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Les Chroniques d'Hérodote
Qui appela-t-on le Prince de la Peinture ?
RéponseLe dictionnaire de l'Histoire
cens, censitaire
Dans la Rome antique, sous la République, les droits politiques et les contributions des citoyens aux charges militaires sont fixées par deux magistrats, les censeurs, élus pour cinq ans. Leur charge figure au sommet de la carrière des honneurs (cursus honorum). Les censeurs évaluent les biens de chacun au terme d'un recensement (ou cens) périodique, le census.
Au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime, jusqu'à la Révolution, le cens désigne une redevance fixe en argent ou en nature, payée par le paysan au seigneur en contrepartie de la concession d'une terre (tenure ou censive).
Avec la Révolution française, le cens en vient à désigner le montant de l'impôt à partir duquel un citoyen est habilité à voter. Selon ce principe appelé suffrage censitaire, on considère en effet que les citoyens démunis n'ont pas assez de conscience politique pour être aptes à voter (comme les mineurs aujourd'hui). La loi établit un cens et un âge minimums éventuellement différents selon qu'il s'agit de voter ou d'être éligible.
En France, on compte 50.000 électeurs seulement en 1814 (âge minimal : 30 ans) et 250.000 en 1847 (âge minimal : 25 ans). Sous la IIe République, enfin, est établi le suffrage universel par la loi du 5 mars 1848 qui accorde le droit de vote à tous les hommes de plus de 21 ans résidant dans une commune depuis au moins 6 mois. Cela représente 8 millions de personnes sur une population de 36 millions d'habitants ; sont exclus du scrutin les vagabonds mais aussi les militaires. Ces derniers ainsi que les femmes obtiendront le droit de vote en 1945.






