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Les Chroniques d'Hérodote
Quel drame évoque La Condition humaine d'André Malraux ?
RéponseLe 8 mai 1429, les Anglais lèvent le siège d'Orléans après que Jeanne d'Arc soit montée à l'assaut de leurs défenses.
C'est le premier succès de celle qui sera plus tard surnommée la Pucelle d'Orléans (pucelle au sens ancien de jeune fille).

Enjeu stratégique essentiel entre les possessions anglaises et celles du dauphin Charles, Orléans subissait depuis sept mois déjà un blocus de la part des généraux anglais Suffolk et Talbot aux ordres du régent, le duc de Bedford.
Le 12 février 1429, les troupes orléanaises avaient tenté une attaque contre un convoi de trois cents chariots de harengs destiné à ravitailler les assiégeants. Elles étaient commandées par Jean Dunois, comte de Longueville, surnommé le Bâtard d'Orléans car fils illégitime de feu le duc Louis d'Orléans.
Bien que supérieures en nombre, ces troupes avaient été piteusement défaites par l'escorte franco-anglaise et avaient dû se replier en laissant de nombreux morts sur le terrain. Éventrés par les boulets, les chariots avaient déversé sur le sol leur cargaison de harengs.
Après cette humiliation, la capitulation d'Orléans semblait n'être plus qu'une question de jours et risquait d'anéantir les dernières chances de Charles VII et de la dynastie des Valois.
Jeanne Darc convainc le roi Charles VII de lui confier une petite troupe. Jean d'Aulon, un écuyer qui lui restera toujours fidèle, fait son éducation militaire. Quand elle se présente en avril 1429 devant les chefs de l'armée royale dans son armure de capitaine avec la prétention de libérer Orléans, ceux-ci la tournent d'abord en dérision.
Mais son énergie et sa foi ont vite fait de lui rallier ces énergiques capitaines : Étienne de Vignolle, seigneur de La Hire (qui deviendra le valet de coeur dans les jeux de cartes), le duc d'Alençon, Poton de Xaintrailles et le Bâtard d'Orléans lui-même (Gilles de Rais, qui sera plus tard supplicié en raison de ses crimes sur des enfants et inspirera le personnage de Barbe-Bleue, ne figure pas parmi les proches de Jeanne contrairement à une légende).
Les rudes soldats acceptent même de mettre un bémol à leurs jurons et de renvoyer les ribaudes et prostituées qui s'attachent d'ordinaire à leurs pas.
Jeanne Darc et sa troupe arrivent à point nommé devant Orléans. Le 29 avril, la Pucelle fait entrer son armée dans la ville en évitant les Anglais et défile avec le Bâtard d'Orléans, qui défend la cité depuis plusieurs mois.
Les Anglais, trop peu nombreux pour ceinturer complètement la ville, l'ont simplement ceinturée de bastilles. C'est contre elles que Jeanne va diriger ses attaques. Après plusieurs sorties à la tête de ses troupes, elle oblige l'ennemi à s'enfermer dans ces bastilles. Les assiégeants deviennent, à leur tour, assiégés.
Le 4 mai, elle est réveillée en sursaut par son page Louis de Coutes : on se bat autour de la bastille de Saint-Loup, la moins bien gardée par les Anglais. Elle se précipite avec son étendard et dans l'enthousiasme de l'assaut, les Orléanais emportent la bastille.
Après une journée d'actions de grâce, c'est le 6 mai la prise du fort des Augustins. Le lendemain 7 mai, au petit matin, après la messe habituelle, Jeanne et ses troupes se lancent à l'attaque de la dernière bastille, le fort des Tourelles.
La Pucelle paye de sa personne en montant elle-même à l'assaut des murs. Elle est blessée d'une flèche à l'épaule. Quand le soir tombe, les assaillants français sont épuisés et le Bâtard d'Orléans s'apprête à donner le signal de la retraite.
Jeanne, qui s'est retirée à l'écart pour se reposer et prier, voit cela. Elle agite sa bannière, donnant le signal d'un ultime assaut. Le capitaine anglais Glasdale, qui commande la bastille, tombe des murailles et se noie dans le fleuve. La bastille est prise. Les liaisons sont rétablies entre Orléans et le sud de la Loire.
Le lendemain, l'armée anglaise se met en ordre de bataille dans la plaine. Mais Jeanne refuse le combat car ce jour est un dimanche. Le capitaine John Talbot, qui commande l'armée anglaise, comprend qu'il n'a plus rien à gagner s'il reste là. Il lève le siège et se retire. Succès sur toute la ligne.









