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Renaissance et Réforme

Armand Jean Richelieu
( 9 septembre 1585 - 4 décembre 1642)



Évêque du modeste évêché de Luçon, Armand Jean du Plessis, duc de Richelieu, se fait remarquer aux états généraux de 1614 par Marie de Médicis, mère de Louis XIII. Il obtient un poste de secrétaire d'État puis la barrette de cardinal. Il dirige le Conseil du roi à partir de 1624, en qualité de «principal ministre» ou Premier ministre, et révèle dès lors son génie politique.

Il met au pas la noblesse, prompte aux duels et aux révoltes, et assoit l'autorité du roi (on appellera plus tard ce régime «absolutisme»). Il combat avec efficacité les protestants de l'intérieur et leurs alliés anglais. Il se montre habile à s'attacher les fortes personnalités et les hommes de talent, nombreux dans la France de cette époque. Il soutient Théophraste Renaudot dans ses initiatives philanthropiques ainsi que dans la création du premier journal français, La Gazette. Il encourage les lettres et les arts, en les mettant au service du pouvoir, et fonde l'Académie française.

Le cardinal garantit la tranquillité de la France sur ses frontières en s'alliant aux protestants allemands pour diviser l'Allemagne et abaisser la maison des Habsbourg qui, d'un côté, gouverne l'Espagne et, de l'autre, les États autrichiens.

Victorieux de toutes les cabales grâce au soutien constant du roi Louis XIII, Richelieu apparaît comme le premier homme d'État moderne, soucieux de l'intérêt national envers et contre tout. Visionnaire, il encourage les expéditions lointaines. Il crée des compagnies à monopole pour faciliter les entreprises de colonisation et jette les bases du premier empire colonial français (Martinique, Canada, Madagascar,...). Son oeuvre sera poursuivie avec brio par son plus proche collaborateur, le cardinal d'origine italienne Jules Mazarin (1602-1661).

Voir : Richelieu entre au Conseil du Roi