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Insurrection ouvrière - Paris, juin 1848
Les bateaux noirs du commodore Perry - Japon
Charge de la brigade légère - Crimée
Alexis de Tocqueville
Les morts de Gettysburg - Etats-Unis
Gambetta quitte Paris en ballon
Barricade de la Commune de Paris
Proclamation de l'empire allemand
Impressionnisme
La IIIe République
Paysans russes
Karl Marx
La Liberté en construction
Louis Pasteur
Oeuvre de Paul Gauguin
Dépeçage de la Chine

Découverte de l'or en Californie

Le 24 janvier 1848, en Californie, sur les terres du Suisse John Sutter, un ouvrier découvre des pépites d'or mêlées à des cailloux alors qu'il travaille à la réparation d'un moulin à eau.

Instantanément, le bruit se répand dans la région et les prospecteurs affluent tant et si vite que la propriété de Sutter est ravagée et lui-même ruiné. Il mourra en 1880 avec tout juste une pension de l'État de Californie. C'est la première victime de la ruée vers l'or !...

Traité de Guadalupe Hidalgo

Le 2 février 1848, le traité de Guadalupe Hidalgo met fin à la guerre entre les États-Unis et le Mexique, surnommée « Mr. Polk's War » (la guerre de M. Polk, du nom du président américain James Polk...

Insurrection républicaine à Paris

Le 22 février 1848, lassée par le règne débonnaire du roi des Français, Louis-Philippe 1er, ennuyeux à force de paix et de prospérité, l'opposition se soulève et, au terme de trois jours d'émeute, impose un régime républicain (la Seconde République).

Conduite par des républicains modérés : Lamartine, Ledru-Rollin, Arago, Dupont de l'Eure, Marie,... la « Révolution de Février » met ainsi fin à la « Monarchie de Juillet » (parce que née en juillet 1830). Le poète Lamartine repousse le drapeau rouge des manifestants populaires et promeut le drapeau tricolore.

Louis-Philippe 1er abdique

Le 24 février 1848, le roi des Français Louis-Philippe 1er abdique et part en exil au terme de trois jours d'émeutes. C'est la naissance de la IIe République - une naissance romantique à l'image de son époque.

Ouverture des Ateliers nationaux

Le 27 février 1848, le jeune gouvernement de la IIe République prend la décision d'ouvrir des Ateliers nationaux pour donner du travail aux chômeurs. Cette mesure se révèle coûteuse et inefficace. Qui plus est, les chantiers deviennent des foyers d'agitation révolutionnaire.

Lorsque l'Assemblée nationale décide en désespoir de cause de les fermer, le 20 juin 1848, les ouvriers s'insurgent. La répression est sanglante. Elle consacre la rupture entre la République et la classe ouvrière.

Victor Hugo dénonce la fainéantise

Le débat parlementaire du 20 juin 1848 sur les Ateliers nationaux donne au député Victor Hugo l'occasion d'un bel effet de tribune, inattendu dans sa bouche :

«Les ateliers nationaux sont un expédient fatal. Vous avez abâtardi les vigoureux enfants du travail ; vous avez ôté à une partie du peuple le goût du labeur, goût salutaire qui contient la dignité, la fierté, le respect de soi-même et la santé de la conscience. À ceux qui n'avaient connu jusqu'alors que la force généreuse du bras qui travaille, vous avez appris la honteuse puissance de la main tendue ; vous avez déshabitué les épaules de porter le poids glorieux du travail honnête, et vous avez accoutumé les consciences à porter le fardeau humiliant de l'aumône. Nous connaissions déjà le désœuvré de l’opulence, vous avez créé le désœuvré de la misère, cent fois plus dangereux pour lui-même et pour autrui. La monarchie avait les oisifs, la République aura les fainéants (...).
Cette fainéantise fatale à la civilisation est possible en Turquie, en Turquie et non pas en France. Paris ne copiera pas Naples ; mais, jamais Paris ne copiera Constantinople »
.

La France limite la journée de travail

Le 2 mars 1848, un décret du jeune gouvernement de la IIe République réduit d'une heure la journée de travail parce que, selon ses termes, « un travail manuel trop prolongé non seulement ruine la santé mais en l'empêchant de cultiver son intelligence porte atteinte à la dignité de l'homme ». La journée de travail tombe à... dix heures à Paris et à onze en province (serait-ce que le travail est plus éprouvant à Paris qu'ailleurs ?).

Mais en avril 1848 est élue à l'Assemblée une majorité de députés issue de la bourgeoisie de province. Elle considère d'un mauvais oeil les réformes sociales et ne craint pas de massacrer les manifestants ouvriers lors des journées dramatiques de juin. Quarante ans plus tard va s'amplifier dans le monde industrialisé la revendication des « trois huit », soit huit heures par jour pour le travail, huit pour les loisirs et autant pour le sommeil.

Metternich chassé de Vienne

Le 13 mars 1848, une émeute oblige le prince de Metternich à s'enfuir de Vienne. Mais le fin diplomate ne tardera pas à restaurer l'autorité de l'empereur autrichien et à mettre fin au « printemps des peuples ».

Les Milanais chassent les Autrichiens

Le 23 mars 1848, les Milanais chassent les Autrichiens de leur ville au terme d'un soulèvement de cinq jours. La révolte avait débuté par la guerre des cigares, les Milanais s'abstenant de fumer pour ne pas payer la taxe sur le tabac... et les troupes d'occupation se plaisant à fumer sous leur nez de voluptueux cigares. Les Autrichiens du feld-maréchal Radetzky reprendront pied dans la ville et auront raison des vélléités patriotiques des Italiens.

Élections à l'Assemblée constituante

Le 23 avril 1848 ont lieu les élections des députés à l'Assemblée constituante de la IIe République. À cette occasion, les Français votent pour la première fois au suffrage universel : c'est la mort du suffrage censitaire (du mot cens qui désignait le montant minimal d'impôt à partir duquel un homme adulte avait le droit de voter). Avec le suffrage universel, le droit de vote n'est plus soumis à des conditions de revenu... mais seulement de sexe ou de statut (les femmes en sont encore privées, ainsi que les militaires, pour des motifs de neutralité). Le suffrage universel amène à l'Assemblée une majorité conservatrice, les paysans ayant massivement voté pour les notables locaux. Cette modération apaise les réticences de la bourgeoisie à l'égard du suffrage universel.

Abolition de l'esclavage en France

Le 27 avril 1848, les décrets d'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises sont publiés à l'initiative de Victori Schoelcher et François Arago, ministres de la IIe République. Sont concernés les Antilles, la Réunion et Saint-Louis du Sénégal...

Réunion du Parlement de Francfort

À la faveur des révolutions qui bouleversent l'Europe, les représentants du peuple allemand, élus au suffrage universel, se réunissent en Assemblée nationale le 28 mai 1848 à l'église Saint-Paul de Francfort et décident de restaurer sous une forme constitutionnelle l'empire dissous en 1806 (le 1er Reich).

Ils constituent un gouvernement fédéral provisoire confié à un archiduc autrichien de tendance libérale puis publient une déclaration des «droits fondamentaux» d'inspiration également libérale. En janvier 1849, ils se prononcent pour le maintien des États existants et la constitution, au-dessus d'eux, d'un Empire fédéral avec un souverain et un Parlement élu.

Très vite s'opposent les partisans d'une Grande Allemagne, qui inclurait dans ses frontières l'empire d'Autriche et ses importantes minorités allogènes ou non-allemandes), aux partisans d'une Petite Allemagne d'où serait exclue l'Autriche. Sur les 568 membres de l'Assemblée, une courte majorité se prononce en faveur de la deuxième solution et propose le 28 mars 1849 la couronne impériale au roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV.

Mais celui-ci ne veut pas d'une «couronne ramassée dans le ruisseau». De son côté, l'empereur d'Autriche proteste contre cette entorse à sa traditionnelle hégémonie. Toute l'oeuvre du Parlement de Francfort s'écroule d'un coup. Les députés sont dispersés par la force. Le roi de Prusse tente de reprendre l'initiative en réunissant un Parlement de l'Union restreinte à Erfurt.

Insurrection ouvrière à Paris

À Paris, le 23 juin 1848, au point du jour, une foule s'ébranle sur la place de la Bastille, au pied de la colonne de Juillet. Guidé par un dénommé Pujol, au cri de : « La Liberté ou la Mort », elle commence de dresser des barricades. Il va s'ensuivre trois jours de violents combats avec la troupe. Au terme de ces émeutes de la faim provoquées par la fermeture des Ateliers nationaux et le licenciement de 120.000 ouvriers, 5.000 insurgés seront tués, dont beaucoup fusillés sans jugement. 25.000 seront arrêtés, 11.000 condamnés à la prison ou à la déportation en Algérie.

Mémoires d'Outre-tombe

Le 21 octobre 1848 commencent à paraître les Mémoires d'Outre-tombe. Conformément à la volonté de l'auteur, le vicomte François-René de Chateaubriand, l'oeuvre est publiée dès l'année de sa mort. Rédigée dans une prose magnifique, elle constitue le testament de l'époque romantique.

Le pape chassé de Rome

Le 24 novembre 1848, à l'imitation des révolutionnaires français, le peuple de Rome fomente une émeute. Le pape s'enfuit à Gaëte.

Élection de Louis-Napoléon Bonaparte

Le 10 décembre 1848, Louis-Napoléon Bonaparte (40 ans) est élu président de la République au suffrage universel (masculin) après une violente mais courte campagne électorale. Le neveu de Napoléon 1er est porté par le prestige de son nom, le discrédit de l'Assemblée conservatrice qui anime la IIe République et ses propres options socialisantes.

Les électeurs de ce candidat «anti-système», pour parler comme aujourd’hui, viennent de tous les milieux, aussi bien ouvriers que paysans, socialistes que conservateurs. Ce sont des citoyens lassés du parlementarisme bourgeois et bien-pensant, lequel prône de grands principes mais n’a pas de scrupules à opprimer, voire massacrer, les ouvriers et les chômeurs.

Il bénéficie à droite du soutien du parti de l'Ordre et à gauche de la sympathie des ouvriers, ce qui lui vaut de recueillir 5,6 millions de voix soit les trois quarts des suffrages exprimés ! Son principal adversaire, le général Cavaignac, bourreau des journées de juin, obtient seulement 1,5 millions de voix. Les autres candidats, l'avocat Ledru-Rollin, le chimiste Raspail, le poète Lamartine et le général Changarnier, se partagent les 444.000 voix restantes.

Le 20 décembre, l'élu s'installe au palais de l'Élysée, ancien hôtel particulier de la marquise de Pompadour, désormais résidence officielle de la présidence de la République. Il nomme le monarchiste modéré Odilon Barrot à la présidence du Conseil (la direction du gouvernement).

Mazzini proclame la République à Rome

Le 9 février 1849, à Rome, un groupe de républicains mené par Giuseppe Mazzini proclame la déchéance du pouvoir temporel du pape.

La République française enverra des troupes sous le commandement du général Oudinot pour rétablir le souverain pontife...

Le rêve d'unité italienne échoue à Novare

Le 23 mars 1849, le roi du Piémont est battu par les Autrichiens à Novare. Charles-Albert voulait aider les Milanais, révoltés contre leur souverain, l'empereur d'Autriche. Mal lui en prit...

Émeute à Montréal

Le 25 avril 1849, à Montréal, une émeute populaire se solde par l'incendie de l'hôtel du Parlement, où le gouverneur général du Canada, lord Elgin, venait de sanctionner une loi controversée.

À la suite de ce drame, Montréal perd le statut de capitale des deux parties du Canada, le Haut- et le Bas-Canada, dont elle avait hérité à peine deux ans plus tôt.

Le Parti de l'Ordre remporte les législatives

Aux élections législatives du 13 mai 1848, précédées d'une intense campagne électorale, s'opposent pour la première fois deux mouvances bien définies :
- d'un côté le « Parti de l'Ordre », qui réunit tous les conservateurs (royalistes légitimistes et royalistes orléanistes, bonapartistes,...) autour d'un slogan : Ordre, Propriété Religion,
- de l'autre, la gauche républicaine qui a emprunté aux révolutionnaires d'antan le nom de « Montagne », de quoi effrayer pour de bon les modérés.

Entre ces deux extrêmes, les républicains modérés (les « hommes de 48 », tels Lamartine, Marie,...) sont laminés. Le scrutin ne leur donne qu'environ 70 sièges sur 715. Les montagnards en remportent 200 et le Parti de l'Ordre 450 ! Les conservateurs et les monarchistes, qui auraient toutes les raisons de se réjouir, s'inquiètent en fait de la poussée de l'extrême-gauche montagnarde et de sa solide implantation géographique, qui coïncide encore peu ou prou avec les départements dévoués à la gauche... La Seconde République, qui s'est disqualifiée lors des tragiques Journées de Juin 1848, va dès lors tourner le dos aux idéaux républicains...

Loi Falloux sur l'enseignement confessionnel

Le 15 mars 1850, après deux mois de vifs débats, les députés de la Seconde République votent une loi qui permet aux congrégations catholiques d'ouvrir en toute liberté un établissement secondaire avec les enseignants de leur choix. Qui plus est, elle soumet les établissements publics et les instituteurs au contrôle des autorités administratives et « morales », autrement dit religieuses.

Cette loi, due au comte Alfred de Falloux, ministre de l'Instruction publique, supprime de fait le monopole de l'État dans l'enseignement établi par Napoléon 1er.

Elle intervient moins d'un an après le succès du « Parti de l'Ordre » aux élections législatives. Son promoteur, le comte de Falloux, résume ainsi, dans ses Mémoires, son programme politique : « Dieu dans l'éducation, le pape à la tête de l'Église, l'Église à la tête de la civilisation ».

La loi Falloux est approuvée sans surprise par la droite conservatrice et en particulier le député Adolphe Thiers, mais elle suscite l'ire du député « montagnard » Victor Hugo et, par ses excès, va raviver l'anticléricalisme et la haine de l'institution ecclésiastique. La querelle ne s'apaisera qu'après les lois de Jules Ferry sous la République suivante.

La reculade d'Olmütz

Le 29 novembre 1850, à Olmütz, la Prusse doit renoncer provisoirement à son projet de fédérer autour d'elle l'Allemagne...

Révolte des Taiping

Le 11 janvier 1851, jour de son trente-huitième anniversaire, Hung se proclame « Roi céleste de la Grande Paix ». Ce Chinois qui s'est converti au protestantisme va prendre la tête de la révolte des Taiping, au Kwangsi, une province arriérée et montagneuse de l'ouest de Canton. Cette jacquerie du désespoir illustre le déclin de la dynastie mandchoue qui gouverne la Chine depuis 1644.

Première Exposition universelle

Le 1er mai 1851, la reine Victoria inaugure à Londres la première Exposition universelle du monde. L'initiative en revient à son époux, le prince Albert. Elle témoigne des magnifiques espoirs suscités par la Révolution industrielle.

Long de 560 mètres, le Crystal Palace érigé au coeur de la capitale, à Hyde Park, par l'architecte sir Joseph Paxton, va accueillir en six mois six millions de visiteurs émerveillés. C'est l'âge d'or victorien.

Mariette découvre Saqqara

Le 12 novembre 1851, Auguste Mariette découvre à Saqqara le Serapeum de Memphis et la nécropole des taureaux sacrés. L'archéologue va faire de l'égyptologie la discipline prestigieuse qu'elle est devenue.

Coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte

Le 2 décembre 1851, anniversaire du sacre de Napoléon 1er et de la bataille d'Austerlitz, Louis-Napoléon Bonaparte conduit le coup d'État qui lui permettra de passer du statut de Prince-Président à celui d'Empereur des Français...

Mort du représentant Baudin

Le 3 décembre 1851, le représentant Baudin se fait tuer sur une barricade en tentant, mais en vain, de soulever le peuple de Paris quelques heures après le coup d'État de Louis-Napoléon.

Constitution sur mesure pour Louis-Napoléon

Le 14 janvier 1852 est promulguée en France une nouvelle Constitution. Elle donne au Prince-Président Louis-Napoléon Bonaparte, que d'aucuns surnomment avec mépris Badinguet, des pouvoirs quasi-dictatoriaux pour une durée de... dix ans. C'est la fin de la IIe République.

Louis-Napoléon devient Napoléon III

Le 2 décembre 1852, avec l'approbation du suffrage universel, Louis-Napoléon Bonaparte est couronné empereur des Français sous le nom de Napoléon III (le deuxième du nom est supposé être le fils unique de Napoléon 1er, mort en pleine jeunesse à Vienne).

Les Lyonnais honorent la Vierge à Fourvière

La  fête de la Vierge est très populaire à Lyon depuis le 8 décembre 1852.

Ce jour-là avait été choisi pour bénir la statue de la Vierge sur le clocher de l'ancienne basilique de Fourvière. Une illumination était prévue en soirée mais elle fut annulée en raison de pluies violentes. À la faveur d'une éclaircie, les Lyonnais prirent d'eux-mêmes l'initiative d'illuminer leurs fenêtres avec des bougies. Cette tradition se perpétue de nos jours et s'accompagne de joyeuses virées dans les rues.

Ne confondons pas cette bénédiction avec le voeu des échevins (ou magistrats) en 1643. Lyon étant menacée par la peste, ils consacrèrent leur cité à la Vierge et s'engagèrent à accomplir un pèlerinage sur la colline de Fourvière le jour de sa Nativité, le 8 septembre (soit, bien sûr, neuf mois après l'Immaculée Conception). L'actuelle basilique Notre-Dame de Fourvière, à l'architecture si particulière (un éléphant renversé), fait suite à un autre voeu des Lyonnais pendant la guerre franco-prussienne de 1870. Elle a été inaugurée le 2 juin 1884.

Napoléon III épouse Eugénie de Montijo

Le 30 janvier 1853, faute d'avoir pu convaincre une famille royale de lui donner la main d'une princesse, l'empereur Napoléon III (44 ans) épouse par inclination une jeune et belle aristocrate espagnole, Eugénie de Montijo, comtesse de Teba, née à Grenade 26 ans plus tôt.

Prise de Nankin par les Taiping

Le 19 mars 1853, une troupe de « rebelles aux cheveux longs » aux ordres d'un certain Hung Xiuquan s'emparent de Nankin, la prestigieuse capitale de la Chine du sud, sur le fleuve Yang Tsé Kiang.

Leur révolte va se solder par... 20 millions de victimes. Tout cela pour déboucher sur une nouvelle intervention des Occidentaux en Chine et une « Seconde guerre del'opium » !...

Le commodore Perry débarque au Japon

Le 8 juillet 1853, le commodore Matthew Perry amène à l'empereur du Japon un message d'amitié du président américain Franklin Pierce. En fait d'amitié, il s'agit d'une injonction à se soumettre.

Les Japonais, qui s'étaient jusque-là tenus à l'écart des affaires du monde, se laisseront-ils assujettir comme, avant eux, les Chinois et la plupart des autres peuples d'Asie ?...

La France découvre la corrida

Le 21 août 1853, Bayonne est le théâtre de la première corrida « à l'espagnole » jamais organisée en France. Parmi les spectateurs figure l'épouse espagnole de Napoléon III, l'impératrice Eugénie de Montijo, à l'origine de cette initiative.

La tauromachie (du grec tauros, taureau, et machê,combat), remonte à l'Antiquité. Mais c'est seulement au XVIIIe siècle qu'elle a pris en Espagne la forme popularisée sous le nom de corrida, ou course de taureaux, avec mise à mort du taureau.

La Nouvelle-Calédonie devient française

Le 24 septembre 1853, le contre-amiral Febvrier-Despointes prend officiellement possession de la Nouvelle-Calédonie au nom de l'empereur Napoléon III. L'archipel devient français...

Alliance contre la Russie

Le 12 mars 1854, la France, l'Angleterre et le sultan ottoman concluent une alliance contre la Russie. Le traité débouchera le 27 mars suivant sur une déclaration de guerre. Ce sera le début de la guerre de Crimée.

Début de la guerre de Crimée

Le 27 mars 1854, sur un motif à première vue ridicule, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à la Russie. C'est le début de la guerre de Crimée, qui voit pour la première fois depuis 700 ans les Français et les Anglais combattre côte à côte...

Création du bagne de Cayenne

Le 30 mars 1854, une loi officialise la création du bagne de Cayenne, en Guyane. 3.000 condamnés y ont déjà été envoyés dans les deux années précédentes.

Traité de Kanagawa entre États-Unis et Japon

Le 31 mars 1854, suite aux menaces du commodore Perry, les Japonais se résignent à signer avec les États-Unis le traité de Kanagawa par lequel ils consentent à ouvrir leurs ports aux navires de commerce battant pavillon américain.

Siège de Sébastopol

Le 26 septembre 1854, Français et Anglais pour une fois alliés mettent le siège devant Sébastopol, en Crimée.

La charge de la Brigade légère

Le 25 octobre 1854, au cours de la guerre de Crimée, se produit la célèbre « Charge de la Brigade légère », un combat aussi meurtrier qu'inutile immortalisé au cinéma...

Faidherbe à la conquête du Sénégal

Le 16 décembre 1854, le colonel Faidherbe est nommé gouverneur du Sénégal. Il entreprend la conquête de la vallée du fleuve pour protéger les arrières du comptoir de Saint-Louis-du-Sénégal, où les commerçants français se plaignent des exactions des indigènes.

Prise de Malakoff

Le 8 septembre 1855, le général de Mac-Mahon s'empare avec ses zouaves de la tour Malakoff, qui surplombe la citadelle de Sébastopol. Ce succès laisse entrevoir la fin de l'épuisante guerre de Crimée, entamée un an plus tôt...

Martyre d'Auguste Chapelaine

Au milieu du XIXe siècle, en France, après la tragédie révolutionnaire, l'Église catholique bénéficie d'un afflux croissant de vocations et beaucoup de jeunes prêtres sont envoyés comme missionnaires en Extrême-Orient par les Missions étrangères de Paris. Parmi eux, Auguste Chapdelaine.

Ce prêtre d'origine normande est arrêté par les autorités chinoises du Guangxi, soumis à la torture et exécuté le 27 février 1856, à 42 ans. Son supplice est largement évoqué par la presse française. Le gouvernement impérial de Napoléon III va en prendre prétexte pour s'associer à l'Angleterre dans une nouvelle guerre contre la Chine. Ce sera la « Seconde guerre de l'opium ».

Traité de Paris, fin de la guerre de Crimée

Le 30 mars 1856, le traité de Paris met un terme à la guerre de Crimée en consacrant la défaite de la Russie face à l'Angleterre et la France. Pour l'empereur Napoléon III, neveu de l'inexpiable ennemi des Anglais, cette guerre, bien que mal engagée et mal gagnée, s'avère un succès sur la scène internationale (le premier et le dernier). Le bonheur de l'empereur est à son comble avec la naissance de son fils Eugène Louis Napoléon pendant le congrès !... Le jeune tsar Alexandre II découvre quant à lui dans l'humiliation de la défaite la nécessité de moderniser son pays.

La révolte des Cipayes

Le 10 mai 1857 éclate dans les Indes britanniques la révolte des cipayes, cavaliers indigènes au service des colonisateurs (en anglais Indian Mutiny ou Sepoys Rebellion). Elle ébranle la domination de l'« Honorable East Indian Company » et débouche sur la prise de Delhi, Lucknow puis de Cawnpore, défendue par le général Sir Hugh Wheller.

Ordonnée par le Premier ministre Palmerston et menée par les généraux Campbell et Havelock, la reconquête, brutale, aboutit à la gestion directe des Indes par le gouvernement de Londres. C'est le British Raj (l'Empire britannique en anglo-hindi...

L'akkadien enfin déchiffré

Début 1857, la Royal Asiatic Society de Londres remet sous scellés aux Britanniques E. Hincks, W.H.F. Talbot, H.C. Rawlinson et au Français J. Oppert la copie d'une inscription en caractères cunéiformes du roi assyrien Tiglath-phalazar Ier, qui venait d'être découverte, afin qu'ils en réalisent une traduction chacun de leur côté. Le 25 mai 1857, une commission examine leurs travaux et déclare les traductions suffisamment concordantes pour que l'akkadien, langue de communication de la Mésopotamie du IVe au 1er millénaire avant JC, soit considéré comme enfin déchiffré.

Faidherbe chasse El-Hadj Omar du Sénégal

Le 18 juillet 1857, le colonel Louis Faidherbe, à la tête de quelques centaines de soldats français et de supplétifs sénégalais, se présente devant le fort de Médine, sur le cours supérieur du fleuve Sénégal.

À son approche, les Toucouleurs qui assiègent le fort prennent la fuite. Leur chef El-Hadj Omar, un guerrier charismatique de 60 ans, renonce à se créer un royaume sur les rives du Sénégal. Il gagne le Soudan et va y poursuivre la lutte...

Attentat d'Orsini

Le 14 janvier 1858, Felice Orsini commet un attentat contre Napoléon III devant l'opéra de la rue Le Peletier, à Paris. Il en veut à l'empereur d'entraver l'unification de l'Italie. Napoléon III en profite pour faire passer une loi de sûreté générale.
De sa prison, le terroriste supplie l'empereur d'apporter son appui à la cause italienne. Napoléon III entame des pourparlers avec Cavour, le Premier ministre du roi de Piémont-Sardaigne.

Loi de sûreté générale

Le 19 février 1858, une loi de sûreté générale marque le durcissement du régime impérial de Napoléon III suite à l'attentat d'Orsini.

Traité d'Aigun entre Russes et Chinois

Le 28 mai 1858, par un traité signé à Aigun, en Mandchourie, le général russe Nicolas Mouraviev, gouverneur de la Sibérie orientale, impose à la Chine la cession de la rive gauche du fleuve Amour. Ce fleuve délimite encore aujourd'hui la frontière entre la Russie et la Chine.

Entrevue secrète de Plombières

Suite à l'attentat de Felice Orsini, l'empereur Napoléon III invite secrètement à Plombières, station thermale des Vosges, Camilo Cavour, Premier ministre du roi de Piémont-Sardaigne Victor-Emmanuel II. Lors de cette entrevue secrète, les 20 et 21 juillet 1858, les deux hommes conviennent d'une intervention militaire conjointe contre l'Autriche en vue de l'unification de l'Italie.

Occupation de Saigon par les Français

Le 18 février 1859, une flotte française remonte une rivière au sud du Viêt-nam.

Les nouveaux venus, sous le commandement de l'amiral Rigault de Genouilly, occupent le site de Saigon. Ce port sert au ravitaillement de Hué, la capitale de l'empire du Viêt-nam.

Pour les Vietnamiens, l'arrivée des Français est le début d'une longue parenthèse dans une Histoire deux fois millénaire...

Les Pays-Bas abolissent l'esclavage

Le 7 mai 1859, les Pays-Bas abolissent l'esclavage dans leurs colonies des Indes orientales, de Guyane et de Trinidad et Tobago.

Napoléon III risque tout à Magenta

Le 4 juin 1859, un mois après avoir déclaré la guerre à l'Autriche, l'empereur Napoléon III et son allié, le roi de Piémont-Sardaigne affrontent l'ennemi à Magenta, à l'ouest de Milan.

Les alliés franco-sardes l'emportent difficilement et Napoléon III manque d'être fait prisonnier avec son état-major. Son armée arrive malgré tout à prendre la ville au terme d'une bataille qui laisse 9.000 morts sur le terrain. Trois jours plus tard, elle entre à Milan et le général de Mac-Mahon est fait maréchal et duc de Magenta.

Trois semaines plus tard, à Solferino, l'empereur des Français, peu porté à la guerre, décide d'arrêter les frais...

Solferino donne naissance à la Croix-Rouge

Le 24 juin 1859, les armées franco-sardes se heurtent aux armées autrichiennes à Solferino dans une mêlée sanglante et désordonnée...

L'imâm Chamil se rend aux Russes

Chef religieux du Daghestan, une région du Caucase, l'imâm Chamil prend la tête des tribus tchétchènes et combat les Russes à partir de 1834. N'ayant plus qu'une centaine de partisans, il est contraint à la reddition le 25 août 1859 par le gouverneur Buriatinski. Comme son homologue algérien Abd el-Kader, il est assigné à résidence avant d'être enfin autorisé à finir sa vie en terre musulmane.

Du pétrole en Pennsylvanie !

Le 27 août 1859, du pétrole jaillit pour la première fois du sous-sol de la Pennsylvanie, au lieu-dit Oil Creek («la mare d'huile» !), près deTitusville. L'auteur du miracle est un bourlingueur du nom d'Edwin L. Drake (39 ans) qui se fait abusivement appeler «colonel Drake».

La découverte survient à point nommé, à un moment où les besoins d'éclairage n'arrivent plus à être satisfaits avec l'huile de baleine traditionnelle et le kérozène, un combustible extrait du charbon...

La Légende des Siècles

Le 26 septembre 1859 paraît La Légende des Siècles, monument poétique de Victor Hugo. Le poète romantique s'est volontairement exilé à Guernesey pour protester contre le coup d'État de Napoléon III. Il acquiert avec cette oeuvre une stature de prophète.

Darwin publie L'Origine des espèces

Le 24 novembre 1859 sort en librairie, à Londres, un ouvrage au titre ambitieux qui résume à lui seul le contenu : De l'Origine des espèces par la sélection naturelle ou la préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie.

Son auteur est un quinquagénaire seulement connu des spécialistes, Charles Darwin. Pourtant, son ouvrage bénéficie d'un succès immédiat et le premier tirage (1250 exemplaires) est épuisé dans la journée. Les théories développées par Charles Darwin allaient bouleverser le dogme d'une nature immuable depuis la création du monde.

Richard Fremder nous raconte Charles Darwin.

John Brown, le Spartacus blanc

Le 2 décembre 1859, en Virginie, est pendu John Brown, un Américain blanc de 59 ans, coupable d'avoir tenté de soulever les esclaves noirs et tué plusieurs esclavagistes...

Traité de libre-échange franco-britannique

Le 23 janvier 1860 est signé le traité de libre-échange franco-britannique, négocié par Michel Chevalier et Richard Cobden, avec le soutien de William Gladstone, chancelier de l'Échiquier dans le cabinet Palmerston, et l'appui de Napoléon III.

L'Europe va dès lors se vouer au libre-échange et lui rester jusqu'en 1892 en dépit de la «grande dépression européenne», qui débute vers 1873...

La France reçoit Nice et la Savoie

Le 24 mars 1860, par le traité de Turin, le comté de Nice et la Savoie reviennent à la France. Napoléon III obtient ces deux territoires en récompense de son intervention militaire contre l'Autriche, aux côtés du Piémont, et en échange de l'annexion de l'Italie centrale par le Piémont...

Référendum à Nice et en Savoie

Suite au traité de Turin, qui prévoyait la cession de la Savoie et du comté de Nice à la France, les populations concernées sont invitées à donner leur avis sur ce rattachement le 22 avril 1860. C'est la première fois au monde qu'est mis en pratique le « droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ».

Sans surprise, les habitants de ces provinces francophones approuvent à une écrasante majorité leur rattachement à la France. À Nice, on compte 25.743 oui, 160 non et 5.000 abstentions ; en Savoie, 235 non et une poignée d'abstentions sur 130.000 votants. Ces résultats montrent que les habitants s'étaient par avance résignés à leur sort. Un sénatus-consulte du 12 juin 1860 confirme l'incorporation des deux provinces à l'Empire français.

Affrontements entre maronites et Druzes

Le 26 mai 1860, maronites et Druzes s'affrontent pour la première fois sur les pentes du mont Liban...

La bataille du pont de Palikao

En août 1860, un corps expéditionnaire de 3000 Anglais et autant de Français débarque dans le golfe de Hobai et prend la route de Pékin, sous le commandement du général Charles Cousin-Montauban. Le 21 septembre 1860, la troupe arrive devant le pont de Pa-li-kao, qui donne accès à la voie dallée menant vers la capitale chinoise.

De l'autre côté du pont manoeuvrent 30.000 cavaliers tatares et un plus grande nombre encore de fantassins chinois, sous le commandement d'un général énergique, San-ko-li-tsing, décidé à en découvre avec les « longs-nez », surnom méprisant donné aux Européens.

Les Français repoussent l'assaut de la redoutable cavalerie tatare. Une fois celle-ci hors-jeu, ils marchent sans faillir vers le pont, faisant refluer devant eux les malheureux fantassins chinois. La journée se solde par une dizaine de tués du côté européen, un millier du côté chinois. Cette victoire dans la «Seconde guerre de l'opium» vaudra à son héros, Cousin-Montauban, le titre honorifique de comte de Palikao.

Le reste n'est plus qu'une promenade et le corps expéditionnaire franco-anglais entre le 13 octobre 1860 à Pékin, d'où s'est enfui l'empereur Xianfeng.

Pékin occupé par les Occidentaux

Le 13 octobre 1860, Pékin est occupée par une expédition franco-anglaise qui veut punir l'empire chinois pour ne s'être pas soumis aux injonctions du traité de Nankin du 29 août 1842 et aux promesses de l'année précédente. Au terme de cette « Seconde guerre de l'opium », le gouvernement impérial devra une nouvelle fois s'incliner devant les exigences occidentales.

Le sac du Palais d'Été

Le 18 octobre 1860, quelques jours après l'entrée des troupes françaises et anglaises dans Pékin, lord Elgin ordonne la mise à sac et l'incendie du Palais d'Été de l'empereur de Chine, en représailles des tortures infligées à des Européens. Il faut dire que l'homme a de qui tenir. Son grand-père démonta le Parthénon en 1801.

Convention de Pékin

Le 24 octobre 1860, après avoir occupé Pékin, Français et Anglais imposent à l'empereur manchou la signature de la convention de Pékin. Par ce traité qui met fin à la « Seconde guerre de l'opium », le gouvernement impérial accorde des indemnités aux Occidentaux, ouvre à leurs commerçants le bassin du Yang Jikiang et à leurs missionnaires l'ensemble de l'empire et concède enfin un agrandissement de la colonie de Hong-Kong.

De la sorte, en usant de la « diplomatie de la canonnière », les Occidentaux n'en finissent pas de grignoter des avantages commerciaux dans l'Empire du Milieu. Mais leurs actes de vandalisme et l'arrogance que traduisent les « traités inégaux » comme celui-ci génèrent dans le même temps de violents ressentiments au sein du peuple chinois...

La Russie s'empare de la Sibérie maritime

Profitant de ce que Français et Anglais tiennent la dynastie mandchoue à leur merci, les Russes se font accorder par les Chinois, le 14 novembre 1860, la rive gauche de l'Amour, ainsi que, le long de l'océan Pacifique, la région qui s'étend de l'embouchure du fleuve Amour, au nord, à la Corée, au sud. Cette région devient leur Province maritime et pour s'en assurer le contrôle, ils construisent une capitale portuaire au nom prometteur : Vladivostok (« Domination de l'Orient » en russe).

Libéralisation du Second Empire

Le 24 novembre 1860, le Corps législatif acquiert le droit d'adresse. C'est une première atteinte au pouvoir absolu de Napoléon III. Sous la pression de l'opinion et aussi sous l'effet de ses propres penchants politiques, l'empereur entreprend de démocratiser le régime.

La Caroline du Sud fait sécession

En réaction à l'élection d'Abraham Lincoln à la présidence des États-Unis, deux semaines plus tôt, les parlementaires de Caroline du Sud votent à l'unanimité la sécession de leur État le 20 décembre 1860. Ils rejettent par avance l'abolition de l'esclavage.

Le président sortant, le démocrate James Buchanan, encore en fonction à la Maison Blanche jusqu'au début de l'année suivante, se montre décontenancé. Sa faiblesse encourage les sécessionnistes du Sud. L'initiative de la Caroline du Sud est rapidement imitée par dix autres États du Sud. Elle va déboucher sur la guerre de Sécession.

Naissance des États confédérés d'Amérique

Le 8 février 1861, les États sécessionnistes du Sud des États-Unis forment les États confédérés d'Amérique.

Abolition du servage en Russie

Le 3 mars 1861, le tsar Alexandre II abolit le servage en Russie...

Investiture de Lincoln

Le 4 mars 1861, dans son discours d'investiture, le nouveau président des États-Unis, Abraham Lincoln, exclut tout compromis avec les États esclavagistes du Sud. La guerre de Sécession devient inévitable.

Victor-Emmanuel II proclamé roi d'Italie

Le 17 mars 1861, grâce à la diplomatie habile de son Premier ministre Camilo Cavour, Victor-Emmanuel II se fait proclamer « roi d'Italie par la grâce de Dieu et la volonté de la nation » par un Parlement national réuni à Turin...

Attaque de Fort Sumter

Le 12 avril 1861, les sécessionistes du sud des États-Unis attaquent Fort Sumter, une dépendance de l'État fédéral. Prémice de la guerre de Sécession.

Une Constitution pour la Tunisie

Le 26 avril 1861, dans le souci de se concilier ses créanciers européens, le bey de Tunis promulgue une Constitution qui instaure en Tunisie un régime monarchique de type parlementaire à l'occidentale ! C'est la première Constitution promulguée dans un pays musulman...

Mort du sultan Abdul-Medjid 1er

Le sultan ottoman Abdul-Medjid 1er meurt le 25 juin 1861. Son frère Abdul-Aziz lui succède. Malgré l'obstruction des partisans de la tradition (les « Vieux Turcs ») et les insurrections locales, il poursuit tant bien que mal la politique réformatrice de son frère (Tanzimat). Il tente aussi d'alléger la dette publique mais ne peut empêcher la banqueroute de l'État et doit se soumettre au bon vouloir de l'ambassadeur russe, au grand scandale de ses sujets.

Début de la guerre de Sécession

Le 21 juillet 1861, pour la première fois de leur Histoire, les Américains s'affrontent sur un champ de bataille, à Bull Run.

C'est le début de la plus terrible guerre qu'aient eu à subir les Américains : la guerre de Sécession, plus communément appelée en Amérique du Nord «Civil War» (guerre civile). Elle a déchiré les États-Unis pendant 4 ans et fait 617.000 morts parmi les combattants, soit davantage qu'aucune autre des guerres qui ont impliqué le pays...

Une Française accède pour la première fois au baccalauréat

Le 16 août 1861, sous le règne de Napoléon III, Julie-Victoire Daubié, une institutrice de 36 ans, militante entêtée des droits de la femme, passe avec succès le baccalauréat à Lyon. Elle est la première Française dans ce cas.

Le ministre de l'Instruction publique refuse de signer le diplôme au prétexte qu'il « ridiculiserait le ministère de l'Instruction publique » ! Son successeur Victor Duruy montrera beaucoup plus d'ouverture d'esprit en faisant voter en avril 1867 une loi imposant l'ouverture dans chaque commune de plus de 500 habitants d'une école primaire réservée aux filles.

Publication des Misérables

Le 3 avril 1862 sortent en librairie les deux premiers tomes d'un roman promis à un succès exceptionnel : Les Misérables.

L'auteur est un proscrit à barbe blanche, qui, de son exil de Guernesey, n'en finit pas de lancer des philippiques à l'encontre de l'empereur Napoléon III, alors à l'apogée de son règne.

Mais comme l'empereur lui-même, comme beaucoup de ses contemporains, comme le peintre Millet (L'Angélus, Le vanneur...), Victor Hugo se montre dans les années 1850-1860 très sensible au sort des humbles et à la condition ouvrière.

Les Misérables lui valent une popularité dans tous les pays et toutes les classes sociales. On dit que des ouvriers se cotisent pour acheter l'oeuvre et se la passer de main en main...

Bataille de Puebla

Le 5 mai 1862, la progression des armées françaises au Mexique se heurte à la résistance de Puebla, une ville fortifiée sur la route de Mexico. Cette bataille est le premier accroc dans la guerre franco-mexicaine que les courtisans de l'empereur Napoléon III ont qualifiée de « plus grande pensée du règne ».

7.000 hommes piétinent devant Puebla et mis en déroute par des renforts mexicains ; en grande partie des Indiens descendus des montagnes voisines. Leur victoire sur la « meilleure armée du monde » a un immense retentissement en France comme au Mexique. « Habitants dePuebla (...) vous avez raison de croire que je suis avec vous. Ce n'est pas laFrance qui vous fait la guerre, c'est l'empire... », écrit Victor Hugo aux défenseurs de la ville, de son exil de Guernesey.

Il faut envoyer en catastrophe 28.000 hommes en renfort, sous le commandement du général Forey, pour enfin avoir raison de la résistance de la ville.

Fierté mexicaine

En souvenir de leur victoire sur les Français, les Mexicains ont fait de l'anniversaire du 5 mai 1862 un jour férié et chômé.

La France s'implante en Indochine

Le 5 juin 1862, par le traité de Saigon (aujourd'hui Hochiminh-ville), l'empereur du Vietnam Tu Duc cède la Cochinchine à la France. Il officialise ainsi la présence française en Indochine...

Lincoln abolit en partie l'esclavage

Dans les premiers temps de la guerre de Sécession, le président Abraham Lincoln s'était refusé à abolir brutalement l'esclavage. Lui-même le jugeait l'esclavage intolérable mais ne concevait pas, comme la plupart de ses concitoyens, que les anciens esclaves noirs pussent massivement obtenir une pleine et entière citoyenneté, à égalité avec les Blancs.

Mais à mesure que se creuse le fossé entre les frères ennemis, le président se résigne à franchir le pas vers l'abolition et à l'utiliser comme arme de guerre. C'est ainsi que le 22 septembre 1862, quelques jours après le premier succès nordiste à la bataille d'Antietam, Lincoln annonce l'émancipation des esclaves dans les États qui persisteront dans la rébellion le 1er janvier 1863.

Cette émancipation sera immédiate et sans indemnité d'aucune sorte dans ces États où vivent 80% des 4 millions d'esclaves noirs des États-Unis de l'époque. Par contre, dans les États intermédiaires, esclavagistes et néanmoins fidèles à l'Union nordiste, elle sera progressive, négociée et indemnisée.

Il n'est pas encore question d'inscrire l'abolition de l'esclavage dans la Constitution, faute d'une majorité suffisante au Congrès. Cependant, en janvier 1865, comme la victoire se rapproche et que le Sud, ruiné et défait, n'est plus en état de négocier quoi que ce soit, Lincoln rédige le texte du futur amendement.

Bismarck devient ministre-président de la Prusse

Le 23 septembre 1862, le roi de Prusse Guillaume 1er nomme un inconnu, Otto von Bismarck, à la présidence du Conseil des ministres, avec le titre de chancelier.

Jusqu'à sa mort, en 1888, il va lui conserver sa confiance malgré leur incompatibilité de caractère et de très violents heurts entre les deux hommes ! La Prusse, l'Allemagne et l'Europe sortiront profondément transformées de cette nomination...

Fondation de la religion bah 'aie

Le 21 avril 1863 marque la naissance en Perse de la religion baha'ie (aussi appelée bahaïsme ou babisme) ; elle est aujourd'hui pratiquée par cinq millions de fidèles. Sa naissance est célébrée du 21 avril au 2 mai par tous les baha'is du monde sous le nom de Ridvan. Cette religion a été fondée par Mirza Husayn-Ali, dit Baha'u'llah (la gloire de Dieu), prophète de Mirza Ali Muhammad, dit el Bâb (la Porte). Ce dernier repose depuis 1899 sur le mont Carmel, au-dessus d'Haïfa...

La Légion résiste à Camerone

Le 30 avril 1863, à Camerone, au Mexique, une poignée de légionnaires français, sous les ordres du capitaine Jean Danjou, résiste à plusieurs milliers de Mexicains...

La bataille de Gettysburg

La bataille de Gettysburg, du 1er au 3 juillet 1863, marque un tournant dans la guerre de Sécession. Elle survient deux ans après le début des hostilités entre les armées du Nord des États-Unis (unionistes) et celles du Sud (confédérés)...

Le Cambodge devient protectorat français

Le 11 août 1863, une convention franco-khmer établit un protectorat de l'empire français sur le Cambodge du roi Norodom 1er...

La Journée des Princes

Le 1er septembre 1863, l'empereur d'Autriche François-Joseph 1er convie à Francfort tous les chefs d'État allemands pour une « Journée des Princes »...

Discours de Lincoln à Gettysburg

Le 19 novembre 1863, en pleine guerre de Sécession, le président Abraham Lincoln prononce un discours de haute tenue morale au cimetière des combattants de Gettysburg.

The Gettysburg Address figure parmi les textes que les écoliers américains apprennent par coeur.

Le tsar Alexandre II crée les « zemstva »

Le 13 janvier 1864, le tsar libérateur Alexandre II institue par décret les« zemstva » (« zemstvo » au singulier). Dans ces assemblées locales russes, toutes les classes sociales sont représentées et la noblesse n'a plus le monopole du pouvoir...

Le sous-marin CSS Hunley en action

Le 17 février 1864, en pleine guerre de Sécession, un submersible sudiste, le CSS Hunley, devient le premier sous-marin à couler un navire de guerre ennemi.

Gordon s'empare de la citadelle de Changchow

Le 11 mai 1864, le général anglais Charles Gordon s'empare de la citadelle chinoise de Changchow. Son succès met un terme à la révolte des T'ai P'ing (ou Taiping) inaugurée en 1851. S'étant emparés de Nankin, la capitale de la Chine centrale, les Taiping menaçaient de faire tomber la dynastie mandchoue au pouvoir à Pékin. Les Occidentaux apportèrent leur appui à celle-ci pour préserver leurs intérêts commerciaux en Chine. Plus de vingt millions de Chinois périrent du fait de cette révolte.

Convention de Genève sur la Croix-Rouge

Le 22 août 1864, douze États signent la Convention de Genève et mettent en place la Croix-Rouge à l'initiative d'un homme d'affaires et philanthrope genevois, Henri Dunant.

Fondation de la 1ère Internationale

Le 28 septembre 1864, des ouvriers venus de toute l'Europe fondent à Londres la Première Internationale socialiste sous le nom d'Association internationale des travailleurs (AIT). Ses principaux inspirateurs ont nom Bakounine et Karl Marx...

Fin de la « guerre des duchés »

Le 30 octobre 1864, la paix de Vienne met un terme à la « guerre des duchés » qui avait vu l'Autriche, la Prusse et d'autres États allemands attaquer le petit Danemark pour lui enlever les duchés du Slesvig, du Holstein et du Lauenbourg. C'était la première des trois guerres qui allaient conduire le chancelier prussien Otto von Bismarck à l'unification de l'Allemagne.

Pie IX publie le Syllabus

Le 8 décembre 1864, en annexe de l'encyclique Quanta cura, le pape Pie IX publie le Syllabus. Il s'agit d'un catalogue à la Prévert de tout ce que le souverain pontife pense être les erreurs de la pensée moderne. Ce document témoigne de son appréhension face à des États de plus en plus envahissants, qui tendent à limiter la liberté des individus. Il illustre aussi un rejet viscéral de la démocratie que partageront ses successeurs jusqu'à Pie XII, mort en 1958.

Fin de la guerre de Sécession

Le 9 avril 1865, la bataille d'Appomattox met fin à la guerre de Sécession. Le général Lee capitule face au général Grant.

C'est la défaite définitive des Sudistes après une lutte impitoyable de quatre ans, qui aura fait 617.000 victimes. Ainsi, la guerre la plus dure qu'aient jamais livrée les États-Unis aura été une guerre civile...

Abraham Lincoln assassiné

Ce soir du 14 avril 1865, le président Lincoln manifeste le désir d'un moment de détente. Il se rend avec sa femme au Ford's Theatre de Washington...

Stand Watie, le dernier rebelle

Le 23 juin 1865, le dernier général confédéré dépose les armes. Symbole à la fois de deux causes perdues pour lesquelles il a lutté, le général de brigade Stand Watie a la particularité d'être le seul Indien à avoir atteint le grade de général durant la Guerre de Sécession...

Léopold II, roi des Belges

Le 17 décembre 1865, Léopold II devient roi des Belges à la suite de son père Léopold 1er de Saxe-Cobourg, élu roi en 1831.

Abolition de l'esclavage aux États-Unis

Le 18 décembre 1865, le Congrès des États-Unis vote un 13e amendement à leur Constitution...

Naissance de l'Union latine

Le 23 décembre 1865 naît l'Union latine monétaire. La France, la Belgique, la Suisse et l'Italie fixent les parités de leurs monnaies les unes par rapport aux autres...

Premier attentat contre Alexandre II

Le 4 avril 1866, un premier attentat vise le tsar Alexandre II de Russie. C'est un étudiant isolé, Dimitri Karakozov, inspiré par la propagande nihiliste du moment, qui en est l'auteur. À dater de ce jour, le tsar va suspendre le grand chantier de réformes qu'il avait engagé dès son avènement, une dizaine d'années plus tôt.

« Coup de tonnerre » à Sadowa

Le 3 juillet 1866, les Prussiens du roi Guillaume 1er, commandés par le feld-maréchal Helmuth von Moltke, écrasent les Autrichiens de François-Joseph 1er et du maréchal Benedek à Sadowa (Königgrätz en allemand), en Bohême, près de l'Elbe. Cette seule bataille met fin à la guerre entre les deux pays. Elle fait en Europe l'effet d'un « coup de tonnerre » car nul n'imaginait une victoire aussi complète de la Prusse...

Naissance de l'Autriche-Hongrie

Le 8 février 1867, l'empire autrichien cède la place à une double-monarchie austro-hongroise...

Les États-Unis achètent l'Alaska à la Russie

Le 9 avril 1867, les États-Unis achètent l'Alaska à la Russie. Le président des États-Unis saute sur l'affaire que lui présente le tsar, malgré les réticences de son opinion publique à payer 7 millions de dollars pour quelques déserts de glace. Nul n'imagine le bénéfice que le pays retirera un jour de sa nouvelle acquisition : bases stratégiques, pétrole…

Le traité de Londre consolide l'indépendance du Luxembourg

État-tampon issu du Congrès de Vienne (1815), le grand-duché de Luxembourg a pour souverain le roi des Pays-Bas mais fait également partie d'une Confédération germanique et doit, à ce titre, accepter sur son petit territoire une garnison prussienne.

En 1867, l'empereur des Français Napoléon III confie au chancelier prussien Otto von Bismarck son désir d'être récompensé pour sa médiation dans la guerre entre l'Autriche et la Prusse. Le Luxembourg paraît être un « pourboire » acceptable et la France pourrait l'acheter au roi des Pays-Bas.

Cependant, lorsque ce projet est communiqué à l'opinion publique allemande, celle-ci s'oppose catégoriquement à cette cession, considérant le Luxembourg comme un territoire historiquement allemand.

Pour régler cette crise, une conférence réunit à Londres les principales puissances. Par un traité signé le 11 mai 1867, la France renonce à l'annexion du Luxembourg, en échange de quoi la Prusse retire ses garnisons du grand-duché de Luxembourg, lequel est déclaré neutre et peut dès lors savourer une pleine indépendance.

François-Joseph roi de Hongrie

Le 8 juin 1867, l'empereur d'Autriche François-Joseph et sa femme « Sissi » ceignent à Budapest la couronne de Saint-Étienne. Ils consacrent ainsi la naissance de la monarchie bicéphale d'Autriche-Hongrie.

Maximilien fusillé à Queretaro

Le 19 juin 1867, l'archiduc Maximilien de Habsbourg est fusillé au Cerro de las Campanas, une butte qui domine la ville de Queretaro, au Mexique, avec deux de ses généraux, par les partisans du président Juarez.

Sa dernière pensée est pour sa femme, devenue folle de chagrin : « Pauvre Charlotte », murmure-t-il avant de mourir.

Sa mort met un point final à la malencontreuse expédition du Mexique, engagée par Napoléon III.

Naissance du Canada actuel

Le 1er juillet 1867 naît le Canada sous sa forme actuelle. Ce jour-là, la reine Victoria promulgue l'Acte de l'Amérique du Nord britannique. Ce texte issu des conférences de Charlottetown et de Québec jette les bases de la Confédération canadienne avec un Parlement fédéral et un gouvernement central à Ottawa.

Les deux anciennes provinces du Haut-Canada et du Bas-Canada, qui avaient fusionné avec l'Acte d'Union du 23 juillet 1840, réapparaissent sous la dénomination respective d'Ontario et de Québec (à ne pas confondre avec la ville fondée par Samuel de Champlain). Deux autres colonies britanniques leur sont par ailleurs adjointes au sein de la nouvelle Confédération : le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse.

Fête de la Fédération canadienne

En souvenir de l'acte fondateur du Canada actuel, le 1er juillet est devenu la fête de la Fédération canadienne.

Karl Marx publie Das Kapital

Le 17 juillet 1867, Karl Marx publie à Londres le premier tome de son oeuvre principale, Das Kapital (Le Capital). Les deux tomes suivants sont publiés par Engels après la mort de leur auteur, le 14 mars 1883. Cet ouvrage volumineux et indigeste va devenir pendant plus d'un siècle la référence obligée des socialistes et révolutionnaires du monde entier.

Premier câble transatlantique

Le 27 juillet 1867 est inauguré le premier câble télégraphique transatlantique. Long de 3700 km, il marque le début de l'ère des télécommunications. Les câbles sous-marins sont aujourd'hui relayés - ou concurrencés - par les satellites.

Droit de vote pour les ouvriers britanniques

Le 15 août 1867, à l'initiative du Premier ministre Benjamin Disraeli, les ouvriers qualifiés des villes obtiennent le droit de vote. La loi électorale double pratiquement le nombre d'électeurs...

Les chassepots font merveille à Mentana

Le 3 novembre 1867, des volontaires garibaldiens tentent de pénétrer à Rome et d'en chasser le pape Pie IX. Ils veulent remettre la ville au roi d'Italie Victor-Emmanuel II pour achever l'unité politique de la péninsule...

Le Japon entre dans l'« ère des Lumières »

Le 9 novembre 1867 commence au Japon l'ère Meiji, du nom de règne de l'empereur Mutsuhito (Meiji veut dire lumière en japonais). Ce nom est significatif de sa volonté de moderniser l'empire du Japon et de l'ouvrir sur le monde.

Ce jour-là, le jeune souverain (15 ans) décide de gouverner désormais en personne, avec le concours des grands seigneurs (daimyo) réformistes qui piaffent d'impatience dans l'ombre du shogun Tokugama, le maître tout-puissant du gouvernement.

En moins d'une génération, il va hisser son pays parmi les grandes puissances de la planète, toutes les autres appartenant à la sphère occidentale...

Charte de Cinq articles au Japon

Le 6 avril 1868, au Japon, l'empereur Meiji (Mutsuhito) promulgue la Charte de Cinq articles. Elle marque la fin du régime féodal et la modernisation administrative.

Gladstone Premier ministre du Royaume-Uni

Le 9 décembre 1868, le chef du parti libéral (whig), William Gladstone, devient à 59 ans Premier ministre du Royaume-Uni.

Cet Écossais est animé par des convictions religieuses très rigides qui le portent à émanciper les catholiques et les israélites, pacifier l'Irlande, développer l'éducation et moderniser les règles démocratiques...

Mendeleïev met de l'ordre dans la chimie

Le 6 mars 1869, un chimiste russe de 35 ans, Dimitri Ivanovitch Mendeleïev, présente devant la Société chimique russe la première version de sa classification périodique des éléments. Elle conserve toute sa pertinence et est aujourd'hui connue de tous les collégiens du monde entier...

Les États-Unis unifiés par le chemin de fer

Le 10 mai 1869, les États-Unis sont enfin traversés d'est en ouest par une ligne de chemin de fer. Les deux équipes chargées de sa construction, l'une partie de Sacramento, en Californie, l'autre d'Omaha, dans le Nebraska, opèrent une jonction triomphale en un lieu appelé Promontory Point, dans l'Utah.

Les États-Unis forment désormais un ensemble humain unifié. Il s'ensuit la fixation des fuseaux horaires afin de pouvoir établir des horaires rigoureux pour les trains transcontinentaux (les fuseaux horaires sont adoptés au plan international en 1884, lors de l'International Prime Meridian Conference, à Washington).

La construction de la première ligne transcontinentale a été concédée à deux compagnies privées qui ont reçu des terres tout le long de la ligne dont la vente à des colons est destinée à rentabiliser les travaux. L'État procèdera de la même façon avec les lignes suivantes. Dès 1914, les États-Unis compteront 220.000 kilomètres de voies ferrées. Ce réseau, encore très actif, est surtout voué au transport de marchandises (le fret).

Rencontre à Promontory Point, Utah

Inauguration du canal de Suez

Le 17 novembre 1869, le canal de Suez est inauguré en présence de l'impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, et de l'empereur d'Autriche François-Joseph.

Au terme des travaux, le canal, d'une longueur de 162 km, sur 54 mètres de largeur et 8 mètres de profondeur, traverse l'isthme de part en part.

Des villes nouvelles naissent dans le désert : Port-Saïd sur la Méditerranée (ainsi nommée en l'honneur du khédive) et Suez sur la mer Rouge, ainsi qu'Ismaïla, entre les deux...

Funérailles tumultueuses de Victor Noir

Le 12 janvier 1870, les funérailles d'Yvan Salmon, dit Victor Noir, sont suivies par 100.000 personnes...

Plébiscite en faveur de l'Empire libéral

Le 8 mai 1870, l'Empire libéral de Napoléon III sort renforcé d'un plébiscite (*) qui lui donne 7.336.000 oui contre 1.560.000 non. A Paris, toutefois, à la différence du reste du pays, une majorité républicaine se prononce contre le régime. Mais la déclaration de guerre à la Prusse, le 19 juillet 1870, et la défaite de Sedan allaient détruire les illusions de l'empereur et provoquer la chute de son régime le 4 septembre de la même année.

La dépêche d'Ems

Dans la ville d'eaux d'Ems, le 13 juillet 1870, le roi Guillaume 1er s'entretient avec l'ambassadeur de France Benedetti de la candidature d'un prince Hohenzollern à la couronne d'Espagne.

La dépêche qui relate l'entrevue est habilement caviardée par le chancelier Bismarck, assisté du chef d'état-major von Moltke et du ministre de la Guerre Roon, de façon à irriter la susceptibilité des opinions publiques. Succès total : réagissant au quart de tour au ton méprisant de la dépêche, le ministre des Affaires étrangères de Napoléon III, le duc de Gramont, conduit la France à déclarer la guerre à la Prusse.

À la tribune de l'Assemblée, le chef du gouvernement Émile Ollivier prononce des paroles malheureuses : « De ce jour commence pour les ministres mes collègues et pour moi une grande responsabilité. Nous l'acceptons d'un coeur léger... d'un coeur confiant ».

Le pape infaillible

Le 18 juillet 1870, le concile Vatican I réunit à l'initiative du pape Pie IX (Giovanni-Maria Ferretti) définit le dogme de l'infaillibilité pontificale.

Les cardinaux reconnaissent comme vraies et irrévocables les interprétations du dogme prononcées par le souverain pontife...

Napoléon III déclare la guerre à la Prusse

Le 19 juillet 1870, Napoléon III déclare la guerre à la Prusse. L'empereur tombe dans le piège préparé par le chancelier Bismarck, par la faute de son ministre des Affaires étrangères, le duc Adolphe de Gramont, partisan d'une politique belliciste.

La déclaration de guerre de la France conduit à l'union de toute l'Allemagne derrière la Prusse. Celle-ci aligne immédiatement 800.000 hommes, transportés en chemin de fer sur la frontière. La France 250.000 seulement, dans le plus grand désordre, faute d'avoir mené à bien la réforme du ministre Adolphe Niel, qui devait, deux ans plus tôt, généraliser le service militaire et créer une armée de seconde ligne (la garde mobile)... Un mois et demi plus tard, l'empereur est fait prisonnier à Sedan.

Charge héroïque de Froeschwiller

Le 6 août 1870, deux semaines après la déclaration de guerre de Napoléon III à la Prusse, une armée française est battue à Forbach, ce qui entraîne pour la France la perte de la Lorraine. Le même jour, le maréchal de Mac-Mahon est battu à Froeschwiller-Woerth, d'où la perte de l'Alsace. Cette défaite est occultée par un fait d'armes héroïque : la folle charge des cuirassiers français dans les houblonnières, près du village de Reichshoffen, où hommes et chevaux s'empêtrent et succombent sous le feu ennemi.

Napoléon III est fait prisonnier à Sedan

Le 2 septembre 1870, à Sedan, l'armée française commandée par le maréchal Patrice de Mac-Mahon est obligée de se rendre aux Prussiens. Napoléon III est fait prisonnier...

Proclamation de la République

Le 4 septembre 1870, les Parisiens proclament la République (c'est la IIIe du nom). En souvenir de ce jour, de nombreuses rues de France portent le nom du « Quatre Septembre »...

Les troupes piémontaises entrent à Rome

Le 20 septembre 1870, quelques jours après la chute du Second Empire français, les troupes piémontaises entrent à Rome. Le roi Victor-Emmanuel profite de la chute de Napoléon III, qui s'opposait à l'annexion par l'Italie des dernières possessions du pape, pour achever l'unification de la péninsule.

Le pape Pie IX se considère dès lors prisonnier au Vatican. Ses successeurs feront de même jusqu'aux accords de Latran qui, en 1929, transformeront le Vatican en un État souverain.

Gambetta quitte Paris en ballon

Le 8 octobre 1870, Léon Gambetta quitte Paris en ballon pour échapper au siège de l'armée prussienne. Il va tenter de regrouper à Tours une armée en vue de relancer la lutte contre l'envahisseur. La reddition honteuse de Bazaine à Metz va ruiner ses efforts.

Crémieux francise les juifs d'Algérie

Le 24 octobre 1870, le décret Crémieux donne la citoyenneté française aux juifs d'Algérie...

Bazaine capitule à Metz

Le 27 octobre 1870, le maréchal François Bazaine capitule à Metz avec son armée de 180.000 hommes, réduisant à néant les chances de sursaut de la France face à l'offensive allemande.

Il est vrai qu'il considère l'installation de la République en France comme un danger plus grand encore que la victoire ennemie et le démembrement prévisible du pays...

Siège de Belfort

Le 4 novembre 1870 commence le siège de Belfort. Les armées prussiennes prennent place autour de la ville pour plus de cent jours. Le courage du colonel Denfert-Rochereau, qui organise la résistance de la ville, permet que celle-ci résiste aux bombardements comme au froid intense qui s'abat. Denfert-Rochereau ne consentira à se rendre que sur un ordre du gouvernement.

Proclamation de l'Empire allemand

Le 18 janvier 1871, l'Empire allemand est proclamé dans la galerie des Glaces du château de Versailles. Ce IIe Reich (Empire) succède au Saint Empire romain germanique fondé par Otton le Grand et aboli par Napoléon...

Armistice franco-allemand

Le 28 janvier 1871, le gouvernement provisoire de la France signe un armistice avec le roi de Prusse. Celui-ci a été proclamé empereur d'Allemagne une semaine plus tôt, dans la galerie des glaces de Versailles.

La paix est conclue à Francfort le 10 mai suivant, mettant fin à la guerre franco-prussienne...

Adolphe Thiers chef du gouvernement exécutif

Les premières élections générales depuis la chute de Napoléon III se soldent le 8 février 1871 par une écrasante majorité conservatrice et monarchiste. Le 17 février suivants, les députés, réunis à Bordeaux pour cause d'invasion prussienne, désignent Adolphe Thiers (73 ans) comme « chef du gouvernement exécutif de la République française » en attendant de statuer sur la nature du régime futur : monarchie ou république.
Le 31 août 1871, à Versailles, l'assemblée se proclame Constituante et, dans le même temps, donne le titre de président de la République à Thiers.

Belfort se rend après 103 jours de siège

Le 18 février 1871, la garnison de Belfort se rend aux Allemands qui assiègent la ville alsacienne depuis 103 jours...

Début de la Commune de Paris

Le 18 mars 1871, une émeute éclate à Paris, sur la butte Montmartre. Adolphe Thiers, chef du gouvernement provisoire de la République, renonce à la réprimer et s'enfuit à Versailles avec tous les corps constitués.

C'est l'amorce de la «Commune». Maîtres malgré eux de la capitale, les révolutionnaires et militants socialistes vont offrir à la bourgeoisie républicaine l'occasion de se débarrasser une fois pour toutes de la «question sociale». Il en coûtera 20.000 victimes....

Thiers abandonne Paris aux Communards

Le 25 mars 1871, Adolphe Thiers abandonne Paris aux Communards. Les Prussiens campent autour de Paris, l'Assemblée constituante est réfugiée à Bordeaux. Face à une capitale traumatisée par la défaite et secouée par des émeutes sporadiques, Adolphe Thiers, le chef du pouvoir exécutif, décide d'évacuer les soldats et de revenir en force pour débarrasser la ville de ses éléments républicains, socialistes ou révolutionnaires.

Cheikh El-Haddad en guerre contre les Français

Le 8 avril 1871, le grand maître d'une confrérie musulmane d'Algérie, Cheikh El-Haddad, proclame la guerre sainte contre l'occupant français. Un tiers de la population musulmane du pays entre en rébellion. C'est la dernière des grandes rébellions algériennes avant la guerre d'indépendance.

Traité de Francfort

Le 10 mai 1871, Jules Favre et Adolphe Thiers signent au nom de la France un traité de paix avec l'Allemagne à l'hôtel du Cygne, à Francfort (Allemagne)...

Fin sanglante de la Commune

Le 28 mai 1871, au terme d'une Semaine sanglante, la Commune de Paris n'existe plus.

Au prix de plusieurs dizaines de milliers d'exécutions et d'arrestations, Adolphe Thiers peut se flatter d'avoir débarrassé le pays de la «question sociale». Celle-ci sera en effet absente de la scène politique française jusqu'en 1936...

Découverte de Grand Zimbabwe

Le 5 septembre 1871, l'explorateur allemand Karl Mauch découvre en Afrique australe une vaste enceinte en pierre et des murailles et tourelles en ruines. Il croit pouvoir identifier une cité évoquée dans la Bible comme étant celle de la reine de Saba (Ophir).

Les chercheurs finiront par admettre l'origine proprement africaine de ces ruines appelées Grand Zimbabwe. On sait aujourd'hui qu'elles relèvent de la civilisation bantoue des Shona.

« Dr. Livingstone, I presume ?  »

Le 10 novembre 1871, dans un village reculé d'Afrique orientale, Ujiji, deux hommes blancs se font face au milieu d'un attroupement d'Africains. Le plus jeune, un aventurier du nom de Stanley, s'avance vers son aîné :  «Dr Livingstone, I presume !»...

Aïda au Caire

Le 23 décembre 1871, est jouée au Caire la première de Aïda de Giuseppe Verdi, à l'occasion de l'inauguration du nouvel Opéra de la ville. Deux ans plus tôt, l'ouverture du canal de Suez a rapproché l'Egypte de l'Occident.

Disraeli exalte les conquêtes coloniales

Le 24 juin 1872, dans le Crystal Palace, le somptueux palais des expositions londonien inauguré vingt ans plus tôt par le prince Albert, Benjamin Disraeli, chef de l'opposition conservatrice, prononce un retentissant discours dans lequel il se propose de promouvoir l'empire colonial britannique (« uphold the Empire of England », dit-il).

Auparavant, les conquêtes coloniales étaient le fait de compagnies marchandes ou d'aventuriers et les gouvernements ne s'y engageaient qu'avec réticence car ils n'y voyaient que des sources de difficultés. On peut dater du discours de Disraeli la naissance de l'impérialisme anglais et plus largement européen, marqué par les péripéties de la « course au drapeau » en Afrique et en Asie.

La même année, le 7 avril 1872, Léon Gambetta, un fougueux républicain français, lance à Angers: « Pour reprendre véritablement le rang qui lui appartient dans le monde, la France se doit de ne pas accepter le repliement sur elle-même. C'est par l'expansion, par le rayonnement dans la vie du dehors, par la place qu'on prend dans la vie générale de l'humanité que les nations persistent et qu'elles durent; si cette vie s'arrêtait, c'en serait fait de la France » (*).

Révélation de Gilgamesh

Le 3 décembre 1872, devant la Société d'Archéologie Biblique de Londres, George Smith (32 ans) raconte le déluge d'après le récit d'un roi mésopotamien, Gilgamesh !...

Mac-Mahon succède à Thiers à l'Élysée

Le 24 mai 1873, à Paris, la majorité monarchiste de l'Assemblée nationale retire sa confiance au président de la République Adolphe Thiers. Elle élit à sa place le maréchal Patrice de Mac Mahon, duc de Magenta, héros de Malakoff (65 ans) avec pas moins de 300 voix sur 392 (on qualifie depuis lors d'« élection de maréchal » une élection à la quasi-unanimité !)...

Schliemann découvre le Trésor de Priam

Le 14 juin 1873, l'archéologue amateur Heinrich Schliemann et sa jeune femme découvrent un fabuleux trésor sur le site de la colline d'Hissarlik, en Turquie, qu'ils auront vite fait d'attribuer à Priam, le roi de Troie, selon Homère, l'auteur de L'Iliade.

Le comte de Chambord rejette le drapeau tricolore

Le 23 octobre 1873, le comte de Chambord rejette le drapeau tricolore et ruine les espoirs des monarchistes.

Naissance du septennat en catimini

Le 20 novembre 1873, en France, l'Assemblée nationale vote une loi qui confie la Présidence de la République au maréchal de Mac-Mahon pour sept ans. Cette mesure prise à titre conservatoire sera appelée à durer... 127 ans...

Francis Garnier tué par les « Pavillons noirs »

Le 21 décembre 1873, l'officier de marine Francis Garnier (34 ans) meurt près de Hanoi au cours d'un combat entre sa troupe et des irréguliers chinois, les « Pavillons noirs »...

Première exposition de l'Impressionnisme

Le 15 avril 1874, une trentaine de peintres exposent leurs oeuvres dans l'atelier de leur ami, le photographe Félix Tournachon, plus connu sous le pseudonyme Nadar, au 35, boulevard des Capucines.

Nombre d'entre eux ont déjà participé onze ans plus tôt au «Salon des Refusés» autour d'Édouard Manet...

Inauguration de l'Opéra

Le 5 janvier 1875 a lieu la représentation inaugurale de l'Opéra de Paris en présence du président de la République, le maréchal de Mac-Mahon, de la reine mère d'Espagne, du lord-maire de Londres ainsi que d'environ 2500 spectateurs.

L'architecte Charles Garnier n'a pas été invité et a dû payer sa place. Il n'en est pas moins acclamé par le public...

Le mot république dans l'amendement Wallon

Le 30 janvier 1875, l'amendement Wallon introduit subrepticement le mot République dans les lois constitutionnelles échafaudées par les parlementaires français...

Première de Carmen

Le 3 mars 1875, les Parisiens assistent à la première représentation de Carmen, un opéra de Georges Bizet, d'après une nouvelle éponyme de Prosper Mérimée, mort cinq ans plus tôt à 72 ans.

Le compositeur, qui a lui-même 37 ans, reçoit le jour même la Légion d'honneur.

Quelques mois plus tard, le 3 juin 1875, il meurt suite à un refroidissement après un bain dans la Seine, à Bougival. Carmen, devenu l'opéra le plus populaire du monde, va lui valoir une éternelle renommée.

Toreador, en garde, Toreador, Toreador !
Et songe bien, oui, songe en combattant
Qu'un oeil noir te regarde,
Et que l'amour t'attend,
Toreador, L'amour t'attend !

Congrès de Gotha

Le 22 mai 1875, deux partis socialistes allemands tiennent un congrès commun à Gotha (Thuringe), une petite ville surtout célèbre pour son almanach des têtes couronnées, en vue de s'unir face au chancelier Bismarck.

Bien que d'inspiration marxiste, le parti ouvrier social-démocrate conduit par Wilhelm Liebknecht accepte de fusionner avec l'Association générale des travailleurs fondée par Ferdinand Lassalle pour bâtir un programme réformiste...

Le sultan Abdul-Hamid II contre les réformes

Le 30 mai 1876, le sultan ottoman Abdul-Aziz est contraint d'abdiquer en faveur de son neveu Mourad V (en turc Murat V), fils d'Abdul-Medjid 1er, le précédent sultan. Il meurt cinq jours plus tard dans des conditions mystérieuses.

Trois mois plus tard, le 31 août 1876, Mourad V est déclaré « fou » (il était en fait alcoolique) et à son tour déposé. Il est remplacé par son frère Abdul-Hamid II (en turc Abdulhamit II).

C'en est fini de la politique de réformes du Tanzimat, engagée par Abdul-Medjid 1er. Le sultan Abdul-Hamid II proclame une nouvelle Constitution qui instaure une monarchie parlementaire mais il la suspend presque aussitôt. Le Parlement reprendra ses droits en 1908 et obligera le sultan à la démission l'année suivante.

Le général Custer tué à Little Bighorn

Au matin du 25 juin 1876, le général américain George Armstrong Custer tombe dans une embuscade tendue par les Sioux du chef Sitting Bull.

Les 285 hommes du détachement de cavalerie se font proprement massacrer par les Indiens près de la rivière de Little Bighorn, dans le Montana...

Conférence de géographie sur l'Afrique

Le 12 septembre 1876, au palais royal de Bruxelles, le roi Léopold II ouvre une Conférence de géographie destinée à relancer l'exploration de l'Afrique...

La dernière bataille des samouraïs

L'empereur du Japon Meiji Tenno ayant remplacé le corps féodal des samouraïs par une armée de conscrits, son ancien ministre de la Guerre Saigo Takamori prend la tête d'une ultime révolte de ces guerriers, nostalgiques de leur code de l'honneur (le bushido), de leurs beaux uniformes et de leur sabre rituel (le katana).

À la tête de quelques centaines de samouraïs, il est défait le 22 février 1877 devant le château de Kumamoto par 30.000 soldats impériaux. Fidèle à l'honneur ancestral, il se suicide par éventrement selon le rite du seppuku (faussement appelé harakiri).

Cinq-Mars de Gounod

Le 5 avril 1877, Charles Gounod crée un opéra intitulé Cinq-Mars. Il présente sous une forme passablement déformée la tragédie d'un jeune conspirateur sous le gouvernement de Richelieu.

La Roumanie se proclame indépendante

Le 9 mai 1877, la Roumanie proclame son indépendance à la faveur d'une guerre entre les Russes et l'occupant turc. L'indépendance du pays sera reconnue l'année suivante à la conférence de Berlin.

Mac-Mahon affronte la Chambre

Le 16 mai 1877, le maréchal Patrice de Mac-Mahon, président de la République française, renvoie le président du Conseil, le républicain Jules Simon, à cause d'un différend sur les questions religieuses. Le lendemain, il nomme à la tête du gouvernement le très conservateur Albert de Broglie.

La Chambre issue des élections du 5 mars 1876, à forte majorité républicaine, s'irrite de cette attitude et met le gouvernement en minorité...

Obsèques de Thiers

Le 8 septembre 1877, oublieux de son passé monarchiste et de son attitude à l'égard des Communards, le peuple français unanime offre des obsèques grandioses à Adolphe Thiers, mort cinq jours plus tôt, à 80 ans. Léon Gambetta, son rival de toujours, marche en tête du cortège funéraire. Sa dépouille est ensevelie au Père-Lachaise, sous un énorme monument en forme d'arc de triomphe.

Les Russes aux portes de Constantinople

Le 20 janvier 1878, les Russes s'emparent de la ville d'Andrinople, dans la région des Balkans encore soumise aux Turcs ottomans...

Premier central téléphonique

Le 28 janvier 1878 est inauguré le premier central téléphonique. Deux ans à peine après l'invention du téléphone par l'américain Graham Bell, le central est mis en place à New-Haven, dans le Connecticut. Les opératrices desservent 21 abonnés.

Traité de San Stefano

Le 3 mars 1878, le traité de San Stefano consacre la formation d'une grande Bulgarie.

Ouverture du congrès de Berlin

Le chancelier Otto von Bismarck ouvre à Berlin, le 13 juin 1878, le premier grand congrès international depuis celui qui s'est tenu à Vienne en 1814 et 1815.

Ce congrès se réunit pour concilier les Anglais et les Russes, les premiers s'opposant à la mainmise des seconds sur les Balkans et les possessions ottomanes d'Europe, par le traité de San Stefano conclu avec les Turcs le 3 mars de la même année.

Le Premier ministre britannique Benjamin Disraeli obtient le renoncement de Moscou à une Grande Bulgarie plus ou moins vassale. Il occupe pour sa part l'île de Chypre. La France, là-dessus, proteste et obtient pour son compte la promesse d'un protectorat sur la Tunisie, une province ottomane très largement autonome.

Les Zoulous humilient Sa Majesté

Le 22 janvier 1879, une armée zouloue de 20.000 hommes attaque les Anglais à Isandhlwana, en Afrique australe...

Jules Grévy président de la République

Le 30 janvier 1879, suite à la démission de Maurice de Mac-Mahon, les parlementaires élisent le républicain modéré Jules Grévy (71 ans) à la présidence de la République...

Traité anglo-afghan de Gandamak

Le 26 mai 1879, le traité de Gandamak met un terme à la deuxième guerre anglo-afghane. La première s'était terminée par un désastre britannique. Celle-ci se conclut par un compromis. Les Anglais se gardent d'occuper l'Afghanistan mais se font concéder par l'émir Chêr Ali (ou Chir Ali) la surveillance de la passe stratégique de Kaïber (Khyber pass) et un droit de regard sur sa politique étrangère. Ainsi neutralisent-ils le glacis qui sépare leur colonie des Indes de l'empire russe.

Maîtres chez eux, les Afghans renoncent à s'immixer dans les rivalités entre grandes puissances. C'est une attitude qu'ils conserveront au XXe siècle pendant la « guerre froide » entre URSS et États-Unis.

Mort tragique du Prince impérial

Le 1er juin 1879, le Prince impérial, fils unique de l'empereur déchu Napoléon III, meurt en Afrique australe, en combattant les Zoulous...

Le « plan Freycinet » à l'oeuvre

Le 17 juillet 1879, Charles de Saulces de Freycinet, Polytechnicien et ministre des Travaux Publics, fait voter le plan qui porte son nom, pour la construction de 8.700 kilomètres de voies ferrées d'intérêt local ainsi que de nombreux canaux à petit gabarit (le « gabarit Freycinet »)...

Boycott 1er

Le 17 septembre 1879, en Irlande, Charles Parnell, président de la Ligue agraire, inaugure une tactique nouvelle pour faire plier les propriétaires et les régisseurs qui maltraitent ou dépouillent leurs tenanciers : la mise en quarantaine.

La première « victime » est un certain capitaine Charles Boycott, régisseur d'un grand propriétaire. Du jour au lendemain, il ne trouve plus aucun employé ni commerçant qui accepte de traiter avec lui ou seulement de lui parler. Pour éviter que ses récoltes ne pourrissent sur pied, il fait venir des paysans protestants de l'Ulster sous la protection de l'armée. Finalement, il jettera l'éponge et quittera l'Irlande, laissant son nom à la postérité !

Edison invente l'ampoule électrique

Le 22 octobre 1879, un inventeur de génie s'éclaire pour la première fois à la lumière électrique.

Après d'innombrables essais qui témoignent d'une rare détermination, l'Américain Thomas Edison réussit à produire un éclairage durable en faisant passer du courant à travers un filament de carbone, dans une ampoule sous vide...

Jules Ferry expulse les religieux de l'enseignement

Le 29 mars 1880, deux décrets de Jules Ferry expulsent les religieux de l'enseignement...

Tahiti devient colonie française

Tahiti est la plus grande et la plus célèbre des îles Sous-le-Vent, dans l'archipel de la Société (1000 km2 et aujourd'hui 200.000 habitants). Séduit par l'accueil de ses habitant(e)s, des Polynésiens à la peau cuivrée, l'explorateur Bougainville, en 1768, l'a baptisée « Nouvelle-Cythère » mais ce nom ne lui est pas resté !

Au siècle suivant, l'île a fait l'objet d'une concurrence entre missionnaires protestants (britanniques) et catholiques (français). Devançant les Anglais, un officier de marine, l'amiral Dupetit-Thouars, a imposé en 1842 le protectorat de la France à la reine Pomaré IV. Il aurait souhaité une annexion pure et simple de l'île mais le roi Louis-Philippe s'y était refusé.

Le 29 juin 1880, le fils et successeur de la reine Pomaré cèdera enfin ses droits à la République française, laquelle créera avec Tahiti et les autres îles et archipels de la Polynésie une nouvelle colonie. La Polynésie française est aujourd'hui un territoire d'outre-mer autonome.

Traité entre Savorgnan de Brazza et le roi des Bateké Tio

Le 10 septembre 1880, Pierre Savorgnan de Brazza signe avec un chef africain un traité de protectorat.

Par ce traité auquel l'Africain ne comprend goutte, la République française établit son protectorat sur un vaste territoire qui fait aujourd'hui partie du Congo-Brazzaville...

Achèvement de la cathédrale de Cologne

Le 15 octobre 1880, la cathédrale de Cologne, « mère de toutes les cathédrales allemandes », est enfin achevée, plus de six siècles après le début des travaux !

L'évêque Conrad en avait posé la première pierre en 1248, tandis qu'en France, le roi Louis IX inaugurait la Sainte Chapelle. La construction se traîne jusqu'en 1560, date à laquelle elle est interrompue pour des raisons financières qui dissimulent l'épuisement de l'élan religieux médiéval. Le culte est suspendu en 1794.

En 1841, un courant d'opinion romantique et sensible au renouveau du pangermanisme se mobilise en faveur de la cathédrale. Une société est créée en vue de son achèvement. La construction en style gothique tardif prend fin avec l'achèvement de la tour sud, haute de 157,38 mètres, qui fait de la cathédrale le bâtiment le plus haut du monde jusqu'à l'inauguration de la Tour Eiffel, en 1889.

Les Frères Karamazov

Le 8 novembre 1880 est publié l'un des plus célèbres romans du russe Fédor Dostoievski, Les Frères Karamazov.

Les filles entrent au lycée

Le 21 décembre 1880, le député Camille Sée, ami de Jules Ferry, fait passer une loi qui ouvre aux filles l'accès à un enseignement secondaire public.

Jusque-là, les jeunes Françaises qui désiraient prolonger leurs études n'avaient d'autre solution que les établissements confessionnels. Dans les lycées publics qui leur sont ouverts, les cours de religion sont remplacés par des cours de morale. L'Église n'a plus le monopole de la formation des filles.

L'année suivante, Camille Sée fait voter la création de l'École Normale Supérieure de Sèvres en vue de former des professeurs féminins pour ces lycées car il n'est pas encore question de mixité.

assassinat du tsar Alexandre II

Le tsar Alexandre II est assassiné par un groupe de jeunes bourgeois anarchistes appelé Narodnaia volia (Volonté du peuple) le 13 mars 1881, le jour où il s'apprêtait à donner une Constitution à son pays et... annoncer son mariage avec sa jeune maîtresse...

Traité du Bardo

Le 12 mai 1881, le gouvernement français et le souverain de Tunisie (aussi appelé bey de Tunis) signent un traité au palais de Kassar Saïd, près du Bardo, dans la banlieue de Tunis...

Attentat contre le président James Garfield

Le 2 juillet 1881, en gare de Washington, le président américain James Garfield est blessé par un déséquilibré, Charles J. Guilteau, qui l'accuse de ne pas lui avoir fourni un emploi. Il meurt le 19 septembre suivant. C'est le deuxième des quatre présidents américains assassinés, après Lincoln, avant McKinley et Kennedy...

« Qu'est-ce qu'une nation ?  »

Le 11 mars 1882, à la Sorbonne, l'historien Ernest Renan, au faîte de sa gloire, prononce une conférence appelée à un grand retentissement : « Qu'est-ce qu'une nation ? ». Prenant le contrepied des romantiques allemands, devenus les ennemis de la France par la guerre franco-prussienne de 1870, il rejette toute définition culturelle ou raciale de la nation. À ses yeux, celle-ci naît de l'héritage historique et de la volonté de vivre ensemble.

Première pierre de la Sagrada Família à Barcelone

Le 19 mars 1882, est lancée la construction d'une nouvelle église à Barcelone, en Espagne. Rien d'extraordinaire a priori, mais le projet va évoluer et prendre une ampleur inattendue avec l'arrivée d'un jeune architecte visionnaire, Antoni Gaudí.

La Sagrada Família, éternel chantier, est devenue le symbole le plus éclatant de Barcelone et de la Catalogne. Quant à Antoni Gaudí, il s'épanouira dans l'Art nouveau, l'un des derniers mouvements artistiques pan-européens.

L'armée anglaise débarque en Égypte

Le 2 août 1882, l'armée anglaise débarque à Alexandrie pour mettre fin à des émeutes populaires et imposer sa protection à l'Égypte...

Apparition des poubelles

Le 24 novembre 1883, sous la IIIe République, Eugène René Poubelle, le préfet du département de la Seine, impose aux Parisiens l'usage de réceptacles fermés pour l'évacuation des ordures ménagères. Il s'agit d'en finir avec la crasse qui fait la mauvaise réputation de la capitale depuis le Moyen Âge et les premières dispositions royales...

Le préfet met en place un ramassage quotidien par des voitures tirées par des chevaux. Il prévoit même un tri collectif avec trois types de réceptacles (déchets organiques, verre, faïence ou coquilles d'huîtres...) mais cette mesure, mal appliquée, disparaîtra du deuxième arrêté relatif à la collecte des ordures, le 7 mars 1884.

Mal accueillis, les arrêtés du préfet suscitent l'hostilité de la grande presse et un journaliste du Figaro qualifie par dérision les réceptacles de «boîtes Poubelle». Le nom leur restera pour l'éternité.

Ces réceptacles se généralisent très vite dans la capitale française puis dans toutes les grandes villes. De façon très bénéfique, ils réduisent considérablement la saleté habituelle aux voies publiques depuis le Moyen Âge et facilitent le travail des éboueurs.

Waldeck-Rousseau abolit la loi Le Chapelier

Le 21 mars 1884, le ministre Pierre Waldeck-Rousseau abolit la loi Le Chapelier de 1791 et autorise les syndicats ouvriers.

L'Allemagne annexe le Sud-Ouest africain

Le 24 avril 1884, le chancelier Otto von Bismarck proclame la souveraineté de l'Empire allemand sur le Lüderitz-land ou Sud-Ouest africain (l'actuelle Namibie).
De ce jour date la naissance de l'empire colonial allemand. Il disparaîtra en 1918 suite à la défaite de l'Allemagne au terme de la Première Guerre mondiale.

Partage de l'Afrique noire

Le 26 février 1885 prend fin la conférence de Berlin sur le partage de l'Afrique noire. Elle a pour principal résultat de confier l'administration du Congo au roi des Belges Léopold II, sous le nom d'«État indépendant du Congo».

Considéré par les Européens comme une terre sans maître, l'immense continent noir est partagé comme une vulgaire tarte aux pommes... sans que les habitants, pas plus que les pommes, aient leur mot à dire...

Hommage au poète disparu

Le 1er juin 1885, les Français communient autour de la dépouille de Victor Hugo, mort dix jours plus tôt. Un million de personnes suivent le corbillard des pauvres dans lequel il a demandé à être conduit. Le Panthéon est rouvert à cette occasion et devient le mausolée des gloires nationales. C'est la première fois dans l'histoire de l'humanité qu'un poète reçoit de pareils hommages...

Le Viêt-nam devient français

Le 9 juin 1885, la Chine reconnaît le protectorat de la France sur le Viet-nam au traité de T'ien-tsin...

Les Anglais annexent la Birmanie

Le 25 novembre 1885, les Anglais font la conquête de la Birmanie. Le royaume s'ajoute pour quelque temps à leur empire colonial des Indes. Il deviendra indépendant 60 ans plus tard.

Grève tragique à Decazeville

Le 26 janvier 1886, 2.000 mineurs de Decazeville, dans l'Aveyron, font grève. Ils s'en prennent au sous-directeur de la mine, l'ingénieur Jules Watrin, à l'origine d'une baisse de leurs salaires, et le défenestrent. La victime décède de ses blessures et devient un martyr aux yeux des patrons.

La compagnie minière en appelle à l'armée. Elle promet également aux mineurs de réviser leurs salaires à la hausse mais dès le mois de février revient sur ses promesses. La grève reprend. Elle va durer jusqu'en juin de la même année.

L'opinion se divise. À la Chambre, le député républicain opportuniste Jean Jaurès, fraîchement élu, reproche à ses collègues socialistes de faire l'apologie de l'assassinat en soutenant les grévistes !

Le ministre de la guerre, le général Georges Boulanger, qui a envoyé la troupe, exprime maladroitement son embarras face à la répression : « Ne vous en plaignez pas. Car peut-être à l'heure où je vous parle, chaque soldat partage-t-il avec un mineur sa soupe et sa ration de pain », déclare-t-il à la tribune de la Chambre.

Une grève tragique à Chicago inspire la Fête du Travail

Les syndicalistes américains organisent des actions collectives le 1er mai 1886 en faveur de la journée de huit heures. Un grand nombre de travailleurs obtiennent satisfaction. Mais d'autres, moins chanceux, au nombre d'environ 340.000, doivent faire grève pour forcer leur employeur à céder.

Le 3 mai, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester, à Chicago. Une marche de protestation a lieu le lendemain et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers. C'est alors qu'une bombe explose devant les forces de l'ordre. Elle fait une quinzaine de morts dans les rangs de la police.

Trois syndicalistes anarchistes sont jugés et condamnés à la prison à perpétuité. Cinq autres sont pendus le 11 novembre 1886 malgré des preuves incertaines (ils seront réhabilités plusieurs années après).

En souvenir de ce drame va être instauré chaque année une « journée internationale des travailleurs » ou « Fête des travailleurs », aujourd'hui plus volontiers appelée « Fête du Travail », bien que l'expression prête à confusion...

Le Symbolisme et l'aube des temps nouveaux

Le 18 septembre 1886, Jean Moréas publie dans Le Figaro le Manifeste du symbolisme. Ce mouvement littéraire annonce le siècle suivant...

La Liberté éclairant le monde

« La Liberté éclairant le monde » est inaugurée à l'entrée du port de New York le 28 octobre 1886. Ce cadeau de la France aux États-Unis célèbre l'amitié franco-américaine...

Révélation de Sherlock Holmes

Sherlock Holmes fait sa première apparition le 6 janvier 1887.

Le public britannique découvre le détective et son ami, le docteur Watson, dans une nouvelle intitulée A study in scarlet (titre français : Une étude en rouge) et publiée par le Beeton's Christmas annual. Son auteur est un médecin de 27 ans, Arthur Conan Doyle...

démission de Jules Grévy

Le 2 décembre 1887, Jules Grévy (80 ans), quatrième président de la République française, est contraint de remettre sa démission suite aux malversations de son gendre Daniel Wilson, l'un des fondateurs de la gauche républicaine.

Sadi Carnot président de la République

Le 3 décembre 1887, suite à la démission de Jules Grévy, les parlementaires élisent à la présidence de la République Sadi Carnot (50 ans), petit-fils du conventionnel Lazare Carnot, ami de Robespierre ! Jules Ferry, candidat malheureux, doit s'incliner...

Le Brésil en finit avec l'esclavage

Le 13 mai 1888, au Brésil, la princesse Isabel (Isabelle), fille de l'empereur Dom Pedro II, profite d'un déplacement de son père à l'étranger pour promulguer une loi dite Aurea qui met fin à l'esclavage...

Mort de Frédéric III

L'empereur d'Allemagne Frédéric III meurt d'un cancer le 15 juin 1888 après quelques mois d'un règne empreint de générosité. Son fils de 29 ans lui succède sous le nom de Guillaume II. Il congédie au bout de deux ans le vieux chancelier Bismarck (75 ans) et se lance dans une politique aventureuse qui mettra en péril la paix en Europe.

Jack l'Éventreur à Whitechapel

Le 8 août 1888, la police découvre dans une rue de Whitechapel, l'un des quartiers pauvres de l'East End de Londres, le corps affreusement mutilé d'une prostituée ; c'est le début du mystère Jack l'Eventreur...

Inauguration de l'Institut Pasteur

L'Institut Pasteur est inauguré à Paris, le 14 novembre 1888, par le président de la République Sadi Carnot. C'est le premier institut de recherche jamais créé au monde. Il se donne pour objectif l'identification des virus.

Financé par une souscription internationale à hauteur de deux millions de francs, il comble les voeux du plus populaire savant qu'ait connu l'humanité et dont il porte le nom...

Tragédie à Mayerling

Le 30 janvier 1889, tragédie au pavillon de chasse de Mayerling. Le prince Rodolphe, fils unique de l'empereur d'Autriche François-Joseph 1er et d'Elizabeth (« Sissi »), se suicide après avoir tué sa maîtresse Mary Vetsera...

Une Constitution pour le Japon

Le 11 février 1889, l'empereur (ou tenno) Meiji dote le Japon d'une constitution moderne.

Inauguration de la Tour Eiffel

La Tour Eiffel est inaugurée le 31 mars 1889, en avant-première de l'Exposition universelle de Paris qui commémore le centenaire de la Révolution française. Elle a été construite en 2 ans, 2 mois et 5 jours sur les plans audacieux de l'ingénieur Gustave Eiffel. Elle mesure 318 mètres et pèse 10.100 tonnes, avec 18000 pièces de fer et 2500000 rivets.

Prévue pour être détruite après l'exposition, elle doit sa survie à l'installation à son sommet d'un émetteur radio qui a rendu sa conservation indispensable. Si elle n'est plus depuis longtemps le plus haut édifice du monde, la « vieille dame » conserve toujours les faveurs du public et l'amour des Parisiens. À preuve les illuminations et le feu d'artifice qui ont salué l'entrée dans le troisième millénaire...

Traité d'Ucciali entre Italie et Éthiopie

Le 2 mai 1889, le gouvernement italien signe le traité d'Ucciali avec l'empereur d'Éthiopie. Les interprétations douteuses de ce traité lui offriront un motif de partir à la conquête du dernier État indépendant d'Afrique subsaharienne. La campagne se solde par un désastre, à Adoua.

La IIe Internationale et la Fête du Travail

La IIe Internationale socialiste réunit son deuxième congrès à Paris, au 42, rue Rochechouart, salle des Fantaisies parisiennes, pendant l'Exposition universelle qui commémore le centenaire de la Révolution française.

Les congressistes se donnent pour objectif la journée de huit heures (soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé). Jusque-là, il était habituel de travailler dix ou douze heures par jour (en 1848, en France, un décret réduisant à 10 heures la journée de travail n'avait pas résisté plus de quelques mois à la pression patronale).

Le 20 juin 1889, sur une proposition de Raymond Lavigne, ils décident qu'il sera « organisé une grande manifestation à date fixe de manière que dans tous les pays et dans toutes les villes à la fois, le même jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail et d'appliquer les autres résolutions du congrès. Attendu qu'une semblable manifestation a été déjà décidée pour le 1er mai 1890 par l'AFL, dans son congrès de décembre 1888 tenu à Saint Louis, cette date est adoptée pour la manifestation ». C'est l'origine de notre Fête du Travail.

Le Brésil devient une république

Le 15 novembre 1889, au Brésil, les militaires destituent l'empereur Pierre II et instaurent la République

Ils bénéficient du soutien de la grande bourgeoisie possédante qui en veut à l'empereur d'avoir aboli l'esclavage l'année précédente (il n'était pourtant que temps, tous les autres États occidentaux l'ayant devancé dans cette voie).

Les putschistes bénéficient aussi de l'appui du clergé qui en veut aussi à l'empereur, coupable d'avoir fait emprisonner des ecclésiastiques : il accueille même avec satisfaction la séparation de l'Église et de l'État, décidée le 7 janvier 1890.

En revanche, certaines catégories populaires se soulèvent au nom de l'empereur, derrière des prophètes, comme à Canudos...

Sous l'influence des penseurs positivistes, un courant de pensée influencé par le Français Auguste Comte, les républicains brésiliens choisissent comme devise nationale «Ordre et Progrès» ; elle est inscrite sur le nouveau drapeau. Notons que cette même influence positiviste conduit à faire du 14 juillet un jour férié au Brésil, au nom de la «liberté universelle».

La nouvelle Constitution est adoptée le 24 février 1891. Fédérale (on parle des États-Unis du Brésil), elle est fortement inspirée par l'exemple nord-américain. Après la mise à l'écart des militaires, présidents et vice-présidents se succèdent régulièrement, choisis par les représentants des grandes États de la fédération.

Corruption et violences deviennent monnaie courante, mais durant les années 1920, des mouvements d'opposition les dénoncent vigoureusement et demandent un gouvernement plus autoritaire. Getúlio Vargas va l'incarner après avoir pris le pouvoir par la force le 3 novembre 1930.

Zanzibar devient protectorat britannique

Le 1er juillet 1890, par le traité d'Helgoland (ou Heligoland), les Britanniques cèdent cette île de la mer du Nord aux Allemands. En contrepartie, ceux-ci renoncent à faire obstacle aux visées de Londres sur le sultanat de Zanzibar et l'Ouganda, deux territoires d'Afrique orientale. L'Allemagne se voit reconnaître la possession du Tanganyika, sur les bords de l'Océan Indien.

Un sultan de Zanzibar ayant tenté de rejeter le protectorat britannique, la flotte britannique bombarde son palais le 27 août 1896. À cela près, le protectorat se maintiendra dès lors sans entrave jusqu'à l'indépendance, le 10 décembre 1963.

La colonie allemande du Tanganyika, devenue britannique à l'issue de la Première Guerre mondiale, acquiert quant à elle son indépendance le 9 décembre 1961.

Et Clément Ader inventa l'avion...

Le 9 octobre 1890, dans le parc du banquier Péreire, à Gretz (Seine-et-Marne), Clément Ader s'envole à bord d'un engin volant d'un nouveau type qu'il appelle du mot avion...

Le « toast d'Alger »

Le 18 novembre 1890, le cardinal Charles Lavigerie, archevêque d'Alger, prend prétexte d'une visite de l'escadre française de la Méditerranée dans sa ville pour porter un toast à la République...

Branly expose le principe de la radio

Le 24 novembre 1890, Édouard Branly présente à l'Académie des Sciences, à Paris, les principes de la radioconduction à l'origine de la TSF (la télégraphie sans fil), ancêtre de la radio.

Massacre de Wounded Knee

Le 29 décembre 1890, à Wounded Knee, dans le Dakota du Sud, le massacre de 300 Indiens Sioux met un point final aux guerres indiennes.

Paul Gauguin part à Tahiti

Le 4 avril 1891, le peintre Paul Gauguin (43 ans) s'embarque pour Tahiti...

Drame ouvrier à Fourmies

Le 1er mai 1891, à Fourmies, une petite ville du nord de la France, la manifestation rituelle en faveur de la journée de 8 heures tourne au drame.

La troupe, équipée des nouveaux fusils Lebel, tire à bout portant sur la foule pacifique des ouvriers. Elle fait dix morts dont 8 de moins de 21 ans. L'une des victimes, l'ouvrière Marie Blondeau, habillée de blanc et les bras couverts de fleurs, devient le symbole de cette journée.

Avec la fusillade de Fourmies, le 1er mai s'enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens.

Léon XIII publie l'encyclique Rerum Novarum

Le 15 mai 1891, le pape Léon XIII publie l'encyclique Rerum Novarum (Les Choses Nouvelles). Dans cette « lettre circulaire » (étymologie grecque du mot encyclique) adressée à tous les catholiques, le souverain  pontife exprime sa compassion pour les ouvriers avec une audace inhabituelle.

En avance sur la plupart des responsables de son époque, il condamne la cupidité de la bourgeoisie, la concentration des richesses entre les mains « d'un petit nombre d'hommes opulents et de ploutocrates »... ainsi que la prétention des socialistes à vouloir supprimer la propriété. Il y voit un remède pire que le mal.

Le pape dénonce plus précisément le travail des enfants et les horaires excessifs. Il condamne les patrons qui versent des salaires insuffisants et affirme le droit des ouvriers à se syndiquer.

Mort piteuse d'un général

Le 30 septembre 1891, le général Georges Boulanger se suicide sur la tombe de sa maîtresse, Mme Marguerite de Bonnemains, près de Bruxelles.

Dans les années précédentes, pendant la présidence de Sadi Carnot, il a ébranlé la IIIe République française par sa popularité et la dénonciation des scandales de l'heure. Fort heureusement, le « boulangisme » ne survivra pas à sa fuite et à sa mort...

Ellis Island accueille les émigrants européens

Du 1er janvier 1892 à sa fermeture officielle le 12 novembre 1954, le centre fédéral d'immigration d'Ellis Island, à l'embouchure de l'Hudson, dans la baie de New York, devient le passage obligé pour tous les immigrants qui affluent aux États-Unis en provenance d'Europe et du Proche-Orient. Au total douze millions de personnes.

Les compagnies maritimes ont l'obligation de trier elles-mêmes les candidats dès leur départ, à défaut de quoi elles doivent assumer leur rapatriement. Malgré cela, un certain nombre sont refoulés sur Ellis Island, notamment pour cause de maladie (voir le très beau film d'Elia Kazan, America, America, 1963).

En 1921 et 1924, des lois instaurent des quotas par nationalités qui restreignent sévèrement les arrivées. De cinq à dix mille par jour, le nombre de passages à Ellis Island tombe à deux cents seulement.

Méline fait voter la loi protectionniste du double tarif

Le président de la Chambre des députés Jules Méline fait adopter le 11 janvier 1892 le double tarif douanier avec un taux ordinaire et un taux préférentiel pour les États qui concèdent à la France des avantages douaniers équivalents.

Cette « loi Méline » a pour objectif de protéger les agriculteurs français contre les importations à bas prix de produits agricoles. Elle clôt l'épisode de libre-échange inauguré avec le traité de libre-échange de 1860 mais aussi la « grande dépression européenne » (1873-1892).

Brutale, elle va avoir entre autres conséquences de retarder la modernisation de l'agriculture française pendant toute la durée de la IIIe République.

Naissance de la Côte d'Ivoire

Le 10 mars 1893, le gouvernement français regroupe ses comptoirs du golfe de Guinée dans une colonie qui prend le nom de Côte d'Ivoire. Elle perdurera à peine plus d'un demi-siècle, jusqu'à son indépendance en 1960.

La nouvelle colonie constitue un quadrilatère d'environ 322.000 km2, soit les 2/3 de la France, avec un peu plus d'un million d'habitants au début du XXe siècle (20 millions au début du siècle suivant)...

Procès du scandale de Panama

Le 20 mars 1893, le scandale de Panama se solde par la condamnation à 5 ans de prison d'un ancien ministre des travaux publics, Baïhaut, qui a eu seul la naïveté d'avouer son implication dans cette gigantesque escroquerie...

Le divertissement d'Edison

Le 9 mai 1893, Thomas Edison présente à 200 invités du Brooklyn Institute of Arts and Science sa nouvelle invention, le kinétoscope, un appareil individuel à reproduire les images animées. L'invention passe à la trappe après la présentation, quelques mois plus tard, à Paris, du cinématographe des frères Lumière, spectacle collectif et non divertissement individuel.

Une bombe à la Chambre  !

Le 9 décembre 1893, l'anarchiste Auguste Vaillant lance une bombe dans l'hémicycle de la Chambre des députés, à Paris, pour protester contre l'exécution de Ravachol, le 11 juillet 1892.

Cet attentat témoigne de la flambée terroriste qui frappe les sociétés occidentales à la fin du XIXe siècle au nom de l'anarchisme : attentats de François Ravachol, Émile Henry et Caserio, « lois scélérates » de Casimir-Perier, attentats également de Bresci contre le roi d'Italie Humbert 1er etc.

Alliance franco-russe

Le 4 janvier 1894 débute l'alliance franco-russe. Quelques mois après la visite de la flotte française à Cronstadt, une convention militaire secrète est signée entre le gouvernement républicain de la France, sous la présidence de Sadi Carnot, et le gouvernement autocratique du tsar Alexandre III...

Alexandre Yersin isole le bacille de la peste

Le 20 juin 1894, Alexandre Yersin, formé à l'institut Pasteur, isole à Hong-Kong le bacille de la peste. Méconnu en France, ce médecin d'origine suisse est encore vénéré au Vietnam en raison de son action en faveur des populations locales...

Renaissance des Jeux Olympiques

Le 23 juin 1894, les délégués de neuf pays fondent le Comité International Olympique (CIO), à l'initiative d'un jeune homme de bonne famille, le baron Pierre de Coubertin.

De ce jour date la naissance des Jeux Olympiques de l'ère moderne. Ces Jeux relèvent la tradition antique des Olympiades, qui réunissaient tous les quatre ans les Grecs autour de grandes compétitions pacifiques...

Sadi Carnot assassiné

Le soir du 24 juin 1894, le président de la République française Sadi Carnot, en visite officielle à Lyon, sort d'un banquet offert par le maire de la ville, le dr Gailleton. Il se rend au Grand Théâtre quand un homme monte sur le marchepied de sa voiture et le blesse mortellement d'un coup de poinçon.

Le meurtrier est un anarchiste italien du nom de Caserio qui aurait voulu répliquer aux mesures d'exception contre la flambée d'anarchisme. Dès le lendemain du meurtre, des émeutes anti-italiennes surviennent à Lyon. Elles doivent être réprimées par la troupe ! Caserio, prestement condamné, est guillotiné le 16 août suivant.

Jean Casimir-Périer président de la République

Trois jours après l'assassinat de Sadi Carnot, les parlementaires élisent à la présidence de la République, le 27 juin 1894, Jean Casimir-Périer (47 ans), petit-fils d'un président du Conseil de Louis-Philippe 1er...

Première course automobile

Le 22 juillet 1894 a lieu la première course automobile sur route. Le record de vitesse sur le parcours Paris-Rouen est tenu par le comte de Dion : 22 km/h !... Il est vrai que son prototype avec moteur à vapeur ne pouvait guère faire mieux. Il faudra l'arrivée du moteur à explosion de l'ingénieur allemand Daimler pour que progressent les performances des automobiles.

Le Japon soumet la Corée

Le 23 juillet 1894, les troupes japonaises investissent le palais royal de Séoul et renversent le roi de Corée. Son successeur est contraint quatre jours plus tard de déclarer la guerre à la Chine voisine. Quinze ans plus tard, le Japon annexera le royaume.

Mucha invente l'Art nouveau

Le dessinateur d'origine tchèque Alfons Mucha lance un nouveau courant artistique, l'Art nouveau, suite à une commande d'affiches inopinée de l'actrice Sarah Bernhardt pour son nouveau spectacle parisien : Gismonda.

L'Art nouveau va se diffuser dans toute l'Europe. Il sera appelé Jugendstil dans les pays germaniques ou encore Liberty en Angleterre et sera illustré par des peintres (Gustav Klimt) ou encore des architectes (Antonio Gaudi, Victor Horta).

Dégradation du capitaine Dreyfus

Le 5 janvier 1895, le capitaine Alfred Dreyfus est solennellement dégradé dans la cour de l'École Militaire, à Paris, sous l'inculpation de haute trahison. Il sera ensuite envoyé à l'île du Diable, en Guyane. La campagne de réhabilitation va donner lieu à une Affaire judiciaire sans précédent, mobilisant dreyfusards contre antidreyfusards.

Parmi les premiers, Mathieu Dreyfus, frère du condamné, le lieutenant-colonel Picquart, le sénateur Scheurer-Kestner, le député Joseph Reinach, Georges Clemenceau, Émile Zola, Charles Péguy...

Félix Faure président de la République

Félix Faure, président de la République française (30 janvier 1841, Paris -16 février 1899, Paris)Suite à la démission de Jean Casimir-Périer, les parlementaires élisent à la présidence de la République Félix Faure (54 ans).

Élu par une coalition de modérés et de monarchistes, celui que l'on surnommera le «Président Soleil», du fait de son amour du faste, restera dans l'Histoire en raison de sa mort heureuse !

On retient aussi de lui qu'il ébaucha une alliance avec la Russie en recevant le tsar Nicolas II, qu'il s'opposa à la révision du procès de Dreyfus et que son gouvernement dut céder aux Anglais le Soudan après le bras de fer de Fachoda.

Seconde guerre d'indépendance à Cuba

Le 24 février 1895, des révolutionnaires cubains se rebellent les armes à la main contre Madrid et sa tutelle coloniale, à l'initiative de José Marti et des frères Antonio et José Maceo. Les États-Unis du président William McKinley prétexteront de la répression menée par le gouvernement espagnol pour entrer en guerre contre l'Espagne et la dépouiller de ses dernières colonies...

Première séance de cinéma

Le 22 mars 1895, à Paris, Louis et Auguste Lumière donnent une première séance de cinéma devant la Société d'encouragement à l'industrie nationale...

La Chine s'incline devant le Japon à Shimonoseki

Le 17 avril 1895, après une guerre rapide, l'empereur chinois Guangxu s'incline devant son homologue japonais Mutsuhito. Par le traité de Shimonoseki, la Chine cède au Japon la Mandchourie du sud et l'île de Taïwan (Formose).

Le traité sème la consternation parmi les élites chinoises. Il révèle le profond retard du « pays du Milieu » (en mandarin, Tchoung Kouo, nom que donnent les Chinois à leur pays)...

Madagascar sous protectorat français

Le 1er octobre 1895, un corps expéditionnaire français sous le commandement du général Duchesne conquiert Tananarive, principale ville de Madagascar, et obtient la soumission de la reine Ranavalo III...

Röntgen invente les rayons X

Le 22 décembre 1895, le physicien allemand Wilhelm Konrad Röntgen effectue une radiographie sur la main de sa femme ! Ce sont les premiers rayons X.

Première séance publique du 7e Art

Le 28 décembre 1895, un magicien, Georges Méliès, assiste à la première représentation publique du cinématographe. Séduit, il va mettre son génie au service du septième art...

Parution de L'État juif

Le 15 février 1896 paraît à Vienne un ouvrage intituléL'État juif. Il prône rien moins que la création d'un État destiné à accueillir les juifs du monde entier. Son auteur, Theodor Herzl (35 ans), est un journaliste hongrois d'origine juive mais très éloigné du judaïsme traditionnel...

Les Italiens défaits à Adoua

Le 1er mars 1896, 100.000 Éthiopiens répondent à l'appel de leur empereur ou négus Ménélik II. Bien armés et dotés d'une artillerie grâce à la bienveillance des Anglais, ils écrasent une armée italienne de 18.000 hommes (dont 10.000 Européens) près de la localité d'Adoua. Le héros du jour est un prince éthiopien, le ras Makkonen.

Commandés par le général Baratieri, les Italiens projetaient de conquérir le dernier pays indépendant d'Afrique noire...

Edison fait son cinéma

Le 23 avril 1896, quatre mois après la première séance publique des frères Lumière, le génial inventeur américain Thomas Edison donne une première représentation de cinéma aux États-Unis avec le projecteur Vitascope au Music-hall Koster and Bial's de New York...

La dernière ruée vers l'or

Le 17 août 1896, George Carmack découvre de l'or dans le ruisseau Bonanza, affluent de la rivière Klondike, à la frontière du Canada et de l'Alaska (que les États-Unis ont acheté à la Russie 29 ans plus tôt). Il s'ensuit la dernière « ruée vers l'or » du 2e millénaire.

Naissance de Sécession à Vienne

Le 3 avril 1897, le peintre autrichien Gustav Klimt quitte l'association des artistes viennois. Il fonde avec 40 compères le mouvement de la Sécession. Le but déclaré est d'arracher l'art au négoce !...

Ils sont rejoints par l'architecte Otto Wagner et par le musicien Arnold Schoenberg. Ce dernier, créateur de l'école musicale de Vienne, est à l'origine de la musique moderne.

Incendie du Bazar de la Charité

Le 4 mai 1897, comme les années précédentes, le Bazar de la Charité ouvre ses portes dans une halle somptueusement décorée pour la circonstance (échoppes médiévales en carton-pâte, vélum,...), au 17, rue Goujon, près des Champs-Élysées, à Paris.

Des dames de la bonne société vendent divers objets pour les bonnes oeuvres. La plus remarquée de toutes est la duchesse d'Alençon, soeur de l'impératrice d'Autriche « Sissi ». Une salle de cinéma a été installée pour divertir les 1200 invités. C'est là que vers 16 heures, des vapeurs d'éther s'enflamment. L'incendie se propage à toute allure à l'ensemble de la halle...

Après la bousculade, on comptera 160 victimes brûlées vives dans des conditions atroces, essentiellement des femmes de la haute société que leur robes ont gênées dans leur fuite. Parmi elles la duchesse d'Alençon, qui n'avait pas voulu laisser derrière elle les jeunes filles de son entourage. Le pays est frappé de stupeur. Un service funèbre est célébré à Notre-Dame le 8 mai, en présence du président Félix Faure.

Guerre de Canudos

À la suite de la proclamation de la République et de la séparation de l'Église et de l'État, de nombreuses révoltes éclatent au Brésil. La plus grave est sans conteste celle qui se termine par un bain de sang à Canudos, dans l'État de Bahia.

Des milliers de fidèles ont progressivement rejoint, dans une exploitation abandonnée, Antônio Maciel, prédicateur qui annonce la fin des temps et vomit la république, la séparation de l'Église et de l'État et le mariage laïc, tout en incitant à ne pas payer ses impôts. C'est une véritable ville de plus de 20.000 habitants qui se développe à Canudos, bien structurée autour de l'élevage, l'agriculture et la religion. C'est aussi un défi pour les grands propriétaires, dont la domination toute-puissante sur leur main d'Suvre est ainsi remise en cause, pour l'Église attachée à éradiquer les superstitions, et pour l'État, tourné vers la modernité.

Trois expéditions militaires sont mises en déroute par les hommes de Canudos, avant qu'une quatrième ne finisse par triompher, après de très durs combats entre juin et octobre 1897. Le « conseiller » Antônio Maciel y trouve la mort le 5 octobre 1897. La répression est féroce, dénoncée par le grand écrivain Euclides Da Cunha dans Hautes Terres, La Guerre De Canudos, publié en 1902 et devenu un classique. Plus récemment, Mario Vargas Llosa en a fait un roman, La Guerre de la fin du monde.

J'accuse

À Paris, le 13 janvier 1898, Émile Zola publie une lettre ouverte au président de la République dans L'Aurore sous le titre «J'accuse». Trois ans après la dégradation du capitaine Dreyfus sous l’inculpation de trahison, les intellectuels et les élites parisiennes se déchirent ; les uns invoquant l’erreur judiciaire, les autres rejetant toute mise en cause de la justice militaire.

Le capitaine étant de confession juive, l’Affaire s’accompagne de la première campagne antisémite importante en Occident ; d’autres suivront…

Explosion du croiseur Maine

Retrouvez cet événement dans Les grandes dates du XXe siècle (André Larané, 2007, Librio) Le 15 février 1898, le cuirassé américain Maine est victime d'une violente explosion dans la rade de la Havane, à Cuba.
À l’initiative du magnat Randolph Hearst, qui a inspiré au cinéaste Orson Welles son chef d’œuvre Citizen Kane, la presse américaine accuse les Espagnols, qui gouvernent Cuba, d'avoir placé une mine sous la coque du navire...
Dans les faits, une commission d'enquête conclura - mais en 1911 seulement - à une explosion accidentelle dans la salle des machines.

Ultimatum américain à l'Espagne

Le 28 avril 1898, les États-Unis adressent un ultimatum à l'Espagne. Saisis par une fièvre impérialiste, les États-Unis lorgnent avec envie sur les dernières colonies espagnoles. Une révolte populaire à Cuba est prétexte à un ultimatum et au déclenchement d'une guerre facile contre l'Espagne.

Première indépendance des Philippines

L'indépendance des Philippines est proclamée le 12 juin 1898, tandis que les États-Unis font la guerre à l'Espagne...

Fête nationale

En souvenir de cet événement, le 12 juin est fête nationale aux Philippines.

Première de La vie de Bohême

Le 13 juin 1898 a lieu à Milan la première représentation de La vie de Bohême, un opéra populaire de Giaccomo Puccini.

Bataille d'Omdurman, au Soudan

Le 2 septembre 1898, à Omdurman (ou Omdourman), près de Khartoum (Soudan), une armée anglo-égyptienne commandée par le prestigieux Lord Kitchener défait les « mahdistes ». Ces rebelles soudanais avaient en 1885, sous la conduite d’un chef religieux, le « Mahdi », chassé les Anglais de Khartoum et tué leur chef, le général Gordon.

Culpabilité de Dreyfus confirmée

Le 9 septembre 1898, un Conseil de guerre installé à Rennes confirme la culpabilité du capitaine Alfred Dreyfus malgré les éléments qui démontrent le contraire. Dreyfus est condamné à dix ans de réclusion en raison de « circonstances atténuantes ». C'est un rebondissement dans l'Affaire.

Assassinat de « Sissi »

Retrouvez cet événement dans Les grandes dates du XXe siècle (André Larané, 2007, Librio) Le 10 septembre 1898, une vieille dame de 61 ans est assassinée à Genève par un anarchiste italien.

Il s'agit d'Élisabeth de Wittelsbach, épouse de François-Joseph 1er de Habsbourg, impératrice d'Autriche et reine de Hongrie, affectueusement surnommée « Sissi ».

Son assassinat témoigne de la violence anarchiste qui saisit l’Europe au tournant du siècle.

La reculade de Fachoda

Le 18 septembre 1898, à Fachoda, au cœur de l'Afrique, se croisent une petite troupe française conduite par un chef de bataillon et l’armée anglo-égyptienne du général Horatio Kitchener, qui vient de vaincre l’armée du «Mahdi».

La confrontation entre la puissante armée anglaise et la «mission Congo-Nil» de Jean-Baptiste Marchand et Charles Mangin provoque à Paris et à Londres une hystérie nationaliste. On est même à deux doigts d'une nouvelle guerre de Cent Ans entre les deux frères ennemis ! C’est la première des crises internationales qui vont conduire à la Grande Guerre. Fort heureusement, le ministre Théophile Delcassé va calmer les esprits…

Arrestation de Samory Touré au Soudan

Le 29 septembre 1898, le chef soudanais Samory Touré est capturé par le capitaine Gouraud.

Vers 1880, le vieux guerrier gouvernait en maître absolu tout le Haut Niger, dans la partie orientale de l'actuelle Guinée, soit un vaste et riche territoire appelé Ouassoulou, peuplé d'environ 300.000 âmes.

Il n'avait d'autre rival que le royaume toucouleur du Ségou, plus au nord. Avec sa capture et la fin de son épopée, la République française achève de soumettre l’Afrique occidentale…

Traité de Paris et fin de la guerre hispano-américaine

Le 10 décembre 1898, les États-Unis mettent fin à leur guerre contre l'Espagne par le traité de Paris. Les Espagnols perdent avec ce traité leurs dernières colonies d'Amérique ainsi que les Philippines. Les Américains prennent leur place à Porto-Rico, aux Philippines et sur l'île de Guam. Ils annexent au passage les îles Hawaï. Cuba obtient une indépendance factice sous la surveillance de son puissant voisin...

Les Curie découvrent la radioactivité

Le 26 décembre 1898, Pierre Curie et sa femme Marie, née Sklodowska, annoncent devant  l'Académie de Médecine qu'ils ont pu isoler le radium dans de la pechblende de Bohême. Ainsi est mise en évidence la radioactivité naturelle. Cette découverte vaut au couple le prix Nobel de physique en 1903.

Paul Gauguin

Naissance le 7 juin 1848 à Paris
Décès le 8 mai 1903 à Marquises, Polynésie française

Horatio Kitchener

Naissance le 24 juin 1850 à Listowell (Irlande, Royaume-Uni)
Décès le 5 juin 1916

Léon Bourgeois

Naissance le 21 mai 1851 à Paris
Décès le 29 septembre 1925 à Château d'Oger (Marne)

Ferdinand Foch

Naissance le 2 octobre 1851 à Tarbes
Décès le 20 mars 1929 à Paris

Joseph Joffre

Naissance le 12 janvier 1852 à Rivesaltes
Décès le 3 janvier 1931 à Paris

Pierre Savorgnan de Brazza

Naissance le 26 janvier 1852 à Castelgandolfo (Italie)
Décès le 14 septembre 1905 à Dakar (Sénégal)

Mutsuhito, Meiji Tenno

Naissance le 3 novembre 1852 à Kyoto (Japon)
Décès le 30 juillet 1912 à Tokyo (Japon)

Vincent Van Gogh

Naissance le 30 mars 1853 à Groot Zundert (Hollande)
Décès le 29 juillet 1890 à Auvers-sur-Oise

Alphonse Bertillon

Naissance le 23 avril 1853 à Paris
Décès le 13 février 1914 à Paris

Oscar Wilde

Naissance le 16 octobre 1854 à Dublin (Irlande, Royaume-Uni)
Décès le 30 novembre 1900 à Paris

Louis Hubert Lyautey

Naissance le 17 novembre 1854 à Nancy
Décès le 27 juillet 1934 à Thorey

Philippe Pétain

Naissance le 24 avril 1856 à Cauchy-à-la-Tour (Pas-de-Calais, France)
Décès le 23 juillet 1951 à Port-Joinville (île d'Yeu, France)

Thomas Woodrow Wilson

Naissance le 28 décembre 1856 à Staunton (Virginie, États-Unis)
Décès le 3 février 1924 à Washington (États-Unis)

Robert Baden-Powell

Naissance le 22 février 1857 à Londres
Décès le 8 janvier 1941 à Nyeri (Kenya)

Georges Courteline

Naissance le 25 juin 1858 à Tours
Décès le 25 juin 1929 à Paris

Charles de Foucauld

Naissance le 15 septembre 1858 à Strasbourg
Décès le 1er décembre 1916 à Tamanrasset (Algérie)

Jean Jaurès

Naissance le 3 septembre 1859 à Castres
Décès le 31 juillet 1914 à Paris

Raymond Poincaré

Naissance le 20 août 1860 à Bar-le-Duc
Décès le 15 octobre 1934 à Paris

Georges Méliès

Naissance le 8 décembre 1861 à Paris
Décès le 21 janvier 1938 à Orly

Aristide Maillol

Naissance le 8 décembre 1861 à Banyuls-sur-Mer
Décès le 27 décembre 1944 à Banyuls-sur-Mer

Aristide Briand

Naissance le 28 mars 1862 à Nantes
Décès le 7 mars 1932 à Paris

Piotr Stolypine

Naissance le 14 mai 1862 à Dresde (Saxe, Allemagne)
Décès le 18 septembre 1911 à Kiev (Russie)

Gustave Klimt

Naissance le 14 juillet 1862 à Baumgarten, Vienne (Autriche-Hongrie)
Décès le 6 février 1918 à Vienne (Autriche-Hongrie)

Joseph Caillaux

Naissance le 30 mars 1863 à Le Mans
Décès le 21 novembre 1944 à Mamers

Randolph Hearst

Naissance le 29 avril 1863 à Sanf Francisco (États-Unis)
Décès le 14 août 1951 à Beverly Hills (États-Unis)

Henry Ford

Naissance le 30 juillet 1863 à Dearborn (Michigan, États-Unis)
Décès le 7 avril 1947 à Dearborn (Michigan, États-Unis)

François-Ferdinand de Habsbourg

Naissance le 18 décembre 1863 à Graz (Autriche)
Décès le 28 juin 1914 à Sarajevo (Bosnie)

Éleuthérios Venizélos

Naissance le 23 août 1864 à Murnies (Crète)
Décès le 18 mars 1936 à Paris

Henri de Toulouse-Lautrec

Naissance le 24 novembre 1864 à Albi
Décès le 9 septembre 1901 à Malromé

George V

Naissance le 3 juin 1865 à Londres (Angleterre)
Décès le 20 janvier 1936 à Sandringham (Angleterre)

Rudyard Kipling

Naissance le 30 décembre 1865 à Bombay (Indes britanniques)
Décès le 18 janvier 1936 à Londres (Angleterre)

Romain Rolland

Naissance le 29 janvier 1866 à Clamecy (Nièvre, France)
Décès le 30 décembre 1944 à Vézelay (Yonne, France)

Sun Yat-sen

Naissance le 12 novembre 1866 à Tsui-heng (Kouang-tong, Chine)
Décès le 12 mars 1925 à Pékin (Chine)

Maxime Weygand

Naissance le 21 janvier 1867 à Bruxelles (Belgique)
Décès le 28 janvier 1965 à Paris

Pierre Bonnard

Naissance le 3 octobre 1867 à Fontenay-aux-Roses
Décès le 23 janvier 1947 à Le Cannet

Marie Curie

Naissance le 7 novembre 1867 à Varsovie (Pologne, Russie)
Décès le 4 juillet 1934 à Sancellemoz

Alain

Naissance le 13 mars 1868 à Mortagne-au-Perche (Orne, France)
Décès le 2 juin 1951 à Le Vésinet

Paul Claudel

Naissance le 6 août 1868 à Villeneuve-sur-Fère (Aisne, France)
Décès le 23 février 1955 à Paris

Alexandra David-Néel

Naissance le 24 octobre 1868 à Saint-Mandé (Seine)
Décès le 8 septembre 1969 à Digne (Basses-Alpes)

Mohandas Gandhi

Naissance le 2 octobre 1869 à Porbandar (Gudjerat, Indes britanniques)
Décès le 30 janvier 1948 à Delhi (Inde)

Lénine

Naissance le 22 avril 1870 à Simbirsk (aujourd (Russie)
Décès le 21 janvier 1924 à Gorki (URSS)

Ioannis Metaxàs

Naissance le 12 avril 1871 à Ithaque (Grèce)
Décès le 29 janvier 1941 à Athènes (Grèce)

Marcel Proust

Naissance le 10 juillet 1871 à Paris
Décès le 18 novembre 1922 à Paris

Édouard Herriot

Naissance le 5 juillet 1872 à Troyes, Aube (France)
Décès le 26 mars 1957 à Saint-Genis-Laval, Rhône (France)

Léon Blum

Naissance le 9 septembre 1872 à Paris
Décès le 30 mars 1950 à Jouy-en-Josas

Charles Péguy

Naissance le 7 janvier 1873 à Orléans
Décès le 5 septembre 1914 à Villeroy

Jules Rimet

Naissance le 14 octobre 1873 à Theuley
Décès le 15 octobre 1956 à Suresnes

Winston Churchill

Naissance le 30 novembre 1874 à Blenheim (Angleterre)
Décès le 24 janvier 1965 à Londres (Angleterre)

Albert 1er

Naissance le 8 avril 1875 à Bruxelles (Belgique)
Décès le 17 février 1934 à Marche-les-Dames (Belgique)

Konrad Adenauer

Naissance le 5 janvier 1876 à Cologne (Allemagne)
Décès le 19 avril 1967 à Rhöndorf (Allemagne)

André Tardieu

Naissance le 22 septembre 1876 à Paris
Décès le 15 septembre 1945 à Menton

Mohammed Ali Jinnah

Naissance le 25 décembre 1876 à Bombay (Indes)
Décès le 11 septembre 1948 à Karachi (Pakistan)

André Citroën

Naissance le 9 février 1878 à Paris
Décès le 3 juillet 1935 à Paris

Paul Reynaud

Naissance le 15 octobre 1878 à Barcelonnette
Décès le 21 septembre 1966 à Neuilly-sur-Seine

Jacques Bainville

Naissance le 9 février 1879 à Vincennes
Décès le 9 février 1936 à Paris

Albert Einstein

Naissance le 14 mars 1879 à Ulm (Allemagne)
Décès le 18 avril 1955 à Princeton (États-Unis)

Trotski

Naissance le 7 novembre 1879 à Elisabethgrad (Russie)
Décès le 21 août 1940 à Coyoacan (Mexique)

Joseph Staline

Naissance le 21 décembre 1879 à Gori (Géorgie, Russie)
Décès le 5 mars 1953 à Moscou (URSS)

Moustafa Kémal

Naissance le 19 mai 1881 à Thessalonique (Empire ottoman)
Décès le 10 novembre 1938 à Istamboul (Turquie)

Pablo Picasso

Naissance le 25 octobre 1881 à Malaga (Espagne)
Décès le 8 avril 1973 à Mougins

Jean XXIII

Naissance le 25 novembre 1881 à Bergame (Italie)
Décès le 3 juin 1963 à Rome (Italie)

Franklin Delano Roosevelt

Naissance le 30 janvier 1882 à Hyde Park (New York, États-Unis)
Décès le 12 avril 1945 à Warm Springs (États-Unis)

Léon Joseph Cardijn

Naissance le 18 novembre 1882 à Schaerbeek (Belgique)
Décès le 24 juillet 1967 à Louvain (Belgique)

Getúlio Vargas

Naissance le 19 avril 1883 à Sao Borja (Rio Grande do Sul) (Brésil)
Décès le 24 août 1954 à Rio de Janeiro (Brésil)

John Maynard Keynes

Naissance le 5 juin 1883 à Cambridge (Angleterre)
Décès le 21 avril 1946 à Tilton (Sussex, Angleterre)

Pierre Laval

Naissance le 28 juin 1883 à Châteldon
Décès le 15 octobre 1945 à Fresnes

Benito Mussolini

Naissance le 29 juillet 1883 à Dovia di Predappio (Romagne, Italie)
Décès le 28 avril 1945 à Giulino di Mezzegra (Lombardie, Italie)

Henri Queuille

Naissance le 31 mars 1884 à Neuvic, Corrèze
Décès le 15 juin 1970 à Paris

Vincent Auriol

Naissance le 27 août 1884 à Revel (Haute-Garonne, France)
Décès le 1er janvier 1966 à Paris

Albert Londres

Naissance le 1er novembre 1884 à Vichy
Décès le 16 mai 1932 à Djibouti

Félix Éboué

Naissance le 26 décembre 1884 à Cayenne, Guyane (France)
Décès le 17 mai 1944 à Le Caire (Égypte)

Georges Mandel

Naissance le 5 juin 1885 à Chatou
Décès le 7 juillet 1944 à Fontainebleau

Roland Dorgelès

Naissance le 15 juin 1885 à Amiens
Décès le 18 mars 1973 à Paris

François Mauriac

Naissance le 11 octobre 1885 à Bordeaux
Décès le 1er septembre 1970 à Paris

Marc Bloch

Naissance le 6 juillet 1886 à Lyon
Décès le 16 juin 1944

Le Corbusier

Naissance le 6 octobre 1887 à La Chaux-de-Fonds (Suisse)
Décès le 27 août 1965 à Roquebrune-Cap-Martin

Georges Bernanos

Naissance le 20 février 1888 à Paris
Décès le 5 juillet 1948 à Neuilly-sur-Seine

Thomas Edward Lawrence (Lawrence d'Arabie)

Naissance le 16 août 1888 à Tremadoc (Pays de Galles) (Royaume-Uni)
Décès le 19 mai 1935 à Moreton (Royaume-Uni)

Jean Monnet

Naissance le 9 novembre 1888 à Cognac
Décès le 16 mars 1979 à Bezoches

Adolf Hitler

Naissance le 20 avril 1889 à Braunau-am-Inn (Haute-Autriche)
Décès le 30 avril 1945 à Berlin (Allemagne)

Abel Gance

Naissance le 25 octobre 1889 à Paris
Décès le 10 novembre 1981 à Paris

Hô Chi Minh

Naissance le 19 mai 1890 à Kimlien (Viet-Nâm)
Décès le 3 septembre 1969 à Hanoi (Viet-Nâm)

Charles de Gaulle

Naissance le 22 novembre 1890 à Lille
Décès le 9 novembre 1970 à Colombey-les-deux-Églises (Haute-Marne, France)

Erwin Rommel

Naissance le 15 novembre 1891 à Heidenheim (Allemagne)
Décès le 14 octobre 1944 à Herrlingen (Allemagne)

Tito

Naissance le 25 mai 1892 à Kumrovec (Croatie, Autriche-Hongrie)
Décès le 4 mai 1980 à Ljubljana (Slovénie, Yougoslavie)

Haïlé Sélassié 1er

Naissance le 23 juillet 1892 à Egersa Soro (Éthiopie)
Décès le 27 août 1975 à Addis-Abeba (Éthiopie)

Engelbert Dollfuss

Naissance le 4 octobre 1892 à Kirnberg an der Mank (Basse-Autriche)
Décès le 25 juillet 1934 à Vienne (Autriche)

Francisco Franco

Naissance le 4 décembre 1892 à El Ferrol (Galice, Espagne)
Décès le 20 novembre 1975 à Madrid (Espagne)

Pierre Drieu la Rochelle

Naissance le 13 janvier 1893 à Paris
Décès le 15 mars 1945 à Paris

Mao Zedong

Naissance le 30 décembre 1893 à Shaoshan (Hunon, Chine)
Décès le 9 septembre 1976 à Pékin (Chine)

Louis-Ferdinand Céline

Naissance le 27 mai 1894 à Courbevoie
Décès le 1er juillet 1961 à Meudon

Édouard VIII

Naissance le 23 juin 1894 à Londres (Angleterre)
Décès le 28 mai 1972 à Neuilly-sur-Seine

Georges Guynemer

Naissance le 24 décembre 1894 à Paris
Décès le 11 septembre 1917

John Edgar Hoover

Naissance le 1er janvier 1895 à Washington (États-Unis)
Décès le 2 mai 1972 à Washington (États-Unis)

George VI

Naissance le 14 décembre 1895 à Sandringham (Angleterre)
Décès le 6 février 1952 à Sandringham (Angleterre)

Buster Keaton

Naissance le 4 octobre 1896 à Pickway (Kansas, États-Unis)
Décès le 1er février 1966 à Hollywood (Californie, États-Unis)

Serge Eisenstein

Naissance le 23 janvier 1898 à Riga (Russie)
Décès le 11 février 1948 à Moscou (URSS)

Alfred Sauvy

Naissance le 31 octobre 1898 à Villeneuve-de-la-Raho (Pyrénées-Orientales)
Décès le 30 octobre 1990 à Paris
1848
1849
1850
1851
1852
1853
1854
1855
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1858
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1890
1891
1892
1893
1894
1895
1896
1897
1898
| 24 jan. 1848 : Découverte de l'or en Californie
| 2 fév. 1848 : Traité de Guadalupe Hidalgo
| 22 fév. 1848 : Insurrection républicaine à Paris
| 24 fév. 1848 : Louis-Philippe 1er abdique
| 27 fév. 1848 : Ouverture des Ateliers nationaux
| 2 mars 1848 : La France limite la journée de travail
| 13 mars 1848 : Metternich chassé de Vienne
| 23 mars 1848 : Les Milanais chassent les Autrichiens
| 23 avr. 1848 : Élections à l'Assemblée constituante
| 27 avr. 1848 : Abolition de l'esclavage en France
| 28 mai 1848 : Réunion du Parlement de Francfort
| 23 juin 1848 : Insurrection ouvrière à Paris
| 21 oct. 1848 : Mémoires d'Outre-tombe
| 24 nov. 1848 : Le pape chassé de Rome
| 10 déc. 1848 : Élection de Louis-Napoléon Bonaparte
| 9 fév. 1849 : Mazzini proclame la République à Rome
| 23 mars 1849 : Le rêve d'unité italienne échoue à Novare
| 25 avr. 1849 : Émeute à Montréal
| 13 mai 1849 : Le Parti de l'Ordre remporte les législatives
| 15 mars 1850 : Loi Falloux sur l'enseignement confessionnel
| 29 nov. 1850 : La reculade d'Olmütz
| 11 jan. 1851 : Révolte des Taiping
| 1 mai 1851 : Première Exposition universelle
| 12 nov. 1851 : Mariette découvre Saqqara
| 2 déc. 1851 : Coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte
| 3 déc. 1851 : Mort du représentant Baudin
| 14 jan. 1852 : Constitution sur mesure pour Louis-Napoléon
| 2 déc. 1852 : Louis-Napoléon devient Napoléon III
| 8 déc. 1852 : Les Lyonnais honorent la Vierge à Fourvière
| 30 jan. 1853 : Napoléon III épouse Eugénie de Montijo
| 19 mars 1853 : Prise de Nankin par les Taiping
| 8 juil. 1853 : Le commodore Perry débarque au Japon
| 21 août 1853 : La France découvre la corrida
| 24 sep. 1853 : La Nouvelle-Calédonie devient française
| 12 mars 1854 : Alliance contre la Russie
| 27 mars 1854 : Début de la guerre de Crimée
| 30 mars 1854 : Création du bagne de Cayenne
| 31 mars 1854 : Traité de Kanagawa entre États-Unis et Japon
| 26 sep. 1854 : Siège de Sébastopol
| 25 oct. 1854 : La charge de la Brigade légère
| 16 déc. 1854 : Faidherbe à la conquête du Sénégal
| 8 sep. 1855 : Prise de Malakoff
| 27 fév. 1856 : Martyre d'Auguste Chapelaine
| 30 mars 1856 : Traité de Paris, fin de la guerre de Crimée
| 10 mai 1857 : La révolte des Cipayes
| 25 mai 1857 : L'akkadien enfin déchiffré
| 18 juil. 1857 : Faidherbe chasse El-Hadj Omar du Sénégal
| 14 jan. 1858 : Attentat d'Orsini
| 19 fév. 1858 : Loi de sûreté générale
| 28 mai 1858 : Traité d'Aigun entre Russes et Chinois
| 20 juil. 1858 : Entrevue secrète de Plombières
| 18 fév. 1859 : Occupation de Saigon par les Français
| 7 mai 1859 : Les Pays-Bas abolissent l'esclavage
| 4 juin 1859 : Napoléon III risque tout à Magenta
| 24 juin 1859 : Solferino donne naissance à la Croix-Rouge
| 25 août 1859 : L'imâm Chamil se rend aux Russes
| 27 août 1859 : Du pétrole en Pennsylvanie !
| 26 sep. 1859 : La Légende des Siècles
| 24 nov. 1859 : Darwin publie L'Origine des espèces
| 2 déc. 1859 : John Brown, le Spartacus blanc
| 23 jan. 1860 : Traité de libre-échange franco-britannique
| 24 mars 1860 : La France reçoit Nice et la Savoie
| 22 avr. 1860 : Référendum à Nice et en Savoie
| 26 mai 1860 : Affrontements entre maronites et Druzes
| 21 sep. 1860 : La bataille du pont de Palikao
| 13 oct. 1860 : Pékin occupé par les Occidentaux
| 18 oct. 1860 : Le sac du Palais d'Été
| 24 oct. 1860 : Convention de Pékin
| 14 nov. 1860 : La Russie s'empare de la Sibérie maritime
| 24 nov. 1860 : Libéralisation du Second Empire
| 20 déc. 1860 : La Caroline du Sud fait sécession
| 8 fév. 1861 : Naissance des États confédérés d'Amérique
| 3 mars 1861 : Abolition du servage en Russie
| 4 mars 1861 : Investiture de Lincoln
| 17 mars 1861 : Victor-Emmanuel II proclamé roi d'Italie
| 12 avr. 1861 : Attaque de Fort Sumter
| 26 avr. 1861 : Une Constitution pour la Tunisie
| 25 juin 1861 : Mort du sultan Abdul-Medjid 1er
| 21 juil. 1861 : Début de la guerre de Sécession
| 16 août 1861 : Une Française accède pour la première fois au baccalauréat
| 3 avr. 1862 : Publication des Misérables
| 5 mai 1862 : Bataille de Puebla
| 5 juin 1862 : La France s'implante en Indochine
| 22 sep. 1862 : Lincoln abolit en partie l'esclavage
| 23 sep. 1862 : Bismarck devient ministre-président de la Prusse
| 21 avr. 1863 : Fondation de la religion bah 'aie
| 30 avr. 1863 : La Légion résiste à Camerone
| 1 juil. 1863 : La bataille de Gettysburg
| 11 août 1863 : Le Cambodge devient protectorat français
| 1 sep. 1863 : La Journée des Princes
| 19 nov. 1863 : Discours de Lincoln à Gettysburg
| 13 jan. 1864 : Le tsar Alexandre II crée les « zemstva »
| 17 fév. 1864 : Le sous-marin CSS Hunley en action
| 11 mai 1864 : Gordon s'empare de la citadelle de Changchow
| 22 août 1864 : Convention de Genève sur la Croix-Rouge
| 28 sep. 1864 : Fondation de la 1ère Internationale
| 30 oct. 1864 : Fin de la « guerre des duchés »
| 8 déc. 1864 : Pie IX publie le Syllabus
| 9 avr. 1865 : Fin de la guerre de Sécession
| 14 avr. 1865 : Abraham Lincoln assassiné
| 23 juin 1865 : Stand Watie, le dernier rebelle
| 17 déc. 1865 : Léopold II, roi des Belges
| 18 déc. 1865 : Abolition de l'esclavage aux États-Unis
| 23 déc. 1865 : Naissance de l'Union latine
| 4 avr. 1866 : Premier attentat contre Alexandre II
| 3 juil. 1866 : « Coup de tonnerre » à Sadowa
| 8 fév. 1867 : Naissance de l'Autriche-Hongrie
| 9 avr. 1867 : Les États-Unis achètent l'Alaska à la Russie
| 11 mai 1867 : Le traité de Londre consolide l'indépendance du Luxembourg
| 8 juin 1867 : François-Joseph roi de Hongrie
| 19 juin 1867 : Maximilien fusillé à Queretaro
| 1 juil. 1867 : Naissance du Canada actuel
| 17 juil. 1867 : Karl Marx publie Das Kapital
| 27 juil. 1867 : Premier câble transatlantique
| 15 août 1867 : Droit de vote pour les ouvriers britanniques
| 3 nov. 1867 : Les chassepots font merveille à Mentana
| 9 nov. 1867 : Le Japon entre dans l'« ère des Lumières »
| 6 avr. 1868 : Charte de Cinq articles au Japon
| 9 déc. 1868 : Gladstone Premier ministre du Royaume-Uni
| 6 mars 1869 : Mendeleïev met de l'ordre dans la chimie
| 10 mai 1869 : Les États-Unis unifiés par le chemin de fer
| 17 nov. 1869 : Inauguration du canal de Suez
| 12 jan. 1870 : Funérailles tumultueuses de Victor Noir
| 8 mai 1870 : Plébiscite en faveur de l'Empire libéral
| 13 juil. 1870 : La dépêche d'Ems
| 18 juil. 1870 : Le pape infaillible
| 19 juil. 1870 : Napoléon III déclare la guerre à la Prusse
| 6 août 1870 : Charge héroïque de Froeschwiller
| 2 sep. 1870 : Napoléon III est fait prisonnier à Sedan
| 4 sep. 1870 : Proclamation de la République
| 20 sep. 1870 : Les troupes piémontaises entrent à Rome
| 8 oct. 1870 : Gambetta quitte Paris en ballon
| 24 oct. 1870 : Crémieux francise les juifs d'Algérie
| 27 oct. 1870 : Bazaine capitule à Metz
| 4 nov. 1870 : Siège de Belfort
| 18 jan. 1871 : Proclamation de l'Empire allemand
| 28 jan. 1871 : Armistice franco-allemand
| 17 fév. 1871 : Adolphe Thiers chef du gouvernement exécutif
| 18 fév. 1871 : Belfort se rend après 103 jours de siège
| 18 mars 1871 : Début de la Commune de Paris
| 25 mars 1871 : Thiers abandonne Paris aux Communards
| 8 avr. 1871 : Cheikh El-Haddad en guerre contre les Français
| 10 mai 1871 : Traité de Francfort
| 28 mai 1871 : Fin sanglante de la Commune
| 5 sep. 1871 : Découverte de Grand Zimbabwe
| 10 nov. 1871 : « Dr. Livingstone, I presume ?  »
| 23 déc. 1871 : Aïda au Caire
| 24 juin 1872 : Disraeli exalte les conquêtes coloniales
| 3 déc. 1872 : Révélation de Gilgamesh
| 24 mai 1873 : Mac-Mahon succède à Thiers à l'Élysée
| 14 juin 1873 : Schliemann découvre le Trésor de Priam
| 23 oct. 1873 : Le comte de Chambord rejette le drapeau tricolore
| 20 nov. 1873 : Naissance du septennat en catimini
| 21 déc. 1873 : Francis Garnier tué par les « Pavillons noirs »
| 15 avr. 1874 : Première exposition de l'Impressionnisme
| 5 jan. 1875 : Inauguration de l'Opéra
| 30 jan. 1875 : Le mot république dans l'amendement Wallon
| 3 mars 1875 : Première de Carmen
| 22 mai 1875 : Congrès de Gotha
| 30 mai 1876 : Le sultan Abdul-Hamid II contre les réformes
| 25 juin 1876 : Le général Custer tué à Little Bighorn
| 12 sep. 1876 : Conférence de géographie sur l'Afrique
| 22 fév. 1877 : La dernière bataille des samouraïs
| 5 avr. 1877 : Cinq-Mars de Gounod
| 9 mai 1877 : La Roumanie se proclame indépendante
| 16 mai 1877 : Mac-Mahon affronte la Chambre
| 8 sep. 1877 : Obsèques de Thiers
| 20 jan. 1878 : Les Russes aux portes de Constantinople
| 28 jan. 1878 : Premier central téléphonique
| 3 mars 1878 : Traité de San Stefano
| 13 juin 1878 : Ouverture du congrès de Berlin
| 22 jan. 1879 : Les Zoulous humilient Sa Majesté
| 30 jan. 1879 : Jules Grévy président de la République
| 26 mai 1879 : Traité anglo-afghan de Gandamak
| 1 juin 1879 : Mort tragique du Prince impérial
| 17 juil. 1879 : Le « plan Freycinet » à l'oeuvre
| 17 sep. 1879 : Boycott 1er
| 22 oct. 1879 : Edison invente l'ampoule électrique
| 29 mars 1880 : Jules Ferry expulse les religieux de l'enseignement
| 29 juin 1880 : Tahiti devient colonie française
| 10 sep. 1880 : Traité entre Savorgnan de Brazza et le roi des Bateké Tio
| 15 oct. 1880 : Achèvement de la cathédrale de Cologne
| 8 nov. 1880 : Les Frères Karamazov
| 21 déc. 1880 : Les filles entrent au lycée
| 13 mars 1881 : assassinat du tsar Alexandre II
| 12 mai 1881 : Traité du Bardo
| 2 juil. 1881 : Attentat contre le président James Garfield
| 11 mars 1882 : « Qu'est-ce qu'une nation ?  »
| 19 mars 1882 : Première pierre de la Sagrada Família à Barcelone
| 2 août 1882 : L'armée anglaise débarque en Égypte
| 24 nov. 1883 : Apparition des poubelles
| 21 mars 1884 : Waldeck-Rousseau abolit la loi Le Chapelier
| 24 avr. 1884 : L'Allemagne annexe le Sud-Ouest africain
| 26 fév. 1885 : Partage de l'Afrique noire
| 1 juin 1885 : Hommage au poète disparu
| 9 juin 1885 : Le Viêt-nam devient français
| 25 nov. 1885 : Les Anglais annexent la Birmanie
| 26 jan. 1886 : Grève tragique à Decazeville
| 1 mai 1886 : Une grève tragique à Chicago inspire la Fête du Travail
| 18 sep. 1886 : Le Symbolisme et l'aube des temps nouveaux
| 28 oct. 1886 : La Liberté éclairant le monde
| 6 jan. 1887 : Révélation de Sherlock Holmes
| 2 déc. 1887 : démission de Jules Grévy
| 3 déc. 1887 : Sadi Carnot président de la République
| 13 mai 1888 : Le Brésil en finit avec l'esclavage
| 15 juin 1888 : Mort de Frédéric III
| 8 août 1888 : Jack l'Éventreur à Whitechapel
| 14 nov. 1888 : Inauguration de l'Institut Pasteur
| 30 jan. 1889 : Tragédie à Mayerling
| 11 fév. 1889 : Une Constitution pour le Japon
| 31 mars 1889 : Inauguration de la Tour Eiffel
| 2 mai 1889 : Traité d'Ucciali entre Italie et Éthiopie
| 20 juin 1889 : La IIe Internationale et la Fête du Travail
| 15 nov. 1889 : Le Brésil devient une république
| 1 juil. 1890 : Zanzibar devient protectorat britannique
| 9 oct. 1890 : Et Clément Ader inventa l'avion...
| 18 nov. 1890 : Le « toast d'Alger »
| 24 nov. 1890 : Branly expose le principe de la radio
| 29 déc. 1890 : Massacre de Wounded Knee
| 4 avr. 1891 : Paul Gauguin part à Tahiti
| 1 mai 1891 : Drame ouvrier à Fourmies
| 15 mai 1891 : Léon XIII publie l'encyclique Rerum Novarum
| 30 sep. 1891 : Mort piteuse d'un général
| 1 jan. 1892 : Ellis Island accueille les émigrants européens
| 11 jan. 1892 : Méline fait voter la loi protectionniste du double tarif
| 10 mars 1893 : Naissance de la Côte d'Ivoire
| 20 mars 1893 : Procès du scandale de Panama
| 9 mai 1893 : Le divertissement d'Edison
| 9 déc. 1893 : Une bombe à la Chambre  !
| 4 jan. 1894 : Alliance franco-russe
| 20 juin 1894 : Alexandre Yersin isole le bacille de la peste
| 23 juin 1894 : Renaissance des Jeux Olympiques
| 24 juin 1894 : Sadi Carnot assassiné
| 27 juin 1894 : Jean Casimir-Périer président de la République
| 22 juil. 1894 : Première course automobile
| 23 juil. 1894 : Le Japon soumet la Corée
| 24 déc. 1894 : Mucha invente l'Art nouveau
| 5 jan. 1895 : Dégradation du capitaine Dreyfus
| 17 jan. 1895 : Félix Faure président de la République
| 24 fév. 1895 : Seconde guerre d'indépendance à Cuba
| 22 mars 1895 : Première séance de cinéma
| 17 avr. 1895 : La Chine s'incline devant le Japon à Shimonoseki
| 1 oct. 1895 : Madagascar sous protectorat français
| 22 déc. 1895 : Röntgen invente les rayons X
| 28 déc. 1895 : Première séance publique du 7e Art
| 15 fév. 1896 : Parution de L'État juif
| 1 mars 1896 : Les Italiens défaits à Adoua
| 23 avr. 1896 : Edison fait son cinéma
| 17 août 1896 : La dernière ruée vers l'or
| 3 avr. 1897 : Naissance de Sécession à Vienne
| 4 mai 1897 : Incendie du Bazar de la Charité
| 5 oct. 1897 : Guerre de Canudos
| 13 jan. 1898 : J'accuse
| 15 fév. 1898 : Explosion du croiseur Maine
| 28 avr. 1898 : Ultimatum américain à l'Espagne
| 12 juin 1898 : Première indépendance des Philippines
| 13 juin 1898 : Première de La vie de Bohême
| 2 sep. 1898 : Bataille d'Omdurman, au Soudan
| 9 sep. 1898 : Culpabilité de Dreyfus confirmée
| 10 sep. 1898 : Assassinat de « Sissi »
| 18 sep. 1898 : La reculade de Fachoda
| 29 sep. 1898 : Arrestation de Samory Touré au Soudan
| 10 déc. 1898 : Traité de Paris et fin de la guerre hispano-américaine
| 26 déc. 1898 : Les Curie découvrent la radioactivité
| 7 juin 1848 : naissance de Paul Gauguin
| 24 juin 1850 : naissance de Horatio Kitchener
| 21 mai 1851 : naissance de Léon Bourgeois
| 2 oct. 1851 : naissance de Ferdinand Foch
| 12 jan. 1852 : naissance de Joseph Joffre
| 26 jan. 1852 : naissance de Pierre Savorgnan de Brazza
| 3 nov. 1852 : naissance de Mutsuhito, Meiji Tenno
| 30 mars 1853 : naissance de Vincent Van Gogh
| 23 avr. 1853 : naissance de Alphonse Bertillon
| 16 oct. 1854 : naissance de Oscar Wilde
| 17 nov. 1854 : naissance de Louis Hubert Lyautey
| 24 avr. 1856 : naissance de Philippe Pétain
| 28 déc. 1856 : naissance de Thomas Woodrow Wilson
| 22 fév. 1857 : naissance de Robert Baden-Powell
| 25 juin 1858 : naissance de Georges Courteline
| 15 sep. 1858 : naissance de Charles de Foucauld
| 3 sep. 1859 : naissance de Jean Jaurès
| 20 août 1860 : naissance de Raymond Poincaré
| 8 déc. 1861 : naissance de Georges Méliès
| 8 déc. 1861 : naissance de Aristide Maillol
| 28 mars 1862 : naissance de Aristide Briand
| 14 mai 1862 : naissance de Piotr Stolypine
| 14 juil. 1862 : naissance de Gustave Klimt
| 30 mars 1863 : naissance de Joseph Caillaux
| 29 avr. 1863 : naissance de Randolph Hearst
| 30 juil. 1863 : naissance de Henry Ford
| 18 déc. 1863 : naissance de François-Ferdinand de Habsbourg
| 23 août 1864 : naissance de Éleuthérios Venizélos
| 24 nov. 1864 : naissance de Henri de Toulouse-Lautrec
| 3 juin 1865 : naissance de George V
| 30 déc. 1865 : naissance de Rudyard Kipling
| 29 jan. 1866 : naissance de Romain Rolland
| 12 nov. 1866 : naissance de Sun Yat-sen
| 21 jan. 1867 : naissance de Maxime Weygand
| 3 oct. 1867 : naissance de Pierre Bonnard
| 7 nov. 1867 : naissance de Marie Curie
| 13 mars 1868 : naissance de Alain
| 6 août 1868 : naissance de Paul Claudel
| 24 oct. 1868 : naissance de Alexandra David-Néel
| 2 oct. 1869 : naissance de Mohandas Gandhi
| 22 avr. 1870 : naissance de Lénine
| 12 avr. 1871 : naissance de Ioannis Metaxàs
| 10 juil. 1871 : naissance de Marcel Proust
| 5 juil. 1872 : naissance de Édouard Herriot
| 9 sep. 1872 : naissance de Léon Blum
| 7 jan. 1873 : naissance de Charles Péguy
| 14 oct. 1873 : naissance de Jules Rimet
| 30 nov. 1874 : naissance de Winston Churchill
| 8 avr. 1875 : naissance de Albert 1er
| 5 jan. 1876 : naissance de Konrad Adenauer
| 22 sep. 1876 : naissance de André Tardieu
| 25 déc. 1876 : naissance de Mohammed Ali Jinnah
| 9 fév. 1878 : naissance de André Citroën
| 15 oct. 1878 : naissance de Paul Reynaud
| 9 fév. 1879 : naissance de Jacques Bainville
| 14 mars 1879 : naissance de Albert Einstein
| 7 nov. 1879 : naissance de Trotski
| 21 déc. 1879 : naissance de Joseph Staline
| 19 mai 1881 : naissance de Moustafa Kémal
| 25 oct. 1881 : naissance de Pablo Picasso
| 25 nov. 1881 : naissance de Jean XXIII
| 30 jan. 1882 : naissance de Franklin Delano Roosevelt
| 18 nov. 1882 : naissance de Léon Joseph Cardijn
| 19 avr. 1883 : naissance de Getúlio Vargas
| 5 juin 1883 : naissance de John Maynard Keynes
| 28 juin 1883 : naissance de Pierre Laval
| 29 juil. 1883 : naissance de Benito Mussolini
| 31 mars 1884 : naissance de Henri Queuille
| 27 août 1884 : naissance de Vincent Auriol
| 1 nov. 1884 : naissance de Albert Londres
| 26 déc. 1884 : naissance de Félix Éboué
| 5 juin 1885 : naissance de Georges Mandel
| 15 juin 1885 : naissance de Roland Dorgelès
| 11 oct. 1885 : naissance de François Mauriac
| 6 juil. 1886 : naissance de Marc Bloch
| 6 oct. 1887 : naissance de Le Corbusier
| 20 fév. 1888 : naissance de Georges Bernanos
| 16 août 1888 : naissance de Thomas Edward Lawrence (Lawrence d'Arabie)
| 9 nov. 1888 : naissance de Jean Monnet
| 20 avr. 1889 : naissance de Adolf Hitler
| 25 oct. 1889 : naissance de Abel Gance
| 19 mai 1890 : naissance de Hô Chi Minh
| 22 nov. 1890 : naissance de Charles de Gaulle
| 15 nov. 1891 : naissance de Erwin Rommel
| 25 mai 1892 : naissance de Tito
| 23 juil. 1892 : naissance de Haïlé Sélassié 1er
| 4 oct. 1892 : naissance de Engelbert Dollfuss
| 4 déc. 1892 : naissance de Francisco Franco
| 13 jan. 1893 : naissance de Pierre Drieu la Rochelle
| 30 déc. 1893 : naissance de Mao Zedong
| 27 mai 1894 : naissance de Louis-Ferdinand Céline
| 23 juin 1894 : naissance de Édouard VIII
| 24 déc. 1894 : naissance de Georges Guynemer
| 1 jan. 1895 : naissance de John Edgar Hoover
| 14 déc. 1895 : naissance de George VI
| 4 oct. 1896 : naissance de Buster Keaton
| 23 jan. 1898 : naissance de Serge Eisenstein
| 31 oct. 1898 : naissance de Alfred Sauvy