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11 mai

Événements
11 mai 330 : Naissance de la future Constantinople

Le 11 mai 330, Byzance devient officiellement la capitale de l'empire romain, en remplacement de Rome, sous le nom officiel de «Nouvelle Rome». Elle sera plus tard appelée Constantinopolis, Constantinople, en référence à l'empereur Constantin le Grand qui l'a fondée...

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11 mai 1258 : Traité de Corbeil

Louis IX (Saint Louis) conclut le 11 mai 1258 à Corbeil, avec le roi Jacques 1er d'Aragon, un traité par lequel il abandonne toute forme de suzeraineté sur la Catalogne, la Cerdagne et le Roussillon cependant que le roi d'Aragon renonce à ses prétentions sur la Provence et le Languedoc (à l'exception de Montpellier), les domaines de Marguerite de Provence, épouse du roi de France.

11 mai 1745 : Bataille de Fontenoy

Le 11 mai 1745, à Fontenoy, dans le Hainaut belge, près de Tournai, le maréchal Maurice de Saxe bat l'armée anglo-hollandaise commandée par le duc de Cumberland. La bataille se déroule en présence - fait rarissime - du roi Louis XV et de son fils, le Dauphin (15 ans), futur père de Louis XVI...

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11 mai 1798 : Coup d'État du 22 floréal

Le 11 mai 1798 a lieu le coup d'État dit du 22 floréal An VI. Les Directeurs, qui possèdent le pouvoir exécutif, cassent les élections aux deux assemblées, élections trop favorables à leurs yeux aux Jacobins. Pour mettre un terme à ce type de conflit, certains Directeurs en viennent à souhaiter une dictature militaire. Napoléon Bonaparte sera leur homme.

11 mai 1864 : Gordon s'empare de la citadelle de Changchow

Le 11 mai 1864, le général anglais Charles Gordon s'empare de la citadelle chinoise de Changchow. Son succès met un terme à la révolte des T'ai P'ing (ou Taiping) inaugurée en 1851. S'étant emparés de Nankin, la capitale de la Chine centrale, les Taiping menaçaient de faire tomber la dynastie mandchoue au pouvoir à Pékin. Les Occidentaux apportèrent leur appui à celle-ci pour préserver leurs intérêts commerciaux en Chine. Plus de vingt millions de Chinois périrent du fait de cette révolte.

11 mai 1867 : Le traité de Londre consolide l'indépendance du Luxembourg

État-tampon issu du Congrès de Vienne (1815), le grand-duché de Luxembourg a pour souverain le roi des Pays-Bas mais fait également partie d'une Confédération germanique et doit, à ce titre, accepter sur son petit territoire une garnison prussienne.

En 1867, l'empereur des Français Napoléon III confie au chancelier prussien Otto von Bismarck son désir d'être récompensé pour sa médiation dans la guerre entre l'Autriche et la Prusse. Le Luxembourg paraît être un « pourboire » acceptable et la France pourrait l'acheter au roi des Pays-Bas.

Cependant, lorsque ce projet est communiqué à l'opinion publique allemande, celle-ci s'oppose catégoriquement à cette cession, considérant le Luxembourg comme un territoire historiquement allemand.

Pour régler cette crise, une conférence réunit à Londres les principales puissances. Par un traité signé le 11 mai 1867, la France renonce à l'annexion du Luxembourg, en échange de quoi la Prusse retire ses garnisons du grand-duché de Luxembourg, lequel est déclaré neutre et peut dès lors savourer une pleine indépendance.

11 mai 1924 : Victoire du Cartel des gauches

Aux élections législatives du 11 mai 1924, la victoire du Cartel des gauches consacre l'échec de la politique du président du Conseil Raymond Poincaré, notamment à l'égard de l'Allemagne (occupation de la Ruhr). Réunis au sein du Cartel, radicaux et socialistes s'entendent pour obliger à la démission le président de la République Alexandre Millerand.

Le Président du Conseil Édouard Herriot adopte une diplomatie d'ouverture : acceptation du plan Dawes sur les réparations, évacuation de la Ruhr, acceptation de l'Allemagne au sein de la Société des Nations (SDN), reconnaissance de l'URSS.

Mais les diatribes anticléricales du Cartel mobilisent contre lui la Fédération nationale catholique, conduite par le prestigieux général de Castelnau. Socialistes et radicaux se divisent d'autre part sur la politique économique. Les déficits budgétaires entraînent un début de panique financière. D'aucuns croient y voir les manigances du «Mur d'argent». De fait, le conseil des gouverneurs de la Banque de France (les «200 familles»), refuse de relever le plafond des avances à l’État, à cause de sa défiance - légitime - en la capacité de remboursement du gouvernement.

La majorité de gauche se résigne à appeler Raymond Poincaré, un homme de droite, à la présidence du Conseil. Celui-ci forme le 23 juillet 1926 un gouvernement d'Union nationale et, fort de son prestige et de son savoir-faire, rétablit l'équilibre des finances...

11 mai 1931 : Faillite de la Kreditanstalt Bank

Le 11 mai 1931, la Kreditanstalt Bank (ou Kredit anstalt) se déclare en faillite du fait que ses pertes dépassent la moitié de son capital.

Cette banque est la principale d'Autriche et détient la moitié de l'industrie nationale. Sa faillite est due à la crise endémique qui sévit en Autriche depuis la fin de la Grande Guerre, en raison de l'éclatement de l'Autriche-Hongrie en petits États rivaux. Elle est accélérée par les difficultés de mise en place d'un projet d'union douanière entre l'Autriche et l'Allemagne.

Le gouvernement autrichien tente de sauver la banque et réclame l'aide des autres pays. Mais la France, seul grand pays à disposer d'un excédent financier, tergiverse : elle réclame du gouvernement autrichien qu'il renonce d'abord à son projet d'union douanière. La panique s'installe et les capitaux s'enfuient d'Autriche et d'Allemagne.

La banque est in fine sauvée mais, entretemps, la crise économique issue du krach de Wall Street, qui semblait en voie de résorption, fait son irruption en Europe et frappe de plein fouet l'Autriche mais aussi l'Allemagne, très fortement liée à sa petite voisine...

C'est sa fête: Estelle

Estelle est née à Saintes (aujourd'hui en Charente-Maritime) au IIIe siècle, dans l'empire romain finissant.

Elle a été convertie par l'évêque Eutrope et a, comme lui, subi le martyre. Estelle a été remise à l'honneur par le poète provençal Frédéric Mistral qui en a fait la sainte patronne de son mouvement, le Félibrige, en 1854.

Saints de glace 

Les 11, 12 et 13 mai, la France connaît souvent des gelées tardives et l'on parle à cette occasion des « Saints de glace ». Il s'agit des anciens saints de ces jours : Mamert, Pancrace et Servais.

Naissance
Salvador Dali
11 mai 1904 à Figueras (Catalogne, Espagne) - 23 janvier 1989 à Figueras (Catalogne, Espagne)

Le peintre Salvador Dali est né dans la famille d'un notaire aisé. Rival talentueux et imprévisible de Picasso, héraut fantasque du surréalisme, co-auteur avec Luis Bunuel d'un court-métrage délirant: Le chien andalou, Dali s'est acquis une notoriété auprès du grand public en se prêtant à des publicités télévisées pour le chocolat Lanvin.

Décès
Matteo Ricci
6 octobre 1552 à Macerata (Italie) - 11 mai 1610 à Pékin (Chine)

Entré chez les Jésuites à 19 ans, Matteo Ricci effectue de solides études de mathématiques, d'astronomie et de sciences naturelles au Collège romain de la Compagnie de Jésus.

En 1578, il est envoyé à Goa, au sud de l'Inde, sur les traces de François-Xavier. Il poursuit son chemin vers l'Orient et arrive à Macao, un comptoir portugais au débouché de la rivière des Perles, en Chine du Sud, non loin de Canton. Là, il s'initie à la culture chinoise tout en exerçant avec succès son apostolat sous le nom de Li Madou, avec le costume des lettrés confucéens.

Enfin, en janvier 1601, le voilà autorisé à se rendre à Pékin. Il émerveille la cour de l'empereur mandchou en présentant un clavecin, une mappemonde et deux horloges à sonnerie. L'empereur Wan-li, séduit, lui accorde une pension et le garde à ses côtés comme conseiller (il faut remonter à Marco Polo, quatre siècles plus tôt, pour rencontrer un autre Occidental, également Italien, aussi privilégié) et même précepteur de l'un de ses fils.

Matteo Ricci écrit un traité de philosophie morale considéré comme un classique de la littérature chinoise. Il traduit également des textes scientifiques et théologiques. À sa mort, le pays compte déjà plus de 300 églises mais des difficultés inattendues vont surgir de la façon dont lui-même et ses successeurs accommodent les rites confucéens, notamment le culte des ancêtres, à la foi chrétienne...

Voir : La querelle des Rites chinois
Juliette Récamier
4 décembre 1777 à Lyon - 11 mai 1849 à Paris

Belle entre les belles, Juliette Récamier est sous le Directoire et le Consulat l'une des reines de la mode.

Elle se fait représenter sur les premières revues de mode, ancêtres de nos magazines féminins, inaugure le style «Directoire» et propage la vogue du coton blanc. Elle lance la «mode à la grecque» ou à «l'étrusque».

Entourée d'innombrables soupirants comme Benjamin Constant ou le général Wellington, auxquels elle n'accorde que les «consolations de la bonté», elle noue une longue amitié amoureuse avec François-René de Chateaubriand. Son portrait et celui de son amie Mme de Staël ont été immortalisés par le baron Gérard...

Voir : Vestale de l'Empire