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cire perdue



 

La fonte à la cire perdue est l'une des plus anciennes façons de travailler l'or. Elle se retrouve chez les peuples précolombiens des Andes comme chez certains populations du delta du Niger en Afrique noire. Les orfèvres réalisent un modèle avec de la cire d'abeille. Ils enduisent ce modèle d'un mélange d'argile et de charbon qu'ils font sécher et durcir. En chauffant le moule, ils font fondre la cire et la laissent s'écouler par un orifice dans le moule. Par le même orifice, ils comblent le vide avec de l'or en fusion. Une fois le métal refroidi, il ne leur reste plus qu'à briser le moule pour obtenir la sculpture souhaitée.

Sous des formes plus sophistiquées et plus économes en métal, la cire perdue est encore pratiquée par les orfèvres indiens... et retrouve une nouvelle jeunesse dans certaines industries de pointe pour le travail de métaux plus ou moins exotiques.

Voir : Les peuples des Andes, de Chavín aux Incas