Toute l'Histoire en un clic
Ami d'Herodote.net

Les Amis d'Herodote.net
ont accès à un dossier complet
autour de ce sujet :

Articles récents
Les 10 articles les plus lus
Publicité
Suivez Herodote.net sur twitter
Offrez-vous quelques minutes d'évasion
avec Les Chroniques d'Herodote.net

Adhérez aux Amis d'Herodote.net

Quel est le règne le plus long de l'Histoire universelle ?

Réponse
Publicité

Joffre (1852 - 1931)

La face cachée du «vainqueur de la Marne»


Le maréchal Joseph Joffre (Rivesaltes 1852 - Paris, 1931)Il n'est pas une ville de France qui n'ait donné son nom à une artère ou une place.

Polytechnicien et officier du génie, Joseph Joffre est nommé en 1913 commandant en chef des armées du nord et de l'est. Il conçoit alors, avec le colonel Louis de Grandmaison, un plan stratégique en prévision d'une guerre avec l'Allemagne. Appelé plan XVII, ce plan prévoit une offensive des troupes actives en Lorraine et en Alsace avec juste ce qu'il faut pour couvrir la frontière avec la Belgique.

Le général préconise chaque fois que possible des charges de fantassins à la baïonnette et tient pour secondaire l'artillerie, en dépit de ses phénoménaux progrès. 

Lorsque la guerre éclate pour de bon, les troupes françaises sont prises de court par l'offensive allemande brutale sur la Belgique conforme au plan Schlieffen. Enfoncées sur la frontière franco-belge, elles n'arrivent pas pour autant à  repousser les Allemands sur la frontière de l'Est. Du 8 au 24 août, elles essuient partout des défaites, au prix de pertes colossales (370.000 tués, blessés ou disparus).

Du moins son flegme légendaire permet-il à  Joffre d'organiser une retraite en bon ordre sur la Seine et l'Aube.

Le miracle de la Marne

À la fin du mois d'août 1914, les Allemands, trop sûrs de leur victoire prochaine, commettent deux erreurs fatales : ils retirent deux divisions sur le front français pour les envoyer sur le front russe et, du coup, renoncent à marcher sur Paris et bifurquent vers la Champagne.

Informé, le général Joseph Gallieni, gouverneur militaire de la place de Paris, se rend compte que les Allemands, par leur mouvement tournant vers l'est, découvrent leur flanc et se rendent de la sorte vulnérables.

Il y voit l'occasion d'une contre-offensive de la dernière chance. Il convainc Joffre de lancer toutes les troupes disponibles autour de la capitale sur le flanc ennemi. Cette contre-offensive de la Marne sauve la France d'une défaite totale. Le mérite en retombe sur le chef d'état-major dont on loue le calme et le sang-froid.

Les honneurs et le repos

Si le gouvernement a pu être tenté de remplacer Joffre après le désastreux mois d'août 14, il en est retenu par le succès de la Marne.

Joseph Joffre est même nommé commandant en chef des armées françaises le 3 décembre 1914.

Durant l'année 1915, il s'obstine dans une litanie d'offensives aussi sanglantes que vaines. « Je les grignore [les Allemands] », dit-il pour se justifier. Après le désastre britannique de la Somme, en juillet 1916, le gouvernement se résout enfin à le remplacer par Robert Nivelle, lequel ne fera guère mieux.

Pour donner le change à l'opinion publique, on redonne vie à la dignité honorifique de maréchal, qui n'avait plus été attribuée depuis la chute de Napoléon III. Joffre devient ainsi, le 25 décembre 1916, le premier maréchal de la IIIe République.

Publié ou mis à jour le : 2014-11-15 18:52:07

Les commentaires des Amis d'Herodote.net

Voir les 9 commentaires sur cet article


Les Amis d'Herodote.net peuvent envoyer un commentaire sur cet article.