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19 mai

Événements
19 mai 1536 : Ann Boleyn décapitée

Le 19 mai 1536, Ann Boleyn est décapitée sur ordre de son mari, le roi d'Angleterre Henri VIII Tudor. Ce dernier avait pris le risque d'une excommunication et d'une rupture avec Rome pour pouvoir l'épouser mais après deux ans de mariage, il n'avait pas supporté de gros soupçons d'adultère. La fille d'Ann Boleyn et d'Henri VIII n'en règnera pas moins sur le pays. Elle en sera le plus grand souverain de toute son Histoire sous le nom d'Elizabeth 1ère.

19 mai 1635 : La France dans la guerre de Trente Ans

Le 19 mai 1635, Richelieu, au nom de la France, déclare la guerre à l'Espagne. La France entre de cette façon dans la guerre de Trente Ans qui ravage l'Allemagne. Elle va y gagner l'Alsace, en prenant le risque d'une invasion qui n'est évitée que par la victoire de Rocroi, 8 ans plus tard...

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19 mai 1643 : Le grand Condé triomphe à Rocroi

Le 19 mai 1643, le duc d'Enghien (23 ans) anéantit à Rocroi, dans les Ardennes, les redoutables « tercios » de l'infanterie espagnole. En souvenir de sa victoire, on le surnommera le « Grand Condé » après qu'il aura hérité du titre de duc de Condé sous le nom de Louis II...

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19 mai 1802 : Création de la Légion d'honneur

Le 19 mai 1802, le Premier Consul Napoléon Bonaparte publie un décret qui porte création de l'Ordre national de la Légion d'honneur. Les premiers dignitaires en seront le comte de Lacépède, un naturaliste (civil), qui sera nommé Grand Chancelier, et le général Dejean (militaire), Grand Trésorier...

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19 mai 1804 : Des maréchaux pour la gloire de l'Empire

Le 19 mai 1804, au lendemain d'un sénatus-consulte qui a établi l'Empire et promulgué la Constitution de l'An XII, Napoléon 1er, empereur d'un jour, porte à la nouvelle dignité de maréchal dix-huit de ses fidèles. Cette première promotion est donc composée de quatorze généraux : Berthier, Murat, Moncey, Jourdan, Masséna, Augereau, Bernadotte, Soult, Brune, Lannes, Mortier, Ney, Davout, Bessières. À ces généraux, s'ajoutent, en raison de leurs services rendus, quatre maréchaux honoraires dits « sénateurs ayant le titre de maréchaux del'Empire » : Kellermann, Lefebvre, Pérignon, Sérurier...

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19 mai 1974 : Élection de Valéry Giscard d'Estaing

Le dimanche 19 mai 1974, Valéry Giscard d'Estaing (48 ans) devient le troisième président de la Ve République... Le nouvel élu est le fondateur et le chef d'une formation centriste, les Républicains Indépendants, ancêtre de l'UDF (Union pour la Démocratie française)...

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19 mai 1978 : Les paras sautent sur Kolwezi

Le 19 mai 1978, 405 parachutistes français de la Légion étrangère sautent sur Kolwezi, une cité minière du Katanga ou Shaba (Zaïre, ex-Congo belge) où des rebelles ont pris en otage les 3000 expatriés belges et français (plusieurs dizaines ont déjà été massacrés). L'intervention a été décidée dans la nuit par le président Valéry Giscard d'Estaing. C'est un succès. Les Européens survivants sont évacués et l'ordre revient dans la ville. Les paras déplorent un mort...

C'est sa fête : Yves

Yves Hélory, fêté le 19 mai, est né à Minihy-Tréguier, en Bretagne, au temps de Saint Louis (XIIIe siècle). Fils de gentilhomme, il fait de brillantes études de droit et devient juge ecclésiastique à Rennes.

Sa réputation d'intégrité lui vaut d'être nommé curé de Trédez mais il continue de plaider pour les pauvres. Il met ses biens et son manoir de Kermartin à leur disposition. Vénéré dès avant sa mort (1303), Yves de Tréguier est bien évidemment devenu le patron des avocats.

Sanctus Yvo erat Brito,
Advocatus et non latro,
Res miranda populo.


Saint Yves était Breton,
Avocat et non voleur,
Chose étonnante pour le peuple
.

Naissances
Moustafa Kémal
19 mai 1881 à Thessalonique (Empire ottoman) - 10 novembre 1938 à Istamboul (Turquie)

Menacée de dépeçage suite à sa défaite dans la Grande Guerre de 14-18, lorsqu'elle s'appelait encore empire ottoman, la Turquie est sauvée par Moustafa Kémal.

D'une énergie peu commune, noceur, grand buveur, indifférent à la religion et notoirement athée, ce stratège de talent veut bâtir une nation turque homogène.

Après avoir repoussé une armée d’invasion grecque, il chasse un million de Grecs dont les ancêtres étaient établis en Asie mineure depuis l’Antiquité, proclame la République turque, déplace la capitale à Ankara, abolit le califat, symbole de l'universalisme musulman, inscrit la laïcité dans la Constitution et supprime par voie d'autorité tous les symboles du passé ottoman, multiculturel et islamique...

Voir : Le «Père des Turcs»
Hô Chi Minh
19 mai 1890 à Kimlien (Viet-Nâm) - 3 septembre 1969 à Hanoi (Viet-Nâm)

Hô Chi Minh, de son vrai nom Nguyên Tat Thanh ou Nguyên Ai Quôc, est à l'origine du Vietnam moderne.

Militant communiste et anticolonialiste de la première heure, il participe à la fondation du parti communiste français, au congrès de Tours, en 1920, puis dénonce la présence française en Indochine.

En mai 1941, pendant l'occupation japonaise, il fonde le Vietminh ou Front pour l'indépendance du Viêt-nam (on écrit aussi Viêt-Minh) avec Pham Van Dong et Vô Nguyên Giap.

Réfugié à Canton, en Chine, il est jeté en prison par le chef chinois anticommuniste Tchang Kaï-chek mais les Alliés anglo-saxons forcent celui-ci à le libérer. Le révolutionnaire adopte alors le surnom d'Hô Chi Minh (Celui qui éclaire) et prend la direction de la résistance contre les Japonais en Indochine même.

Hô Chi Minh proclame l'indépendance de son pays sitôt après le départ des Japonais, le 2 septembre 1945. Il fonde la République Démocratique du Viêt-nam mais se heurte d'une part aux ambitions hégémonique de la Chine, d'autre part, à la volonté du général de Gaulle, chef du gouvernement provisoire de la République française, de rétablir la souveraineté de la France dans toutes ses anciennes colonies.

Un accord d'autonomie, négocié avec Jean Sainteny, est remis en cause par les jusquauboutistes des deux camps et son échec débouche sur une première guerre d'Indochine (1946-1954). Elle voit s'affronter le Vietminh et l'armée française. Les accords de Genève consacrent en 1954 l'indépendance de l'Indochine mais aussi la partition du Vietnam avec, au sud du 45e parallèle, le Sud-Vietnam pro-occidental, et au nord, le Nord-Vietnam communiste et dirigé par Hô Chi Minh.

Dans le contexte de la «guerre froide» entre les États-Unis et les puissances communistes, Hô Chi Minh obtient le soutien de l'URSS et en profite pour envahir le Sud-Vietnam. Celui-ci est aussitôt secouru par les Américains. Il s'ensuit une seconde guerre d'Indochine (1963-1975).

Hô Chi Minh meurt avant le triomphe de son camp et la réunification du Vietnam. Saigon, capitale de l'ancien Sud-Vietnam, est rebaptisée de son nom.

Décès
Alcuin
732 à York (Northumbrie, Angleterre) - 19 mai 804 à Tours

Moine anglo-saxon, Alcuin a joué un rôle primordial dans la renaissance carolingienne et le retour du latin. Il suit d'abord des études à l'école abbatiale d'York, sous la direction d'un disciple de Bède le Vénérable, Aelbert. Il devient maître en 766 et acquiert très vite une réputation de grand savant.

En mars 781, envoyé en mission auprès du pape, il rencontre à cette occasion le roi des Francs Charles (futur Charlemagne) à Pavie. Le roi le prend à son service et Alcuin va dès lors enseigner les arts libéraux à la cour d'Aix-la-Chapelle. Parmi ses élèves les enfants des dignitaires mais aussi les dignitaires eux-mêmes, les prélats et le souverain lui-même !

Alcuin encourage Charles à se faire couronner empereur en 800. Avec les autres clercs anglo-saxons de la cour, il généralise l'emploi du latin dans la rédaction des textes officiels, les capitulaires. En 801, il se retire définitivement dans la prestigieuse abbaye Saint-Martin de Tours dont le roi Charles l'a pourvu cinq ans plus tôt. Sous sa direction, le scriptorium de l'abbaye, l'endroit où sont copiés les manuscrits, prend un essor considérable jusqu'à devenir la première école de copistes d'Occident.

Voir : Notre maître d'école à tous
Claude-Henri de Saint-Simon
17 octobre 1760 à Paris - 19 mai 1825 à Paris

Héritier des Lumières et de Jean-Jacques Rousseau, Claude-Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon, compte parmi les grands utopistes du XIXe siècle. Petit-cousin du mémorialiste de Louis XIV, il s'enrichit en spéculant sur les biens nationaux puis sombre dans le dénuement.

À travers de nombreux ouvrages, dont Le Nouveau Christianisme (1825), il se présente comme le prophète d'une nouvelle religion fondée sur la fraternité et la foi dans le progrès et l'industrie. Dans le premier numéro de sa revue L'Organisateur (1819), il publie une célèbre parabole, dans laquelle il oppose l'utilité sociale des producteurs et des savants à l'inutilité des dirigeants politiques, religieux et militaires...

Le saint-simonisme va exercer une influence profonde sur l'élite française du Second Empire. Il séduit l'historien Augustin Thierry et le philosophe Auguste Comte, fondateur du positivisme (tous les deux furent les secrétaires de Saint-Simon), les banquiers Jacob et Isaac Pereire, qui organisent le crédit en France, le polytechnicien Michel Chevalier, rédacteur du traité de libre-échange de 1860, Prosper Enfantin, un autre polytechnicien, qui convainc le diplomate Ferdinand de Lesseps de l'intérêt ducanal de Suez, etc.

William Gladstone
29 décembre 1809 à Liverpool (Angleterre) - 19 mai 1898 à Hawarden (Flinshire, Angleterre)

William Gladstone anime le parti whig (libéral) sous le règne de Victoria. D'une grande rigueur religieuse, il plaide pour l'émancipation des catholiques et des israélites...

Voir : Gladstone Premier ministre
Thomas Edward Lawrence (Lawrence d'Arabie)
16 août 1888 à Tremadoc (Pays de Galles) (Royaume-Uni) - 19 mai 1935 à Moreton (Royaume-Uni)

Un Britannique quelque peu illuminé a tenté de restaurer au début du XXe siècle l'empire arabe de Damas, disparu plus de mille ans auparavant.

De ce «rêve fracassé», selon le mot de son biographe Jacques Benoist-Méchin, il reste un film à grand spectacle, Lawrence d'Arabie, réalisé par David Lean en 1962, avec l'acteur shakespearien Peter O'Toole dans le rôle-titre.

Il reste surtout un chef d'œuvre littéraire, Les sept piliers de la sagesse, dans lequel l'auteur raconte ses aventures sur un mode épique en agrémentant son récit de considérations poétiques et philosophiques...

Voir : Le rêve brisé d'un visionnaire