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Devinette

De quel pays Nabuchodonosor était-il le roi ? Réponse

1er mai 1756
Le «renversement des alliances»
 

Le 1er mai 1756, coup de tonnerre à Versailles. L'Autriche et la France enterrent officiellement une rivalité de 250 ans qui remontait à Charles Quint et François 1er. Les deux principaux États du continent européen signent un traité pour contrecarrer la montée en puissance de la Prusse et les visées de l'Angleterre.

Cette alliance inédite puise ses origines dans le traité d'Aix-la-Chapelle qui a mis fin huit ans plus tôt à la guerre de la Succession d'Autriche. Elle va déboucher sur une nouvelle guerre, dite guerre de Sept Ans (1756-1763).

Se déroulant sur le continent européen mais aussi en Amérique, aux Indes et sur les mers, en impliquant toutes les grandes puissances européennes, elle sera a posteriori considérée par les historiens comme la première guerre mondiale !

Jeanne Lafont.
Pommes de discorde

La guerre de la Succession d'Autriche (1740-1748) a confirmé Marie-Thérèse de Habsbourg sur le trône de Vienne, avec le titre d'archiduchesse d'Autriche, reine de Hongrie et de Bohême, son mari François de Lorraine portant le titre d'empereur allemand. Mais la Prusse en a profité aussi pour enlever à l'Autriche la Silésie, annexion à laquelle Marie-Thérèse ne s'est jamais résignée...

D'autre part, la guerre n'a pas mis fin aux rivalités coloniales et notamment aux visées de l'Angleterre sur les possessions françaises (Nouvelle-France, Antilles, Indes).

Après une pause de quelques années, les Anglais reprennent les hostilités dès juillet 1755 en saisissant 300 navires de commerce français dans différents ports. Quelques mois plus tard, le 16 janvier 1756, ils signent à Westminster un traité de «neutralité» avec la Prusse.

À Paris et Versailles, les «philosophes» et la favorite du roi, la marquise de Pompadour, ne cachent pas leur déception devant la trahison de leur ami, le roi de Prusse Frédéric II de Hohenzollern.

Comme le roi Louis XV, ils se résignent, contraints et forcés, à un «renversement des alliances» au profit de l'Autriche.

À Vienne, le duc Étienne de Choiseul, ambassadeur de France, prend langue avec le comte Wenzel de Kaunitz-Rittberg, ministre des affaires étrangères de Marie-Thérèse. C'est ainsi que se concrétise à Versailles l'alliance entre les deux ennemis héréditaires.

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