le 21 juillet de l'an 356 avant JC, un petit Alexandre naît dans la famille du roi Philippe II et de sa femme Olympias. Qui se douterait alors que cet enfant allait bouleverser le monde en seulement 33 années d'une vie fulgurante ?
La naissance se situe à Pella, capitale de la Macédoine, un royaume montagneux et à demi-barbare situé aux limites septentrionales de la Grèce classique, loin des prestigieuses cités d'Athènes et de Corinthe.
Si l'on s'en tient aux légendes entretenues par la famille royale, le nouveau-né se rattache par son ascendance aux divinités de l'Olympe et à Héraklès (Hercule).
Il a tous les traits d'un héros de l'Iliade, séduisant, énergique, intempérant et brutal, mais aussi cultivé et fin politique. Il reçoit une éducation exceptionnelle avec Aristote soi-même pour maître.
Adolescent, Alexandre témoigne de grandes qualités intellectuelles autant que physiques. C'est ainsi qu'il se signale à l'attention de la cour en domptant un cheval sauvage célèbre pour sa fougue, Bucéphale, qui le portera jusqu'aux rives de l'Indus !
Philippe II de Macédoine, père d'Alexandre le Grand, est lui-même un homme d'État de grande envergure. Il monte sur le trône en 360 et réforme l'armée de son petit royaume. C'est ainsi qu'il organise son infanterie en phalanges. Avec ces redoutables phalanges, il réussit par étapes à soumettre les cités et les territoires environnants.
Il ne se contente pas de la force militaire et utilise volontiers la ruse et l'or pour agrandir son royaume. De lui, nous tenons cette phrase : «Aucune ville ne résiste à un mulet chargé d'or».
Philippe II conquiert ainsi l'Ilyrie et la Thrace avant de se heurter aux orgueilleuses cités de Thèbes et d'Athènes. Dans les prestigieuses cités de Grèce, depuis longtemps déclinantes, beaucoup s'inquiètent des ambitions de Philippe II. La révolte gronde...
La nuit même où naquit le futur conquérant du monde, un incendie criminel détruisit le temple d'Éphèse, de l'autre côté de la mer Égée.
Stupeur dans toute la Grèce ! Ce temple consacré à la déesse Artémis était considéré par les Grecs comme l'une des Sept Merveilles du monde antique. La déesse en question, représentée au musée actuel d'Éphèse sous la forme d'une «déesse aux mille seins», avait peu à voir avec son homologue romaine, Diane la chasseresse...
Le pyromane expliqua qu'il avait voulu par son geste acquérir une immortelle notoriété. Il fut supplicié comme il se doit et l'on interdit de prononcer son nom. Mais il se trouva des écrivains pour enfreindre les consignes et offrir son nom à la postérité, comblant ainsi ses voeux : Érostrate.
3 septembre 401 avant JC

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