À l'automne 2007, le président Nicolas Sarkozy a demandé à un groupe d'experts piloté par Jacques Attali un rapport sur les réformes indispensables à la France...
Il en est sorti en janvier 2008 un catalogue à la Prévert modestement intitulé : 300 décisions pour changer la France. L'introduction illustre à elle seule l'erreur d'analyse dans laquelle baignent le rapporteur et ses collègues, à la lumière de la crise européenne de 2008-2010.
Extrait : «Même si elle [l'Europe] n’a
pas à opérer le rattrapage dans lequel sont engagés les autres,
elle doit lancer d’immenses d’investissements pour bénéficier
des bouleversements technologiques à venir et rattraper le
rythme du reste du monde. De fait, certains pays de notre continent
s’y préparent mieux que d’autres : l’Allemagne a modernisé
la partie orientale du pays, dynamisé son marché du travail et sa
formation, développé des industries nouvelles, comme les énergies
renouvelables. Le Royaume-Uni s’est engagé durablement
dans la réforme de son système scolaire et de son réseau de
santé, et dans la valorisation de son industrie financière.
L’Italie, le Portugal, la Grèce et plusieurs nouveaux États
membres ont eux aussi mené des réformes courageuses, pour
contrôler leurs dépenses publiques, moderniser leur administration,
et mieux recruter leurs agents publics. L’Espagne a oeuvré
pour l’accès de tous à la propriété du logement, dans une
économie en quasi plein-emploi.» (...).