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Devinette

À quoi le maître d'hôtel Vatel doit-il sa célébrité ? Réponse

Benjamin Franklin (1706 - 1790)
Le parangon des vertus américaines
 

De tous les Pères fondateurs des États-Unis d'Amérique, Benjamin Franklin est sans doute le plus original et le plus attachant. Nul n'incarne mieux que lui l'idéal humain des États-Unis, fondé sur le travail, la tempérance, la réussite sociale, la vertu civique et la passion des affaires publiques.

«Self-made-man», grand homme de science, philanthrope, diplomate (le premier qu'aient eu les États-Unis),... c'est aussi un grand amateur du beau sexe et un homme d'esprit qui nous a légué d'immortelles formules.

Savant, entrepreneur et philanthrope

Né à Boston (Massachusetts), le 17 janvier 1706, au sein d'une modeste famille de 17 enfants, Benjamin est placé comme apprenti imprimeur chez son frère. En 1723, le jeune homme rejoint Philadelphie, en Pennsylvanie, où il fonde une imprimerie à son tour et fait bientôt de la Pennsylvania Gazette le journal le plus populaire des colonies anglaises d'Amérique.

Infatigable travailleur, il s'efforce de répandre l'instruction dans le peuple en ouvrant des bibliothèques et des sociétés littéraires, en fondant aussi l'Université de Pennsylvanie en 1751.

Il met sur pied la première brigade de pompiers du Nouveau Monde.

Inventeur, il met à profit un violent orage dans la nuit du 15 juin 1752 pour lancer un cerf-volant de son invention et capter l'électricité atmosphérique. Au péril de sa vie et avec une rare inconscience, le savant démontre ainsi la similitude entre l'électricité et la foudre. Son hypothèse est expérimentalement vérifiée à Marly, près de Paris, ce qui lui vaut un immense prestige en France même. Franklin invente aussi les lentilles à double foyer et un système de chauffage appelé «cheminées deFranklin» (commercialisé en France sous le nom de «Godin colonial»)... mais ne se soucie pas de protéger ses inventions.

Devenu un riche notable, il propose en 1754 un plan d'union des Treize Colonies sous l'égide de Londres. En 1757, il est chargé de représenter les intérêts de plusieurs colonies à Londres où il se montre d'abord fidèle à la Couronne avant d'embrasser la cause indépendantiste.

Député de la Pennsylvanie au Congrès de Philadelphie, il participe à la rédaction de la Déclaration d'indépendance en 1776.

Romance d'amour entre Franklin et la France

À 70 ans, Benjamin Franklin aimerait jouir enfin d'un repos mérité mais ses amis lui demandent d'aller plaider la cause de l'indépendance américaine auprès du roi de France Louis XVI.

Benjamin Franklin débarque à Auray, en Bretagne, le 4 décembre 1776. Il est bientôt reçu par le ministre qui lui fait remettre en secret deux millions de livres. Il prend plaisir aussi à rencontrer la bonne société parisienne.

Pendant son séjour parisien survient l'annonce de la capitulation d'une armée anglaise à Saratoga. Ce premier succès des «Insurgents», après bien des déconvenues, décide Louis XVI à signer avec eux, le 6 février 1778, un traité d'amitié et de commerce ainsi qu'un traité d'alliance et de défense mutuelle.

Benjamin Franklin a encore la satisfaction de participer à la signature du traité de Versailles, le 3 septembre 1783... Habile et ne perdant pas le nord, le vieil homme en a défini les préliminaires à Londres, avec les Anglais, quelques mois plus tôt, sans craindre de déplaire à ses chers amis français.

Le savant a le bonheur d'assister qui plus est au premier envol d'une montgolfière montée par des hommes, le 21 novembre de la même année. Il quitte Paris et la Cour l'année suivante pour sa Pennsylvanie bien-aimée où il est accueilli avec tous les honneurs.

Mais l'heure du repos n'a pas encore sonné. C'est ainsi que Franklin participe à la Convention de Philadelphie qui élabore la Constitutionaméricaine en 1787. Il s'éteint le 17 avril 1790 à Philadelphie.

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