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D'où vient le mot omnibus et ses dérivés (autobus,...) ? Réponse
Le 20 février 1846, le gouvernement français de Louis-Philippe 1er impose à la Chine un édit de tolérance en faveur du christianisme.
L'édit concédé par l'empereur mandchou autorise la pratique de la religion dans les principaux ports et interdit toute forme de persécution. Il ordonne même la reconstruction des vieilles églises détruites lors des persécutions précédentes. Il s'agit d'un nouvel épisode dans l'histoire en dents de scie des relations entre le monde chinois et le christianisme.
Le christianisme s'est acclimaté en Chine dès les premiers siècles de notre ère sous sa forme nestorienne (de Nestorius, un patriarche ( *) de Constantinople).
Au XIIIe siècle, des missionnaires mettent leurs pas dans ceux de Marco Polo et se rendent à la cour de l'empereur Kubilaï Khan, à Pékin. Certains Occidentaux rêvent d'une alliance avec les Mongols et leurs sujets chinois contre les Turcs. En 1338, la mort de Jean de Montcorvin, premier archevêque de Pékin, met un point final à ce rapprochement.
Au XVIe siècle, les commerçants et les conquérants européens se lancent sur les mers et des Portugais atteignent les rivages chinois. Les missionnaires ne restent pas inactifs. Le jésuite espagnol François Xavier tente d'aller prêcher en Chine mais il meurt près de Canton en 1552 sans avoir pu y pénétrer. Plus tard, le jésuite italien Matteo Ricci et ses compagnons réussissent à pénétrer en Chine à partir du port portugais de Macao. Avec habileté, Matteo Ricci obtient en 1598 de résider deux mois à Pékin. De 1601 à sa mort en 1610, il va y résider en permanence.
Les jésuites se font d'abord passer pour des sortes de moines bouddhistes avant de s'apercevoir que ces derniers ne sont pas en odeur de sainteté chez les lettrés. Très vite, ils comprennent leur intérêt d'adopter les manières de ces mêmes lettrés et en viennent à se faire introduire à la cour des empereurs Ming en témoignant de leur grandes compétences... dans les sciences, l'astronomie et les arts militaires.
Ils servent avec autant d'efficacité les empereurs de la dynastie suivante, les Mandchous ou Qing. Il s'en faut de peu que la cour ne se convertisse. Mais des Européens zélés exclurent tout accommodement entre le catholicisme et le culte des ancêtres, de sorte que les jésuites durent renoncer à leur entreprise.
Au XIXe siècle, la Chine des empereurs mandchous est en pleine décadence et accuse un grave retard sur l'Occident.
Rivales mais néanmoins alliées, l'Angleterre, la France et les États-Unis imposent à l'empereur Tao-kouang l'ouverture de plusieurs ports et même la liberté de commerce de l'opium.
La mauvaise réputation de l'Occident pervers et «barbare» retombe sur les missionnaires et les communautés chrétiennes. Ils font les frais des ressentiments éprouvés par beaucoup de Chinois et sont violemment persécutés. C'est ainsi que le plénipotentiaire français exige de l'empereur un édit pour remédier à ces persécutions. Selon son habitude, le gouvernement impérial se soumet dans l'idée de gagner du temps.
Les persécutions n'en reprendront pas moins au bout de quelques années. Elles fourniront à l'empereur Napoléon III et au gouvernement britannique le prétexte à de nouvelles interventions militaires qui se concluront en 1860 par l'incendie du Palais d'Eté, à Pékin, et par de nouveaux avantages commerciaux pour les «diables roux» !
14 août 1844



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