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été 52 av. J.-C.

Le siège d'Alésia


Le siège d'Alésia se conclut aux alentours du 27 septembre de l'an 52 av. J.-C. par la reddition des Gaulois et de leur jeune chef Vercingétorix.

Le vainqueur est le général romain Jules César. Il clôt ainsi, non sans peine, la guerre des Gaules, entamée sept ans plus tôt.

Richard Fremder raconte Alésia et la guerre des Gaules

Richard Fremder évoque avec verve les différentes batailles d'Alésia. D'abord celle qui mit aux prises Jules César et Vercingétorix, il y a plus de 2000 ans, puis celle qui voit aujourd'hui s'affronter les historiens autour de la localisation du site : Bourgogne ou Jura ?...
Notre conteur complète son récit par un entretien avec l'historien Franck Ferrand

Écouter :

La guerre des Gaules

En 58 avant JC, Jules César a reçu du Sénat romain la mission de conquérir la «Gaule chevelue» (la Gaule non romaine).

Jouant de la rivalité entre les peuples gaulois, il soumet la plupart d'entre eux, jusqu'au Rhin. Il traverse aussi le fleuve et repousse les Germains qui peuplent l'autre rive, non sans en prendre un certain nombre à son service dans la cavalerie. Il débarque même en Bretagne (l'actuelle Angleterre) avec plusieurs légions.

Après quatre ans de campagne, le général romain peut croire la Gaule soumise. Il n'en est rien et la paix est sans cesse remise en cause.

Soulèvement général

Dans le courant de l'année 53 avant JC, le jeune Vercingétorix, dont le nom signifie «roi de la guerre», devient le chef des Arvernes, un peuple du Massif Central qui n'a jamais été occupé par les légions. Il fomente une coalition secrète de tous les peuples de la Gaule.

César le repousse vers le nord. Vercingétorix détruit tout sur son passage, selon la tactique de la «terre brûlée», afin d'affamer les Romains. Mais il commet l'erreur de céder aux supplications des habitants d'Avaricum (Bourges), capitale des Bituriges, et d'épargner leur ville. César s'empare de celle-ci et y trouve des approvisionnements grâce auxquels il peut reconstituer ses forces.

Au printemps suivant, le général romain poursuit l'armée de Vercingétorix jusqu'en Auvergne cependant que monte en puissance le soulèvement gaulois. Les Éduens eux-mêmes, traditionnels alliés des Romains, se rallient à Vercingétorix avec leur cavalerie.

En mai 52, le chef gaulois s'établit solidement à Gergovie, une place fortifiée proche de Clermont-Ferrand, d'où Jules César et ses six légions n'arrivent pas à le déloger.

Fort de ces premiers succès, Vercingétorix est plébiscité un peu plus tard par tous les représentants de la Gaule chevelue et se fait proclamer roi. Il projette rien moins que d'attaquer la Province (la Gaule narbonnaise).

César se voit menacé d'encerclement. Il doit à tout prix forcer le passage vers le sud. C'est alors que se produit un retournement de situation décisif...

Le double siège d'Alésia

Comme Jules César tente de devancer Vercingétorix dans sa marche vers la Narbonnaise, des cavaliers gaulois lancent une attaque contre son armée. Mais ils sont repoussés par des cavaliers germains alliés à César et battent en retraite.

Leur fuite désordonnée oblige Vercingétorix à se réfugier avec 80.000 hommes dans Alésia, un oppidum bien fortifié dans l'est de la Gaule.

César saute sur l'occasion pour en finir. Observant que l'oppidum est entouré de plusieurs collines, il organise un siège méthodique.

Les sapeurs romains construisent une double ligne de fortifications qui relie entre elles les différentes collines. Cette double fortification a deux objectifs :
- empêcher toute sortie des assiégés et de les réduire à la famine,
- repousser l'armée gauloise qui se prépare à venir à leur secours.

Les assiégeants romains se laissent en quelque sorte assiéger eux-mêmes par l'armée gauloise de secours commandée par l'Arverne Vercassivellaunos.

Cette tactique porte ses fruits. Après un affrontement au pied du mont Réa avec les légions de Labienus, lieutenant de César, l'armée de secours est obligée de battre en retraite et se fait battre par la cavalerie germaine au service de César.

La famine contraint Vercingétorix à se rendre. Enchaîné, le chef va suivre pendant quatre ans son vainqueur au cours de ses campagnes militaires. Il sera ensuite emprisonné au Tullianum, à Rome, pendant deux ans avant de figurer au triomphe de César, le 26 septembre de l'an 46 avant JC, et d'être étranglé dans sa cellule le soir même.

«Alésia ? Connais pas !»

La formule bien connue du chef Abraracourcix, dans les albums d'Astérix, demeure plus que jamais d'actualité. L'empereur Napoléon III, féru d'histoire romaine, a cru mettre un terme aux dissensions entre historiens sur la localisation de la bataille, en situant celle-ci au Mont-Auxois, près d'Alise-Sainte-Reine, en Bourgogne.

Mais les contradicteurs n'ont pas désarmé pour autant. Aujourd'hui, tandis que l'on se dispose à ouvrir un MuséoParc sur le Mont Auxois, à Alise-Sainte-Reine, plusieurs historiens penchent pour le site de Chaux-des-Crotenay, dans le Jura, plus conforme à la description qu'en donne César. Le débat a été relancé par l'historien Franck Ferrand dans L'Histoire interdite (Tallandier, 2008).

Publié ou mis à jour le : 2013-09-26 18:57:39

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