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Mazda et son prophète Zoroastre
Le mazdéisme (de Mazda, Dieu, dans la langue perse) est la religion traditionnelle de l'ancienne Perse. Elle a été enseignée aux Perses par un prophète du nom de Zoroastre ou Zarathoustra. Il naquit vers 660 avant JC en Bactriane (l'actuel Afghanistan) et fut à peu de chose près le contemporain de Périclès, Bouddha et Confucius.
Zarathoustra eut une révélation du dieu Ahura-Mazda, ou Ormuzd, d'où sortit le livre saint de l'Avesta. Dans ce livre, le prophète décrit la lutte entre le royaume de la Lumière et celui des Ténèbres (Ahriman). Il promet à tous les hommes l'immortalité de l'âme sous réserve du jugement dernier. Ahura-Mazda engendre Mithra, dieu du soleil, de la lune et des étoiles. Le feu est le fils d'Ahura-Mazda. Pour cette raison, les anciens Perses, massivement ralliés à la religion de Zarathoustra, le mazdéisme, n'éteindront jamais les feux sacrés.
Le mazdéisme va donner une place prépondérante aux mages, ou prêtres, chargés d'interpréter les révélations de Zarathoustra. Il va introduire dans la société perse des prescriptions morales rigoureuses : vérité, honnêteté,... Mais il tolèrera une grande liberté sexuelle, la polygamie et les mariages consanguins.
Le mazdéisme ou zoroastrisme s'est épanoui en Perse sous les souverains sassanides, de 224 (victoire des Sassanides sur les Parthes) à 651 (défaite des Sassanides face aux Arabes). Les Sassanides ont fait du mazdéisme la religion d'État. Ils voulaient de la sorte effacer les souvenirs de la période hellénistique et renouer avec la glorieuse dynastie perse des Achéménides (Cyrus, Darius, Xerxès et les autres...).
Le mazdéisme survit de nos jours chez les Guèbres d'Iran et les Parsis de Bombay (Inde), qui restent des minorités actives et influentes.
NB : au IIIe siècle de notre ère, le prédicateur Mani (ou Manès) développe une doctrine religieuse en marge du mazdéisme, qui aura son heure de gloire sous le règne du roi de Perse Sapor 1er, le manichéisme.
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