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Devinette

D'où vient le nom du Venezuela ? Réponse

18 octobre 1748
La Prusse triomphe au traité d'Aix-la-Chapelle

Le 18 octobre 1748, le traité d'Aix-la-Chapelle met fin à la guerre de la Succession d'Autriche.

Une élection mal engagée

À la mort de l'empereur électif d'Allemagne, Charles VI de Habsbourg, en 1740, sa fille Marie-Thérèse a hérité des possessions familiales (Autriche, Bohème, Hongrie,...). Mais faute d'héritier mâle des Habsbourg, le nom du nouveau titulaire du Saint Empire romain germanique est resté en suspens.

Le maréchal de Belle-Isle, qui représente la France lors de l'élection du nouvel empereur, noue avec la Prusse, la Saxe, l'Espagne, la Pologne, la Sardaigne et la Bavière une grande coalition contre l'Autriche, chacun des coalisés ayant l'espoir de lui arracher quelques belles provinces.

Et par un traité signé à Nymphenburg, lesdits coalisés promettent la couronne impériale au duc de Bavière, Charles-Albert de Wittelsbach.

La guerre de Succession d'Autriche

Ainsi s'engage la guerre de la Succession d'Autriche, coûteuse pour la France et annonciatrice des malheurs liés à la montée de la Prusse. Les armées françaises envahissent la Bohème. Cependant,le nouveau roi de Prusse Frédéric II profite de l'inexpérience de Marie-Thérèse (23 ans) pour s'emparer sans coup férir de la Silésie.

Mais Marie-Thérèse riposte avec une énergie peu commune. Elle se rapproche de l'Angleterre, de la Russie et des Provinces-Unies et détachela Prusse de la coalition en lui abandonnant la Silésie. Puis elle chasse les Français de Bohème.

La guerre, hélas, ne s'arrête pas là. L'armée anglaise bouscule les Français sur le Rhin tandis que Frédéric II renoue avec la France et attaque à nouveau l'Autriche. Le 11 mai 1745, Maurice de Saxe remporte sur les troupes anglo-autrichiennes la victoire de Fontenoy, près de Tournai.

le maréchal de Saxe et Louis xv à la bataille de Fontenoy (11 mai 1745), par Horace Vernet (musée du château de Versailles)

Entre temps, à Francfort, Marie-Thérèse fait élire son mari à la tête de l'empire sous le nom de François 1er en 1745 (on parlera désormais de la dynastie des Habsbourg-Lorraine et non plus des seuls Habsbourg)

À nouveau abandonnée par la Prusse, la France affronte les Anglais dans les colonies, en Amérique et aux Indes. Louis XV sort enfin vainqueur de cette guerre globalement absurde.

Un traité chahuté

À Aix-la-Chapelle, la France n'exige rien bien qu'elle soit en mesure d'annexer les Pays-Bas autrichiens. Elle reconnaît au mari de Marie-Thérèse de Habsbourg le droit à la couronne impériale.

La diplomatie européenne ne peut toutefois empêcher l'occupation de la Silésie par le roi de Prusse Frédéric II. C'est la première fois que la diplomatie entérine la conquête d'une province sans justification aucune. Ce précédent ne sera pas oublié.

Frédéric II apparaît ainsi comme le seul gagnant de la guerre.

«Travailler pour le roi de Prusse»

Au terme de la guerre de la Succession d'Autriche (1741-1748), l'opinion française est très remontée contre son gouvernement. Elle lui reproche de n'avoir pas su exploiter les succès de ses armées.

À Aix-la-Chapelle, lors des négociations de paix, le comte de Saint-Séverin, qui représente la cour de Versailles, n'exige rien pour la France. «Sa Majesté très-chrétienne a le souci de faire la paix non en marchand mais en roi», annonce-t-il aux plénipotentiaires ébahis.

Le roi de Prusse Frédéric II, alliée de circonstance de la France, apparaît comme le seul gagnant de la guerre. Aussi le traité d'Aix-la-Chapelle qui y met fin est-il à l'origine de plusieurs expressions populaires : «bête comme la paix», «travailler pour le roi de Prusse».

Une émission de Canal Académie

Tirez les premiers !
Si l’expression "Messieurs les Anglais, tirez les premiers" remonte à la bataille de Fontenoy, sa ponctuation fait encore couler de l’encre et l’on présuppose que Voltaire, la rapportant, l’a quelque peu enjolivée. Elle est volontiers utilisée aujourd’hui avec humour pour des affrontements courtois. Jean-Claude Bologne la replace ici dans son contexte historique.

Canal Académie

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