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Le dictionnaire de l'Histoire

guerre franco-prussienne



 

Après avoir constitué une Confédération de l'Allemagne du Nord, avec 21 états sous la mainmise écrasante de la Prusse, le chancelier Bismarck projette de rassembler le nord et le sud dans une guerre contre la France de Napoléon III. Bien que brève, cette guerre aura des conséquences dramatiques pour les deux nations et l'ensemble de l'Europe.

De l'humiliation ressentie par les Français et de l'arrogance nouvelle de l'Allemagne vont surgir les deux grands conflits mondiaux du XXe siècle. La France et les États allemands, qui avaient jusque-là éprouvé de la sympathie et même de l'attirance réciproques, vont désormais se percevoir de façon très exagérée comme des «ennemis héréditaires»...

Dès le 6 août 1870, une armée française est battue à Forbach et perd la Lorraine. Le même jour, le maréchal de Mac-Mahon est battu à Froeschwiller-Woerth et perd l'Alsace en dépit de la charge héroïque des cuirassiers à Reichshoffen. Le maréchal Bazaine, nouveau commandant en chef, se laisse enfermer dans Metz. L'empereur, affaibli par la maladie, rejoint le maréchal de Mac-Mahon au camp retranché de Châlons et tente de secourir Bazaine. L'armée et Napoléon III lui-même doivent finalement rendre les armes à Sedan le 2 septembre 1870.

Deux jours plus tard est proclamée la IIIe République. Léon Gambetta organise à Tours une armée en vue de mener une «guerre à outrance». Mais ses efforts sont annihilés par la capitulation de Bazaine, plus soucieux de «défendre l'ordre social contre les mauvaises passions» que la patrie en danger. De leur côté, les Parisiens tentent dans un effort désespéré une «sortie torrentielle» à Buzenval, le 20 janvier 1871. L'armistice est signé en février 1871 par Jules Favre pour quatre semaines...

Voir : La guerre franco-prussienne