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Devinette

Comment appelait-on les soldats américains pendant la Grande Guerre ? Réponse

Villers-Cotterêts
François 1er : «Mon Plaisir»
 

La célèbre ordonnance de Villers-Cotterêts, instituant l'état-civil et le français comme langue de l'administration, a été signée en 1539 dans l'un des châteaux favoris du roi François 1er.

Aux alentours de l'An Mil, à son emplacement, auraient habité des seigneurs brigands qui détroussaient les voyageurs assez téméraires pour traverser la forêt, d'où le premier nom donné au lieu : la Malemaison (ou mauvaise maison).

L'attrait d'une forêt giboyeuse

Le nom actuel, Villers-Cotterêts, est une déformation de la «villa à côté de Retz». De fait, on se trouve ici en bordure de la giboyeuse et belle forêt de Retz.

La région relève au Moyen Âge du comté de Valois. Celui-ci tire son nom de son ancienne capitale, Vadum ou Vez, aujourd'hui Crépy-en-Valois. Le comté tombe dans le domaine royal en 1214, sous le règne de Philippe-Auguste. En 1284, le roi Philippe III le Hardi cède le Valois en apanage à son fils cadet, Charles.

Comme les trois fils de Philippe IV le Bel vont se succéder sans pouvoir donner d'héritier à la couronne, leur cousin Philippe de Valois, fils de Charles, monte à son tour sur le trône sous le nom de Philippe VI. Il clôt la lignée des Capétiens directs et inaugure la branche cadette des Valois, avant que celle-ci ne cède à son tour la place aux Bourbons, près de trois siècles plus tard.

Longtemps après, en 1498, le roi Louis XII donne le Valois à son jeune cousin et futur gendre, François d'Angoulême, alors âgé de 5 ans. Celui-ci découvrira les charmes du lieu en y venant chasser quelques années plus tard.

Au plaisir des rois

Roi sous le nom de François 1er, il fait ériger le château actuel à son retour de captivité, après la défaite de Pavie, de 1532 à 1540. Il fait de fréquents séjours dans ce château qu'il surnomme «Mon Plaisir». François Rabelais et Clément Marot fréquentent le lieu.

Le château est encore agrandi sous le règne d'Henri II par l'architecte Philibert Delorme. Les fêtes organisées autour de Diane de Poitiers suscitent le dicton : «s'amuser comme à Villers-Cotterêts».

En 1630, Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV, ayant hérité du Valois, il agrandi encore le château et commande au jardinier André Le Nôtre les aménagements du parc.

Las, le château sera transformé en caserne par les révolutionnaires puis en dépôt de mendicité pour le département de la Seine par Napoléon 1er, en 1808.

Une partie du bâtiment est consacrée encore aujourd'hui à l'hébergement de vieilles personnes sans-domicile issues de Paris. Le reste est à l'abandon.

André Larané
Le père de l'histoire romancée

Villers-Cotterêts s'honore d'être la ville natale de l'un des écrivains français les plus prolifiques, les plus lus et les plus souvent adaptés au cinéma : Alexandre Dumas. Il est né le 24 juillet 1802 (5 Thermidor an X) dans la maison de son grand-père maternel, Claude Labouret. Ancien patron de l'hôtellerie de l'Écu de France, celui-ci avait accueilli sous son toit, le 15 août 1789, un dragon de la Reine qui s'était trouvé être le fils d'un aristocrate normand et d'une esclave noire de Saint-Domingue.

Également appelé Alexandre Dumas, il s'était épris de Marie-Louise, la fille de son hôte, mais ce dernier n'avait consenti au mariage que le 28 novembre 1792, après que le soldat eut gagné ses galons de lieutenant-colonel... Le père de l'écrivain, bien que brillant général de la Révolution, allait être disgrâcié par le Premier Consul Napoléon Bonaparte et finir ses jours à Villers-Cotterêts, le 26 février 1806, laissant sa famille sans ressources.

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