Le dossier d'Hérodote
Si
Napoléon Bonaparte a tant marqué ses contemporains et les générations
suivantes, c'est en bonne partie grâce à son art de la mise en scène.Il tisse sa légende dès la campagne d'Italie de 1796 (Arcole,...) avec ses harangues aux troupes et ses bulletins diffusés dans tout le pays.
Il met aussi à contribution les peintres et les artistes de son temps pour donner à lui-même et à ses actions une dimension épique aux antipodes de la plate réalité.
Nous vous invitons à entrer dans la légende napoléonienne en compagnie des grands peintres de l'époque :
Jacques-Louis
David (1748-1825) a siégé à la Convention et voté
la mort du roi Louis XVI. Ami de Robespierre, il a peint à la manière
antique les grands moments de la Révolution avant de se rallier à
l'Empire et de devenir le peintre officiel de Napoléon. Il est le chef
de l'école néo-classique. François Gérard, plus tard baron Gérard (770-1837) est l'élève de Jacques-Louis David, tout comme son ami Antoine-Jean Gros (1771-1835). Adeptes du néo-classicisme, l'un et l'autre se sont illustrés dans la peinture des portraits de l'empereur et la représentation de ses batailles.
Théodore Géricault (1791-1824), ami d'Eugène Delacroix, annonce le romantisme de la génération suivante. Passionné d'équitation, il meurt prématurément, victime d'une chute de cheval, après avoir donné un dernier chef-d'oeuvre de la peinture épique (Le radeau de la Méduse).
Francisco de Goya (1746-1828), sans doute le plus grand peintre de sa génération, occupe dans cette liste une place à part. Espagnol de Saragosse, il a dépeint l'aspect sombre, tragique et inhumain de l'épopée napoléonienne à travers deux oeuvres immortelles, Dos de Mayo et Tres de Mayo (2 mai 1808 et 3 mai 1808).
Joseph Mallord William Turner (17756-1851), est l'un des grands peintres de la génération suivante. Anglais, il débute dans le classicisme mais très vite invente un nouveau style qui inspirera beaucoup plus tard l'école impressionniste.
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