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5 janvier 1875

La République s'offre un Opéra impérial


Le 5 janvier 1875 a lieu l'inauguration de l'Opéra de Paris en présence du président de la République, le maréchal de Mac-Mahon, de la reine mère d'Espagne, du lord-maire de Londres ainsi que d'environ 2500 spectateurs. L'architecte Charles Garnier n'a pas été invité et a dû payer sa place. Il n'en est pas moins acclamé par le public.

Un monument dédié au plaisir

Cette salle est la treizième construite à Paris depuis la fondation d'un opéra par Louis XIV en 1669.

Divertissement mondain au XIXe siècle, l'opéra reçoit régulièrement la haute société. Rien d'étonnant à ce que des terroristes y commettent leurs exploits. Cela commence en 1800 avec une machine infernale qui vise le cortège de Napoléon Bonaparte. En 1820, le duc de Berry, neveu et héritier du roi Louis XVIII, est assassiné sur les marches du théâtre.

Enfin, en 1858, le cortège de Napoléon III est atteint de plusieurs bombes lors de l'attentat d'Orsini. L'empereur décide alors de reconstruire l'Opéra en un lieu dégagé, au milieu du nouveau quartier des affaires et des grands magasins.

Pour la première fois, un concours d'architecture est organisé.

Le projet de Charles Garnier, un inconnu de 35 ans, remporte les faveurs du jury. Selon ses propres mots, l'architecte a voulu concevoir un «monument à l'art, au luxe, au plaisir».

À l'impératrice Eugénie qui lui demande de quel style il s'agit, il répond : «Mais... du Napoléon III, Madame !»

Avec ses sculptures allégoriques, ses dorures et ses colonnes torsadées, ce style inédit, baroque et fantasque, joyeux et festif, est à l'image de la haute société du Second Empire.

Les travaux du palais Garnier vont s'étirer pendant quinze ans et ne s'achever que sous la IIIe République.

Publié ou mis à jour le : 0000-00-00 00:00:00

Les commentaires des Amis d'Herodote.net

Les commentaires sur cet article :

Jacques Bernard (31-03-200911:04:48)

Bravo pour cet intéressant article, un peu trop succinct à mon goût.Vous savez que le plafond de Chagall est loin de produire l'unanimité. A l'opposé, les fresques de Paul Baudry - dont vous ne parlez pas - donnent au foyer d'incontestables lettres de noblesse artistique.


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